Covid-19 : La Réunion, île intense des variants ?

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C’est bizarre ! Le préfet et la directrice de l’ARS ont longuement pris la parole, mercredi 3 février 2021 ; Ils ont beaucoup insisté notamment sur les « 87% des cas autochtones de la Covid » dans notre île, mais à aucun moment il n’a été question de variant brésilien chez nous. Il nous aura donc fallu attendre, le lendemain, jeudi 4 février, pour apprendre en direct, et non sans surprise, de la bouche du ministre de la Santé Olivier Véran, qu’il existe aussi un cas du variant brésilien à la Réunion, notre département qui compte déjà une dizaine de cas du variant sud-africain et au moins un cas du variant britannique. Donc, le cas du variant brésilien se serait déclaré en 24 heures ?

A se demander si nos autorités préfectorale et sanitaire nous disent la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur le Coronavirus ! Il faut savoir, d’après les spécialistes, qu’il existe aujourd’hui plus de 4000 variants différents du Coronavirus (SARS-CoV-2) dans le monde, que le variant britannique est le plus répandu ; il a été relevé dans plus de 70 pays. Le variant sud-africain se serait quant à lui déjà propagé dans environ une trentaine de pays dont les Comores (plus près de chez nous). Viendraient ensuite les variants brésiliens et californiens parmi les plus connus.

« Le nombre de cas avec variant a doublé ces dernières 24h, 10 clusters en fin de semaine dernière dont 16 cas dans une veillée mortuaire à Saint-Louis, 13 cas au Leclerc Portail à Saint-Leu et 13 cas au RSMA »

Ne savaient-ils pas déjà (Jacques Billant et Martine Ladoucette), mercredi soir, qu’il y avait un cas de variant brésilien à la Réunion ? Comment ce cas est-il arrivé dans notre île ? Par quelle voie ? Le préfet et la directrice de l’ARS, l’on se rappelle, avaient surtout insisté sur les 85% de cas autochtone de la Covid, histoire de bien nous faire comprendre que les liaisons aériennes n’étaient pas responsables de la propagation du virus dans l’île. Un cas de variant brésilien, c’est quand même pas rien ! A ne pas oublier qu’il existe également une dizaine cas de variant sud-africain dans notre département. Des cas qui proviennent généralement des Comores après avoir transité par Mayotte.

Pour l’heure, Mayotte a été confiné. Cela aussi, on l’a appris par le ministre de la Santé. Mais, semble-t-il, les vols à destination de la Réunion seraient maintenus. Si c’est vraiment le cas, ce serait tout simplement de la folie meurtrière. Je ne me rappelle plus si le préfet ou la directrice de l’ARS l’a précisé mercredi après-midi mais selon mes informations, le nombre de cas avec variant a doublé durant ces dernières 36 heures à la Réunion. Deux patients se trouvent actuellement au service de réanimation et quatorze hospitalisations ont été recensées. Au niveau des communes, pour la période allant du 16 au 29 janvier, le taux d’incidence varie entre 42 et 46. Mais à la Possession, le Port, Saint-Benoit, Saint-Leu, Saint-Louis, le taux est supérieur à 50 pour 100 000 habitants.

Pas moins de 10 clusters ont été relevés en fin de semaine dernière dont 16 cas dans une veillée mortuaire à Saint-Louis, 13 cas au Leclerc Portail à Saint-Leu et 13 cas au RSMA. La situation est très, très critique à Mayotte avec une augmentation des cas variants sud-africains ou britanniques. Aurait-on pu les éviter si les liaisons aériennes avaient été interdites entre Mayotte et la Réunion ? C’est une question qui à mon humble avis a le mérite d’être posée. Cela dit, les autorités pourront confiner Mayotte autant de temps qu’ils le voudront mais tant que les frontières resteront ouvertes entre les Comores et Mayotte, tant que les kwassa-kwassa continueront de circuler, nous risquerons d’avoir un nombre important d’evasan (évacuations sanitaires) mahoraises à la Réunion. Et il faudrait bien faire attention à ce que nos personnels soignants ne soient pas contaminés par ces cas venus d’ailleurs.

« Pas de panique, un peu de bon sens, tout simplement ! »

Bien évidemment, ce conseil ne vaut pas pour des personnes qui présentent des pathologies graves, pour lesquelles la vigilance doit être une priorité absolue. Pour les autres, pour nous, qui sommes chaque jour « étouffés » de multiples messages, consignes, restrictions diverses, émanant des pouvoirs publics, lesquels « pondent » à la vitesse grand V des mesures qui se renforcent au fil des jours, essayons de garder notre sang froid et ne pas paniquer pour un oui, pour un non. Comme moi, vous avez sans doute vu circuler sur le net les bons conseils de certains médecins qui ont le mérite de ne pas affoler les gens ; Des médecins qui « pratiquent » si on puis dire les virus depuis plusieurs dizaines d’années, qui connaissent « la petite bête ». Leur conseil est on ne peut plus clair et simple : « ne le nions pas, ne paniquons pas, ne rendons pas nos vies inutiles et apprenons à vivre avec ».

Il y a quelques mois, durant le confinement, j’avais fait un édito en titrant : « il nous faudra apprendre à covider ». Je voulais dire par là, « apprendre à vivre avec la Covid ». Comment ? En se lavant les mains le plus régulièrement possible, en maintenant une distance physique d’au moins deux mètres dans la mesure du possible et en n’oubliant pas son masque lorsque l’on se trouve en présence des personnes autres que celles avec lesquelles nous vivons dans notre maison. Ne confondons pas non plus la Covid avec une infection alimentaire. Ça ne s’attrape pas dans les denrées alimentaires. Pas besoin de changer de vêtements quatre fois par jour. Il s’agit d’une infection respiratoire par gouttelettes qui nécessite un contact étroit. L’on peut se promener dans les jardins et dans les parcs en gardant une distance de protection physique. Il suffit d’utiliser un savon normal en sachant que la Covid est un virus et non une bactérie. Pas la peine d’aller prendre des potions faites de toutes sortes de mélanges hasardeux et peut-être dangereux sous prétexte de se protéger contre le virus. En un mot, ne tombez pas dans la paranoïa. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le Dr Bonnie Henr’, médecin-chef de la Colombie-Britannique qui a fait ses preuves dans cette province. Ses conseils méritent d’être notés. Pour résumer, restons vigilants sans pour autant tomber dans la panique ni dans le déni car le danger est bien là et ce virus qui mute peut, ne l’oublions, être mortel pour des personnes qui présentent des commorbidités.

Régionales 2021 : Huguette Bello sera candidate… Ericka Bareigts aussi !

La vie continue malgré la Covid. La vie économique pas trop, mais la vie politique, pas mal. Il est dit maintenant du côté de Paris – parce que ça change tout le temps – que les élections pourraient avoir lieu, tout compte fait, en juin prochain. Allez comprendre ! J’ai volontairement titré sur Huguette Bello et Ericka Bareigts pour faire comprendre, conformément à ce que je vous avais annoncé depuis deux semaines que l’union de la gauche ne se fera pas, du moins au premier tour du scrutin des régionales mais sans pour autant que le rassemblement tant recherché ne soit définitivement exclu au second tour. Les forces progressistes ont bien essayé de se mettre d’accord, de trouver un accord au fil des réunions du lundi, puis du vendredi qui se sont tenues durant une partie de l’année dernière, à Saint-André, à Saint-Joseph, au Port. Rien à faire ! Il avait été question de désigner une tête de liste avant la fin de 2020 et de réfléchir au projet qui allait servir de colonne vertébrale à la campagne électorale de la gauche (ou des forces progressistes allant du PS au PCR en passant par La France Insoumise, les Verts, le Progrès, PLR évidemment et même des mouvements comme celui de Claude Hoarau à Saint-Louis), mais tout a finalement foiré. Ces forces dites progressistes n’ont pu se mettre d’équerre sur rien du tout. Entre temps, Olivier Hoarau qui n’était pas encore englué dans les affaires judiciaires avait déjà claqué la porte, Patrick Lebreton avait un peu pris ses distances, sans compter que Jean-Pierre Marchau avait fait une sortie instrumentalisée dans la presse en annonçant son éventuelle candidature. Bref, tout est parti en eau boudin.

Et le constat d’échec de l’union de la gauche a été quasiment acté par les uns et les autres. D’où la réunion de samedi dernier à Cilaos, chez Jacques Técher, regroupant Joé Bédier, le maire de Saint-André, Jean-Hugues Ratenon, député LFI et Huguette Bello, la maire de Saint-Paul. Laquelle, à moins d’un changement de dernière heure, sera candidate aux prochaines régionales. Elle devait normalement annoncer sa candidature cette semaine mais la garde à vue d’Olivier Hoarau survenue mardi matin 2 février a quelque peu chamboulé son emploi du temps.

En effet, contrairement à ce que certains pourraient y penser, Huguette Bello ne se réjouit pas du tout des déboires judiciaires du maire du Port. Elle en a même été très affectée car la présidente de Pour La Réunion (PLR) a toujours eu un regard maternel à l’égard d’Olivier Hoarau qu’elle a toujours considéré comme un « fils spirituel ». Tout comme elle a pu être meurtrie par l’insouciance et l’insolence de ce dernier lorsqu’il avait maladroitement annoncé sa candidature aux régionales en octobre dernier, Huguette Bello a été touchée par son interpellation et son placement en garde durant 48 heures. Parce qu’une « maman », même si elle n’oublie jamais, finit toujours pardonner les turpitudes de ses enfants et ne se délecte jamais des malheurs des siens. Huguette Bello, à l’instar des Joé Bédier, Jean-Hugues Ratenon et de Jacques Técher, ne désespèrent pas de ramener Olivier Hoarau au sein de la famille PLR pour que ce dernier, qui s’était mis en réserve du parti, puisse renouer avec son (ou sa, si ça se dit) mentor politique.

C’est bien connu, lorsque survient une épreuve, un malheur, dans une famille, ses membres sont capables de se ressouder afin de faire face à l’adversité. Il faut dire que si Olivier Hoarau n’avait pas claqué la porte au nez de PLR l’année dernière, la candidature d’Huguette Bello comme tête de liste de l’union de la gauche n’aurait même pas fait l’objet d’une once de discussion. C’est parce que le maire du Port a publiquement renié son mentor que Gilbert Annette du PS en a profité pour pousser la candidature d’Ericka Bareigts aussitôt soutenue par Marchau, Gironcel, Claude Hoarau…

Les deux poids, deux mesures de la justice péi : Olivier Hoarau traité comme un malpropre

A se demander qui a bien pu encourager Olivier Hoarau à brûler les étapes en précipitant l’annonce de sa candidature aux régionales, tout en prenant finalement le risque de se griller les ailes. C’est le cas aujourd’hui avec ce qui lui arrive. Reste à savoir s’il va persévérer dans son registre de « martyr » sur lequel il avait tenté de jouer au lendemain de la première perquisition à la mairie du Port et de sa première interpellation survenue en novembre dernier. N’est pas Paul Vergès qui veut ! Ce fut un temps, l’ancien patron du PCR, feu Paul Vergès, avait les moyens et les hommes qui vont avec pour « marcher sur la zistis macro ». Cette époque est définitivement révolue. Il n’existe plus véritablement de parti politique structuré à La Réunion avec des militants prêts à se sacrifier par conviction ou idéologie pour leur leader.

Cette fois, avec cette deuxième interpellation qui plus est au saut du lit et, surtout, son placement en garde à vue durant 48 heures, le maire du Port risque peut-être de faire plutôt profil bas. Il est dans le viseur de la justice qui, contrairement à d’autres élus, ne lui a pas fait de cadeau. On ne peut pas dire qu’Olivier Hoarau soit mon camarade – c’est réciproque – et il le sait ; Je le trouve même un tantinet péteux, un peu imbu de sa personne de par certains échanges que nous avons pu avoir par le passé, mais il n’en reste pas moins un élu, légitimé par le suffrage universel. Il a été dès le premier tour des municipales de mars dernier. A ce titre, sans m’attarder sur le fond de l’affaire que personne ne connaît vraiment puisque l’enquête ne fait que commencer, je trouve que le traitement auquel il a eu droit laisse à penser que la justice a ses petits « préférés » d’un côté et ses têtes du turcs, de l’autre. Manifestement, Olivier Hoarau, qui n’a ni tué, ni violé, fait partie de la seconde catégorie. Comparé par exemple à un Didier Robert, à un Joseph Sinimalé, à une Nassimah Dindar, à un Olivier Rivière (maire de Saint-Philippe), à un Richard Nirlo (maire de Sainte-Marie)… Olivier Hoarau a eu droit à la totale : interpellation au saut du lit, placement en garde à vue dans la foulée durant 48 heures, soit deux nuits au cachot pour ressortir tout compte fait avec une mise en examen pour corruption et blanchiment d’argent et un placement sous contrôle judiciaire. Il va retourner à sa mairie et reprendre sa fonction élective. La seule chose qui change, c’est qu’il n’aura pas le droit de rencontrer ou de causer avec Fayzal Ahmed Vali, conseiller municipal et avec Bernard Payet, son directeur de cabinet. Lesquels sont interdits de mairie. Tout ça pour ça !

Une mise en examen pour corruption relative à une somme qui représenterait 150 000 € soit presque l’équivalente de la somme qu’un autre élu se serait accordée sans passer par un vote du conseil d’administration dans une SPL. En sachant que dans le cas d’Olivier Hoarau si ce que dit le juge d’instruction est avéré (on le saura à la fin de l’enquête), il s’agit de l’argent privé, celui d’un groupe privé, dans le cadre de l’extension d’un centre commercial alors que pour d’autres élus, dans des affaires toutes récentes, il est bien question de deniers publics, c’est-à-dire de l’argent de nos impôts.

Or, ces élus là n’ont jamais été accueillis au saut du lit comme des sauvages, ils ont été convoqués à se présenter chez les enquêteurs avant de repartir tranquillement regagner leur lit douillet le soir chez eux. Certains ont même été accueillis chaleureusement au portail de la caserne Vérines par des enquêteurs tout sourire puis raccompagnés avec élégance à la fin de leur audition. Ce qui n’a pas du tout été le cas d’Olivier Hoarau qui, lui, a dû se coucher quasiment à même le sol durant deux nuits consécutives dans un 4 m2 à tout casser, sans même pouvoir se brosser les dents, ni avoir droit à un brin de toilettes. Je ne vais évidemment pas pleurer sur son sort – chacun son karma ! – mais force est de constater qu’il existe quand même deux poids, deux mesures dans le traitement que la justice péi réserve aux élus.

Pour rester dans la partie strictement judiciaire, il faut savoir que l’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du juge d’instruction, qu’à l’issue de ces deux journées où ont été exposés les éléments à charge, il a été fourni les réponses aux questions posées. A compter de ce jour, comme l’explique Me Normane Omarjee, « il sera transmis les éléments à décharge pour contester les faits qui sont reprochés au maire du Port », à savoir que dans cette affaire de « flux importants d’argent » entre le groupe Casino, Fayzal Ahmed Vali et Olivier, il n’existe pas (encore) d’éléments constitutifs de pacte corruptif. Ça, ce sera le boulot Me Normane Omarjee, avocat d’Olivier Hoarau. Une affaire à suivre.

Je vous l’ai dit, l’enquête ne fait que démarrer. Elle pourrait durer des mois, voire des années. Dans le cadre de l’affaire de Cyrille Hamilcaro, par exemple, à Saint-Louis, l’enquête dure depuis environ trois ans. Elle n’est toujours pas terminée. Il y a des affaires comme ça qui « pètent » au grand jour, le temps de casser une dynamique qu’elle soit politique ou autres ; Elles font beaucoup de bruit avant, finalement, de faire pschhiiiit ! Mais les dommages collatéraux font toujours très mal et peuvent laisser des stigmates. S’il est quasiment sûr qu’il va plus que jamais recentrer sur son mandat de maire, il serait hasardeux en revanche pour lui de croire que les régionales pourraient constituer son chemin de Damas. Il est encore jeune et il aura tout le temps pour assouvir ses autres ambitions électorales extra-communales.

Une liste conduite par Michel Vergoz (En Marche) aux régionales ?

A gauche donc, il y aura une liste conduite par Huguette Bello, maire de Saint-Paul et ancienne députée de la deuxième circonscription durant près de trois décennies. Mais Ericka Bareigts, la maire de Saint-Denis, ancienne députée elle aussi et ancienne ministre, celle qui a battu Didier Robert aux dernières municipales, n’a pas dit son dernier mot. Elle multiplie les rencontres sur le terrain, occupe ses week-ends à déjeuner ou dîner avec des militants dans les quatre micro-régions de l’île. Récemment, elle était du côté de la Plaine-des-Palmistes ainsi qu’à Sainte-Rose où, dans cette commune, elle déjeuné avec des adversaires de Michel Vergoz. Elle a aussi cuisiné un civet canard sur la télé du camarade Jean-Claude Coindin, devenu presque un passage obligé pour nos politiques-peoples. Tout laisse à penser que la maire de Saint-Denis se trouve déjà dans les starting-blocks pour les prochaines régionales et participera également activement aux départementales.

Outre des listes qui pourront être par ailleurs conduites par Vanessa Miranville (CREA), Patrick Lebreton (Le Progrès), il faudra peut-être aussi compter avec Michel Vergoz qui, dans l’émission « Ça Koz Politique », mardi 2 février, sur Antenne Réunion a déclaré sous forme interrogative : « jamais deux sans trois, pourquoi pas ? ». Un message subliminal qu’il est assez facile de décoder : Michel Vergoz avait mené la liste du Parti socialiste aux régionales de 2004 puis à celles de 2010 avec toujours un bon score à la clé. Aujourd’hui, Michel Vergoz, ne renie évidemment pas ses origines socialistes, mais il « roule », et ne s’en cache pas, pour « En Marche », le Parti d’Emmanuel Macron.

Mais le macroniste qu’il est ne cache pas non plus sa proximité avec Didier Robert, le président sortant de la Région. Aussi, laisse-t-il entendre qu’il pourrait conduire une liste aux prochaines régionales sans doute pour grapiller des voix de la LREM (qui n’est pas du tout structurée localement), de la gauche déçue et du centre-gauche qu’il pourrait, au second tour, verser dans l’escarcelle de Didier Robert si ce dernier n’est pas stoppé dans son cheminement politique par la justice. Ce qui est peu probable étant donné qu’il pourrait très bien demandé un renvoi de son procès qui est prévu le 9 avril prochain en Correctionnelle à Saint-Denis. Procès pour lequel pas moins de 7 chefs d’inculpation pèsent sur sa tête. Ses avocats n’étant pas tous de La Réunion, il se pourrait qu’avec la crise sanitaire et l’obligation des motifs impérieux, ils soient bloqués sur Paris et ne puissent effectuer le déplacement dans l’île. D’où une demande de renvoi qui reste très plausible. La réponse appartiendra au tribunal de Saint-Denis. Pour le moment, la droite est un peu suspendue à cette date du 9 avril. Idem pour Didier Robert.

Marche sur le feu « covidée » à Saint-Louis

Vous avez été nombreuses et nombreux à m’écrire concernant une marche sur le feu qui a eu lieu à Plateau Goyaves dimanche dernier à Saint-Louis, ville très impactée par le Coronavirus. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai attentivement écouté madame la maire Juliana M’Doihoma à la télé, avant-hier, sur Antenne Réunion. Elle a démenti toute participation communale à cette manifestation religieuse tamoule. « Faux » me dites-vous ! Cyrille Hamilcaro, adversaire politique de la maire, a même posté sur son Facebook que « la maire a donné une autorisation écrite pour l’occupation du terrain communal, qu’elle a fourni les barrières de sécurité, qu’elle a prêté des chapiteaux et que la police municipale a escorté la procession pour la marche sur le feu alors que c’était interdit pour tous les autres temples ». D’où la question de Cyrille Hamilcaro : « pourquoi la maire dit-elle le contraire à la télé ? Elle rejette la responsabilité d’un futur cluster sur les jeunes organisateurs ». Et le « CH » de la droite d’ajouter : « c’est peut-être cela aussi le nouveau monde : croire en ses propres mensonges ! ». Tiens, en parlant d’Hamilcaro, on le dit qu’il serait en discussion avec Eric Ferrère, le maire des Avirons, pour un poste de dir-cab. A suivre !

Revenons à cette même marche sur le feu à Saint-Louis. Josette Brosse qu’on ne présente plus dans cette commune s’est quant à elle pointée à la gendarmerie de Saint-Louis afin de déposer plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Aussitôt arrivée à la brigade de gendarmerie, aussitôt repartie car le jeune gendarme présent lui aurait demandé : « depuis quand habitez-vous à la Réunion ? ». Josette Brosse, qui y vit depuis 25 ans, lui aurait demandé de baisser d’un ton. Le gendarme lui aurait alors dit : « c’est moi le gendarme, c’est moi qui pose les questions et si vous n’êtes pas contente, je vous mets à la rue ». Le militaire n’aura pas eu besoin de le faire. Mme Brosse est repartie comme elle est arrivée. Elle s’adressera par courrier à la procureure de la République du parquet de Saint-Pierre, Mme Caroline Calbo. Peut-être aussi à la direction de la gendarmerie nationale. A cet exercice, la petite dame est plus que rompue !

Que se passe-t-il au Campus Pro de l’Océan Indien à Saint-Pierre ?

Ce centre géré et financé entre autres par la Région avait quelque peu défrayé la chronique en novembre dernier lorsqu’une jeune stagiaire encore mineure avait fait circuler un enregistrement audio relatif à un entretien d’embauche. En fait, sur cette audio on pouvait clairement entendre le responsable du site du CPOI (Campus Pro de l’Océan Indien) faire des propositions à caractère sexuel à la jeune femme qui, manifestement, à en juger par le son de sa voix et même de ses rires, ne semblait pas vraiment choquée, ni surprise. Un peu comme si elle s’y prêtait à ce petit jeu délicat, pour ne pas dire dangereux. Très vite, l’enregistrement a fait le tour du net grâce à un coup de main, semble-t-il, des agents d’entretien de ce site sudiste. Suite à cela, une procédure administrative a été lancée en interne. Le responsable du CPOI, un père de famille de 59 ans, a été entendu par une commission de discipline. Laquelle a demandé son licenciement sec.

Ce qui est assez surprenant en revanche, c’est que la jeune femme n’a jamais déposé plainte, ses parents n’ont entamé aucune action judiciaire. La stagiaire a tout simplement demandé des sanctions à l’encontre du responsable. Lundi dernier, elle a été acceptée par la hiérarchie du CPOI pour un deuxième stage sur le site là même où selon elle, elle se serait faite « harceler sexuellement » lors de cet entretien d’embauche. Bizarre non ?

Pas très catholique tout ça ! Il y a anguille sous roche. Lors de l’entretien d’embauche enregistré à l’insu du responsable du site, la jeune fille avait précisé à ce dernier qu’elle « était ouverte à tout ». Pour l’heure, nombreux sont les employés qui ne comprennent plus rien, surtout depuis qu’ils ont vu la jeune stagiaire re-débarquer comme si de rien n’était au CPOI. Pour rappel, contrairement à l’ex responsable du CPOI, d’autres employés de la Région, dont un chef de service mis en examen pour harcèlement sexuel avec preuve à l’appui (vidéo), n’ont jamais été inquiétés par leur hiérarchie en dépit des plaintes déposées auprès de la justice et des mises en examen déjà prononcées par la justice. Dans le cas du CPOI, aucune plainte n’a été déposée jusqu’à ce jour auprès de la justice.

Débroussailleuses volantes à Saint-Benoit

Une petite dernière pour finir ! La nouvelle majorité municipale bénédictine ne serait pas au bout de ses surprises. Tout récemment, le maire Patrice Selly a déclaré que des débroussailleuses et autres outils du service Environnement se seraient volatisés sous l’ancienne mandature. On connaissait les OVNI (objets volants non identifiés), à Saint-Benoit, ville des « Eaux vives », si vous levez la tête au ciel, vous pourriez peut-être voir des « DV » (débroussailleuses volantes) !

Y.M.

 


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Camarade la justicent
Invité
Camarade la justicent

Effectivement, Didier Robert passe son temps à protéger tous ses amis pervers narcissiques. Malgré des mis en examen, aucune sanction administrative de la collectivité régionale!!! Les dossiers traînent au plus haut point…. magouilles , corruptions ???
Il y aurait-il un variant du covid s’intitulant cocovid sexuel qui touche uniquement ces amis harcèleurs, agresseurs???

Lolo
Invité
Lolo

Ce sont tous des pourris avides de pouvoirs qui s’en mettent plein les poches. De toute façon comme c’est parti il n’y aura pas d’élections. Et puis même si il y en avait entre la peste le choléra et le covid, le choix est fait.

Amina
Invité
Amina

Il y aura une élection et en juin 2021- fou dehors et Ericka Bareigt présidente haut la main

Lolo
Invité
Lolo

rien à cirer

Eric
Invité
Eric

Di ael okip sa ville déjà. Sin Dni lé un ville abandonné

Rico moufia
Invité
Rico moufia

Sin dni bouge , et en bien lo frère! Sin dni lé nettoyer, propre , espaces verts partout, tire maloye dan ton zié

Occupe St Denis avant
Invité
Occupe St Denis avant

Quand elle va gaie bouche le trou pole océan la et fé un gare le bus digne d’une ville de 150000 habitant na mét ali la région

Plaine saint pol ek Ericka
Invité
Plaine saint pol ek Ericka

Ça se trouve c’est elle i sa inaugure la route littorale , le demi portion a 2,4 milliards – Ti madame lè forte woui

Serge
Invité
Serge

Procès avril musée nout tout allons- 3 reports depuis la découverte des faits- poukoi i vien pas tribunal ? La pèr ?

Camarade la justicent
Invité
Camarade la justicent

Je suis d’accord

Direction Log
Invité
Direction Log

Et les affaires de harcèlement du directeur de la logistique….

Camarade la justicent
Invité
Camarade la justicent

Il ne faut pas laisser cette affaire sans suite! Agissons.

Cafrine dentelle
Invité
Cafrine dentelle

I camoufle toute, la pèr sof que toute sa sorti en mai

MON NOM EST PERSONNE
Invité
MON NOM EST PERSONNE

LE PREMIER MINISTRE A DIT : que 85%des cas COVID à la Réunion venait des Réunionnais eux mêmes noces à 150 personnes – discothèque improvisée sur nos plages alors que ces rassemblements sont interdit – sorties pique nique la distance entre eux non respectée – en plus dans les BUS serré comme des sardines deux passagers sur la même banquette à deux personnes non port du masque il fait trop chaud bref autre chose pourquoi en métropole les BARS -LES RESTAUTANTS – salles de jeux SONT FERMEES mais à la Réunion ils sont ouvert ?sommes nous une France à part… Lire la suite »

idgaf
Invité
idgaf

Toutes ces questions il faut les poser Mr le Préfet…li va réponde à ou.

Mmc
Invité
Mmc

Ras le bol d’entendre tous ces meurtriers
Ils ne parlent que de chiffres mais aucune mesures radicales pour nous sauver.
Pourquoi ne pas fermer la ligne Mayotte/Réunion ? Ou transporter uniquement ceux qui vont à l’hôpital.
Et nos politiciens ? Ils sont où ? A croire qu’ils ne servent à rien puisqu’ils n’ont aucune notoriété pour gérer leur île. Mme ladoucette porte votre masque correctement et quand à vous Mme la rectrice évitez de faire des fautes quand vous parlez… cela nous choque.

Enfumage
Invité
Enfumage

Bientot on va dire que le variant sud africain et le variant brésilien sont endémiques.

Triste gestion du Covid a la Reunion et c’est euphémisme.

idgaf
Invité
idgaf

Médiocre gestion…De plus Mr le Préfet persiste et signe…OUI Mr le Préfet vous n’êtes pas là pour vous faire aimer mais pour prendre vos responsabilités hors jusqu’ici pour la crise Covid vous faîtes preuve de foutage de gueule envers les REUNIONNAIS; Quand à les culpabiliser” nou lé pas là pou ferme nout gueule et avale couleuve par la queue”. Alors enfin des mesures simples, significatives et objectives svp!!! Et comme en faisait allusion Mr Yves MONTROUROUGE la “transparence y corchera pas zot lang mais par compte va éclaire à nou”!!!

Droite gauche droite et indemnités
Invité
Droite gauche droite et indemnités

Celui de ste rose (connait plus le nom) après avoir été avec Giscard il a été avec Mitterrand.

Aujourd’hui avec Macron.

En 2022 il sera avec le vainqueur des présidentielles :
Xavier Bertrand pu Hidalgo.

Il n’y a que le vent qui tourne nous dit on.

malbrouk
Invité
malbrouk

Lu wienpou done coude main pharaon mé travail terrain i conte et do moun i vé pi robert – i vé lo sangement ; en zuin sé lo moment sanger

Piste d'athlétisme
Invité
Piste d'athlétisme

Les soldes avant l’heure.

Demi route

Demi lycée : où est passée la piste d’athlétisme aérienne ?

Faby
Invité
Faby

Demi bus -2000 bus en miniature mouahhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaa

geenec
Invité
geenec

Report possible du jugement de Mr ROBERT DIDIER pour cause de COVID c’est bidon du foutage de gueule de grande ampleur a croire que certaines personnalités ne veulent pas que DIDI passe en justice .
En effet la convocation judiciaire permet de voyager comme bien d’autre motif

Marie
Invité
Marie

Mme Ladoucette, lorsque vous parlez à la télé, arrêtez de toucher votre masque s’il vous plaît. Vous devez donner le bon exemple.

Réaliste
Invité
Réaliste

A écouter mr le prefet et madame la doucette si ya autant covid c est la faute ds Réunionnais(se)kon ne fait pas assez attention avc ls gestes barriéres alors ke l aéroport est kom une fourmilliére ds gens ki passent leur temps a venir partir moi sa m énerve d entendre sa.je suis dsl pour etre autochtones y fo avoir ds cas importés.en plus tt c gens ne font mm pas la septaine je l ai vu de ms propres yeux.mettez un peu l eau dans votre vin…tt a ns mm bordel faites correctement votre travail o lieu de ns… Lire la suite »

Frontières fermées
Invité
Frontières fermées

Australie ferme ses frontières

Ile maurice ferme ses frontières

Et la Reunion ? Samedi dernier 7 avions qui arrivent de metropole et de Mayotte.

Apres on parle de cas autochtones.

Les Reunionnais doivent faire des efforts et ceux qui arrivent par avions ?

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