Démission du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

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Le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, prend acte, dans le respect de l’accord de Nouméa et des institutions calédoniennes, de la démission du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, dirigé depuis 2019 par Thierry Santa.

Sébastien Lecornu formule le vœu de voir un nouveau gouvernement formé dans les délais les plus courts et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, la lutte contre l’épidémie de la Covid-19 repose, depuis le printemps 2020, sur un partenariat étroit entre l’État et le gouvernement de la Nouvelle Calédonie. La quatorzaine sanitaire mise en place a permis de protéger complètement ce territoire et le Gouvernement français a tenu à ce que la campagne vaccinale puisse démarrer au plus tôt. A ce stade, 16 860 doses de vaccin ont été livrées par l’État en Nouvelle-Calédonie. La crise sanitaire n’étant pas terminée, l’État a besoin d’interlocuteurs légitimes pour poursuivre le combat contre le virus.

Par ailleurs, la quatorzaine et ses conséquences économiques engendrent des coûts importants pour les institutions calédoniennes. Un premier prêt de 240 millions d’euros (soit 28,6 milliards de francs Pacifique) a déjà été accordé et, conformément aux annonces du ministre des Outre-mer, des échanges techniques étaient en cours de finalisation sur un soutien nouveau aux finances du pays. Ces échanges doivent pouvoir se poursuivre dans l’intérêt de tous.

Enfin, les discussions sur le dossier de reprise de l’usine du Sud – et plus généralement de l’avenir du nickel sur le territoire – doivent continuer. L’État est disponible et engagé pour faire avancer ce dossier dans le respect du droit, de l’ordre public mais aussi des aspirations politiques exprimées par les forces calédoniennes. Les services compétents, placés auprès de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, continuent d’instruire ce dossier de reprise et de s’assurer de sa viabilité et de sa solidité. La défense des 3 000 emplois du site et la protection de l’environnement et des populations restent les principales préoccupations de l’État. Les discussions sur la place d’un actionnariat calédonien et le rôle de l’État comme garant de ce processus doivent se poursuivre.

Enfin, et plus particulièrement pour le ministère des Outre-mer, les discussions institutionnelles doivent reprendre au plus vite, notamment sur les implications et conséquences d’un “Oui” ou d’un “Non” à l’éventuel troisième référendum que le congrès de la Nouvelle-Calédonie pourra demander à partir du 4 avril prochain. Les deux mois qui nous séparent de cette date doivent être mis à profit en ce sens. Le ministre des Outre-mer adressera aux forces politiques calédoniennes tout prochainement un premier document de travail.

L’État, par la voix du Gouvernement de Jean Castex et sous l’autorité du Président de la République, partenaire et garant de l’accord de Nouméa, reste plus que jamais engagé dans la voie du dialogue politique, au service de la paix et au service des Calédoniennes et des Calédoniens.


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