Crise en Nouvelle-Calédonie : un huitième décès par balle confirmé ce samedi 8 juin

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Il s’agit d’un jeune de Païta, membre de la famille du grand chef, qui avait été blessé lundi dernier par un gendarme mobile.

La Nouvelle-Calédonie est toujours sous tension depuis le 13 mai malgréla visite d’E. MACRON.

Ce samedi 8 juin, on compte désormais 8 décès par balle depuis le début des manifestation. Cette information a été confirmée par le président du gouvernement, Louis Mapou, dans son allocution. Le procureur de la République, Yves Dupas, a précisé dans un communiqué que l’homme âgé de 26 ans, domicilié au col de la Pirogue, est décédé le vendredi 7 juin vers 22 heures, des suites d’une blessure à la tête causée par un projectile balistique le soir du 3 juin 2024.

La victime est un jeune de Païta, membre de la famille du grand chef. Il avait été blessé lundi dernier, en même temps qu’un autre jeune, aux alentours de 16 heures, près du barrage de Saint-Laurent.

Altercation entre gendarmes et civils

Une altercation s’est produite entre des gendarmes mobiles, qui n’étaient pas en service et remontaient vers Nouméa à bord d’un pick-up, selon les informations communiquées ce jour-là par le procureur de la République, Yves Dupas. Leur véhicule avait été délibérément percuté à l’arrière par un autre véhicule transportant des hommes armés, ce qui avait entraîné une riposte de deux gendarmes. Cette version est contestée par la CCAT de Païta, qui a affirmé qu’il s’agissait d’une provocation des forces de l’ordre.

Cependant, le procureur a réfuté cette allégation, assurant que cette version ne correspondait pas aux constats effectués sur place.

« Je tiens à rappeler que les gendarmes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, dépêchés sur les lieux ont prodigué des soins aux deux personnes blessées, à savoir un point compressif au niveau de la tête pour la première, et un garrot pour la seconde qui a été atteinte au bras « , indique le procureur de la République dans son communiqué du 8 juin.

Il détaille: « ce sont toujours les gendarmes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale qui ont transporté les deux victimes au centre hospitalier du Médipôle, en rencontrant d’ailleurs certaines difficultés pour franchir plusieurs barrages sur la route de Dumbéa et en étant en outre visés par la projection de pierres en leur direction. » le pronostic vital de l’homme blessé à la tête était engagé depuis son admission au centre hospitalier, le jour même.

Une autopsie a été ordonnée par le parquet

Selon les enquêtes en cours, il apparaît qu’un troisième homme, « potentiellement armé », se trouvait dans le pick-up et aurait pris la fuite après l’échange de coups de feu. « Les investigations se poursuivent », a assuré le procureur de la République.

« A ce stade, les investigations ont permis d’établir que le véhicule de location utilisé par les gendarmes mobiles porte un impact de balle au niveau de la portière conducteur« , commente Yves Dupas.  Pour lui, « la présence de traces de choc et de frottement sur la carrosserie du véhicule des gendarmes tend à confirmer la version des gendarmes sur la manœuvre  délibérée  du conducteur du pick-up  venant percuter leur véhicule  par l’arrière au niveau du pare-choc puis sur le côté latéral,  afin de les projeter dans le  fossé. »

2 Commentaires

  1. bon courage aux forces de l’ordre qui fait un métier avec des hauts risques, quand on voit encore, dans un département très avancé comme la Réunion voir des gens qui arrivent dire encore ici il y a canaque 5 couleurs messieurs, réfléchissez avant de dire des bêtises ..

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