Edito d’Yves Mont-Rouge : Didier Robert et le Plan de relance… du dialogue avec les « dinosaures »

Quoi rajouter de plus après l’acte de barbarie dont a été victime à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, cet enseignant, pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves ? Mes pensées vont d’abord à ses parents, à ses proches qui sont les seuls à véritablement souffrir dans leur chair suite à la perte d’un être cher, d’un fils, d’un frère. Je condamne avec force ce crime abject. Je pense aussi, dans un second temps, à tous ces enseignants et à toutes ces enseignantes qui ne bénéficient pas toujours du respect et du soutien de leur hiérarchie dans l’exercice de leur fonction. Des professeurs souvent livrés à eux-mêmes. Ces mêmes enseignants qui, après un drame, sont montrés comme des héros tout comme l’ont été ou le sont toujours les personnels soignants durant la crise Covid alors que dans le même temps leurs conditions de travail, à ces enseignants et à ces infirmières et autres aides-soignantes, ne cessent de se dégrader parce que l’Etat tarde à mettre les moyens adéquats. Et quand ces derniers osent descendre dans la rue pour crier leur colère, pour dire qu’ils n’en peuvent plus de soigner dans de telles conditions, que le Plan Ségur devrait être revu et corrigé, ils se font « gazer » sans pitié par les forces de l’ordre qui agissent sur ordre de celles et ceux qui nous dirigent, les mêmes qui pleurent la mort de Samuel Paty et érigent nos personnels soignants en héros. Vous comprendrez mieux pourquoi je ne m’attarderai pas sur tous ces hommages aussi poignants et émouvants soient-ils dans leur mise en scène, sur les belles phrases du style « En France les lumières ne s’éteignent jamais… » et patati et patata ainsi que sur les « babla » politiciens, bien que cela fasse partie de notre tradition républicaine. L’émotion d’Emmanuel Macron à la Sorbonne tout comme les larmes des uns et des autres ou encore la surenchère sémantique dans les hommages rendus ici ou là ne ramèneront pas Samuel Paty à ses parents, à sa famille. Nous évoluons dans une société où l’hypocrisie tient malheureusement hélas une place de choix. Tout comme l’indécence, le voyeurisme et l’exploitation politique de tout événement dramatique.

Raison pour laquelle également, et vous l’avez peut-être remarqué, je ne me suis jamais étendu sur cette triste et douloureuse réalité que constitue la famine à Madagascar, près de chez nous donc, mais aussi dans d’autres pays du monde. J’essaye à mon humble niveau et en fonction de mes moyens d’apporter ma petite pierre à l’édifice. Je cotise à Médecins du Monde, je cotise à d’autres organisations humanitaires, je participe autant que faire se peut à des actions caritatives mais je me demande toujours si l’argent arrive vraiment à destination où s’il n’atterrisse pas plutôt sur les comptes en banque des dirigeants qui, de par leur politique inhumaine, dans un système de corruption avéré, plongent leurs pays dans le chaos. Pendant que La Réunion se mobilise pour venir en aide aux Malgaches frappés par la famine, à qui il ne reste plus que la peau sur les os, on peut voir via les réseaux sociaux que l’eau et le bon vin coulent à flot dans certaines réceptions données dans les instances dirigeantes du pays où les notables se goinfrent au risque de se péter la panse, des dirigeants gras comme des voleurs, qui pètent à la fois dans la graisse et dans la soie et qui comptent, outre des fortunes bien gardées dans des paradis fiscaux, plusieurs voitures de luxe blindées, sans oublier une tripotée de maîtresses choyées comme des princesses avec l’argent des contribuables… qui crèvent de faim.

L’union de la droite aux régionales passe aussi par le chéquier de la Région 

La politique est un éternel recommencement. Allez, on efface tout et on recommence. Embrassons-nous Folleville ? Didier Robert, Michel Fontaine, André Thien-Ah-Koon en adultes responsables et vaccinés n’ont jamais été fâchés mais disons qu’ils ne se parlaient plus beaucoup pour ne pas dire quasiment plus du tout depuis fin 2017, depuis l’élection de Cyrille Melchior à la présidence du Département contre Jean-Claude Lacouture, le candidat soutenu par Didier Robert, depuis l’éclatement de la plateforme de la droite. Ils se disaient bonjour au détour d’une conférence de presse au nom de l’union – du bout des lèvres et des bras – de la droite lors des échéances électorales (municipales et législatives partielles), mais sans plus. Les déclarations du président de Région lors de l’inauguration de la permanence électorale de Nathalie Bassire au Tampon, début 2018, étaient restées en travers de la gorge de certains ténors de la droite. Rappelez-vous des fameux « dinosaures » ou encore : « ne plus nourrir les traîtres ». Il y a eu aussi des stratégies électorales suicidaires pour la droite locale : soutien des candidats de droite contre des maires sortants de la même famille politique. Bref, on a vu le résultat. Plus d’une fois, les maires du Sud et non des moindres, sont montés au créneau pour dénoncer le manque de subventions de la Région quant à leurs projets dont certains faisaient d’ailleurs partie du programme régional communément défendu en 2015 dans le cadre de la plateforme et des fameux « 7 piliers ». Mais comme le dit si bien le proverbe, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas… ».

Profitant du Plan de relance mis en place par le gouvernement en raison de la crise sanitaire qui a plongé le pays dans le marasme économique et social – les entreprises tout comme les collectivités tirent la langue – le président de Région, qui sera candidat à sa succession, a décidé d’entamer une tournée des popotes, de rétablir les liens avec les majorités municipales, estimant comme l’a si bien dit Nathalie Bassire « qu’il y a le temps de l’élection et le temps de l’action ».

Autrement dit, après avoir obtenu un peu d’argent du gouvernement – merci Covid – le président de Région a décidé d’aller faire son marché dans le Sud de l’île. Didier Robert sera donc ce matin au Tampon à 9h30 pour signer une convention avec le maire André Thien-Ah-Koon, celui qui a été son père spirituel et qui l’a propulsé sur le devant de la scène politique en 2006. Didier Robert ira au Tampon ce matin, avec dans sa sacoche, non pas un bouquet de fleurs ou une boîte de chocolat, mais avec un joli petit chèque d’une cinquantaine de millions d’euros pour permettre à Tak de développer davantage sa commune. Ça fait toujours du bien à la veille des régionales et des départementales dont tout laisse à penser qu’elles ne se dérouleront pas en mars prochain comme prévu initialement mais bien après, état d’urgence sanitaire (prolongé jusqu’au 16 février prochain) oblige.

Après le Tampon, le président de Région se rendra chez un autre « dinosaure » voisin, Michel Fontaine, dans le même état d’esprits, celui de l’apaisement et de la réconciliation. Au programme : signature d’une convention pour la réfection de la mairie du centre-ville de Saint-Pierre qui, soit dit en passant, a bien besoin d’un lifting, et financement de plusieurs autres opérations relatives notamment aux axes routiers et donc à la problématique du déplacement, un peu comme au Tampon. Des crédits qui seront accordés par la Région dans le cadre du Plan de relance. Plan de relance économique qui va de pair tout compte fait avec le plan de relance de la campagne électorale, plan de relance du dialogue, plan de relance de la réconciliation. Un Plan donnant-donnant ? Didier Robert y voit sûrement un intérêt politique. Mais André Thien-Ah-Koon et Michel Fontaine y voient surtout un intérêt financier pour leur commune respective. Reste à savoir si ces conventions suffiront-elles à ramener « dans la même chambre » ceux qui se trouvaient jusqu’ici dans la même maison, sans se parler ? Rien n’est moins sûr ! Reste à savoir également si Nathalie Bassire au Tampon et Jean-Gaël Anda à Saint-Pierre pourront eux aussi, à l’instar de Didier Robert, André Thien-Ah-Koon et Michel Fontaine, « mettre de côté leurs différends politiques » (pour reprendre les mots de Mme Bassire) en ne regardant que « l’intérêt collectif » et celui de l’union de la droite et du centre dans la perspective des prochaines régionales et départementales ! En tout cas, personne ne pourra jeter la pierre à Didier Robert qui reste dans son rôle de président de Région en « dispatchant » les crédits publics dans le cadre du développement économique et de l’aménagement des territoires. Mais s’il est vrai que ces derniers temps, il avait plutôt tendance à visiter la Possession, Saint-Benoit, Saint-Philippe et Saint-Joseph, il se dit que le temps est maintenant venu de passer dire un petit bonjour à Thien-Ah-Koon et à Fontaine (deux poids lourds du centre et de la droite) au Tampon et à Saint-Pierre en mettant le cap plein Sud. A ce rythme déjà bien lancé, le président de Région finira sans doute par s’arrêter un jour à Petite-Ile chez Serge Hoareau, le président de l’Association des maires qui tient tant à son lycée hôtelier (qui n’a toujours pas vu le jour à l’Etang-Salé). Il ne faut jamais désespérer en politique, surtout à la veille des échéances électorales importantes !

Olivier Hoarau, le maire du Port, a-t-il déjà cassé la dynamique de la gauche ?

Alors que la droite tente de recoller les morceaux après la fracture de la plateforme fin 2017, la gauche, comme nous l’écrivions depuis plus d’un mois déjà, se dirige tout droit vers la division après le clash survenu entre Olivier Hoarau, maire du Port et Huguette Bello, maire de Saint-Paul. Les deux réunions des différents partis de gauche qui se sont déroulés à Saint-André les 12 et 19 octobre derniers, n’ont abouti à rien de concret. Après la sortie fracassante d’Olivier Hoarau dans le Quotidien, il y a trois semaines, Huguette Bello a eu beau déclarer « qu’il n’y avait aucune guerre entre elle et son poulain » et « qu’il n’y avait pas non plus de fracture au sein de PLR », mais l’évolution de la situation démontre tout le contraire. Le maire du Port « lé pu là ek » Huguette Bello, son mentor. Prônant l’union mais tout en n’écoutant que son égo, il n’a pas hésité à se positionner depuis plusieurs semaines déjà en tant que tête de liste, sans même demander l’avis des autres responsables des partis de gauche tels que le PS, le PCR, les Verts, le Progrès et La France Insoumise. Jean-Hugues Ratenon et d’autres élus ont essayé de mettre tout ce petit monde autour d’une table pour bosser d’abord sur un projet avant de causer de la tête de liste, mais rien à faire.

Pour Olivier Hoarau, mu par son ambition personnelle, et qui se considère aujourd’hui comme un grand garçon en politique (qui n’a plus besoin de tenir la main de maman), tout est déjà décidé. Il conduira sa liste. Raison pour laquelle, il s’est mis en réserve de PLR (Pour La Réunion) et a pris ses distances avec Le Rassemblement, groupe politique de l’opposition mené par Huguette Bello et Gilbert Annette à la Région. A vrai dire, c’est l’idée qu’il s’était mise en tête (et non dans son doigt d’pied) depuis bien longtemps. Et alors même qu’Huguette Bello battait la campagne des municipales entre mars et juin derniers à Saint-Paul, lui – qui a été élu dès le premier tour des municipales – battait la campagne des régionales en allant soutenir Joé Bédier à Saint-André, Gérald Maillot à Sainte-Marie, Alexandre Laï Kane Cheong (Alec) à Sainte-Suzanne, Jacques Técher à Cilaos… A Bras-Panon, il ne s’était pas déplacé sur le terrain pour soutenir Jean-Hugues Ratenon. Ni à Saint-Benoit pour donner un coup de main à Patrice Selly. Il s’était contenté d’un soutien verbal. Tout laisse à penser aujourd’hui que la gauche n’ira pas unie aux prochaines régionales et départementales. A ce stade de la discussion entre les différents partis de gauche appelés encore « les forces de progrès », tous les indicateurs sont dans le rouge. Qui portera la responsabilité de la division ? En dépit des accords de façade pour « faire joli », les Réunionnais qui s’intéressent un tantinet à la politique ne sont pas dupes : ils ont bien compris que le lien s’est réellement brisé entre Huguette Bello et Olivier Hoarau. Nul doute que la sortie médiatique du second, qui n’est pas encore quinquagénaire, a dû sonner comme un véritable affront, une insolence certaine envers la première, déjà septuagénaire. En l’état actuel des choses, on pourrait donc dire que l’initiative du député Ratenon d’unifier la gauche locale a manifestement « foiré ».

Entre la droite qui tente de se reconstruire tant bien que mal – Didier Robert n’hésitant pas à sortir le chéquier de la Région – et la gauche qui a quasiment déjà explosé avec la candidature non concertée d’Olivier Hoarau, il y aura de la place à prendre. C’est bien l’intention de Karine Nabénesa, la très active conseillère régionale de l’opposition, qui vient d’être nommée déléguée départementale de « Territoires de Progrès », parti politique tout récent, créé en février dernier par le ministre Jean-Yves Le Drian et qui compte en son sein pas moins de six autres ministres, lesquels avaient rejoint dès 2017, Emmanuel Macron. « Territoires de Progrès » se positionne comme l’aile gauche du gouvernement avec une sensibilité « sociale-démocrate ». Localement, Karine Nabénesa est entourée de trois autres élues : Firoze Gador (ex PCR, conseillère municipale de l’opposition), Marie-Lyne Soubadou (adjointe au maire de Sainte-Marie et vice-présidente du Département) et Karel Magamootoo (adjointe de secteur de l’équipe majoritaire à la mairie de Saint-Denis, proche de Nassimah Dindar)

Titularisations supprimées à Saint-Louis : encore un revers pour Juliana M’Doihoma !

Un petit tour à Saint-Louis pour rendre visite à la nouvelle maire Juliana M’Doihoma dont le début de mandat n’est vraiment pas de tout repos. Ce mercredi encore, une nouvelle fois, elle s’est pris une claque avec le Tribunal Administratif qui lui ordonne de réintégrer pas moins de 7 agents communaux dont le contrat de titularisation (stagiaire) avait été supprimé, avec remboursement de 1000 € à chacun d’eux. Lors de l’examen de ces dossiers, la mairie de Saint-Louis n’a été ni présente, ni représentée. Il semble que la maire a déjà « remercié » l’avocat réunionnais qui avait officié jusqu’à présent et qu’elle serait à la recherche de juristes parisiens. Le syndrome de la goyave de France ? A la lumière des premiers jugements du T.A, on peut penser que la grande majorité des agents devrait connaître le même sort au niveau du TA. Ce qui veut dire qu’à chaque fois, la mairie va devoir débourser 1000 € par agent. Il serait plus judicieux et plus juste aussi d’arrêter ce « massacre » des finances communales. Lesquelles finances ne sont pas aussi catastrophiques que voudrait faire croire la nouvelle maire. En tout cas, pas plus catastrophiques qu’elles ne l’étaient avant son arrivée à la mairie en juin dernier. Son prédécesseur, le Dr Patrick Malet et son équipe, à laquelle faisait d’ailleurs partie Juliana M’Doihoma avant d’être éjectée en 2019, avaient déjà fait un gros travail pour sortir les finances communales du rouge. On comprend mieux pourquoi madame la maire ne communique pas plus sur l’audit financier qu’elle a commandé. Pas de surprise particulière sur la situation financière. Quant à l’audit Ressources Humaines, il ne se limite qu’à l’audition des chefs de services à qui il est demandé comment fonctionne le service en question. Ni plus, ni moins. Les employés communaux, ceux notamment qui ont été placardisés, auraient bien aimé profiter de cette occasion pour dire ce qu’ils ont vraiment sur le cœur mais ils ne se font guère d’illusion. Tout cet argent des contribuables qui va servir à payer des cabinets d’audit pour pas grand-chose au final. Les syndicats CFDT et SAFPTR qui sont aux côtés des agents dont la titularisation a été supprimée ne cessent de demander audience, via la DGS, à la maire afin de renouer le dialogue, mais du côté de Juliana M’Doihoma, c’est « z’oreilles cochon dan’ marmite pois » !.

A Saint-Louis toujours, une grande braderie commerciale devrait démarrer à partir du samedi 7 novembre prochain. En pleine période Covid et à l’heure où pour l’Etat, le maître-mot est « restrictions » à tous les étages. Bizarre ! L’Etat qui verbalise les responsables des cérémonies religieuses tamoules à Saint-Louis, qui demandent aux responsables catholiques de mieux organiser les communions en prenant toutes les mesures nécessaires mais qui donne son feu vert pour l’organisation d’une braderie commerciale dans la ville. De plus, pour toute manifestation sur la voie publique, depuis les attentats de Nice, un dossier de sécurité doit être transmis au contrôle de légalité 40 jours avant la manifestation. Ce qui n’a pas été le cas concernant cette braderie. Mme la maire a sans doute ses entrées à la sous-préfecture de Saint-Pierre !

Gestion du COVID-19 : « du grand n’importe quoi ! »

Je ne vais pas revenir sur les mesures annoncées hier soir par le Premier ministre Jean Castex, sur le couvre-feu étendu à 38 autres départements et au territoire de la Polynésie, soit plus de 46 millions de personnes mises sous cloche… A l’échelle locale, les maires de l’île le disent tous quasi unanimement : « nous avons un bon préfet et ses nuits ne doivent pas être faciles » par les temps qui courent. Mais il n’empêche, ils ne comprennent pas bien certaines décisions de l’Etat. Lequel interdit le Tour de l’île Auto et Cycliste mais donne feu vert aux ligues, celle de football notamment pour une reprise du championnat. Sauf que les stades ne relèvent pas de la compétence de l’Etat mais de celle des collectivités, des communes. Quand il s’agit de l’espace public comme les routes, l’Etat interdit pour ne pas avoir à gérer mais, en revanche, pour d’autres compétitions, il passe la « patate chaude » aux maires. Si l’Etat interdit tout rassemblement de 30 personnes sur l’espace public, s’il interdit plus de 30 personnes à un mariage, on voit mal un maire autoriser l’organisation d’un match de foot avec plus de 500 personnes dans les gradins. Difficile de faire la police également en ces temps de vacances sur les plages ou autres espaces publics communaux. « La semaine dernière, il y avait au moins 200 personnes à un enterrement tamoul. Vous me voyez interdire les personnes de rentrer dans le cimetière pour rendre un dernier hommage au disparu ? » s’interroge un maire.

D’après ce qui se dit, l’Etat est courageux mais pas téméraire. Aux maires de se débrouiller. D’après nos informations, l’Etat avait donné le feu vert à l’organisation du Sakifo qui attire près de 2 000 personnes alors que dans le même temps, il demande d’interdire tout rassemblement de plus de 30 personnes. On a tous bien compris que, vu depuis l’Elysée ou Matignon, le virus serait plus dangereux la nuit (d’où le couvre-feu) que le jour (où toutes les activités à commencer par celles professionnelles sont autorisées). « C’’est du grand n’importe quoi », résume un maire.

Pareil pour le confinement. Bizarrement, il s’arrête quand le virus devient plus impactant. A entendre les maires, il n’est pas du tout évident de faire appliquer sur le terrain toutes les mesures annoncées par l’Etat.

PEC : les plus de 26 ans exclus du dispositif

L’arrêté est déjà sorti. Les contrats PEC (Parcours emploi compétence) ne seront dorénavant réservés qu’aux moins de 26 ans. Les maires de l’île s’arrachent déjà les cheveux, eux qui jusqu’ici embauchaient des chômeurs beaucoup plus âgés pour assurer les services dans les cantines ou encore pour la surveillance des enfants dans les écoles primaires. Pour essayer de régler les problèmes dans les banlieues en métropole, l’Etat a étendu ce dispositif aux régions ultramarines où le profil du chômeur n’a rien de comparable entre l’hexagone et les Outre-mers. L’Association des maires de la Réunion présidée par Serge Hoareau ne devrait pas tarder à monter au créneau afin d’attirer l’attention du préfet sur ce dossier. Les communes risquent de manquer de main d’œuvre dans les écoles et autres équipements qui relèvent de leur compétence. « Nous allons être confrontés à une situation où les parents chômeurs, des pères et mères de familles de plus de 40 ans, vont se retrouver avec un RSA à 450 € alors que leurs enfants qui ne sont pas prêts du tout à exercer certaines fonctions dans les collectivités seront rémunérés plus de 1000 € mensuels via un PEC consacré aux moins de 26 ans », explique un maire. On se demande qui a bien pu prendre une telle décision ? Réponse : des technocrates parisiens qui n’ont jamais connu la misère !

Pour finir, je voudrais réparer une injustice commise dans l’édito de la semaine dernière. J’avais parlé des « embauches pistons » et avais cité, parmi quelques exemples, Angélina Pâtissier, en écrivant qu’elle était de la famille de Mme Bello à Saint-Paul. J’avais aussi cité, toujours à la mairie de Saint-Paul, Tatiana Cuvelier, fille de la 8ème adjointe Marie Mouniama-Cuvelier. Toutes les deux m’ont appelé et je les en remercie. La première pour me dire qu’elle était fonctionnaire de la Fonction publique territoriale depuis plusieurs décennies déjà, bien avant que Mme Bello (avec qui elle n’a aucun lien de parenté) n’accède à la fonction de maire. Idem pour Tatiana Cuvelier, qui travaillait à la mairie de Saint-Paul depuis plusieurs années avant d’être « virée » par Joseph Sinimalé en 2014 (elle est partie à la mairie Port), puis a effectué un retour aux sources depuis l’élection de Mme Bello en juillet dernier. « Et je suis fière d’être la fille de ma mère », précise-t-elle en parlant de Marie Mouniama-Cuvelier. Raison pour laquelle, dans l’édito de vendredi dernier, j’avais bien pris soin de souligner que ces embauches ne me gênaient outre mesure, que tout le monde avait le droit de travailler et que ce n’est pas parce qu’on est fils ou fille d’élus qu’on devrait aller systématiquement pointer à Pôle Emploi. Tout est avant tout une question de compétence. Voilà c’est redit !

Y.M.

([email protected])

 

 

 

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ClaudeH
Invité
ClaudeH

Merci pour cette analyse Mr Montrouge mais nous attendons avec impatience l’expertise experte de l’expert de la politique 0.2 !

mimi
Invité
mimi

mr le Président de région promet beaucoup de chose mais rien ne se fait vraiment. ou est passé l argent qui a été promis aux lycéens ces 120euros pour aider lors de la crise covid.on attend toujours. moi je me pose la question qui en À profité vraiment? pas les lycéens en tout cas. ses gros zozos profitent bien de cette crise pour se remplir leurs poches encore une fois.

RADAR
Invité
RADAR

Il promet emploi, chèque cadeaux, masques, contrats mais il vous jette comme une poubelle après s’être servi de vous. Preuves Nena !

mimi
Invité
mimi

mr le Président de région promet beaucoup de chose mais rien ne se fait vraiment. ou est passé l argent qui a été promis aux lycéens ces 120euros pour aider lors de la crise covid.on attend toujours. moi je me pose la question qui en À profité vraiment? pas les lycéens en tout cas. ses gros zozos profitent bien de cette crise pour se remplir leurs poches encore une fois.

Tye
Invité
Tye

Vive nassimah…

mimi
Invité
mimi

mr le Président de région promet beaucoup de chose mais rien ne se fait vraiment. ou est passé l argent qui a été promis aux lycéens ces 120euros pour aider lors de la crise covid.on attend toujours. moi je me pose la question qui en À profité vraiment? pas les lycéens en tout cas. ses gros zozos profitent bien de cette crise pour se remplir leurs poches encore une fois.

nasser
Invité
nasser

OLIVIER HOARAU Y RODE UN PETIT PLACE BORDAGE À LA RÉGION ??
Monsieur MONTROUGE allez voir à la Mairie du PORT ou va voir comment et qui y gère la ville. La pression lè FORT pou li son band salon y jure de toute les noms …. li veut se SAUVER LE PAUVRE .
derrière son jolie visage nèna zaffair mounoir

Julie
Invité
Julie

Nassimah veut la place de Didier Robert… Trop fort

Soraya
Invité
Soraya

Saint André avec Laurent Virapoullé !

Lave ta culotte
Invité
Lave ta culotte

Trop de nullard à St André. Il faut un balayage. Ni vira ni Bédier ni fruteau non aux gratteur le cul t non aux voleur non a la royauté….

yoo
Invité
yoo

tout ses connards dehors !!

Douala
Invité
Douala

Monsieur Roberte cherche un moyen pour préserver sa place dans son fauteuil en OR avec chauffeur ( qui s’est sauvé en France) , frais de missions, voyages en 1ere classe pour lui et sa clique, maison de fonction, et divers avantages en nature dont plusieurs salaires dans les SPL ( cf musée régionaux, Maraina…, Sematra…). Sauf qu’heureusement proche des maires de droite, droit dans leurs bottes, ceux ci ne céderont certainement pas au chéquier que tous les maires de la reunion ont droit. Alors faites votre tournée avec votre photographe, immortalisez ces dernières photos car votre fin est plus que… Lire la suite »

Mardaye
Invité
Mardaye

Juliana M’doihoma est la seule Maire de la reunion à avoir pratiqué cette chasse aux sorcières auprès des familles saint louisiennes: preuve de sa mentalité ! Bon dié la mette à où la madame mais li pé retire ou aussi vite par d’autres moyens- quand ou embauche un directrice cabinet qui vient du Tampon, qui sorte la region auprès de out camarade robert Didier, c’est que aucun moune té vé être à côté d’où peut être en tant que dircab. Tous sa saint louisiens la té pas diplomé pou mette do moun’ Tampon à ce poste madame????????????????????????????? Respectez ces familles… Lire la suite »

Ti jean
Invité
Ti jean

Sainte-suzanne a la Sedelec Dejean directeur cabinet y sorte Saint Louis. Ti Gilles Leperlier de la mairie a la cinor.Deboivillers DGS y sorte Tampon, la liste lé trop long

Tiphaine
Invité
Tiphaine

Juliana combien vous payez votre directrice de cabinet et quelles sont ses avantages? Le cœur mi mette dessus lé bon ! Ah ah ah ha ha ha- Rende à moins mon l’emploi té

Lave ton string
Invité
Lave ton string

Juliana c’est une voleuse. Tire mangé dans la bouche des pauvres. Elle est sans coeur. le peuple va trancher au prochain mandat

Gérard
Invité
Gérard

Juliana c’est une sorcière grand dent comme nassimah dindar, elle appris cela avec nassimah

La vérité si je mens
Invité
La vérité si je mens

Didier Robert : “Il faut arrêter de nourrir les traîtres” . Propos tenus par Didier Robert et relayés sur facebook jeudi soir, 11 janvier 2018

Michel Fontaine, maire de Saint-Pierre .” Sa vie politique a toujours été une vie politique de trahison “, tacle Didier Robert.

Dans l’entourage du maire de Saint-Pierre, source dans un éditorial paraissant les vendredis :« nou lé fatigué rale charrette pou les autres qui ensuite, une fois élu, nous foutent un coup de pied aux fesses »

MACATIA.
Invité
MACATIA.

Tout sauf ce Didier Robert, nous ne voulons pas que nos arrières, arrières, arrières, petits enfants continuent à payer les dettes de la Région réalisées par cet incompétent de la pyramide inversée.

Amandine
Invité
Amandine

Il y aura une présidente à la region- il est un homme isolé et détesté malgré les chèques du pognon de l’ETAT!

Yuet
Invité
Yuet

Vive nassimah vive Didier deux voleur

Chromos
Invité
Chromos

contrairement aux autres maires confrontés à la meme situation qu’elle ou au juge du TA, JMD n’a meme pas pris la peine d’étudier, de connaître les situations des personnes dont elle a annulé les contrats, pas de sentiments! cette archarnement dont elle fait preuve ( traverser la mer pour aller chercher la crème des avocats, véridique!) témoigne de la haine qu’elle a pour ses propres employés. elle qui n’hésite pas a les descendre sur les réseaux sociaux ( méthode que ne renierai pas Trump) au lieu de les rassembler. Qu’elle le veuille ou pas, ses employés c’est sa nouvelle famille,… Lire la suite »

Sully
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Sully

Méthode qui lui coûtera chère, un mandat et elle va chaper

cvx
Invité
cvx

Cher YM, vous êtes mal renseigné ou vous préférez ne pas dire tout…vous devez poser une question : depuis des mois, “on” met le ladi lafé entre HB et OH, Bello son zyeux lé bouché mais Hoarau la décodé le zafair…à qui profite le crime ?

Zan è Mar’
Invité
Zan è Mar’

La coupe crocodiles Madagascar pour que les 2 i bataillent, la coupe bonpé zébus mais le pb c’est que ça i dévire …. mouahhhhhhhhhhhggaaaaaaaahhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaqq

jfhaujourd’hui
Invité
jfhaujourd’hui

LE thiller pays et continuez ! le Molière !! philosopher malheureusement 60% DUPEUPLE NE Comprendras PAS et les érudits s’interrogent de l’échelle de valeur sur cette ile

Juliana
Invité
Juliana

Vive nassimah dindar qui a trouvé la paix dans les bras de Didier Robert.

Citoyen abusé
Invité
Citoyen abusé

Encore de la pub pour les gros appareils.
Pourquoi toujours les mêmes noms dans vos éditos?
Affaire personnelle derrière l’inspiration de vos plumes?