Connaissez-vous l’abricotier des Antilles ? (PHOTOS)

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Sur notre antenne ce samedi 21 janvier, un auditeur proposait de distribuer des « abricots des Antilles ». Il a en effet un pieds chez lui et c’est la pleine saison. Ne pouvant pas tout consommer seul et pour faire découvrir ce fruit, il a donc pensé aux Freedomiens.
Et cette annonce n’est pas passée inaperçue : il a rappelé quelques minutes plus tard pour dire qu’il était victime de son succès et qu’il n’avait plus de fruits à distribuer.
Ce gros fruit suave à chair orange, avec une odeur légère et agréable, originaire des grandes Antilles est une énorme baie qui peut mesurer jusqu’à 25 centimètres de diamètre et peser jusqu’à 4 kilos!
Sa peau est marron et épaisse mais sa chaire orange fait penser à l’abricot, d’où son nom. À la différence, on trouve plusieurs noyaux bruns et rugueux (1 et 4). Le fruit est dégusté nature, en salade, jus, sorbets et confitures.

De son vrai nom Mammea Americana, il est donc de la même famille que le mangoustan arrivé d’Asie. Les espagnols l’appellent Mamey ce qui donne

en anglais et en allemand. Il apparaissait également sous le nom de « Mamé » dans l’encyclopédie Larousse du début du XXème siècle.

Un fruit et une plante aux multiples usages

L’abricotier et son fruit sont parés de nombreuses vertus. Sur le plan diététique, l’abricot pays contient de nombreuses vitamines et minéraux. Il a une teneur intéressante en magnésium et vitamine B6, en potassium, et en folate (vitamine B9). En médecine traditionnelle, le fruit est reconnu pour repousser les insectes et les parasites. Ces propriétés sont obtenues grâce à une teneur élevée en coumarine, notamment dans les racines, les feuilles, et les noyaux, et en quantité moindre dans la peau et la chair des fruits. Les noyaux d’abricot râpés sont utilisés pour fabriquer des lotions contre les poux et les tiques. La peau blanche et amère peut s’utiliser comme antiparasitaire.
La recherche scientifique s’intéresse également aux propriétés prometteuses de l’abricot des Antilles contre les ulcères gastro-intestinaux, et peut-être contre le cancer du côlon.

 

Sources : Office national des forêts -2004 – :guide de reconnaissance des arbres de Guyane – 120 essences décrites-, ONF : Guyanr (FR), 374 p.

2 Commentaires

  1. Osef ! Planter les mambolo, cerises Brésil, jamalac, sapotes, jacquier, des fruits que nos enfants n’ont jamais connu. C’est vrai que le dodo n’existe plus. J’aurais aimé en caresser un… (non pas celui mis en bouteille) lol

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