Covid-19 et variants : Les Réunionnais sont-ils prêts à se faire vacciner ?

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Ne vous limitez pas au titre, il sera également beaucoup question de politique dans cet édito, des régionales notamment, de ce qui se trame en coulisses, des prochaines dates des élections, à savoir les 13 et 20 juin. Seront-elles maintenues ? Pas si sûr ! De la politique, en effet, avec l’officialisation de la candidature de Didier Robert aujourd’hui à l’occasion de sa visite chez le maire et conseiller régional centriste et « marcheur » Bachil Valy à l’Entre-Deux, comme je l’ai écrit ici même depuis hier soir, jeudi, 25 mars. Une candidature qui relève bien entendu du non-événement politique puisque je l’annonce quasiment tous les vendredis, dans l’édito.

Dire que Didier Robert est candidat à sa succession est un pléonasme. En revanche, le contraire aurait été une véritable information et aurait résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel politique réunionnais. Entre être candidat et gagner une élection, il y a tout un monde. Et dans le cas présent, il risque d’y avoir au moins deux femmes, à savoir Ericka Bareigts et Huguette Bello. Une bataille de femmes qui pourrait davantage capter l’attention de l’électorat réunionnais aux prochaines régionales. J’y reviendrai dans un instant.

Didier Robert va briguer un troisième mandat à la Région : un secret de polichinelle, un non-évènement politique !

Mais commençons par la crise sanitaire car c’est bien le sujet qui nous préoccupe depuis maintenant un peu plus d’un an. Après les cafouillages des masques et des tests au tout début de l’épidémie, l’heure est à présent au débat sur la vaccination. A partir de demain, samedi 27 mars, le gouvernement autorise la vaccination des personnes âgées de 70 ans sans commorbidité en métropole, et celles de 60 ans à la Réunion.

Le gouvernement espère atteindre le chiffre de 10 millions de personnes vaccinées d’ici à la mi-avril avec le vaccin AstraZeneca, efficace à 76%. Mais à voir les commentaires qui fleurissent sur les réseaux sociaux, la question qu’il convient de se poser avant toute discussion, à mon humble avis, serait : « les Réunionnais sont-ils prêts à se faire vacciner ? ». Ont-ils réellement confiance au vaccin ? Ces vaccins sont-ils vraiment efficaces ?

Rien n’est moins sûr ! La députée Nadia Ramassamy (LR, 6ème circonscription) est intervenue, avant-hier, à l’Assemblée nationale, dans le cadre des questions orales, afin d’interpeller le gouvernement sur le retard pris par la Réunion à ce niveau. Le ministre de la Santé, Olivier Veran, a reconnu « qu’il fallait accélérer la vaccination » dans notre île. Notons, comme l’a d’ailleurs rappelé la députée Ramassamy, que « sur l’ensemble du territoire français, 9,2 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin, mais nous sommes bien loin de cette moyenne dans les territoires ultramarins : 3,5 % à La Réunion, soit environ 29 000 personnes, 2,6 % en Guyane et seulement 1,7 % en Guadeloupe, pour ne citer que ces territoires ». En comparaison, l’Île-de-France a vacciné 7,8 % de sa population, soit 950 000 personnes.

Le ministre Veran a alors précisé que 53 000 doses du vaccin Pfizer ont été envoyées à la Réunion; 10 500 doses supplémentaires sont envoyées cette semaine; 7 000 doses supplémentaires seront envoyées la semaine prochaine; 35 000 doses seront envoyées durant la première quinzaine d’avril, auxquelles s’ajoutent toutes les livraisons supplémentaires que nous ferons pour protéger la population ».

Bien noté, mais je rappelle ma : « les Réunionnais sont-ils prêts à se faire vacciner ». La majorité des commentaires que j’ai pu relever sous l’article que nous avons publié sur notre site, avant-hier soir, tournaient autour des expressions du genre : « Nadia allé fé pique à ou ! ».

Idem pour les commentaires constatés sous l’article relatif à la demande faite par le Département, mercredi, suite à son assemblée plénière. En effet, sur proposition du Dr Alix Galbois, conseiller départemental de Saint-Louis, et afin de permettre d’immuniser au moins 60% de la population réunionnaise et de relancer ainsi notre économie par une reprise normale de la vie, une motion a été votée à l’unanimité par la collectivité départementale pour demander à l’Etat d’acheter en faveur de notre île 580 000 doses (uniques) du vaccin Johnson and Johnson, efficace à plus de 93% y compris surtout contre le variant sud-africain. Le Département étant prêt à mettre la main à la poche à la place de l’Etat pour financer cette commande qui coûterait environ 5 millions d’euros.

« Nous ne sommes pas de cobayes », a-t-on pu lire, en guise de commentaires. Donc, à l’heure, où certains élus insistent sur la nécessité d’une accélération de la vaccination, d’une campagne massive et sur l’importance de l’installation de vaccinodromes dans l’île, il semble que le vaccin fait encore peur à une grande partie de la population réunionnaise.

On me signale que du côté d’un centre de vaccination déjà existant dans notre département, dans l’Est notamment, les agents de la Croix Rouge seraient même obligés d’aller sur le terrain, dans certaines grandes surfaces, pour presque supplier des personnes à venir se faire vacciner afin de ne pas garder trop longtemps les doses dans le frigo !

Autrement dit, avant de sortir les 5 millions d’euros pour acheter les 580 000 doses, il faudrait peut-être que l’Etat lance d’abord une grande campagne d’information sur l’intérêt de la vaccination. Ne rêvons pas ! Le Dr Galbois est bien gentil et il est sûrement pétri de bonnes intentions, tout comme Cyrille Melchior et les élus du Département, mais ce n’est pas demain la veille que la Réunion bénéficiera de 580 000 doses car l’acquisition de vaccins sur le plan international relève d’un vrai casse-tête chinois. Il s’agit là d’un gros business. Ce sont les pays qui alignent cash sur la table les millions de dollars qui sont les premiers servis. Rappelons que parmi les pays « les plus vaccinés » se trouvent les Seychelles et l’Israël (plus de 60% de la population).

En attendant, pour revenir à la Réunion, vous le savez déjà, il faudra attendre le 5 avril prochain pour savoir à quelle sauce nous serons mangés par la suite : poursuite du couvre-feu de 18 h à 5h du matin ? A 19 heures comme dans l’hexagone ? A 20 heures, comme le souhaite une grande partie de la classe politique locale, à l’instar des élus départementaux qui l’ont fait savoir publiquement, mercredi, lors de la session plénière ? Ou alors un reconfinement « ouvert » comme dans la trentaine de départements de métropole dont la région Ile-de-France ? Drôle de reconfinement, en effet. Confinés mais autorisés à aller travailler, quel train ! Du gros foutage de gueule.

Ils peuvent prendre le métro, s’entasser dans les transports en commun, se retrouver à plusieurs dans les bureaux, en salle de réunion pour bosser mais à condition qu’ils ne traînent pas dans la rue après le travail et qu’ils rentrent la caz avant 19 heures. Parce que, vous l’aurez compris, le Covid et ses variants, ça ne s’attrape qu’après le travail, qu’à partir de 19 heures en métropole et 18 heures à la Réunion. Du grand n’importe quoi ! Il n’y a que les énarques pour croire à ça !

Vous remarquerez quand même qu’après deux semaines de couvre-feu dès 18 heures, la situation ne s’est guère améliorée. Bien au contraire ! Il paraît même qu’après la réunion avec les maires, mercredi, le préfet s’est donné quelques jours de réflexion afin de décider d’un renforcement les consignes sanitaires. Si les pics constatés récemment dans certaines communes de l’île ne s’estompent pas, le représentant de l’Etat pourrait opter pour reconfinement territorial… comme en métropole, mais à l’échelle des communes.

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, ce virus est vraiment bizarre. Chaque jour qui passe apporte son lot de nouveautés. Après les variants (britannique, sud-africain, brésilien…), l’on parle maintenant de « recombinant », un mélange de deux variants, détecté en Angleterre. Décidément ! Faut pas chercher à comprendre !

Régionales : Didier Robert affaibli, les centristes orphelins, la gauche divisée et la droite incertaine

Comme pour la Covid et ses variants (ou recombinants), faut plus chercher à comprendre. Il n’y a rien qu’à comprendre. De la grosse tambouille politicienne, tout simplement. Quelles que soient les dates des élections, une chose est sûre, les électrices et les électeurs ne se bousculeront pas au portillon des bureaux de vote. Le député Poudroux n’est pas content et il l’a fait savoir dans une grande tribune. Le député « bouge » encore, une bonne nouvelle pour celles et ceux qui s’en inquiétaient. Pas content car il ne souhaite pas un report des élections départementales et régionales qui, rappelons-le étaient initialement été prévues en mars 2021, avant d’être repoussées, via la loi du 22 février 2021, aux 13 et 20 juin prochains. Sauf que, en raison de la dégradation de la situation sanitaire dans le pays, le gouvernement a confié une mission au conseil scientifique ; Lequel a jusqu’au 1er avril pour rendre son rapport sur la possibilité d’organiser ou pas ces deux scrutins en juin. Le conseil scientifique devrait communiquer sa décision au gouvernement ce dimanche 28 mars. Alors élections ou pas élections ? Mystère et boule de gomme !

Peut-on confiner et/ou imposer des couvre-feux tout en demandant dans le même temps à la population d’aller voter, qui plus est pour deux élections le même jour ? Compte-tenu de la situation sanitaire et du respect des consignes obligatoires, du reconfinement dans certains départements métropolitains, du couvre-feu dans le pays et Outre-mer, le gouvernement sera-t-il en mesure, via les collectivités locales, de mettre en place toute la lourde logistique nécessaire au bon déroulement des départementales et des régionales les 13 et 20 juin prochains ? Réponse ce dimanche ou, au plus tard, le 1er avril.

Si les élections devaient se dérouler en juin, localement, on peut dire sans se tromper, que les centristes seront orphelins, hors course. Nassimah Dindar, candidate aux départementales à Saint-Denis avec son binôme Jean-François Hoareau (1er adjoint d’Ericka Bareigts) et présidente de l’UDI a déclaré publiquement, lors d’une conférence de presse, la semaine dernière, qu’elle ne conduira pas de liste aux régionales. Elle a aussi pris soin de préciser par la même occasion « qu’Ericka Bareigts serait une excellente présidente de Région ».

Quid des autres centristes ? Le sénateur Michel Dennemont et le maire de l’Entre-Deux qui sont également « En Marche ». Ils ne feront pas Didier Robert. Ils comptaient sur Michel Fontaine mais ce dernier a aussi déclaré publiquement, il y a deux semaines, qu’il ne conduira pas de liste aux régionales. Cyrille Hamilcaro ? Tout laisse à penser qu’il ne suivra pas non plus Didier Robert, n’ayant pas « digéré » le coup de patte de ce dernier aux dernières municipales à Saint-Louis. Didier Robert qui ne jure plus aujourd’hui à Saint-Louis que par Juliana M’Doihoma. Aux dernières nouvelles, Cyrille Hamilcaro pourrait soutenir Ericka Bareigts.

Thierry Robert ? Pour l’instant, il a les mains liés par l’inéligibilité. Une inéligibilité qui court jusqu’en juillet prochain. En revanche, si le gouvernement décide de décaler les élections à septembre prochain, la donne ne sera plus la même. L’ancien député-maire de Saint-Leu mènera incontestablement une liste centriste aux régionales.

Le Jour d’après… le 9 avril

Cela dit, pour le moment, à droite et au centre, tout peut encore bouger. Toutes et tous tant au centre, à « LR », à « Objectif Réunion » bien sûr, ont les yeux rivés sur la date du 9 avril, jour du procès de Didier Robert, président de Région. C’est bientôt ! A partir de cette date, voire une ou deux semaines plus tard – le temps du verdict – la droite et le centre auront plus de visibilité. A moins que le parquet ne décide de reporter pour la deuxième fois ce procès, qui avait été initialement fixé pour fin de l’année dernière, avant d’être repoussé à avril de cette année. Quelle que soit la date du procès, Didier Robert, candidat officiel à présent, paraît aujourd’hui affaibli dans le sens où, vu ce qui s’est passé pas plus tard qu’hier en appel pour son 1er vice-président Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe (condamné à 3 ans d’inéligibilité et 8 mois de prison avec sursis), il ne risque pas de sortir « blanchi » des sept chefs d’inculpation qui l’accablent. Certes, Olivier Rivière va se pourvoir en cassation (c’est son droit le plus absolu en tant que justiciable), ce sera aussi celui de Didier Robert en cas de condamnation, mais il n’empêche que les réquisitions (et ensuite les condamnations), ça ne facilite pas du tout le travail. Raison pour laquelle, on me laisse entendre, à droite, que la décision de Michel Fontaine – désigné par « LR » Paris comme le « chef de file » aux régionales – ne pas conduire une liste n’est peut-être pas tout à fait définitive. C’est comme dans la vie, rien n’est jamais définitif.

Tout pourrait évoluer en fonction de la décision de justice qui sera prise d’ici le mois d’avril concernant le sortant de la pyramide inversée. Si la droite et le centre dans sa grande majorité des élus fait appel au maire de Saint-Pierre et président de « LR », ce dernier pourrait sans doute revoir sa position quant au scrutin régional. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne veut surtout pas passer pour le diviseur de la droite. Ce qui est sûr également, c’est qu’une candidature de Michel Fontaine aurait l’avantage de fédérer aussi bien la droite que le centre y compris centre droit et centre gauche. Un Serge Hoareau (maire centre-gauche de Petite-Ile, le mieux élu de France), très proche du maire de Saint-Pierre, a déclaré chez nos confrères de Réunion la 1ère, qu’il ne votera jamais Didier Robert.

Le président sortant est également affaibli car ses soutiens potentiels sont « plombés » par la justice : Olivier Rivière mais aussi Jean-Claude Lacouture, maire de l’Etang-Salé qui, comme l’a révélé notre confrère « Zinfos 974 » a été en garde à vue hier dans une affaire immobilière. Ce n’est pas le coup de com’ de l’annonce de la candidature de Didier Robert qui, en quelque sorte vient créer une affaire dans l’affaire, qui nous fera oublier ces affaires judiciaires en cours. Des soutiens « plombés », des promesses non tenues (une route du littoral non terminée ou livrée à 80% dans sa partie Viaduc, le 30 mars prochain), un procès sur les bras… Tout cela fait que le président sortant de Région n’est pas du tout en position de favori dans cette bataille électorale.

Sans compter les soutiens qui lui échappent comme celui de Patrice Selly, maire de Saint-Benoit, qu’il croyait pourtant acquis de par la proximité de ce dernier avec Michel Vergoz (le Marcheur fidèle à Didier Robert) au sein de la Cirest. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences. L’Est c’est l’Est et pour cela les élus de cette micro-région savent se serrer les coudes. Les régionales, c’est une autre affaire. Le socialiste qui a fourbi ses premières armes auprès de Jean-Claude Fruteau a tout compte fait choisi son camp : ce sera Ericka Bareigts, qui passera d’ailleurs toute sa matinée de ce vendredi dans la cité bénédictine. Entre socialistes, le courant passe mieux. Il est dit que si l’actuelle maire de Saint-Denis parvenait à la tête de la pyramide, Patrice Selly pourrait hériter de la première vice-présidence. Ericka Bareigts, en tout cas, fait feu de tous bois et occupe plus que jamais l’espace médiatique et celui des réseaux sociaux. On la voit partout, quasiment dans toute l’île. De l’énergie à revendre, manifestement. L’ancienne ministre prend sa campagne très au sérieux et ne s’engage pas pour faire de la figuration. C’est presque pareil du côté d’Huguette Bello, qui reste un peu plus discrète malgré tout. La gauche, vous l’aurez compris est divisée mais, précisément dans ce camp politique où les candidatures sont multiples (Patrick Lebreton, Olivier Hoarau, peut-être Michel Vergoz), sans oublier Vanessa Miranville et Jean-Pierre Marchau pour les écologistes, le match se jouera surtout entre la maire de Saint-Denis et celle de Saint-Paul. Huguette Bello qui doit tout mettre en œuvre afin de contrecarrer toute tentative de débauchage sur sa liste des 151 personnalités. Il paraît que les proches de Didier Robert et d’Ericka Bareigts prennent un malin plaisir à se livrer cet exercice.

L’amour (de la politique) lé doux à Saint-Paul !

Moi j’ai noté sur cette liste la présence de Brigitte Dally, une adjointe de Bruno Domen, pourtant catalogué Didier Robert. Mais c’est bien connu, la politique c’est aussi un gros « cari la mélange ». En parlant de cari, Thierry Robert, Cyrille Hamilcaro et Daniel Pausé, le maire de Trois-Bassins se sont retrouvés à la même table à manger un gazon ensemble, il n’y a pas si longtemps, chez un ami commun à Saint-Leu. A propos de « manger « , je voudrais rectifier le tir concernant quelques lignes que j’avais écrites dans le précédent édito en vous faisant part d’un déjeuner réunissant au restaurant « Le Bacchus » à Saint-Denis Jeannick Atchapa, le maire de Bras-Panon, proche de Didier Robert et Huguette Bello. Ce déjeuner a effectivement bien eu lieu, mais c’était suite à une réunion du bureau de l’Association des maires de la Réunion (AMDR) dont le siège se trouve dans l’immeuble situé juste à côté du resto. D’autres élus étaient également présents à ce déjeuner. Et au menu, il n’avait pas été question des régionales, m’a-t-on dit.

Vous avez été également nombreux à m’interpeller sur « la posture admirative » de Joé Bédier face à Didier Robert lors de la venue de ce dernier à la mairie de Saint-André dans le cadre du Plan de relance. Réponse de l’entourage du maire de Saint-André : « non, Joé Bédier n’a pas regardé Didier Robert avec des yeux de Chimène mais en tant que maire de la commune, il a reçu comme il se doit le président de Région. Dans ce genre de rencontre très protocolaire, il faut savoir mettre de côté les clivages politiques et penser au développement de la collectivité. Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour le travail, il y a un temps pour la campagne électorale. Non, Joé Bédier n’a pas changé de camp politique ! ». Fermez le ban !

Ce sera pareil aujourd’hui pour Bachil Valy, maire de l’Entre-Deux (référent territorial de La République En Marche) qui reçoit ce matin, non pas le candidat officiel Didier Robert, mais le président de Région dans sa commune toujours dans le cadre du Plan de relance. Comme Joé Bédier, il mettra les petits plats dans les grands et accueillera sans doute chaleureusement « le porteur de chèque ». Bachil Valy a besoin de ces fonds (de cet argent des contribuables) pour concrétiser les projets éligibles à ce dispositif de l’Etat.

Une note d’humour pour finir. Mon attention a été attirée cette semaine par deux éditos signés dans le JIR (Journal d’information régionale) et sur Clicanoo (comme ça ils ne pourront pas me reprocher de ne pas les citer) par deux de mes confrères qui se plaignent d’être « pillés » par d’autres médias de la presse locale. En clair, les journalistes des autres médias, y compris nous sans doute, « pilleraient » sans scrupule les informations du JIR sans « sourcer » (sans citer la source). Parce que, si j’ai bien compris le contenu des deux éditos, il n’y aurait que les journalistes du JIR qui bossent et qui sortent des infos. Tous les autres seraient des glandeurs. Ben voyons ! C’est fou comme l’argent public, les subventions, ça peut faire enfler les chevilles et grossir la tête ! J’ai bien connu ces journalistes pour les avoir « manager » ce fut un temps, mais à cette époque pas si lointaine, ils étaient humbles et respectaient le travail de leurs confrères et consœurs de tous les autres médias (radios, télés, sites internet…) Maintenant, ils se prennent pour des rois Pétaud, des cadors de la presse locale et n’hésitent pas à faire un « caca nerveux » pour un oui, pour un non. Ça me rappelle un proverbe créole bien connu, « à force fréquente le chien, i attrape le puce » !

Cela ne vous aura pas échappé car il s’git vraisemblablement d’une première dans le microcosme journalistique local : l’intervention « agressive » du patron du JIR, Jacques Tillier, hier, en plein conseil municipal de Saint-Paul, avec le doigt pointé en direction de la maire Huguette Bello et du 1er adjoint Emmanuel Séraphin. Jacques Tillier qui a volé « physiquement » au secours de l’opposition Saint-Pauloise lorsque celle-ci a été interpellée par la majorité municipale, en l’occurrence par le 1er adjoint de la commune. Porté par son « amour » pour la politique Saint-Pauloise, plus précisément pour l’opposition, le patron du JIR n’a pas hésité à bondir de sa chaise et à « agresser verbalement » les deux élus en assurant un spectacle inédit devant une assistance stupéfaite. Il n’y a pas à dire, la politique rend aveugle. L’amour (de la politique) lé doux ! Pathétique !

Y.M.

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Yves Mont-Rouge

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