Défense du DPM: à l’impossible, nul n’est tenu !

dans Courriers des lecteurs

La lutte pour la libération du Domaine Public Maritime avait commencé en 2001 avec le collectif des riverains et Alain BENARD, maire de St-Paul. Il y eu un blocage des actions avec signature dans la précipitation d’AOT en 2006, par le préfet de l’époque, valable jusqu’en 2008. Depuis cette date jusqu’en 2017, nous avons appris par le juge des référés qu’il n’y avait pas eu d’AOT et que les redevances n’étaient payées que partiellement.

Devant l’érosion et les agrandissements une fois encore des paillotes, avec le collectif de défense du DPM, en novembre 2017, nous avions entamé des actions en justice pour faire respecter les lois trop longtemps bafouées.

Grâce à vous tous et à tous les autres collectifs et associations, la mobilisation a permis, notamment, de faire retirer des conclusions de l’enquête publique, une zone CONSTRUCTIBLE sur toute cette partie de l’Ermitage (destinée au recul des paillotes), zone constructible prévue par la précédente municipalité dans le plan local d’urbanisme de 2012.

Le jugement en référé qui avait reconnu l’urgence à agir pour des raisons de SÉCURITÉ et d’ENVIRONNEMENT, et la position claire du Préfet sur l’application stricte des lois, ont apporté un regard nouveau sur la gestion du DPM.

Après plusieurs manœuvres des avocats des parties adverses, la décision du Tribunal Administratif a donné raison au préfet, et demandé dès sa notification, le départ des paillotes sous 8 jours avec remise en état de la plage (le nettoyage se fait encore actuellement après chaque houle).

Les exploitants des paillotes ont continué à braver le jugement en demandant une prolongation de délai, alors qu’ils étaient ouverts illégalement à compter du 30 juin 2018 et avaient eu tout le temps nécessaire pour prendre leurs dispositions, notamment concernant les employés.

Ce combat, vous l’avez constaté, m’a exposé à toutes sortes de pressions, d’insultes, d’intimidations et de menaces qui n’ont pas entamé ma détermination. Aujourd’hui, rien ne se fera plus comme avant sur le littoral. IL FAUDRA RESPECTER les lois.

Je m’adresse à vous aujourd’hui, tout d’abord pour vous remercier de votre soutien, mais aussi pour vous dire que j’ai pris la décision de passer la main à la tête de l’association Agir DDPME.

Je resterai présent sur ma page et interviendrai toujours si le besoin se fait sentir. Par respect et honnêteté envers vous, je ne dois pas vous cacher que je fais face depuis 5 ans, à des affections graves qui ont sérieusement dégradé mon état de santé.

Alors, inutile de vous dire que la politique est loin d’être mon souci, de même que je ne suis ni un raciste, ni un identitaire, et que je n’ai jamais eu dans cette affaire d’ambition personnelle.

Ces accusations ont été, et sont encore aujourd’hui proférées contre moi et contre l’immense majorité des Réunionnais qui nous soutiennent, de la manière la plus indigne et malhonnête par nos adversaires pour discréditer notre combat.

Ce combat, je l’ai mené de toutes mes forces, uniquement pour le respect de notre île magnifique qui doit être protégée contre les accapareurs sans scrupules. Nous avons le DEVOIR ABSOLU de protéger sa nature et sa biodiversité pour nos enfants et petits-enfants.

Le comble de l’indignité et, en quelque sorte, la goutte qui a fait débordé le vase, est la manipulation de ce journaliste du Quotidien qui depuis le début de notre action, au mépris de l’éthique et de la déontologie de sa profession, a pris fait et cause pour les paillotes sans jamais être recadré par sa rédaction.

Et c’est de la manière la plus infâme, que le 13 avril 2019, ceux qui se cachent derrière la page Facebook « Saint Gilles les Bains 974 », sous couvert soi-disant de « faire vivre leur petite station balnéaire » et sous l’anonymat, ont relayé cette odieuse manipulation, ils se reconnaîtront !

Leur réelle motivation a été mise au jour : la mise en œuvre d’un projet politique à l’opposé des principes et des valeurs défendus par les Réunionnais qui soutiennent notre combat pour la libération du DPM et, bien sûr, faire le jeu de ceux-là mêmes  qui occupent illégalement ce territoire exceptionnel et protégé.

Quelle tristesse de voir alors se mettre dans les pas de cette sombre clique, une meute de suiveurs Saint-Gillois haineux, sans scrupules et sans honneur, qui n’ont pour toute forme d’expression que l’injure, la calomnie et la diffamation.

Pourtant, nous l’avons prouvé, nous n’avons eu AUCUN ETAT D’ÂME. C’est nous qui avions alerté les autorités sur la situation de la rondavelle en question.

Nous n’avons eu de cesse que de dénoncer l’occupation illégale sur tout le littoral, y compris dans le Sud, sans aucun ménagement, ni pour la DEAL, ni pour les politiques de tous bords. Cet engagement total et sans concession explique peut-être la cabale dont nous sommes l’objet.

Notre crédo a toujours été, depuis le début, l’action et la fermeté, mais sans violence et dans le respect de chacun et des lois. Le travail sérieux que nous avons accompli ne souffre aucune contestation. La justice nous a donné raison.

Je tiens à rappeler que je n’étais pas à l’origine du rassemblement lors duquel Anthony KAYAMBO et Clément DUBARD, condamnés en première instance, s’en sont pris à la clôture ILLÉGALE du Cocobeach et à une partie de la terrasse de la Bobine, installée sans autorisation, ni permis de construire

A la justice e faire son travail, aux juges en leur âme et conscience.

Je le redis fermement, je n’ai jamais cautionné, ni le racisme, ni la haine, ni la violence, mais je suis profondément choqué en revanche par la sévérité de la peine.

Ces deux manifestants méritent-ils d’être emprisonnés pendant six mois pour avoir visé, d’une manière symbolique, mus par une colère légitime, sans s’en prendre aux personnes, des établissements exerçant depuis des années leur activité dans l’illégalité la plus totale ? avec même une demande de destruction de la part de la DEALde la terrasse de la Bobine et du mur de gabion du Cocobeach (sans effet).

Ce climat malsain, délétère, où les insultes, les menaces, la diffamation et le racisme, a pris le pas sur le débat démocratique, m’est devenu insupportable.

Je vous prie de continuer à soutenir, en suivant la page du collectif et celle de l’association, en réagissant avec votre cœur et votre sincérité, et en partageant autant que vous le pourrez sur les réseaux sociaux.

Je vous demande encore d’avoir la force et le courage de vous mobiliser lorsque les circonstances l’exigeront, en force et solidaires, pour veiller au respect et à l’application stricte des lois sur le DPM, patrimoine naturel de nos enfants.

Nul n’est indispensable, ni irremplaçable. Agir DDPME, armé du CDDPM, est forte du soutien de l’immense majorité des Réunionnais, est légitime. Notre bureau et nos membres poursuivent le travail. Je reste à leur côté.

erci encore à tous, à nos chers riverains, à notre avocat et ami, Maître Alain ANTOINE, à nos soutiens nombreux, collectifs, associations, et Réunionnais en Colère. Nous savons que nous pouvons compter sur vous.

Je reste avec un profond regret, celui de ne pas avoir pu mobiliser nos élus autour de cette cause juste et belle. Là aussi, je laisse ces politiciens face à leur conscience.

Je n’ai pas d’autre choix aujourd’hui que de faire une pause et de m’occuper un peu de ma famille et de ma santé.

Avec toute ma reconnaissance.

Docteur Karl BELLON

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