Covid-19 : 12 décès et 1305 cas en une semaine à La Réunion

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Cette semaine encore, les chiffres montrent une poursuite de l’amélioration des principaux indicateurs. Sur la semaine écoulée, le taux d’incidence est de 153 (contre 194.8/100 000 la semaine précédente) ; le taux de positivité sur l’ensemble des personnes testées et le nombre de clusters actifs sont en baisse. La pression sur les hospitalisations continue à diminuer également. Toutefois, 12 décès liés à la Covid-19 sont encore recensés cette semaine. Le virus circule donc toujours sur l’île, avec un variant Delta devenu fortement majoritaire.

 La couverture vaccinale progresse, mais accuse un net recul en comparaison de ces deux dernières semaines : le nombre de premières injections est ainsi en baisse continue depuis 6 semaines consécutives. Pour se protéger et protéger les autres, et limiter la propagation du virus, la vaccination reste le moyen le plus efficace.

 Situation sanitaire

La préfecture et l’Agence Régionale de Santé ont le regret d’annoncer ce 7 septembre 2021 les décès, intervenus au cours des 7 derniers jours, de 12 patients originaires de La Réunion, présentant tous des comorbidités :

– 2 personnes âgées entre 65 et 74 ans,

– 10 personnes âgées de plus de 75 ans.

Parmi ces décès :

– 11 personnes n’étaient pas vaccinées,

– 1 personne avait un schéma vaccinal complet mais présentait de fortes comorbidités.

Du 28 août au 3 septembre, 1 305 cas ont été recensés en 7 jours. Le taux de positivité est en baisse à 2.9 % (-31%)  et n’a pas été aussi bas depuis le mois de février 2021. Le taux d’incidence hebdomadaire s’établit à 153/100 000 habitants, en baisse également. Le nombre de dépistages est stable avec 44 471 tests réalisés sur la semaine (+0,4%).

Parmi ces 1 305 cas :

  • 1 225 cas sont classés autochtones,
  • 7 cas sont classés importés, soit 0.5% des cas.

Compte tenu des 49 439 guérisons et des 354 décès depuis le début de la crise sanitaire,
1 858 cas sont encore actifs à ce jour.

51 651 cas ont été investigués à ce jour par l’ARS, Santé publique France et l’Assurance Maladie, dont 94% sont des cas autochtones.

Recherche de mutations Covid-19

Du 28 août au 3 septembre, 2 071 tests positifs ont été criblés pour identifier une mutation :
1 561 cas présentaient une des mutations spécifiques sous surveillance, soit une proportion de 75% contre 76 % la semaine précédente.

Le virus circule à un rythme élevé et la part des formes variantes reste très importante à La Réunion. Le variant Delta (indien) représente 74% des mutations, en légère augmentation par rapport à la semaine précédente (73%) devant le variant Beta (sud-africain) à 26% (contre 27% la semaine précédente).

 

Point sur les clusters

Au 7 septembre 2021, 19 clusters sont actifs et 453 ont été clôturés.

Parmi les clusters actifs, on note :

–          3 clusters à criticité modérée : Saint-André (1), Saint-Paul (1) et Le Tampon (1)

–          7 clusters à criticité élevée : Le Port (2), Saint-Paul (2), Saint-Denis (1), Saint-Louis (1) et Saint-Pierre (1)

Concernant les autres indicateurs

Le taux d’incidence par classe d’âge est en baisse :

  • chez les 0-14 ans : – 20,8%
  • chez les 15-24 ans : – 16%
  • chez les 25-34 ans : – 33,7%
  • chez les 45-64 ans : – 33.2%
  • chez les plus de 65 ans : – 14,1%
  • chez les plus de 75 ans : – 14,8%

Il est toutefois en augmentation chez les 35-44 ans : + 3,4%.

Au 7 août 2021, 29 lits de réanimation étaient occupés par des patients positifs à la Covid-19 sur les 105 lits de réanimation installés à La Réunion.

Les patients hospitalisés en réanimation pour Covid-19, du 9 août au 5 septembre
(source Santé Publique France) :

– 58% étaient des hommes et 42% des femmes ;

– 18% étaient âgées de 15 à 44 ans, 32% de 45 à 64 ans, 37% de 65 à 74 ans et 13% de 75 ans et plus ; la moitié des personnes avaient moins de 64 ans ;

– 94% des patients admis en réanimation n’étaient pas vaccinés ou présentaient un schéma vaccinal incomplet (une seule dose) ;

– 92% des  patients  présentaient une ou plusieurs comorbidités.

La vaccination progresse dans toutes les classes d’âges, mais insuffisamment ces dernières semaines

Près de 36 200 injections vaccinales ont été effectuées du 30 août au 5 septembre.

A ce jour :

–          65.4% de la population éligible (de plus de 12 ans) est engagée dans un parcours vaccinal (ou 53.6% de la population totale),

–          57.4 % de la population éligible présentent un schéma vaccinal complet (ou 47,1% de la population totale)

Toutefois, le rythme hebdomadaire des premières injections diminue encore cette semaine par rapport aux semaines précédentes.

L’évolution favorable des principaux indicateurs de Covid-19 doit bien sûr se confirmer dans les prochains jours pour envisager la poursuite de la désescalade des mesures de restriction. Il faut avoir conscience que la circulation du virus ( variants Delta et Beta) subsiste et que le taux de vaccination reste à ce jour encore trop faible pour bénéficier d’une immunité collective permettant de lever les mesures de freinage de l’épidémie. Les mesures mises en place (gestes barrière, confinement, couvre-feu…) doivent être respectées strictement par tous.

La préfecture et l’ARS rappellent à l’ensemble des Réunionnais la nécessité de :

  • se prêter au dépistage au moindre symptôme ;
  • respecter l’isolement strict prescrit pour éviter une diffusion du virus et de ses variants :

o    au moins 10 jours lorsqu’on est contaminé par la Covid-19,

o    au moins 7 jours si l’on est cas contact.

  • ne plus retarder sa vaccination ou attendre 2 mois si l’on a été contaminé :

o    2 doses pour le vaccin Pfizer (ou 3 pour certaines personnes sur avis de leur médecin)

o    et une seule dose pour le vaccin Janssen.

           – respecter le délai d’injection de la 2ème dose du vaccin Pfizer de 3 semaines à compter de la 1ère injection.

2 Commentaires

  1. « Les anticorps générés par une vaccination sont censés protéger contre la maladie ciblée
    Paradoxalement, certains de ces anticorps peuvent FACILITER cette maladie
    Les vaccins actuellement utilisés contre la COVID-19 entraînent une telle facilitation
    Une vaccination en période épidémique peut augmenter ce phénomène**

    *Augmentation rapide du nombre de cas dans plusieurs pays bien vaccinés
    Cependant, plusieurs observations surprenantes quant à l’évolution du nombre de cas d’infections ont récemment été rapportées suite à ces campagnes de vaccination dans plusieurs pays (Figure 1A). Prenons l’exemple d’Israël, où plus de 60 % de la population générale est vaccinée depuis des mois (Figure 1B).
    Avec moins de 2 cas par million d’habitants à la mi-juin 2021, ils sont aujourd’hui (mi-août 2021) à plus de 750 cas par million d’habitants, soit une augmentation de 37400 % en 2 mois !!
    Une observation similaire existe au Royaume Uni, avec une augmentation moins massive des cas entre mi-mai et mi-juillet, mais néanmoins toujours impressionnante de 3077 %
    . Notons que la proportion de la population complètement vaccinée au Royaume Uni était de 32 % le 20 mai et 54 % le 20 juillet, soit inférieur à Israël…. »

  2. Conclusion
    Le message est donc particulièrement clair : on meurt 100 fois moins de la COVID-19 seule que de la COVID-19 associée à une ou plusieurs comorbidités. C’est pourquoi, plus qu’une pandémie, cette maladie est considérée comme une syndémie : elle n’existe très majoritairement que chez les personnes préalablement porteuses de comorbidités (hypertension, diabète, obésité…). Bon nombre de ces comorbidités sont malheureusement le résultat d’une mauvaise hygiène de vie.

    Il est incompréhensible que suite aux bouleversements sociaux et économiques entraînés par les mesures sanitaires « anti-COVID », les gouvernements n’aient apparemment pas été informés par leurs conseillers que la forme syndémique de cette pandémie démontre que des mesures d’hygiène de vie doivent également être fortement mises en avant. C’est en effet la clef afin de faire diminuer les comorbidités, qui sont répétons-le, la cause prépondérante de la mortalité associée à la COVID-19. Cette absence totale d’incitation à une meilleure hygiène de vie (mieux manger, être physiquement plus actif [3, 4]) est d’autant plus incompréhensible que la diminution de ces comorbidités résulterait en parallèle en une meilleure santé générale des populations. Par conséquent, le coût des dépenses de santé serait moindre, non seulement suite à une diminution de la mortalité liée à la COVID, mais aussi par la diminution des maladies cardiovasculaires, diabètes, etc…

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