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Covid-19/Pass’ sanitaire : le gouvernement va-t-il baisser son froc ?

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Tout laisse à penser que l’on s’oriente inexorablement vers un allègement du Pass’ sanitaire. Tant mieux pour les uns et tant pis pour les autres. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais rappeler très rapidement que l’édito du vendredi est un point de vue : le mien. Nous avons tous notre avis sur un sujet. L’édito du vendredi me donne l’occasion de vous livrer mon avis sur telle ou telle question. Loin de moi la prétention de vous l’imposer. Vous n’êtes évidemment pas obligé de le partager. Ce n’est que mon avis que je verse au débat démocratique. Ni plus, ni moins. En sachant que je respecte le point de vue de tout un chacun. Nous sommes en démocratie, par conséquent, chaque individu a le droit de penser et d’exprimer son opinion dans le respect de celui des autres.

Pour revenir au Covid, au vaccin, au Pass’ sanitaire, c’est surtout la gestion contradictoire du genre « un pas en avant, trois pas en arrière » du gouvernement et du Président de la République qui m’interpelle. Je n’ai rien contre les antivax. Chacun fait comme il l’entend, mais c’est ce changement permanent de position du gouvernement qui me tape un tantinet sur le système. Certes, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, me direz-vous à juste titre sans doute, mais à force de changer d’avis trois fois par jour sur un sujet aussi grave que la crise sanitaire, cela donne, qu’on le veuille ou non, l’impression d’une certaine légèreté pour ne pas dire d’une légèreté certaine de la part de ceux qui nous gouvernent.

J’en veux pour preuve le rétropédalage auquel se prépare actuellement le Président Macron, son Premier ministre et l’ensemble du gouvernement sur la question du Pass’ sanitaire. D’abord sur le port du masque à l’école. Vous l’aurez compris, il tombe (le masque) pour les 6-10 ans, à partir du 4 octobre. Lorsque les parents étaient montés au créneau, via d’importantes manifestations populaires, dès le début, pour dénoncer le port du masque chez les enfants, le gouvernement avait fait appel à tous les plus grands scientifiques pour contrer cet argument et pour « blackbouler » ces pères et mères de famille légitimement inquiets pour la santé de leurs progénitures. Ce même gouvernement reconnaît aujourd’hui que « le port du masque peut représenter un danger » pour la santé de nos marmailles. Allez comprendre !

Autre exemple notoire du rétropédalage gouvernemental et présidentiel : il concerne le vaccin. Il y a peu de temps, le chef de l’Etat et son staff ne juraient que par le vaccin. Vaccin par çi, vaccin par là. Pas de Pass’, pas de resto ! Pas de Pass’, pas de travail (notamment chez les personnels de santé ) ! Ça me rappelle une réplique d’Omar Sy dans un film : « pas de bras, pas de chocolat » ! Le gouvernement n’avait pas hésité à envoyer la police contre les antivax. Des infirmiers, pompiers et autres ont été suspendus puisqu’ils n’étaient pas vaccinés. Et maintenant, l’on sent très bien que la campagne de séduction a commencé, que le Président Macron et les siens (toute sa bande de scientifiques qui vous disent blanc aujourd’hui, puis noir le lendemain) se cherchent une porte de sortie pour alléger le Pass’ sanitaire.

Pourquoi ? Parce que l’élection présidentielle approche à grands pas. Plus de 8 millions de Français ne sont pas encore vaccinés, mais qu’importe ! La raison n’est plus que sanitaire ; Elle est un mélange de sociétal, de sanitaire et surtout de politique. Et le gouvernement commence à parler de « Pass’ sanitaire territorialisé ». Autrement dit, en fonction du taux d’incidence, vous pourriez (ou pas) être dispensé du vaccin. Peut-être aussi que, dans pas très longtemps, vous n’aurez plus besoin du Pass’ sanitaire pour aller au cinéma, au resto ou ailleurs mais, en revanche, pour aller bosser (dans les établissements de santé notamment), il vous le faudra, au risque d’être tout simplement viré. Un vrai bordel…organisé au plus haut niveau de l’Etat dont son chef a les yeux, à présent, quasi exclusivement rivés sur l’échéance de 2022 et, pour cela, le gouvernement serait prêt à baisser son froc. J’imagine déjà les échanges entre antivax et vaccinés : « vous voyez, vous vous êtes bien fait entubés par ces comiques qui nous dirigent». Pas faux ! C’était mon coup de gueule du vendredi !

Une justice au garde-à-vous du politique ?

Ce ne sera pas mon seul coup de gueule du jour. Je voudrais revenir sur le verdict du tribunal correctionnel de lundi dernier dans l’affaire « Papou/Alamèle » deux antivax condamnés chacun à une amende de 1000 € et 300 € de dommages et intérêts. Ils vont faire appel. Pour le principe. Et ils ont bien raison. Rappelons que ces deux personnes, après une simple altercation verbale avec une autre personne, survenue le 8 août dernier, devant le centre de vaccination de Saint-André, avenue de la République, avaient été entendues par la police de Saint-André, puis placés en garde à vue durant deux jours et deux nuits. Le parquet avait même demandé leur détention à Domenjod mais, fort heureusement, que le juge des libertés, qui s’est bien rappelé de ses cours de Droit, a compris que la justice ne pouvait envoyer en taule deux pères de famille uniquement sur la base de deux ou trois mots méchants balancés sous le coup de la colère. En effet, au cours d’un échange de paroles maladroites, ils avaient traité une dame de « maquerelle » avant de lui dire « rente out case ». Cette dernière leur aurait dit « fermez vos gueules » etc… Quelques mots entre adultes, rien de plus !

Attention, je tiens à préciser que suis contre toute forme de violence qu’elle soit physique et verbale. D’ailleurs je n’utilise jamais l’insulte dans mes écrits. Je le dis et le répète, cette dame qui, ce jour là, faisait son job ne méritait pas d’être interpelée de la sorte. De même qu’elle n’avait pas non plus à leur dire « fermez vos gueules ». Je constate tout simplement qu’il n’y a eu ni dommages corporels, ni dégradation. On ne peut pas non plus soutenir qu’il y a eu « outrage » car la dame n’était pas en uniforme. Elle travaille pour la Croix-Rouge qui n’est pas dépositaire de service public. L’échange entre ces trois personnes a été filmé et diffusé sur les réseaux sociaux. C’est devenu un fait public. Dans ces conditions, « l’outrage » retenu par le tribunal pour asseoir son verdict est-il vraiment applicable ? Il semblerait que, dans cette affaire, la justice a voulu, à travers ces deux individus, faire peur, de façon générale, aux antivax qui manifestaient depuis quelques week-ends.

Les mêmes antivax devant lesquels, petit à petit, le gouvernement est en train, vous disais-je, de baisser son froc. Et dire que Pascal Papou et Teddy Alamèle ont failli se retrouver en prison pour avoir dit « rent’ ou case ». En revanche, nous n’avons plus de nouvelles de ces ministres de La République En Marche (LREM) dont le dernier en date, celui de la Justice Eric Dupont-Moretti (ancien avocat), qui avait omis de déclarer 300 000 euros de droits d’auteur. Pour moins de la moitié de cette somme, Didier Robert, à la Région, dans l’affaire de la SPL des Musées Régionaux s’est pris 3 ans d’inéligibilité et de la prison avec sursis. L’affaire est en appel.

Papou et Alamèle ont failli aller crécher à Domenjod alors que, dans le même temps, des maris ou concubins violents se pavanent en toute liberté dans la rue, invités gentiment par les gendarmes ou policiers, à regagner leur domicile après chaque audition, quand audition il y a. Des gendarmes et policiers qui ne font qu’obéir aux ordres du parquet, lequel, parfois se met au garde-à-vous devant le politique. C’est flagrant dans le cas de l’affaire Papou et Alamèle, ces deux antivax qui n’ont rien de « dangereux » pour la société.

L’histoire de cette jeune maman de 37 ans de Saint-André me revient à l’esprit. Elle est battue par son concubin violent depuis 15 ans. Coups de pieds, coups de poings, cigarettes écrasées sur différentes parties du corps (voir photo ci-dessus. J’en publierai d’autres plus tard). Elle a déposé au moins trois plaintes durant ces dernières années à la police de Saint-André. Une fois, son « bourreau » a été entendu par les policiers de Saint-André. Il en est aussitôt ressorti libre pour aller de nouveau cogner encore et encore sur sa concubine. La petite dame est tabassée depuis 15 ans. Elle était directrice marketing dans de grosses entreprises locales. Mais à force de se faire totocher par son compagnon, elle a quitté son job. Elle ne peut même plus conduire, ne peut plus travailler. Elle est suivie par un psychiatre. Elle tente tant bien que mal de se reconstruire, de refaire sa vie. Mais ce n’est pas évident.

Tout récemment, la justice a décidé de rouvrir son dossier. Le gouvernement a souhaité faire des « violences conjugales » un de ses chevaux de bataille. Il n’y a qu’à voir la grande campagne de pub et d’affichage de photos choc…

Une confrontation a eu lieu, il y a deux semaines, avec son « bourreau » à la gendarmerie de Sainte-Marie. Ce dernier est reparti « tranquilou » chez lui en attendant la suite de l’enquête. Imaginons un instant qu’il l’eût traitée de « maquerelle » en lui disant également « rente out case ». Sûr qu’il aurait fini à la barre du tribunal correctionnel, voire même en prison… Mais, manifestement, (pour l’instant) tout va bien pour lui puisqu’il ne l’a pas apostrophée. Il lui a (tout simplement si je peux dire) bousillée la vie (et surtout le corps mais aussi l’esprit) à coups de pieds et coups de poings. Des fois, je me dis qu’on marche vraiment sur la tête dans ce pays ! Je reviendrais ultérieurement sur cette affaire de violences conjugales totalement impunie, pour le moment.

Huguette Bello : « pas la peine d’aller chercher goyaves de France, goyaves i pousse ici… »

J’aime bien cette dame. Mais attention, je n’ai pas dit que c’était mon amie. Dans cet univers impitoyable, je n’en ai pas vraiment. Si, un seul dont je tairai le nom… J’aime bien « madame Huguette » parce que je la trouve « cash ». Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit sans passer par quatre chemins. Comme cette petite phrase qu’elle a sortie d’un ton naturel, qui plus est avec un sourire généreux. Elle a dit, lundi dernier, lors de la rentrée de la première promotion de l’Ecole de Management de Normandie à la Réunion, en direction des entreprises réunionnaises, qu’il fallait « valoriser les compétences locales » et « qu’à diplôme égal », l’on devait « recruter local plutôt que d’aller toujours chercher des goyaves de France, parce que goyave i pousse ici… ».

Et en douce et sans secousse, elle a balancé son message subliminal en insistant sur le fait que nos jeunes Réunionnaises et Réunionnais étaient de plus en plus qualifiés car formés dans les plus grandes écoles internationalement reconnues, à l’instar justement de l’EM de Normandie dont la Région va financer l’installation dans notre île.

L’occasion pour Ibrahim Patel, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Réunion de donner un petit coup de patte à ceux qui lui ont mis les bâtons dans les roues dans le cadre de ce projet qui aurait pu se concrétiser depuis 3 ans déjà. J’ai mené ma petite enquête et, d’après mes informations, sont qui ont tenté de tuer dans l’œuf ce projet sont l’IAE, l’Université de la Réunion avec, semble-t-il, la complicité de l’ancien président de la Région, qui était proche du MEDEF. Lequel président a fini par changer de posture. S’il n’y avait pas eu ce blocage, nous aurions déjà eu les premiers diplômés de cette prestigieuse école.

De gauche à droite : Huguette Bello, présidente de Région; Ibrahim Patel, président de la CCIR et Frédéric Legros du rectorat. Crédit Photo : Yves Mont-Rouge/Sinusoïde.

A propos de la CCIR, les élections, vous le savez peut-être, se dérouleront du 27 octobre au 9 novembre. Les résultats devraient ensuite être proclamés avant le 15 novembre. A compter de cette date, le préfet aura un mois pour installer la nouvelle équipe qui élira son président. Outre les habituels Vimbaye et Arnachellum, Ibrahim Patel n’aura pas de candidat de poids face à lui. Le MEDEF a décidé de déclarer forfait estimant que les conditions électorales ne sont pas réunies. Bref, le MEDEF a surtout compris qu’il risque fort de se prendre une raclée et pour éviter l’humiliation électorale, le syndicat des grands patrons préfère d’emblée jeter l’éponge en stigmatisant le vote électronique tout comme il dénonçait auparavant le vote par correspondance. En fait, depuis la réforme gouvernementale du mode électoral, en 2016, le MEDEF a surtout compris que dans une île où le tissu économique est composé à 94% de petites entreprises (donc de petits patrons) les big boss n’avaient plus de chance d’accéder à la présidence de la Chambre consulaire. La fin d’une époque !

Toujours à propos de la chambre, les candidats affûtent leurs armes en préparant leur liste. Sur celle de Patel, figurera, entre autres, une certaine Nadia Wu-Tiu-Yen expressément recommandée par le maire de Sainte-Marie, Richard Nirlo, en personne. Il s’agit de son adjointe qui est aussi loueuse de voitures. Dans un premier, le poste était prévu pour James Clain, également élu de la majorité municipale sainte-marienne. Mais ce dernier n’a jamais honoré un rendez-vous fixé avec le président Patel avant les élections départementales et régionales. Après ces scrutins, Nirlo a tranché en faveur de son élue préférée. Je veux dire pour qui il a beaucoup d’admiration. Une dame qui pourrait ramener une certaine plus-value électorale à Ibrahim Patel.

Sainte-Marie : le maire n’est pas le chef ; André M’Voulama est toujours 4e adjoint

Une fois n’est pas coutume, voilà qui m’amène, sans transition, à vous conter la suite (saison… je ne sais plus combien) de notre fameuse série Netflix. Un conseil municipal a eu lieu samedi dernier. Au menu : abrogation du mandat des fonctions d’adjoint de plusieurs élus : André M’Voulama (4e), Stéphane Péroumal (6e), Mickaelle Lan-Chin (9e), Christophe Chane-Liat (10e), Eloïse Nauche (11e), Jérôme Alaguiry (adjoint de quartier délégué à l’agriculture) et Reine-May Zitambi (adjointe spéciale/terrain Elisa). Ces derniers, à l’exception de M’Voulama, étaient considérés par le maire comme étant des proches de Rémy Lagourgue, c’est-à-dire des « dissidents ». Ils ont donc été sanctionnés. Plus de délégations, plus de titre d’adjoints et plus d’indemnités. Ils ont été punis !

André M’Voulama, bien qu’étant un fidèle du maire, devait lui aussi perdre son poste d’adjoint et sa délégation « services techniques ». Mais, tout compte fait, il a été rattrapé à la dernière minute. Un peu moins d’une heure avant le début du conseil municipal, il a été embarqué dans la voiture de Teddy Nacaouelé (qui fait office actuellement de DGS depuis le départ de Stéphan Servan), l’homme qui murmure constamment à l’oreille du maire – à se demander même parfois, qui est le vrai maire. Les deux hommes ont alors disparu de la circulation durant quelques bonnes dizaines de minutes, avant de se re-pointer pour la séance. A la surprise générale, le maire a annoncé le retrait de son dossier du conseil municipal, sans aucune explication. Christian Annette, de l’opposition, a insisté. En vain. Il est resté sur sa faim, préférant ainsi plier bagage, tout comme Céline Sitouze, en les laissant laver leur linge sale en famille.

Au jour d’aujourd’hui, André M’Voulama qui aime la politique, est toujours 4e adjoint au maire de Sainte-Marie mais sans sa délégation « services techniques ». C’est bizarre, certains administratifs dont un des bras droits de Nirlo m’avait pourtant juré, la semaine dernière, que M’Voulama avait démissionné de son mandat d’adjoint. Il m’avait même dit qu’il avait la lettre de démission dans les mains (alors que lorsqu’on est adjoint, la lettre de démission doit être adressée au préfet). Dommage pour le conseiller municipal DG qui se voyait déjà 4e adjoint à la place d’André M’Voulama. Déjà qu’il rêve d’être maire en interne, si demain l’actuel premier magistrat devait être inquiété par les affaires… A suivre !

A noter que les « dissidents » ont été remplacés par les « hommes » de Nirlo, à savoir Thierry Flahaut, Jean-Louis Latouche (frère de Marie-Line Soubadou), Corinne Thomas et Corinne Gauvin (suppléante de Soubadou aux départementales). Mon petit doigt me dit que « na na encore bèsement pou péter » au sein de cette équipe, surtout avec les affaires qui vont arriver bientôt au tribunal. J’en connais quelques uns qui ont déjà « la tremblade ». Je pense notamment à PV, DB, RN sans compter tout ce petit monde qui se réunissait assez régulièrement à Terrain Elisa. Une petite dernière, avant la fin de cet épisode. Lors de son entretien avec le maire, l’ancien DGS Stéphan Servan s’est entendu dire : « Stéphan, c’est soit toi, soit moi ». En clair, le maire n’aurait pas la main sur tout. C’est pas lui qui commande. Donc, je vous renvoie à ce que j’écrivais quelques lignes plus haut pour mieux comprendre.

NRL : les « trop gourmandes » multinationales ?

Avant d’aborder ce sujet complexe, deux petits mots si vous me le permettez sur un dossier dont je vous parlais la semaine dernière. Il s’agit de l’achat du domaine Appavoupoullé à Saint-André, juste à l’entrée de l’avenue de la République, côté mairie. Un terrain de 6 000 m2 appartenant à feu Benjamain Appavoupoullé et acheté par le groupe de Youssouf Mohamed (Atlas…), négocié par Obeida Mogalia, son associé, via une agence immobilière dirigée par monsieur Moullan.

Coût de la transaction : 1,7 million d’euros. Le compromis a déjà été signé. Obeida Mogalia a directement discuté avec 19 des 23 héritiers via l’un d’entre eux, Joël Appavoupoullé. Locataire d’un local de 100 m2 situé sur ce terrain depuis plusieurs décennies, 40 ans, paraît-il, la famille Adam se dit lésée et remet aujourd’hui en cause cette acquisition. A-t-elle été faite dans les règles de l’art ?

« Evidemment que oui », répondent les acquéreurs. « Non », selon la partie adverse qui conteste l’achat, laissant entendre qu’elle était partante elle aussi mais que le notaire en charge de ce dossier l’a tenue à l’écart, qu’untel aurait perçu « une belle commission » dans le cadre de cette transaction.

En face, on prétend que le locataire détenait un bail manuscrit et qu’il devait environ 60 000 euros de loyers (à ce jour toujours impayés) à la succession. « Faux » rétorque la famille sous-entendant qu’elle a versé une bonne partie des loyers à un des héritiers. Ça devient comme à Sainte-Marie. Encore une série Netflix ? Rappelons que sur ce domaine acheté par le groupe de Youssouf Mohamed, un gros projet de commerces innovants devrait sortir de terre d’ici à deux ans au plus tard.

J’en arrive à la NRL (Nouvelle Route du Littoral) ou plutôt « DRL » (Demi Route du Littoral) dont le JIR a largement fait écho dans son édition d’hier en soulignant que les multinationales Vinci-Bouygues réclamaient à la Région près d’un milliard d’euros dans le cadre de 37 contentieux. Des contentieux qui seront examinés (un jour) par les tribunaux compétents. D’après nos informations, il y a beaucoup de surenchère du côté des multinationales « qui demandent le milliard pour espérer obtenir quelques centaines de millions d’euros, peut-être 200 à 300 millions, pas plus ». Et notre interlocuteur, qui connaît ce dossier, d’ironiser : « de toute les façons, ces multinationales semblent avoir un service juridique bien plus important que leur service de travaux. Elles peuvent attaquer le maître d’ouvrage sur tout ce qui bouge, même sur l’eau de mer qui leur paraît trouble ou encore sur la présence d’une tortue dans l’eau qui les empêche d’installer un pilier ». Des propos qui n’engagent que lui, à prendre donc avec des pincettes. Pour l’heure, 37 dossiers litigieux sont devant les tribunaux concernant ce chantier qui n’est toujours pas terminé.

C’est une affaire qui risque de durer, sans doute plusieurs années. Mais peut-être que d’ici à l’année prochaine, année électorale par excellence, Macron, candidat à sa succession, finira bien par trouver une solution en passant un coup de fil à ses amis du CAC 40 pour sauver la NRL et « soulager » la Région (nouvelle majorité régionale), dont la présidente « Mélenchoniste » pourrait lui renvoyer l’ascenseur au second tour de la présidentielle ! En politique, c’est comme dans le business, tout est une question de négociation ! C’est comme ça que feu Paul Vergès avait jadis signé le protocole de Matignon. C’était en 2007 avec Dominique de Villepin, Premier ministre de Jacques Chirac… Je profite de l’occasion pour vous dire qu’à la Région, l’entreprise de « remise de l’ordre » se poursuit doucement mais sûrement. L’actuelle majorité ne souhaite pas brusquer les choses. Le « nettoyage » se fait petit à petit dans les services dits « sensibles » comme celui par exemple de la continuité territoriale où les « détourneurs » de fonds publics sont « remerciés » suite au conseil de discipline qui s’est tenu. Plusieurs membres d’une même famille avaient participé à ce trafic sous l’ancienne majorité. J’aurai l’occasion d’y revenir ultérieurement.

Traitement des déchets : Gironcel croit et ose !

Un petit tour par l’Est pour terminer, par Sainte-Suzanne plus précisément pour vous dire qu’Alek Laï Kane Cheong (Croire et Oser) et les élus de l’opposition contre le projet porté par SYDNE, à savoir celui de l’installation de stockage de déchets ultimes (ISDU) à Franche-Terre, sont contants. Ils ont été rejoints depuis avant-hier soir par le maire de Sainte-Suzanne Maurice Gironcel, également président de la CINOR et par les communes de Sainte-Marie et de Saint-Denis. Lesquels s’opposent aujourd’hui contre ledit projet. Si le combat de « Croire et Oser » se place avant tout sur un terrain écologique, on ne peut pas dire autant, en revanche, de celui de la CINOR (Sainte-Suzanne, Saint-Denis et Sainte-Marie) qui à mon avis se veut avant tout politique. Objectif : bloquer le projet de SYDNE présidé par le maire de Sainte-Rose, Michel Vergoz. Je vous laisse découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous la motion que Gironcel a fait voter avant-hier soir par son conseil municipal et vous donne rendez-vous à la semaine prochaine… Si Dieu le veut :

MOTION SYDNE

Y.M.

([email protected])

 

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

30 Commentaires

  1. Mme Bello, à la continuité territoriale, il faut s’attaquer au véritable responsable et non aux dealers ! Pourquoi ces petits jeunes payés au SMIC alors que personne ne les encadrait ni ne les contrôlait ? Oui, ils ont fauté et ils doivent payer mais s’ils avaient bénéficier d’une organisation et d’un fonctionnement normal, ces dérives n’auraient pas eu lieu pendant plus de 3 ans au nez et à la barbe des responsables qui doivent rendre des comptes. Mais il y a pire, dans le sud, c’est le contraire, c’est du management à la baguette, dictatorial, entre les plaintes, la souffrance au travail et les arrêts maladies, les clans, les familles, les dossiers, un vrai panier de crabes ! Mettez y de l’ordre et de l’humanité…

    • Ben si ou regarde le responsable continuité territoriale, c’est le pli gros sicer’ Bello maintenant… Partout où sa Bello I Sava Li lé bourré avec, Sacré Aftab, disons Li la pas fait rien… Bello I veut fait ménage mais Li fait un tri sélectif on va dire… Mi jette sat lé gaté mais pas sat’ lé rance… Parle Pi d’sa com dit Douvin Douvin

  2. Mr montrouge ou koz si sat ou koné pa. Na poin rien que l’état la baisse son froc. Bello aussi lé fini dans la région. Nou attendait beaucoup . Nous la compris. La pa elle i commande. Ou di mr montrouge elle i nettoye, mais la pa elle , banna la voler, la loi i nettoye. c’est son dir cab et son vice président i commande. Nou té croit tout sat té an profit sou didix 1er noré au moins été bordé, noré du rand loto, noré travay pou fé. zot lé agent oui ou non? Alé voir!
    An diré plus ou té proche robert plus ou rest anlèr!!! koman ou esplik sa ou? Fé out lankèt! rézo zarab, rézo lo sid, les gars té an profit lé la mèm, i roul dann gro loto, i promène, i fé pa rien, ziss i mont a zot, i fé zourire dann blanche ek lo zélu, ek cabinet, i koz mal ek domoun, tout kom avan. Na rien la changé. Zat té anlèr, san fé rien, lé mèm place, nadfoi encore mieux. nou lé bocou la région nou la compris. na rien pou attendre Mme. Bello. le bann bézèr paké ek roulèr zépol , akoz zot i koné intel, va kontinié fé lo dentel . Pou baise lo petit lé an cdd , sa zoit i gingn fé! Mé remette droite la clique profitér té antour robert , na pi personne. le peu lé protéger.
    nou té domand pa rien, nou té veux te romet droite, asé ek profiter!
    VIEN PI ROD ANOU BELLO POU FE CHANGEMENT!

  3. C est vrai que goyaves i pousse à la reunion . J espere que Mme bello fera le ménage dans les satellites de la région . Il y a trop de zoreils à mon goût surtout à la direction … agorah, maraina , … et qui était présidente ? Exit jean pierre , elle avait recruté une goyave de France qui avait fait débat … direction à trois têtes 2 blancs et une créole pour faire mixité sociale . Par contre à la maraina c est pareil , un blanc et un créole qui fait de communication (photos) et de la politique … sans compter des fonctionnaires détachés venant de Marseille et sud de la France … comme s’il n’y avait pas de créoles diplômés à la reunion ..

  4. messieurs dames les vices présidents de la région :
    Nou lé fatigué l’ARDHA L’etang salé voir un même famille ek loto fonction, lo papa, la fille, le beau frère, cousin, belle soeur, matante, gard’ corps la place tout son famille.
    lo peu lé titulaire sans concours ek loto fonction. madame Bello Woui trouv’ sa normal ? nou la vote pou ou pou chang’ tout sa la, zordi, lé pire, i assise,i rode travaye inutile pou fé, et lé payer 2500, 3000€ net lo mois.
    sous robert garde corps la place tout’ zot famille, par grappe, à nous ossi zordi na assise, n’a pointer et n’a rent’ nout case ! pas normal madame la présidente ses abus ek l’argent nout zimpot

  5. le nettoyage des administratifs et politiques à ste marie a été fait par sir RN il est blanc comme neige il ne risque plus rien ah ah
    pauvre de lui hi hi hi

  6. Nirlo y veut fait le ménage, commence par sa nièce.
    DRH avec seulement un BTS en comptabilité: rien à voir!! Aucun concours!!! son CV: nièce du maire!
    a li y vire pas??? A li lé bon???
    Allez fait un formation au moins en management, fait semblant ma fi! ou lé ridicule, l’habit fait pas le moine ma fi!

    • Bourricot Nirlo est un incompétent notoire, abimé par le jus de canne fermenté puis distillé qui ne connait pas ou se trouve le nord et le sud et qui de plus est un mal poli, qui ne respecte pas personne et s’adresse aux autres sans décliner le civilité de Monsieur ou Madame comme si certains ont gardé les cochons avec lui.

  7. Gros mensonge du Maire qui dit que Obeida , son bras droit pendant la campagne électorale . Tout le monde à St André connait les relations entre ces deux hommes.
    Pourquoi la mairie n’ a-t-il pas réagit suite à la pression exercé par un de ses employés sur la famille Adam.?
    Pourquoi son 1er adjoint qui est venu chez Adam n’a pas demandé au fonctionnaire communal de retourner immédiatement à son travail à la mairie?
    Sans l’accord de l’ensemble des héritiers, le notaire peut-il faire signer un compromis avec une héritière sous tutelle
    Le compromis non signé par tous les héritiers n’ a pas de valeur.
    La famille Adam qui a un bail pour une partie du terrain est prioritaire.
    Les administrés attendent les réponses

  8. Un journaliste qui dit « J’aime bien Huguette Bello ». On est en droit de se poser des questions quant à l’impartialité de ses analyses, de ses editos et articles, non? Parfois je me demande si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez. Si faire du journalisme ne vous intéresse plus et que seul alimenter la vindicte populaire vous plaît désormais. Rendez votre carte de presse et devenez influenceur. Il paraît que c’est un pseudo métier qui permet d’avoir beaucoup de followers.

    • Cherchez donc la définition de ce qu’est un « éditorial » en journalisme et après, seulement après, si tant est que vous avez la capacité, revenez étaler votre déontologie à 2 balles

  9. Je voudrais savoir où se cache l ancienne patronne de la Région assume ce que tu as fait aux agents pendant 10 ans . Si tu n as pas peur retourne travailler ?????????

    • Elle est sûrement en train de se dorer la pilule au soleil, dans l’une de leurs villas où l’un de leurs hôtels aux Seychelles avec son Didou en train de compter les millions qu’il a volé aux Reunionnais et aux Reunionnaises!

  10. Brigitte Bardot a dit: « des autochtones qui ont gardé́ leurs gènes de sauvages », « réminiscences de cannibalisme », « population dégénérée, encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches « .
    BB n’a pas été emprisonnée contrairement aux deux antivax et nous attendons toujours sa condamnation! C’est plus grave de dire « maquelle, rentre out case » que ce que BB a dit!
    Ratenon a raison d’empêcher la venue de la fondation Bardot!
    A méditer!

  11. Mr Yves Montrouge , découvriez-vous que la politique a toujours été une Valse en France ( Manuel Valls, Nicolas Sarkozy etc ) . Tout ceux là , viennent tous de la même école . Ne soyez pas irriter ou agacé de cette gestion du pass sanitaire en France

  12. qui ose appeler savate deux doigt patrone! non mais, vous avez vu la touche et lo figure !!!!!!!! ayo matelo c’est la malédiction qui arrive à grand pas wouêh

  13. mi travaye la region ben mi peu dire que cette té commande à nous, té fé le chef, té veut gere toute, té fé le vers, té voyages en 1ere classe toutes les semaines, té fait pay a elle formation à 100 000€ aux USA,frais de mission exagérés et surévalués, i vient pour li, car on dénonce tout avec documents à l’appui now

  14. Goyave i pousse aussi ici, …..mė on direy ke sak la France lė plus doux, surtout kan i fė ferme zot gueule kan bann zelus i trafik…mi pense kan CIVOM R tė existe…la vie lė pli gayar o soleil

  15. Goyave y pousse ici?alors Montrouge comment où expliqué la gestion d’un local commercial pour vélo location karouest bello maire ou ex ?a st paul on se pose la questions !enfin comment ou explique que bello la recrute 3goyave deor ???di a nous

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