Crédit Photo H Nugent
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Du champ bio… à l’assiette de nos marmailles

7 min de lecture

Ce jeudi matin, c’est dans les hauteurs de Saint Paul que se sont retrouvés plusieurs acteurs
du développement de la filière bio : Cyrille Melchior, Président du Département, Bruno
Robert, Vice-Président de la Chambre d’agriculture, Hermann Hosteing, Président du Groupe
Agriculture Biologique (GAB) et Pascal Dijoux, Président de l’UPROBIO.
Accueillis au Domaine des Caféiers par M. et Mme Sliti sur leur exploitation, les partenaires
ont commencé la matinée par une dégustation de café bourbon pointu : un des produits
d’excellence de notre île, l’exemple même d’un produit agricole à haute valeur ajoutée.
Ils ont ensuite été rejoints par un groupe d’élèves et d’enseignants du Collège Titan du Port,
qui profite régulièrement des produits locaux et bio de l’exploitation de M. et Mme Sliti.
Le développement de la diversification agricole et de la filière bio : une action
en marche grâce à l’action concertée des acteurs
La matinée s’est poursuivie par la visite de l’exploitation au milieu des fruits, des légumes ou
encore des plantes aromatiques.
Cyrille Melchior a rappelé le rôle du Département dans le développement des filières de
diversification locales, en particulier celui de la filière d’agriculture biologique. « L’enjeu est
celui du bien-manger, en offrant à la population réunionnaise, et notamment à notre jeunesse,
des produits de qualité. » Avec une production locale en fruits et légumes qui couvrent 75 %
de besoins, La Réunion est déjà un territoire exemplaire.
Mais il faut aller plus loin, par exemple en aidant les filières à lutter contre les importations.
C’est ainsi que le Conseil départemental a mis en place une aide pour 11 produits locaux qui
souffrent particulièrement des importations tels que l’ail, l’oignon, la carotte, la pomme de
terre…
Concernant la filière bio, conscient du besoin d’accompagnement aussi bien technique que
financier, le Département a mis en place plusieurs dispositifs : financement du Groupement
d’Agriculture Biologique, aide à la certification bio ou encore aides FEADER de conversion ou
de maintien en bio… « La dynamique est encourageante puisque le nombre d’exploitations en
agriculture biologique a plus que triplé à La Réunion en 7 ans passant de 107 en 2011 à 306 en
2018.».
Bruno Robert, vice-Président de la Chambre d’agriculture, confirme que cette dynamique avec
« un taux de progression dessurfaces en agriculture biologique de 25% localement contre 17%

en moyenne dans l’hexagone entre 2017 et 2018 » et « la moitié des demandes d’installation
2018 en projets bio ».
Développer le bio au sein de la restauration scolaire : un défi réussi pour le
Collège Titan
C’est au Collège Titan que s’est poursuivie la matinée, où sont également venus le Rectorat et
le Maire du Port, Olivier Hoarau. Il s’y tenait des ateliers proposés par le Groupement
d’Agriculture Biologique et l’UPROBIO. Ces stands, tout comme la visite de l’exploitation, ont
pour objectif de mieux faire comprendre aux élèvesl’importance du « bien-manger » et d’une
agriculture saine.
A la cantine du Collège, les intervenants, les collégiens et les partenaires ont pu apprécier le
résultat de ce travail. Le chef Jean-Raymond Camlindia a proposé un menu composé de
crudités, de gratin chouchou-citrouille, d’œufs, de tofu…. Le tout bio et local !
Si la loi EGAlim (États Généraux de l’Alimentation) prévoit que les restaurants collectifs
s’approvisionnent à hauteur de 50% de produits durables et de qualité au 1er
janvier 2022, dont 20 % de produits biologiques, le Département avait déjà fixé des objectifs
localement et mis en place des actions, tant au niveau agricole qu’au niveau de la restauration
scolaire. Il s’agira de les renforcer et proposer au plus vite des produits de qualité aux
collégiens, et issu de l’agriculture biologique autant que possible. Aujourd’hui les chiffressont
encourageant avec, en 2018, près de 50 % des dépenses qui vont en faveur des produits
issus de la production locale, dont 28 % de denrées strictement locales.
Le Département a de plus renouvelé son engagement pour une meilleure valorisation des
produits locaux en restauration scolaire, en signant, le 5 avril 2019, la Charte pour une
restauration collective publique responsable à La Réunion, aux côtés des partenaires
(Préfecture, Région, Chambre d’Agriculture, Interprofessions, etc.).
En faisant le lien entre le champ et l’assiette, le Président du Département a expliqué que
« l’enjeu n’est pas seulement de bien manger et de soutenir l’économie réunionnaise. Le
véritable enjeu, c’est celui de la préservation de notre belle planète dont l’équilibre est
aujourd’hui menacé. Consommer sain, consommer local, c’est, d’une certaine manière,
contribuer à la sauvegarde de notre humanité et à construire un avenir plus serein pour nous
tous ! ». Un message largement partagé par toute l’assemblée présente.


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