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Des ruches d’abeilles sur le site de la station d’épuration du Grand Prado

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L’inauguration des ruches d’abeilles du Grand Prado s’est déroulée sur site ce lundi 18 octobre 2021 en présence de Maurice Gironcel, Président de la Cinor, de Henri CLEMENT, Secrétaire général de l’UNAF et Mme Anne MEDINA, Responsable Outre-Mer de l’UNAF et de François PAYET, Président du Syndicat Apicole de La Réunion et de l’ensemble des partenaires dont RUNEO.

Ce temps fort a été accompagné de la signature de la charte « L’abeille, sentinelle de l’environnement », porteuse de sept engagements contribuant à la protection de l’espèce.

Cette inauguration est le résultat de l’action d!enrichissement de la biodiversité des jardins de restauration écologique du site, qui a débuté il y a moins d’un an avec l’installation de trois ruches d!abeilles et la plantation de deux nouvelles espèces endémiques “appréciées” des abeilles.
En effet, le 18 mai dernier, dans le cadre de la fête de la nature, notre collectivité a souhaité mettre en lumière une de ses 120 sous-actions de son Plan Climat, laquelle va concourir à la sauvegarde des espèces menacées par le réchauffement climatique.

A travers son Plan Climat Air Energie Territorial, et notamment son axe 5 « Préserver les milieux naturels et les ressources », la CINOR a pris ainsi l’engagement d’apporter sa pierre à l’édifice de la préservation de la biodiversité, aussi bien pour les espèces animales que végétales.

Lien étroit entre la préservation de notre biodiversité et la lutte pour le climat !

Compte tenu de la pression récurrente sur notre biodiversité, induite par les multiples activités humaines de notre société, cet engagement est d’autant plus important aujourd’hui.
On se souviens que pas plus tard que l’année dernière, les mesures de confinement imposées à travers le monde ont montré, du fait de la diminution de cette pression humaine, des conséquences inattendues sur la nature.

A La Réunion, comme à Venise par exemple, l’eau du lagon s’est éclaircie et les poissons ont pu d’avantage revenir y vivre.Mais cela n’a duré qu’un temps. « Il est dommage que nous ayons dû subir de tragiques circonstances épidémiologiques pour que l’opinion prenne d’avantage conscience du lien étroit qui existe en la préservation de notre biodiversité et la lutte pour le climat !

Car Selon certaines sources, il est estimé qu’un tiers des animaux et des plantes pourrait avoir disparu dans 50 ans, suite au réchauffement climatique », avance Maurice Gironcel, fondateur de la Marche Réunionnaise pour le Climat, très en vue sur cette thématique. D’ores et déjà, les observations portées sur la dernière décennie, amène le constat que 44 % des espèces avaient disparu de l’un de leurs milieux naturels.

S’agissant des abeilles, si elles existent sur notre planète depuis plus de 80 millions d’années, elles sont également menacées. Pourtant, leur action, connue pour être primordiale, pour la biodiversité,
est tout aussi essentielle pour l’activité humaine, comme pour notre agriculture ou notre alimentation.

Plus de 80% de l’environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent le rôle prépondérant d’insecte pollinisateur et et près de 40% de notre alimentation dépend exclusivement de leur action fécondatrice. Cependant, depuis 1995, près de 30% des colonies d’abeilles disparaissent chaque année en France, pour de multiples raisons comme l’utilisation abusive de pesticides ou les changements du climat.

Partenaire du programme « L’abeille, sentinelle de l’environnement »

Consciente de la mortalité croissante des abeilles et de la fragilité des écosystèmes qui en dépendent, la collectivité a souhaité s’engager dans une démarche écologique concrète, cohérent avec son projet politique. Afin de sensibiliser le grand public sur cette situation inquiétante et tenter de protéger aussi bien les abeilles que les apiculteurs qui en dépendent, la CINOR, accompagné du Syndicat Apicole de La Réunion et de Runeo, s’est lancée dans une démarche nationale de sauvegarde de ces espèces à travers le programme « L’abeille, sentinelle de l’environnement » dans le cadre d’une convention de partenariat signée avec l’UNAF pour une durée de 3 ans.

Il a été ainsi introduit ainsi à titre expérimental, des ruchers sur le site paysager de la Station de traitement des eaux résiduaires du Grand Prado, et complété ainsi le parcours pédagogique réalisé en 2013. Trois ruches sont déjà positionnées sur ce site industriel, afin de pouvoir faire évoluer ces insectes dans le jardin paysager de 5 ha.

 

Et à en croire les premières retours, l’expérience est positive. Si bien que la Cinor projette d’installer dans le futur d’autres ruches.

A travers le dispositif #Sauvonslesabeillesetlesagriculteurs et les questions soumises dernièrement à la Commission européenne, la Cinor suivra de près les questions liées à la transformation de l’agriculture européenne, de l’élimination progressive des pesticides de synthèse, de la restauration des habitats pour les pollinisateurs et de l’accompagnement des agriculteurs vers l’agroécologie.

La Cinor soutiendra L’UNAF dans cette série d’initiatives dont nous attendons les suites et dans l’organisation du congrès européen de l’apiculture quoi se déroulera en Octobre 2022 en terre française, à Quimper.

Le Président a tenu à remercier l’ensemble des acteurs et partenaires pour leur implication dans cette démarche de sauvegardes abeilles qui constitue bien un réel défi pour aujourd’hui et pour demain.

Les engagements de la charte « L’abeille, sentinelle de l’environnement »

  • Ne pas utiliser de produits toxiques et de pesticides dans nos espaces verts pour la sauvegarde des abeilles et des pollinisateurs sauvages
  • Veiller au développement de cultures sans OGM
  • Favoriser la plantation de plantes mellifères en semant des plantes vivaces mellifères ou pluri-annuelles et nectarifères
  • Encourager la connaissance de l’abeille et de l’apiculture
  • Développer l’information des agriculteurs sur le rôle pollinisateur de l’abeille et favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement
  • Promouvoir le rôle de l’abeille, comme sentinelle de l’environnement, actrice de la biodiversité
  • Aider à l’installation de nouvelles colonies et de nouveaux apiculteur

1 Commentaire

  1. Les abeilles chassées des Hauts pour quadriller la montagne de pillones et de câbles pour des horribles téléphériques. Tout ça pour aller faire du miel avec les fleurs nourries à l’eau chimique. Faut croire qu’il n’y a plus d’espace naturel sur le territoire de la Cinor. Bravo et merci encore une fois à la Cinor pour sa vision extra du développement de la région nord…

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