Elevage péi: l’UFC Que Choisir Océan indien tire la sonnette d’alarme

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Dans un communiqué, L’UFC Que choisir océan indien, évoque des cas de maladies bovines et ovines à La Réunion. Jean-Pierre Lajoie, président de l’association, a indiqué que cela fait près “de 20  ans que l’on constate une surmortalité dans certains élevages laitiers.” Et la triste réalité se rappelle à nous ces jours-ci: le Président du Groupement de Défense Sanitaire  affiche des taux de mortalité effarants, même hécatombe chez la présidente de la Sicalait.

Les causes de la mortalité: elles sont nombreuses: le rapport 2009 recense: des diarrhées néonatales, la Rhinotrachéite infectieuse bovine, la paratuberculose, les maladies transmises par les tiques….et la leucose bovine enzootique (LBE). En France, cette infection est régie par une stricte réglementation qui a permis son éradication dans toute l’Europe.: les animaux positifs sont abattus!  Mais la Réunion bénéficie (ou souffre?) d’une mesure dérogatoire avec des arrêtés préfectoraux et ministériels cassés par la justice en 2015.  Pourquoi? nou le pas moins nous le pas plus !

L’Adefar mentionne un éleveur qui apprend que son cheptel qu’il croyait indemne de leucose a 45 vaches positives  sur 52. Cela ne l’empêche pas d’obtenir une carte verte pour chaque bête synonyme de  statut sanitaire sain. Bref un état de l’élevage péi déplorable.Ainsi, l’UFC tire la sonnette d’alarme. “Nous sommes une association de consommateurs particulièrement attachés à la qualité, à la traçabilité, aux circuits de productions courts (c’est à dire “péi”), et à favoriser la production locale”.

“Nous voulons bien payer le bœuf péi 30% plus cher  que le bœuf importé  mais nous exigeons une qualité irréprochable. Or  la lecture, récurrente, d’articles sur la mortalité bovine éveille la suspicion sur cette qualité de la viande et du lait. Au fait, que font les coopératives de viande et lait (Sica Revia et Sica Lait) pour éclairer et rassurer le consommateur de manière convaincante ?”, s’interroge l’UFC.

“Mais aussi que font les services de l’État : nous n’en savons rien : l’UFC Que choisir Océan indien a  interrogé  le chef du pôle sécurité sanitaire des aliments (DAAF)  après une réunion ou il refuse de parler du problème bovin. Le 1er juillet, ils nous promet une réponse  avant la fin de la semaine (le 5 juillet): nous attendons  toujours cette réponse.”

“Les consommateurs n’acceptent pas la politique de l’autruche: Ils veulent tout savoir sur l’état sanitaire du cheptel, les études en cours enrayer les maladies, et acheter une viande tracée irréprochable. Pour l’UFC, il ne pourra y avoir  développement de la production locale sans une transparence de l’action de l’État. D’une part, sur  les informations liées à la qualité des aliments produits sur l’île, d’une autre, sur les moyens mis en œuvre pour traiter la grave crise que traverse l’élevage pays.”

 


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