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Une intersyndicale pour préserver la filière canne et sauver l’agriculture réunionnaise : une première à la Réunion ! (VIDÉOS)

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« L’heure est grave; Notre filière canne est plus que jamais en danger ». Partant de ce constat, les quatre syndicats agricoles de l’île (CGPER, FDSEA, JA et UPNA) ont décidé de s’unir en une intersyndicale et parler ainsi d’une même voix face aux usiniers, à l’Etat et à l’Europe. L’heure n’est plus à se chamailler, à se tirer dans les pattes ou encore à se crêper le chignon.

« Nous devons faire bloc non seulement pour négocier dans le cadre de la convention canne mais, de façon générale, pour sauver l’agriculture réunionnaise dont la canne reste incontestablement la colonne vertébrale ». Selon Jean-Michel Moutama, en raison du contexte, « il y avait nécessité absolue » de mettre en place cette structure. Ecoutez le président de la CGPER, il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Le représentant de la FDSEA n’a pu être présent mais les autres syndicats ne désespèrent pas de voir cette organisation rejoindre l’équipe afin de négocier d’une même voix la convention canne à venir. Il y va de l’avenir de l’agriculture réunionnaise et de la sauvegarde de la filière canne; Laquelle occupe près de 23 000 hectares de terres et qui joue un rôle pivot  de l’économie agricole.

Jeannick Atchapa, maire de Bras-Panon, a accueilli en lundi après-midi, avec beaucoup de satisfaction », dans sa commune, les quatre syndicats qui ont décidé de marcher main dans la main dans l’intérêt de l’agriculture réunionnaise.

Les syndicalistes présents ont signé un protocole. Cet après-midi, ils ont une réunion à la préfecture. A noter que cette intersyndicale est encouragée par la Chambre d’agriculture présidée par Frédéric Vienne; par la SAFER présidée par Thierry Henriette (également 1er adjoint au maire de Bras-Panon) et par la CPCS, représentée par son  président Pierre-Emmanuel Thonon.

Les syndicalistes présents espèrent « tout acter » avant la prochaine présidentielle. Rappelons que l’Etat signe un chèque de 28 millions d’euros chaque année en faveur de la filière canne-sucre mais que cette enveloppe est remise en cause actuellement par une étude de l’Etat. Malgré tout, les industriels estiment qu’il leur faut 15 millions d’euros supplémentaires. Les quatre syndicats souhaitent que les industriels mettent carte sur table et jouent la transparence totale concernant cette filière et tous les co-produits (mélasse…). Idem pour les rhumiers.

Les producteurs de cannes sont tous unanimes pour dire qu’ils ont « déjà un temps de retard » et qu’il faut se préparer au plus vite pour défendre la convention cannes car de cette production dépend l’aménagement du territoire (révision du SAR), les autres filières comme l’élevage, la fin de la Nouvelle Route du Littoral (plan andain). « Face à l’Etat, aux industriels et à l’Europe, nous n’avons plus le droit de nous disperser », disent-ils  d’une même voix. C’est déjà un bon début !

Yves Mont-Rouge

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Téléphone : 0692 85 39 64

2 Commentaires

  1. 28millions dépensés dans des tracteurs et des pick-ups de luxe… Il serait peut de bon ton d’arrêter une filliaire où la qualité est médiocre.

    Apprenez à vous réinventer plutôt que de pleurnicher pour avoir des subventions… arrêtez de regarder vos pieds, levez la tête.. et sortez vous les doigts du… et demandez vous ce que vous pouvez faire plutôt que d’attendre l’État providenciel

    Il paraît que la production d’ananas est insuffisante… C’est déjà une piste ca non?

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