De nouvelles restrictions pour la pêche de loisir en mer ?

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Après plusieurs mois de travail pour le sénateur haut-garonnais et ses collaborateurs, le rapport « Médevielle » a été rédigé. Composé de statistiques, témoignages et données en tout genre, il a pour but de faire un état des lieux de la pêche récréative en mer.

La pratique devrait désormais être plus encadrée, suite à l’étude de ce rapport. Il se justifie en affirmant que «  certaines espèces en métropole ont montré un réel déclin à l’image du bar en Méditerranée, des décisions contraignantes ont été prises. D’autres sont aujourd’hui nécessaires pour préserver le milieu et les espèces ».

Cette pratique récréative concernerait près de 3 millions de pêcheurs. Les pratiques sont variées : pêche au thon blanc en Méditerranée, pose de filets fixes sur l’estran des côtes de l’Atlantique, cueillette des couteaux sur les plages du Mont-Saint-Michel ou encore pêche au gros au large de Saint-Gilles-les-Bains.

Cette activité a des retombées économiques mais aussi environnementales. L’objectif de ce rapport et que la pratique s’inscrive dans une logique de développement durable, de protection des espèces et des milieux.

Quatorze pistes sont proposées dans l’optique de respecter des équilibres écologiques, de maintenir les ressources tout en préservant le côté social de la pratique. 

Vers une nouvelle réglementation

Pour le parlementaire, il faut connaître les usagers avant de proposer une réglementation et une régulation. Aujourd’hui, les pécheurs professionnels sont recensés, mais pas les amateurs. S’inspirant de la réglementation en eaux douces, le sénateur propose la mise en place d’une carte de pêche. La cotisation permettrait de financer des moyens de secours (SNSM).

L’objectif est aussi de distinguer les professionnels des amateurs afin qu’il n’y ait pas de concurrence déloyale. Les amateurs ne sont soumis à aucune déclaration. Le but serait de combler ce « fossé réglementaire ».

La pêche de loisir est destinée à une « consommation familiale« . Ce concept est flou, est certains en jouent. 

Le rapport prévoit donc « un encadrement plus précis des quantités prélevées par la pêche de loisir, qui soit compatible avec une consommation familiale ainsi que la systématisation des captures pour les espaces sensibles, préalablement au débarquement ». Cela a déjà était adopté pour la pêche du thon, bar et maquereau en métropole.

Les déclarations se feraient via un smartphone afin de simplifier la logistique. Cependant, le sénateur affirme qu’il sera difficile d’exercer, avec les moyens actuels de l’État, le contrôle qui garantira le respect des usages.

2 Commentaires

  1. Allez baiz encore nout figure. Nous lé sur un île ️ où y gainye pu trappe poisson . Après y dis mangé 5 fruit et légumes par jour. Ben a zot y paye dawar

  2. Déjà faudrais commencer par contrôlé les seigneur thonnies qui pêche et relâche les petit ainsi que les autres prises non intéressant (marlin et autres )
    Récits d’un anciens capitaine

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