Contraints à la fermeture : même les chefs étoilés se lancent dans le “Drive”

En métropole, cette crise du Coronavirus obligeant les restaurants à fermer a poussé les chefs, même les plus réputés, à complètement revoir leur stratégie. Terminé les plats hyper chers servis en salle sur nappe blanche immaculée, place aux… Drive !

Le dernier exemple en date nous vient de Haute Savoir, chez le chef étoilé Jean Sulpice. Ce dernier a pignon sur rue et ses prestations se vendent très chers que ce soit au service du midi et du soir. Hé bien, lui aussi, se lance dans la vente à emporter pendant le confinement. A la tête de l’Auberge du Père Bise, véritable institution dans le département, le voilà contraint de vendre ses plats étoilés dans des barquettes pour s’en sortir et remettre son équipe au travail. Pour se faire, la boutique du chef, juste à côté du restaurant mythique, a été réquisitionnée, et c’est là que les clients viennent s’approvisionner… parfois très curieusement car certains profitent de l’occasion pour goûter enfin cette cuisine d’exception, alors qu’ils n’avaient jamais pu pousser la porte de l’établissement auparavant pour une question de portefeuille. Car à emporter, évidemment, c’est nettement moins cher.

Ainsi, depuis quelques jours, Jean Sulpice (sacré chef de l’année par le Gault & Millault, et 2 étoiles au Michelin) propose à ses clients un DRIVE avec les plats signature, comme la fricassée d’escargot, un gratin de queues d’écrevisses, une selle d’agneau rôtie.

A nos confrères de France 3, il indique “Pour moi, c’est une toute nouvelle cuisine à mettre à l’intérieur de ces boites que les gens doivent réchauffer. C’est des plats qu’on a imaginé, testé, goûté… Puis on donne des conseils pour réchauffer et avoir le meilleur résultat, comme si on était au restaurant… en attendant la reprise”.

Toujours en métropole, un autre chef étoilé a baissé ses prix jusqu’à proposer des menus complets pour 23 euros. C’est le chef rhônalpin Philippe Girardon,  étoilé du Domaine de Clairefontaine à Chonas-l’Amballan. Lui aussi a procédé au lancement, début mai,  d’un drive gastronomique qu’il sera possible de venir chercher directement sur place ou de se faire livrer dans un rayon de 15 km en voiture électrique

Les restaurants huppés de St Denis se réinventent également.

Le chef Jehan Colson a carrément lancé aux abords de son restaurant la Fabrique une vente de plats à emporter, à réchauffer, ainsi qu’un marché avec des produits bio et des fromages à acheter au détail chaque semaine.

Le chef Benoit Vantaux, à l’Atelier de Ben, décline quelques plats similaires, comme les risottos ou d’autres plats gastronomiques dans son second établissement “C’est Prêt”

Le chef Antoine du Bouche à Oreille s’est différencié en livrant lui même une sélection de tartares de poisson extra frais à ses clients avec des desserts très travaillés et originaux.

Le Food Arts décline le foie gras livré à domicile par tranche de 100 grammes.

Et récemment, le Cap Horn spécialisé dans le poisson et la cuisine inventive se proposait se livrer l’ensemble de sa carte sur le chef lieu dès le 4 mai.

Il y aura un après Covid-19 dans le monde de la restauration, c’est sûr et certain.

 

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Koo2gleSe réinventerNoé de l'Arche Recent comment authors
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Noé de l'Arche
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Noé de l'Arche

On fera de bons gueuletons … c’est sûr et pas chers !

Se réinventer
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Se réinventer

Se réinventer : c’est exactement cela. Manger sain si possible et éviter la malbouffe américaine.

Koo2gle
Invité
Koo2gle

A emporter, c’est très très insuffisant.
Il faut livrer !