Dengue à La Réunion : Les chiffres restent stables

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Le SDIS vient en renfort de la lutte anti-vectorielle de l’ARS

 

Du 7 au 20 février, 90 cas de dengue ont été signalés répartis dans 18 communes.
Depuis le début de l’année,
 3 hospitalisations pour dengue dont 2 pour forme sévère et 10 passages aux urgences ont été enregistrés.

 

Bien que les chiffres restent inférieurs à ceux des années précédentes sur la même période, la situation épidémiologique est suivie avec attention. En effet, les fortes pluies ont contribué à l’apparition de nombreux gîtes larvaires, susceptibles de favoriser le développement des moustiques et donc la transmission de la maladie.

En prévention d’une nouvelle vague épidémique, le service de la lutte anti-vectorielle de l’ARS reste fortement mobilisé. Depuis ce 1er mars, ses équipes sont renforcées par des sapeurs-pompiers du SDIS pour la réalisation d’interventions et de traitements dans les cours et les jardins des quartiers où la dengue circule.

Les Réunionnais sont encouragés à maintenir au quotidien les mesures de prévention pour éviter de contracter la maladie : supprimer tout ce qui peut contenir de l’eau chez soi, se protéger des moustiques (répulsif, moustiquaires) et consulter immédiatement un médecin dès les premiers symptômes.

Situation de la dengue au 2 mars 2022

(données Santé Publique France Réunion, ARS)

Sur la période concernée, les cas de dengue enregistrés se répartissent dans les communes suivantes :

–          Sud (57% des cas) : Petite Ile, Saint-Joseph, Saint-Louis, Saint-Pierre, Étang-Salé, Cilaos, Saint-Philippe, Entre deux

–          Ouest (26% des cas) : La Possession, Le Port, Saint-Leu, Saint-Paul, Trois-Bassins

–          Nord : Saint-Denis, Sainte-Marie

–          Est : Saint-Benoît, Saint-André, Sainte-Suzanne

Aucun foyer de dengue n’a été identifié sur les deux dernières semaines.

 

Le SDIS en renfort de la lutte anti-vectorielle de l’ARS

Pour faire face à un potentiel redémarrage épidémique, la préfecture et l’ARS La Réunion ont anticipé le renfort des équipes de la lutte anti-vectorielle.

Depuis le 1er mars 2022, 56 sapeurs-pompiers volontaires du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) sont mobilisés au quotidien pour la réalisation d’interventions et de traitements en porte à porte. Formés et équipés par l’ARS, ils sont engagés jusqu’à la fin juin.

Leurs missions, comme celles menées par les agents de l’ARS, consistent à :

  • informer et sensibiliser la population aux gestes de prévention ;
  • supprimer les gîtes larvaires (tout ce qui peut contenir de l’eau) dans les cours et les jardins avec l’habitant ;
  • réaliser des traitements insecticide de jour dans les zones les plus impactées afin d’éliminer les moustiques susceptibles de transmettre la dengue.

Depuis le passage en niveau 3 du dispositif ORSEC de lutte contre les arboviroses en mars 2018, le SDIS est engagé auprès des équipes de l’ARS dans la lutte contre la dengue.

Recommandations pour se protéger des piqûres de moustiques et de la dengue 

 

  • Se protéger, y compris durant les 7 jours suivants l’apparition des symptômes pour protéger son entourage (répulsif, moustiquaire…) ;

Continuer à se protéger, même si on a déjà été malade de la dengue antérieurement ; plusieurs sérotypes de la dengue peuvent circuler et une infection par un sérotype ne protège pas de l’atteinte par un autre sérotype.

  • Éliminer et vider l’eau stagnante des gîtes à moustiques :

tout ce qui peut contenir de l’eau chez soi et tout autour de son domicile…

  • Consulter un médecin dès les premiers symptômes fièvre, maux de tête, douleurs musculaires/articulaires, nausées, vomissements… et réaliser le prélèvement en laboratoire d’analyse médicale prescrit par votre médecin pour confirmation du diagnostic de la dengue.
  • Si vous êtes malade de la dengue :

–   continuez à vous protéger contre les piqûres de moustiques pour éviter de transmettre la maladie à votre entourage et surveillez votre état de santé, surtout entre le 4ème et le 8ème jour de la maladie.

–   consultez votre médecin traitant ou un service d’urgence en cas de dégradation de votre état de santé.

 

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