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David Lorion : « la réforme du code du travail apparaît comme une décision imposée… »

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Pour le député (LR) de la 4ème circonscription, « nous allons vers des mouvements sociaux difficilement maîtrisables ». Voici son communiqué : « cette réforme du code du travail n’a pas fait l’objet d’une discussion parlementaire. Elle apparait comme une décision imposée au monde du travail par le gouvernement. Ce projet de loi de réforme du code du travail crée deux catégories de salariés très différentes en fonction de la taille des entreprises. Les salariés des entreprises de moins de 50 personnes devront accepter une négociation directe sans représentants syndicaux. D’autre part pour les entreprises de moins 20 salariés, elles doivent subir les référendums à l’initiative de l’employeur sur des sujets aussi importants que la rémunération de son temps de travail et son organisation. Le tissu économique réunionnais est essentiellement constitué à 98% par ce type d’entreprises. En cas de conflit entre employés et patrons, les salariés réunionnais ne pourront plus être défendus convenablement par les syndicats. Ils ne leur restera donc que la grève ou la rue ce qui n’est pas de nature à abaisser le climat social.

Le changement des indemnités de licenciement notamment le plafonnement des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif fixe des plafonds relativement bas pour les nouveaux salariés (3 mois de salaires pour 2 ans d’ancienneté jusqu’à 20 mois pour 30 ans d’ancienneté). Ces changements placent les nouveaux salariés en contrat à durée indéterminée dans une situation précaire. De plus les CDD et les contrats de chantiers qui étaient auparavant sous le régime de la loi passent désormais de la compétence des branches professionnelles.

Cette réforme du travail s’accompagne d’une diminution drastique des contrats aidés qui plonge le monde associatif et les collectivités dans des situations de fragilité et de tension financière. Ces changements auraient dû faire l’objet d’une négociation particulière lors des Assisses de L’outre-Mer afin d’aménager une transition et un nouveau type de contrat aidé absolument nécessaire dans la situation économique et sociale de La Réunion. Les 7 députés ont d’ailleurs demandé le maintien des 20 000 contrats aidés jusqu’au terme des Assisses de L’outre-Mer.

Les décisions brutales, l’absence de débat parlementaire et le désintérêt de la situation des départements d’Outre-Mer ne peuvent qu’aboutir à des mouvements sociaux difficilement maîtrisables. Certes des modifications du code du travail étaient nécessaires mais elles ne peuvent pas se faire au détriment des salariés des petites entreprises ».

 


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