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Affaire des emplois de cabinet sous Didier Robert : le parquet de St-Denis fait appel de la relaxe collective

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Le verdict est tombé dans cette affaire d’emplois fictifs au niveau de la Région sous le régime de Didier Robert. Le tribunal a décidé de relaxer tous les mis en cause en estimant que les éléments de l’enquête n’étaient pas suffisants pour condamner les suspects. L’ancien président de Région, tout comme les autres autres personnes concernées, ont pu rentrer tranquillement chez eux. Soulagés ! Tout ça pour ça !

Néanmoins, on apprend ce 22 mai que le parquet de Saint-Denis a décidé de faire appel, ce qui signifie qu’un nouveau jugement aura lieu.

Vidéo intégrale et réaction de Yves Ferrières, Ismaël Aboudou et Jean Louis Lagourgue.

Didier Robert a indiqué pour sa part aux journalistes de « passer une bonne journée » sans aucun commentaire sur cette relaxe.

Au cours du procès qui avait duré une semaine, depuis le 18 avril, les avocats de la défense avaient plaidé  l’acquittement de leurs clients, en mettant en avant leur travail réel et l’absence de preuves solides à leur encontre.

Retour sur le procès

Résumé de la quatrième journée du procès de Didier Robert dans l’affaire des « emplois fictifs » a débuté ce 18 avril avec des moments intenses.

Alors qu’il était interrogé, Didier Robert a été submergé par l’émotion, laissant échapper quelques larmes avant de reprendre son calme cinq minutes plus tard pour continuer à répondre aux questions qui lui étaient posées.

Didier Robert lors du 4eme jour du procès des « emplois fictifs à la Région »

La Chambre régionale des comptes a sévèrement critiqué les postes occupés entre 2015 et 2020, les qualifiant de pléthoriques. Cette affaire pourrait coûter cher à l’homme politique, avec une peine potentielle de dix ans de prison, une amende d’un million d’euros, et met en jeu son avenir politique.

Le tribunal se penche sur la responsabilité individuelle de chacun des accusés dans cette affaire complexe.

Nous suivons de près les développements de l’après-midi au tribunal, notamment la plaidoirie de Me Binsard, avocat de la partie civile, prévue aux environs de 14h24.

À ce stade, il a déclaré :

« Pour ma part, ces hommes et ces femmes ne semblent pas avoir occupé des emplois fictifs. Ils ont véritablement contribué à la région. Cependant, je partage l’opinion de la Chambre des comptes : il reste encore trop d’incertitudes quant à la réalité de ces emplois. »

À 14h37, une froideur glaçante envahit la salle, accentuant une atmosphère tendue, bien plus palpable que les jours précédents. Les prévenus semblent épuisés, la plupart la tête baissée, tandis que le verdict demeure en suspens, laissant place aux réquisitions de la procureure.

Pendant de longues minutes, elle a retracé les étapes de l’affaire avant d’énumérer, une à une, ses réquisitions pour chaque prévenu :

  • Didier Robert : une amende de 50 000 euros, une inéligibilité de 5 ans, 12 mois de prison avec, et la publication de la sanction dans un média national.
  • M. Lagourgue pourrait se voir infliger une amende de 10 000 euros, une période d’inéligibilité, et la privation des droits civils et civiques, également assortie d’une publication dans un média national.
  • M. Vincent Bègue risquerait 3 ans d’emprisonnement avec sursis, une amende de 10 000 euros, une période d’inéligibilité, et la publication de la sanction dans un média national.
  • M. Ablancourt pourrait être condamné à 3 mois d’emprisonnement, une amende de 4000 euros, et la privation de ses droits civils et civiques.
  • Ismaël Aboudou risquerait 3 mois d’emprisonnement, une amende de 4000 euros, et la privation de ses droits civils et civiques.
  • M. Ferrieres pourrait se voir infliger 4 mois d’emprisonnement, une amende de 4000 euros, et la privation de ses droits civils et civiques.
  • M. Gironcel risquerait 4 mois d’emprisonnement avec sursis, une amende de 4000 euros, et la privation de ses droits civils et civiques.
  • M. Maroudé pourrait être condamné à 2 mois d’emprisonnement avec sursis, une amende de 1500 euros, et la privation de ses droits civils et civiques pendant 1 an.
  • Mme Ramin risquerait 4 mois de prison avec sursis, une amende de 6000 euros, et la privation des droits civiques et civils.
  • Vellayoudom risquerait 3 mois de prison avec sursis, une amende de 4000 euros, et la privation des droits civiques et civils.
  • Velleyen pourrait être condamné à 4 mois de prison avec sursis, une amende de 5000 euros, et la privation des droits civiques et civils.

Réaction de Me Binsard :

Après les déclarations de la procureure, tous les avocats se lèvent, scandalisés par ses réquisitions.

« Nous avons un problème de procédure », déclare Me Creissen avant que l’audience ne soit suspendue.

15h38, l’audience est suspendue.

Jean-Louis Lagourgue
Yves Ferrières (chemise blanche) discute avec Michel Lambert, avocat à la retraite
Yves Ferrières
Alfred Ablancourt
Ismaël Aboudou
Philippe Mougin, commandant de police de l’OCLIFF qui a piloté l’enquête
Yannick Gironcel et son avocate Me Sylvie Moutoucomorapoullé
Didier Robert, Me Léopoldine Settama-Vidon et Monsieur Ablancourt

Reprise de l’audience à 16h20 :

Les avocats prennent la parole pour défendre leurs clients. L’avocat de M. Ablencourt ouvre la séance en mettant en avant des lacunes dans l’enquête, notant que certains agents clés n’ont pas été interrogés à propos de son client et que ses collègues de bureau n’ont pas été sollicités.

Il remet en question la validité de la stratégie d’enquête adoptée, plaidant avec vigueur pour l’innocence de son client :

« Cet homme a été injustement diffamé. Je vous demande la relaxe de M. Ablencourt. »

À 16h44, Maître Léopoldine Settama prend la parole en tant qu’avocate de Mme Ramin. Elle conteste également les accusations portées contre sa cliente, soulignant le manque de preuves concernant la nature fictive de son emploi. Elle insiste sur le respect des procédures administratives lors du recrutement de Mme Ramin au conseil régional.

De plus, elle suggère un lien entre Thierry Jardinot et sa cliente, laissant entendre que l’humoriste aurait pu bénéficier de faveurs grâce à elle, ce qui lui avait été refusé par le passé :

« Mme Ramin a contribué à l’épanouissement du conservatoire de Saint-Benoît. »

Elle termine en plaidant pour la relaxe de sa cliente.

Audience levée reprise demain à 8H00

Ce mercredi 17 avril s’ouvrait la troisième journée du procès dit « des emplois présumés fictifs » de la Région entre 2015 et 2021.

Les avocats, qui, plus le procès avance, se disent « sereins », à l’exemple de Me Alain Rapady, qui défend Vincent Bègue et pour qui l’enquête a été faite « de manière low cost » sur des « chimères » :

L’avocat de Didier Robert s’estime lui aussi serein. Pour Me Creissen, il s’agira de faire appel peu importe le délibéré du tribunal. Il prépare déjà la cassation.

Maître Laurent Payen a la charge de défendre Jean-Louis Lagougue, l’ancien vice-président de Didier Robert. Après l’audience du DRH et du DGS, il estime que son client prouvera sans problème qu’il n’avait aucun pouvoir dans les recrutements, et que par conséquent, il n’a pas à être sur le banc des prévenus :

La troisième journée d’audience s’ouvre avec Yves Ferrière, énergique et presque théâtral dans ses gestes et sa voix. L’homme politique doit répondre aux accusations portées contre lui concernant un supposé emploi fictif de chargé de mission en 2017.

Durant son témoignage, il affirme « avoir joué un rôle actif dans la mise en place de projets, avoir surveillé l’utilisation des fonds publics et avoir travaillé sans relâche, sans prendre de congé ». Il insiste sur son « amour pour les réunionnais et son dévouement envers La Réunion », réfutant toute faveur de la part de Didier Robert ou de Jean-Louis Lagourgue.

Malgré l’incertitude entourant son rôle au sein du cabinet, Ferrière maintient avoir travaillé de manière indépendante, même après avoir subi un infarctus en 2017. Il soutient que son « engagement pour La Réunion justifie sa présence » et nie catégoriquement avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Comparé à Ismaël Aboudou, dont l’interrogatoire s’est ému hier, Ferrière se distingue par sa détermination. Aboudou, poursuivi pour recel de biens provenant d’un délit, a vigoureusement nié avoir eu un emploi fictif, mettant en avant son dévouement envers La Réunion et défendant son action sur le terrain malgré les attaques sur ses origines. Une tension a éclaté lorsqu’une allusion à l’origine a été faite par l’avocat Me Creissen, entraînant une suspension de l’audience vers 19h30.

Yves Ferrières et son avocat Me Vincent Hoarau
Yves Ferrières et son avocat Me Vincent Hoarau
Me Philippe Creissen
Me Léopoldine Settama-Vidon et sa cliente Sabrina Ramin
Sabrina Ramin
Me Laurent Payen
Monsieur Ablencourt et son avocat

Il est 9h40, et Yves Ferrière est toujours à la barre. Les discussions portent principalement sur sa prétendue relation privilégiée avec Jean-Louis Lagourgue, une question qui anime la salle d’audience. Interrogé sur la nature de cette relation, on suggère qu’elle aurait pu jouer en sa faveur lors de son recrutement au conseil régional. Ferrière réplique avec véhémence : « Je n’ai rien sollicité de Lagourgue ! » Il rejette toute implication personnelle avec Jean Louis Lagourgue, insistant sur le caractère strictement professionnel de leurs interactions.

Il précise que leur dernière rencontre remonte à 2019, et affirme qu’ils ne sont pas complices, mais des individus loyaux qui travaillent. Il exprime également le préjudice causé par ces accusations, regrettant les nombreuses apparitions médiatiques qui en découlent.

« Ce n’est pas ma vie. Ma vie, c’est d’être honorable », déclare-t-il avec fermeté.

En outre, il affirme n’avoir jamais bénéficié d’aucun avantage de sa fonction : « Pas un seul repas, pas un seul stylo, j’ai tout refusé ». Face à ces déclarations, le président décide de suspendre l’audience à 10h00, reprenant à 10h11 avec toujours Yves Ferrière à la barre.

Débats autour de l’intégrité et de la responsabilité : témoignages et contradictions

La matinée touche à sa fin alors que l’audience de Mme Ramin, accusée d’un emploi présumé fictif au conservatoire de St-Benoît, entre dans sa phase finale. Plusieurs prévenus ont été appelés à témoigner, avec en tête M. Yves Ferrières suivi de M. Gironcel, dont le calme contraste avec le ton de son prédécesseur.

Interrogé sur son poste de chargé de mission au sein de la région Réunion sous le mandat de Didier Robert, notamment sa titularisation, Gironcel affirme que le DGS a confirmé sa signature. Il nie tout lien direct avec Didier Robert, expliquant son intégration à sa liste en 2010 par son affiliation à une association. Les lacunes dans son dossier pendant l’enquête constituent son principal problème.

À 11 heures, M. Maroudé entame la plaidoirie la plus brève de ces deux jours, débutant en larmes. Il évoque son passé marqué par la perte de son père à 9 ans et rejette les accusations de vol, qualifiant ses larmes de « larmes de combattant ». Il met en avant son parcours de travailleur depuis son enfance et son engagement spirituel, ainsi que son soutien à sa mère handicapée. Il défend sa loyauté et son honnêteté à travers les distinctions obtenues au cours de sa carrière, tout en critiquant les journalistes pour leurs citations à son encontre.

Mme Ramin, quant à elle, se trouve dans une situation délicate en raison de sa relation tendue avec M. Beauviot du conservatoire de St-Benoît. Bien qu’elle affirme être appréciée par les agents et que son travail ait bénéficié au conservatoire en termes de visibilité et de fréquentation, le rapport des enquêteurs, selon M. Beauviot, présente une version différente des faits. Il indique avoir été contraint de l’embaucher et d’adapter une fiche de poste pour elle. Il souligne également les problèmes de ponctualité et d’absences non badgées, ce qui devient un point de contention. À 12h30, son audition se poursuit toujours.

Audience tumultueuse : M. Vellayoudom face aux accusations de recel de biens

Lors de l’audience mouvementée qui s’est ouverte à 14h22, la confrontation entre la justice et M. Ravy Alexandre Vellayoudom, accusé de recel de biens provenant d’un délit, a été marquée par une intense tension.

Les déclarations de M. Vellayoudom ont mis en lumière sa collaboration étroite avec son supérieur hiérarchique direct, Patrick Maillot, sur des questions techniques en agriculture, telles que les défis liés à l’eau à Salazie. Il a affirmé que « son rôle ne se limitait pas à la vérification de la conformité de son contrat », mais « consistait plutôt à apporter son expertise technique ».

Interrogé sur un rapport présumé concernant l’octroi de mer, M. Vellayoudom a affirmé qu’il « se limitait au domaine agricole », exprimant ainsi son point de vue malgré son manque d’expertise dans ce domaine.

Des confrontations autour du procès-verbal ont suivi, sous le regard perplexe du commandant de police Philippe Mouguin, qui a piloté l’enquête.

Des échanges tendus entre avocats ont suivi, notamment lorsque Maître Robin Binsard, avocat de la partie civile, a soulevé la question de 7 contrats supposément signés par Jean Louis Lagourgue. Cette allégation a été contestée, les avocats de M. Vellayoudom et de M. Lagourgue demandant des justifications qui n’étaient pas disponibles, entraînant l’annulation de la question.

Malgré les débats animés, M. Vellayoudom a gagné en assurance au cours de l’audience, adoptant un ton plus ferme pour défendre sa position, tout en exprimant son mécontentement quant à l’adéquation entre son contrat de travail et les détails de ses missions, répliquant avec vigueur aux remarques de Maître Binsard.

Concernant le badgeage de son activité, M. Vellayoudom a déclaré n’avoir jamais reçu d’information à ce sujet, citant le témoignage d’AFZAL Patel, DRH de la région à l’époque, selon lequel les agents de catégorie C en activité itinérante n’avaient pas besoin de badger.

Malgré les échanges houleux, l’audience de M. Vellayoudom s’est achevée à 15h20, laissant place à l’interrogatoire de Jean Yolland Velleyen.

M. Vellayoudom

Jean Yoland Velleyen est soupçonné d’avoir dissimulé des biens issus d’une infraction.

Lors de son interrogatoire par les enquêteurs, il exprime le préjudice qu’il estime avoir subi. Des parallèles avec Maroudé émergent, évoquant leurs origines modestes et leur parcours similaire, tout en mettant en avant son intégrité.

Il consacre plus de 30 minutes à détailler ses réalisations régionales, accordant une attention particulière aux détails, allant même jusqu’à présenter un dossier documenté pour étayer ses dires, transformant ainsi son récit en une véritable leçon d’histoire sur La Réunion. Cependant, le président le rappelle à l’ordre pour qu’il raccourcisse ses explications.

Par la suite, il se réfère à lui-même à la troisième personne lorsqu’il évoque son contrat, critiquant l’enquête et clamant son innocence avec vigueur :

« M. Le Président, Yoland Velleyen était en contrat de Mai 2016 à décembre 2019 ».

Le président se focalise sur deux points qui le troublent, notamment sa relation avec Didier Robert. Velleyen affirme avoir fourni tous les justificatifs à son avocat en cinq semaines, suggérant que si son emploi était fictif, il n’aurait pas pu le faire :

« Si j’ai vraiment fait ça, je mérite ce qu’il m’arrive car j’ai fauté, mais dans mon cas, NON ».

L’audience est suspendue à 16h33 et reprend à 17h00 avec Lagourgue.

Mr. Yoland Velleyen et son avocat Me Gauthier Thierry

Interrogé sur les contrats signés et leurs liens avec d’autres prévenus, M. Lagourgue clarifie sa position :

« Je ne connais que quatre d’entre eux. Madame Ramin, je savais qu’elle était engagée en politique mais je ne l’avais jamais rencontrée. »

Il reconnaît avec fierté avoir signé le contrat de M. Ferrières, louant son efficacité et son travail remarquable dans la collecte de fonds, bien qu’ils ne se connaissent pas personnellement. Il exprime également son admiration pour Didier Robert, saluant son engagement dans la réalisation de projets et la recherche de financements.

Concernant les signatures, il assure n’avoir jamais conclu de contrat sans l’approbation des services compétents, renvoyant les documents en l’absence de validation. Maître Binsard soulève l’absence d’appel d’offres et une possible prise illégale d’intérêts avant l’embauche de M. Ferrières. Lagourgue nie tout lien familial et insiste sur le caractère strictement professionnel de leur relation. La cour semble sceptique quant à cette apparente ignorance mutuelle. La procureure rappelle que la prise illégale d’intérêts ne requiert pas nécessairement une relation personnelle, suggérant que l’embauche de Ferrières aurait pu être facilitée par leur passé professionnel.

Elle interroge sur un potentiel conflit d’intérêts lors de la signature du contrat, mais Lagourgue répond fermement que non. Son avocat ajoute que l’essentiel réside dans l’approbation des services compétents, et que répéter continuellement ce point pendant l’audience vise à ternir la réputation de son client.

L’audience est ajournée, reprenant demain à 8H00 avec Vincent Begue.

Retour sur la deuxième journée du procès (mardi 16 avril 2024)

L’ancien président de Région a témoigné devant le tribunal sur la procédure de recrutement de la Région. L’ancien président est passé à la barre ce matin vers 8H afin d’être entendu sur les faits. Il affirme que les décisions d’embauche sont prises lors de l’Assemblée plénière, mais que le directeur général des services (DGS) est responsable des recrutements. Le président le confronte à des déclarations antérieures et à des cas spécifiques de recrutement contestés, auxquels Didier Robert répond en niant toute implication directe.

Une suspension de l’audience jusqu’à 10H

Le témoignage de M. Henri Nicole, cité en qualité de témoin, porte sur les procédures de recrutement avant et après l’arrivée de Didier Robert.

Le cabinet semble jouer un rôle dans la sélection des candidatures pour certains postes, même si M. Robert explique ne pas être pas directement impliqué dans le recrutement de toutes les catégories de personnel.

Les phases du recrutement impliquent le travail du DRH, avec notamment la création de fiches de poste avant l’embauche. La légalité des contrats est vérifiée par M. Nicole, bien que la signature finale soit souvent celle du vice-président, M. Lagourgue. Les agents n’ont généralement pas de contrôle sur le processus de leur recrutement.

Didier Robert et son avocat Me Philippe Creissen.
Me Léopoldine Settama-Vidon en discussion avec Philippe Mougin (commandant de police à Paris) qui a piloté toute l’enquête relative à ce dossier.
Deux des huit prévenus : Sabrina Ramin et Jean-Charles Maroudé.

Afzal Patel, ancien DRH sous Didier Robert à la barre ce mardi

Après plus de deux heures d’audition, la séance est suspendue jusqu’à 13h30 pour Afzal Patel, qui est appelé à la barre en tant que témoin. En tant que DRH sous Didier Robert, il supervisait les agents des collectivités et discute de son rôle dans la gestion des agents et des procédures mises en place, notamment pour les embauches, affirmant qu’une procédure était bien établie et publiée sur l’intranet. Il mentionne également la formalisation des embauches à travers des échanges de mails et nie toute connaissance des manquements, affirmant avoir respecté les procédures.

Les questions portent sur la localisation des documents liés aux entretiens annuels et aux fiches de postes, qui n’ont pas été retrouvés lors d’une perquisition. Afzal Patel reste évasif sur ces sujets, évoquant des problèmes de classement. Il est également interrogé sur les dysfonctionnements des pointages et mentionne une mise à jour en 2017, qui a réduit les problèmes. Il admet avoir émis des alertes concernant certains recrutements, notamment sur les délais et la conformité des propositions.

Malgré cela, certains contrats ont été conclus. Il reconnaît également des renouvellements sans suivre la procédure appropriée. Me Léopoldine Settama-Vidon, l’avocate de Mme Ramin soulève des faits pour prouver que l’emploi de sa cliente n’était pas fictif, tandis que Me Laurent Payen, avocat de Jean-Louis Lagourgue, souligne la responsabilité de M. Patel dans la gestion des fiches de poste. D’autres avocats interviennent sur différents points et la discussion porte sur l’application rigoureuse de la réglementation et les demandes de la hiérarchie. La question des procédures de recrutement et de contrôle des emplois est soulevée.

Bras de fer au tribunal : Mohamed Ahmed réfute fermement les accusations

Lors de la reprise de l’audience cet après-midi au tribunal, l’ancien Directeur Général des Services (DGS) de la région, Mohamed Ahmed, a vigoureusement contesté les accusations portées à son encontre. Déclarant que « ses services étaient impeccables et qu’ils avaient pleinement rempli leurs fonctions », il a fermement nié « toute incompétence de la part des agents régionaux ».

Affirmant n’avoir eu « aucun entretien préalable avec les agents impliqués », Mohamed Ahmed a également exprimé « son manque de souvenirs concernant les alertes mentionnées par le Directeur des Ressources Humaines (DRH) ». Il a « nié toute implication dans l’imposition de certains postes dans les lycées » et a déclaré « ne pas se souvenir des noms des nombreux collaborateurs », invoquant le volume important de documents qu’il avait traités.

La procureure a souligné que les décisions d’emploi relevaient de sa responsabilité en tant que DGS, ce à quoi il a répondu en défendant l’expertise de son cabinet et en soulignant la complexité de ses fonctions, englobant la gestion de nombreuses personnes et de la direction financière. Mohamed Ahmed a conclu en affirmant avoir été « un bon dirigeant administratif », une assertion appuyée par son avocat, Maître Payen.

 

De nouveaux témoignages et une légère altercation au deuxième jour du procès de Didier Robert

À 16h30, ce fut au tour de M. Ablencourt de prendre la parole. L’attention s’est rapidement focalisée sur les détails de son emploi, notamment sur les aspects litigieux de sa fiche de poste, et sur les allégations concernant sa présence à l’antenne de la région de Saint Joseph, où il était censé officier. Au cours des échanges, une brève altercation a éclaté entre Me Creissen et le président du tribunal.

Par la suite, plusieurs témoins liés à l’antenne de St-Joseph, sous la supervision de M. Ablencourt, ont été appelés à témoigner. Parmi eux figuraient M. Pascal Gonthier, M. Boyer, ainsi qu’une agente administrative. Tous ont unanimement soutenu M. Ablencourt, attestant de sa présence assidue sur son lieu de travail durant leurs heures de service, et vantant ses mérites professionnels.

À noter que l’antenne de la région à St-Joseph a cessé ses activités. L’intervention d’une ancienne agente administrative, invitée à la barre, a souligné le regret des habitants quant à cette fermeture, soulignant ainsi l’importance de cette structure de proximité.

Lors d’une pause pendant l’audience, Maître Creissen, avocat de Didier Robert, a exprimé son calme et sa confiance concernant cette affaire :

Alors que l’horloge approchait les 17h20, l’audience a été levée, laissant présager une suite certainement mouvementée pour demain.

Retour sur le premier jour du procès, lundi 15 avril 2024

Le commandant de police Philippe Mougin de l’OCLCIFF a été cité comme témoin, « envoyé à l’abattoir » par le ministère public. Il a été « fusillé » de questions par les 11 avocats de la défense.

Me Philippe Creissen et son client Didier Robert (Crédit photos : Y.M.)

Il est 18h35. Véronique Denizot, la Procureure de la République, représentante du ministère public, n’en peut plus. Elle se lève de son fauteuil, demande au président de séance, Stéphane Duchemin, une suspension de l’audience. La deuxième suspension de ce premier jour de procès, qui a débuté ce lundi 15 avril, un peu après 8 heures. Toute une matinée durant laquelle, les avocats des prévenus se sont relayés à la barre pour exposer des nullités de procédures (défaut d’impartialité et autres) et pour demander l’annulation de la citation leur client respectif.

Me Léopoldine Settama-Vidon et sa cliente Sabrina Ramin

L’audience a été suspendue à 10h05. Elle a repris à 10h25. Le président Duchemin et ses deux assesseurs, Rémila Kichenin et Audrey Agnel, sont donc revenus à 10h25 pour annoncer que les nombreuses questions préjudicielles posées par les différents avocats « ont toutes été jugées irrecevables », abondant ainsi dans le sens de Me Robin Binsard, avocat de la partie civile, représentant de la Région présidée par Huguette Bello et dans le sens également de Véronique Denizot, Procureure de la République.

Me Asma Dodat-Akhoun, avocate d’Ismaël Aboudou (en arrière plan).

Dans la salle d’audience du tribunal correctionnel de Saint-Denis (salle 1 au tribunal de Champ-Fleuri), les conditions de travail ne sont pas du tout idéales : il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre ce qui se dit devant le prétoire. Il y aussi le bruit des climatiseurs. Sans compter qu’il fait un froid de canard et que les fesses souffrent terriblement sur les bancs en bois au bout de plusieurs heures d’audience. L’institution judiciaire aurait pu faire mieux !

Vincent Bègue entouré de ses avocats Me Alain Rapady et Me Luc Brossolette.

Sur le premier banc, installé à moins de deux mètres de la barre, ont pris place Didier Robert (veste noire sur tee-shirt noir). A sa gauche, Jean-Louis Lagourgue qui a été son vice-président, ayant délégation de signature pour les recrutements. A sa droite, Vincent Bègue. Sur le banc, juste derrière les « trois décideurs » (pour reprendre l’expression de Véronique Denizot), sont assis les 8 « receleurs » (toujours selon le ministère public) : Ravy Vellayoudom, Jean-Charles Maroudé dit Goparla, Sabrina Ramin, Yves Ferrières, Ismaël Aboudou, Yannick Gironcel, Alfred Ablancourt et Yoland Velleyen.

Didier Robert (veste noire) discutant avec un des prévenus, Yoland Velleyen.

Didier Robert est défendu par Me Philippe Creissen; Vincent Bègue par Mes Luc Brossolette (Barreau de Paris) et Alain Rapady; Jean-Louis Lagourgue par l’ex bâtonnier Me Laurent Payent. Les 8 prévenus sont respectivement défendus par Me Florence Mercatello représenté par Me Gabriel Odier (Alfred Ablancourt); Me Asma Dodat-Akhoun (Ismaël Aboudou); Me Virgine Garnier (Ravy Vellayoudom); Me Gauthier Thierry (Yoland Velleyen); Me Séverine Ferrante (Jean-Charles Maroudé); Me Léopoldine Settama (Sabrina Ramin); Me Vincent Hoarau (Yves Ferrières) et Me Sylvie Moutoucomorapoullé (Yannick Gironcel).

Yannick Gironcel, un des 8 prévenus.

Les 8 prévenus comparaissent pour des faits présumés de recel de bien provenant d’un délit puni n’excédant pas 5 ans d’emprisonnement. Vincent Bègue pour des faits présumés de complicité de soustraction , détournement ou destruction de biens d’un dépôt public par le dépositaire ou un de ses subordonnés; Idem pour Jean-Louis Lagourgue et pour Didier Robert pour lesquels il faut toutefois rajouter des faits présumés de prise illégale d’intérêt.

Il sera question durant l’audience de la matinée des « incohérences » de l’enquête policière pointées du doigt par les avocats de la défense. Vincent Bègue « a fait l’objet d’une enquête parallèle menée par les gendarmes » soutiendront son avocat; Lesquels diront également que l’enquêteur de la Chambre régionale des comptes « a refusé d’être entendu par le commandant de police Philippe Mougin », celui qui a dirigé l’enquête au sein de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

Yoland Velleyen (tête baissée) en compagnie de son avocat Me Gauthier Thierry.

Bref, durant la matinée, les avocats de la défense ont fustigé  « cette procédure pas carrée », ou encore insisté sur « la nullité de l’enquête préliminaire entachée d’une grande irrégularité ». Fidèle à lui même, Me Creissen, avocat de Didier Robert, a clairement laissé entendre qu’il s’agit selon lui d’un règlement de compte politique de la part de l’ancien Procureur de la République Eric Tuffery, qui avait ouvert l’enquête suite au rapport de la CRC.

« Eric Tuffery, grand ami d’Aude Palant-Vergoz, elle même colistière de Gilbert Annette, puis d’Ericka Bareigts aux municipales, des élus de gauche », a soutenu Me Creissen, posant ainsi le problème « d’objectivité, d’impartialité » de l’ancien Procureur. Me Creissen fera également remarquer à la barre que durant l’audition de son client Didier Robert par les policiers de Paris, il lui « a été interdit de poser des questions »… Me Binsard ainsi que Véronique Denizot ont balayé d’un revers de main les remarques de Me Creissen, demandant alors au tribunal de les joindre au fond mais de poursuivre les débats. « Je n’ai aucun compte à régler avec qui que ce soit », a souligné la Procureure de la République en condamnant « la calomnie » ou encore « le verbiage » de Me Creissen.

Levée vers 13 heures, l’audience a repris à 14h10. Philippe Mougin, qui a fait le déplacement spécialement depuis Paris pour ce procès, a été appelé à la barre par le président Duchemin. Philippe Mougin est commandant de police à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). C’est lui qui a dirigé toute l’enquête sur cette affaire en s’appuyant sur le rapport de la CRC et opérant sur les instructions d’Eric Tuffery, l’ancien Procureur de la République. Il a été cité à comparaître en tant que témoin par le ministère public. « Ce dossier nous a été soumis en 2020. Il fallait mettre les moyens importants pour le traiter », a-t-il précisé en préambule, après avoir prêté serment.

C’est la première fois qu’il déposait devant un tribunal. D’habitude, c’est lui qui pose les questions, qui fait subir aux autres un interrogatoire. Cette fois, c’est lui qui a été passé à la moulinette par les avocats des 11 prévenus. De 14h30 à 18h35, les avocats de la défense l’ont « bombardé » de questions. Il a tenu tant bien que mal en répondant à la défense qui s’est fait un plaisir de le « mitrailler ». Les avocats de la défense, via leurs questions, lui ont fait comprendre avec des mots à peine voilés que son enquête a été presque bâclée, voire à charge, qu’il n’a pas interrogé tous les témoins, surtout ceux qui ne témoignaient pas « dans le sens souhaité » par le parquet.

Me Rapady a remis sur la table cette histoire « d’enquêteur mystérieux » de la CRC qui a refusé de répondre aux questions du commandant Mougin; Lequel Mougin a dû envoyer ses questions par mail pour obtenir des réponses (de qui ?) au niveau de la CRC. Personne ne le saura. Le commandant Mougin a renvoyé les avocats de Vincent Bègue à la Procureure de la République. Régulièrement constant dans ses réponses, les avocats de la défense sont malgré tout parvenus à le déstabiliser en cherchant la faille dans la procédure et, surtout au niveau de l’enquête policière, en le mettant face à certaines contradictions, notamment concernant le choix des personnes auditionnées et le choix de ne pas citer des personnes comme le DGS, le DRH ou d’autres encore sur les 31 auditionnées.

Me Creissen : « un règlement de compte politique de l’ancien Procureur de la République avec des élus de droite »

Puis est venu le tour de Me Creissen pour poser des questions au commandant Mougin. L’avocat de Didier Robert a fait son show. « Cet homme m’a interdit de poser des questions durant les auditions. En plus, il m’a menacé avec son arme de service en présence de ses collègues », dit-il en désignant le commandant de police. Il se tourne ensuite vers le président en demandant à ce dernier de poser à sa place des questions au témoin car lui refuse de s’adresser directement à « ce monsieur ». Il débite ainsi une série de questions. Philippe Mougin, agacé, fait savoir au tribunal qu’il a déjà déposé plainte contre « cet avocat ». Me Creissen poursuit son « interrogatoire ». La Procureure de la République a du mal à se tenir dans son fauteuil, commence à gesticuler, baisse la tête, se triture les cheveux tout en poussant des soupirs d’agacement.

Me Creissen continue : « quelle est la valeur juridique d’un rapport de la CRC ? », « quelle différence entre un chargé de mission et un conseiller technique ? », « qui décide de l’utilité d’un emploi dans une collectivité ? », « c’est quoi un recrutement discrétionnaire »… La procureure regarde sa montre, irritée. Me Creissen s’adresse cette fois au président du tribunal. « Je vous ai vu présider des Assises, vous n’hésitiez pas à secouer les témoins mais là, comme c’est un policier, on fait le petit toutou, parce que c’est l’heure de l’apéro ».

Il est 18h35 : la Procureure de la République se lève. Elle n’en peut plus. Elle demande une suspension de séance « pour le repose de l’âme ». La séance est suspendue. Elle reprend à 18h50. Avec de nouvelles questions de Me Creissen. « C’est quoi selon vous une sphère d’influence ? »; « C’est quoi le représentant d’une communauté ? »Vous parlez dans votre rapport de synthèse de système clientéliste, vous pourriez m’expliquer ce que c’est ? »… Il a terminé. Véronique Denizot pousse un ouf de soulagement. Le président du tribunal aura quand même pris soin de faire remarquer à Me Creissen qu’il ne prend jamais d’apéro en semaine. Il est 18h53, l’audience est levée. Une première longue journée de procès s’achève. Il reprend ce mardi matin, 16 avril, avec à la barre Mohamed Ahmed et Afzal Patel, respectivement ancien DGS et DRH de la Région. Deux témoins cités par le ministère public qui risquent, à l’instar de Philippe Mougin en ce lundi, de passer des heures pas évidentes pour les nerfs !

D’ici à mercredi ce sera au tour de l’ancien président Didier Robert, qui a été aux commandes de la pyramide inversée de 2010 à 2021, de rendre des comptes à la justice, plus précisément sur les emplois dits du cabinet, que certains qualifient – à tort ou à raison ? – « d’emplois fictifs » de la Région, notamment pour la période allant de 2015 à 2020, c’est-à-dire durant sa deuxième mandature.

Didier Robert, ancien président de Région de 2010 à 2015 puis de 2015 à juin 2021. (Crédit photos : Yves Mont-Rouge)

Des emplois épinglés par la Chambre régionale des comptes (CRC) dans son rapport rendu public en 2021 et qui avait aussitôt atterri sur le bureau du Procureur de la République Eric Tuffery.

Lequel avait ouvert une enquête préliminaire, reprise par celle qui l’a succédé, la Procureure Véronique Denisot. Des investigations qui ont été menées par les enquêteurs de l’OCLCCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) basée à Nanterre. L’enquête aura duré près de 2 ans : perquisitions à la Région, au domicile de Didier Robert, auditions, confrontations…

Durant l’enquête, plusieurs chargés de mission et/ou conseillers techniques recrutés par le président, son cabinet ou la direction générale des services, ainsi que des élus ont été entendus.

Parmi eux Alain Abadie (ancien directeur de cabinet), Alfred Ablancourt, Ismaël Aboudou, Gaëtan Adam, Pierre Adnot, Mohamed Ahmed (DGS), Daniel Max Alamélou, Vincent Bègue (ancien directeur de cabinet), Laurent Bridier, Kévin Bundervoet, Ranjit Camalon, Séverine Dargent, Vincent Defaud, Emmanuel Doulouma, Jean-René Dreinaza (ancien directeur de cabinet), Sabine Maillot Faubourg, Eric Ferrère, Yves Ferrières, Patrick Florès, Aymeric Girardet, Yannick Gironcel, Joann Hoareau, Philippe Jean-Pierre, Jean-Luc Julie, Jean-Louis Lagourgue, Anicha Lebeau, Philippe Leclaire, Caroline Lim, Jean-Charles Maroudé, Fabrice Marouvin-Viramalé, Rémy Massain, Imrhane Moullan, Henri Nicole, Afzal Patel (DRH), Sabrina Ramin, David Rivière, Didier Robert, Emmanuel Robert, Johan Siby, Ravy Vellayoudom, Yoland Velleyen.

Le rapport de la CRC avait pointé le cabinet « cabinet pléthorique » de Didier Robert à la Région soit une centaine d’embauches au total dont 22 collaborateurs de cabinet au lieu de 6 comme l’autorise la loi.

La Chambre régionale des comptes avait évalué le préjudice financier pour la collectivité à 1,4 million d’euros.

Au terme de l’enquête judiciaire,sur la trentaine de personnes entendues, la justice a finalement décidé de ne faire comparaître que 10 prévenus qui, outre l’ancien président Didier Robert, sont : Jean-Louis Lagourgue (ancien vice-président, avec délégation de signature pour les recrutements), Vincent Bègue (ancien directeur de cabinet à partir de 2016), Yoland Velleyen, Alfred Ablancourt, Ismaël Aboudou, Yannick Gironcel, Yves Ferrières, Sabrina Ramin, Jean-Charles Maroudé et Ravy Vellayoudom. Ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour des faits présumés de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

Tous les autres collaborateurs cités plus haut n’auront pas à se présenter à la barre. Pas même le DGS Mohamed Ahmed, ni le DRH Afzal Patel. En revanche, les 10 autres vont devoir s’expliquer face aux juges et démontrer, avec l’aide de leurs avocats, que leur emploi était bien effectif et n’avait donc rien de « fictif ». Quant à Didier Robert, en tant que président et Vincent Bègue en tant que directeur de cabinet, ils devront eux aussi apporter des preuves tangibles de l’effectivité de tous ces emplois montrés du doigt par la justice.

Des emplois qui pour la plupart étaient rattachés au service SAA (Service Assistance Administrative) et à la Gouvernance partagée dont le DGA (Directeur général adjoint) était Bruno Faustin, fonctionnaire territorial. Des services placés sous l’autorité directe du cabinet politique dirigé par Vincent Bègue et du président Didier Robert. Mais suite à un rapport du cabinet d’avocats VIGO qui avait travaillé sur le cas de la Région Ile-de-France en relevant des irrégularités similaires, il avait été conseillé de rattacher ses deux services (SAA) et gouvernance partagée au DGS, car il existait manifestement « un risque d’irrégularité ». Durant les 3 jours de procès, la justice tentera de faire toute la lumière sur ces emplois rémunérés de 2500 à 5000 €/mois, en essayant d’identifier le ou les responsables de ces recrutements pour savoir s’il s’agit ou non des emplois politiques. La justice veut savoir pourquoi Didier Robert a-t-il eu besoin d’embaucher tous ces conseillers techniques et autres chargés de mission alors qu’il existait déjà des administratifs au sein de la collectivité. Pour info, lors d’une de ses auditions, Vincent Bègue avait répondu à l’enquêteur qui l’interrogeait que « Didier Robert a fait appel aux conseillers techniques à partir de 2011 pour que les dossiers sortent plus rapidement car souvent les services de l’Administration sont hors sol et déconnectés de l’attente des administrés… » Vont défiler devant les juges : Didier Robert, 59 ans le 26 avril prochain ; Président de Région de 2010 à 2015 (premier mandat) puis de 2015 à 2021 (deuxième mandat). Aujourd’hui il travaille comme consultant et gère, avec son épouse Corine Robert (son ancienne cheffe de cabinet, puis directrice de communication à la Région durant ses deux mandats) un restaurant au centre-ville de Saint-Denis tout en participant, indirectement, à ses activités de peintre. Récemment, le couple se trouvait à Madagascar pour l’expo « Mémoria », histoire de se changer un peu les idées avant le procès qui débute cette semaine. Après Didier Robert, ce sera au tour de Vincent Bègue, 45 ans, fonctionnaire territorial, qui occupe depuis quelques mois la fonction de DGS (Directeur général des services) à la mairie de Saint-Leu. Vincent Bègue a derrière lui une longue carrière dans la territoriale aussi bien au Département qu’à la Région. A la pyramide du Moufia, il a été collaborateur de cabinet auprès du dir-cab Jean-Louis Maillot à partir de 2010 à 2013, puis chargé de mission auprès du dir-cab Alain Abadie. En 2016, il redevient collaborateur de cabinet, puis dir-cab jusqu’en 2019. Avant qu’il prenne ses fonctions de dir-cab de Didier Robert, ce service comptait 5 collaborateurs, à savoir Fabrice Marouvin (dir-cab adjoint), Corine Robert-Beaulieu (cheffe de cabinet), Jean-René Dreinaza (chef adjoint), Patrick Maillot (compétent sur les projets du Sud) et Mickaël Legros. Se retrouvera lui aussi devant les juges : Jean-Louis Lagourgue, bientôt 76 ans. Il a été vice-président de la Région et il avait, sous Didier Robert, délégation de signature pour les recrutements. Jean-Louis Lagourgue a été maire de Sainte-Marie durant une vingtaine d’années, sénateur. Il est actuellement conseiller régional de l’opposition et a créé, avec Michel Vergoz, un groupe politique au sein de la pyramide inversée. Défileront également à la barre : Alfred Ablancourt, 68 ans, originaire de St-Pierre. Ancien du PCR. A été candidat en 2020 sur la liste de Jean-Gaël Anda aux municipales de 2020 à St-Pierre (22,34% des suffrages). Du 1er juin 2017 au 31 mai 2020, conseiller technique chargé de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des orientations stratégiques de la collectivité régionale et notamment du suivi des projets du Grand Sud au Pôle technique rattaché aux services administratifs de l’autorité. Du 1er juin 2020 au 30 novembre 2020 : conseiller technique au Pôle technique rattaché au service assistance administrative (SAA) du cabinet et du président de Région. Du 1er octobre 2021 au 31 décembre 2021 : collaborateur de groupe d’élus à la Région. Lors de son audition, il a précisé que Vincent Bègue l’appelait une fois par mois pour le suivi de son travail. Il a expliqué aussi « n’avoir rien élaboré, ni mis en œuvre. J’ai fait que du suivi ». Pour 2800 € par mois. Ismaël Aboudou, 63 ans en novembre prochain. Professeur de danse. Directeur de son école de danse. Il a été candidat aux municipales de 2014 (2%). 33ème sur la liste de Didier Robert aux municipales de 2020 à St-Denis. En 2018, il est présenté comme Attaché territorial avec le statut de contractuel de catégorie A. Conseiller technique en charge des nouveaux projets culturels. Ses fonctions à la Région : « analyser et être force de proposition en lien avec les services et les élus sur les dossiers concernant le développement de la culture sur l’ensemble du territoire et notamment les grands projets culturels tels que le Guetali… Proposition de stratégie, accompagnement des partenaires, travailler en lien avec les services. Travaille sous l’autorité du dir- cab au service SAA, considéré comme « un très bon agent » qui fournit depuis 2015 un travail « excellent ». 4100€ nets mensuels. Chargé de mission au sein de la DGA Gouvernance partagée. Fait partie du « deuxième cercle » de collaborateurs de cabinet. A signé son contrat le 24 août 2016. Yves Ferrières, aura 71 ans le 28 décembre prochain. Chef d’entreprise, a travaillé en métropole et dans d’autres pays. A été candidat aux municipales de Ste-Marie en 1995 puis rallie la majorité municipale de Jean-Louis Lagourgue en 2000 dont il devient l’un des adjoints en 2008, puis vice-président de la Cinor. La liste qu’il a conduite aux municipales de 2020 a totalisé 4,95% des suffrages à Sainte-Marie. Conseiller technique auprès du SAA, sous l’autorité du dir-cab. Missions : rédaction de notes, argumentaires, comptes-rendus et courriers, accompagne des élus dans le cadre de leurs délégations, rôle de veille sur l’actualité locale et nationale, suivi des dossiers structurants du Nord de l’île. Salaire brut : 4905€. Embauché depuis 2011, chargé de mission. Collaborateur de cabinet depuis 2017. Jean Yoland Velleyen, 62 ans en octobre. Gérant de station-service. A commencé en politique à Saint-Paul avec Alain Bénard. été candidat aux régionales de 2010 sur la liste de Didier Robert, est devenu 13ème vice-président de ce dernier. Il a été 1er adjoint du maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, de 2014 à 2020. A été salarié de la Région de 2016 à 2019 en tant que chargé de mission chargé du pilotage stratégique et du suivi de la déclinaison opérationnelle par les services des orientations stratégiques dans le domaine des relations internationales, rattaché au cabinet.  « C’est Vincent Bègue qui m’a contacté de la part de Didier Robert pour me proposer un contrat d’engagement de trois ans ; Il m’a proposé un poste de conseiller technique dans le domaine du patrimoine culturel », dira-t-il aux enquêteurs. Salaire : 4500€ nets/mois. Yoland Velleyen est titulaire d’un BEP CAP en mécanique et d’un BEP agricole. Concernant son agenda professionnel, il n’avait de compte à rendre à personne. Ravy Vellayoudom, 54 ans en octobre prochain. A été élu en 2014 conseiller municipal à Sainte-Marie, sur la liste de Jean-Louis Lagourgue. Est resté conseiller communautaire à la Cinor jusqu’en 2020. A signé son contrat avec la Région en 2014, d’abord rattaché à la DGA Développement durable. « C’est Vincent Bègue qui me donnait des consignes », a-t-il déclaré aux policiers lors de son audition. De juillet 2015 à décembre 2015, il avoue avoir surtout travaillé avec Patrick Maillot (collaborateur de cabinet de Didier Robert). Il n’avait pas de bureau, ni de matériels propres à lui. « Je travaillais sur des ordinateurs, lorsqu’ils étaient libres ». Sabrina Ramin, 46 ans. Elle a été conseillère départementale. Est aujourd’hui conseillère régionale de l’opposition, élue sur la liste de Didier Robert en 2021, conseillère municipale de l’opposition à St-Benoit. A été chargée de mission au CRR Est (Région) à partir de 2014. Auparavant, elle a occupé un poste de rédacteur territorial au Département. Au conservatoire régional, sa mission, fixée par son directeur Bertrand Bovio était de « promouvoir le conservatoire de Saint-Benoit auprès de la population et des artistes et de développer la culture dans l’Est ». Dans son rapport de 2021, la CRC a écrit, la concernant, qu’elle a « bénéficié d’un régime indemnitaire supérieur à celui de référence retenu par la Région alors que ni ses fonctions ni sa disponibilité ne l’expliquent ». La Région lui a également demandé de rembourser ses absences injustifiées durant sa mission. Jean-Charles Maroudé (dit Goparla), 53 ans en août, surtout connu en tant que prêtre tamoul. Agent au lycée de la Renaissance à Saint-Paul depuis 2012 avant d’intégrer le SAA en 2015 en tant que référent association culturelle et communautaire chargé de s’occuper de la logistique des évènements culturels et des demandes de subvention. Son responsable était Jean-Hugues Mercher, qui était un collaborateur de cabinet. Jean-Charles Maroudé a été sur la liste conduite par Claude Moutou Alaguin lors des municipales de 2020 à Saint-Paul. Selon lui, ses supérieurs hiérarchiques au SAA étaient Jean-Hugues Mercher et Vincent Bègue. Il dira par ailleurs aux policiers n’avoir jamais entendu parler de Patrice Bertil, qui était pourtant DGA à la Culture. Yannick Gironcel, 41 ans ; Il a été 35ème sur la liste de Didier Robert aux régionales de 2010 et activement participé à la campagne des régionales de 2015 et 2021. Ancien pompier de Paris, il travaillé au sein de la Sem Museo dans le courant de l’année 2010, avant d’aller à la pyramide inversée en 2015, recruté par le chef de cabinet Jean-Claude Suroux. Il a été affecté à l’antenne Est de la Région à Saint-André, sous la responsabilité de Laurent Pignolet. Sa mission : développement de la stratégie du projet régional du secteur Est. Le directeur de cabinet était Alain Abadie. En 2016, il passe du statut de contractuel à celui de conseiller technique chargé de la mise en œuvre de la politique et des orientations stratégiques de la collectivité rattaché au cabinet. Vincent Bègue devient son interlocuteur. Salaire : 4500 € nets mensuels. Une hausse de salaire qui lui a été annoncée par Vincent Bègue. Le 28 octobre 2016, il signe un nouveau CDD indiquant qu’il est engagé à temps complet pour « assurer les fonctions correspondant au grade d’attaché territorial ». Il est titularisé le 1 novembre 2017. Le 7 mars 2019, il devient conseiller au service administratif de l’autorité SAA, créé en 2016.

Jean-Louis Lagourgue (chemise blanche) avec son avocat le bâtonnier Laurent Payen.
De gauche à droite : Vincent Bègue (chemise blanche), ses avocats Me Alain Rapady et Me Luc Brossolette (du barreau de Paris).
Ravy Vellayoudom (chemise blanche, au premier plan), l’un des prévenus.
Me Sylvie Moutoucomorapoullé et son client Yannick Gironcel
Yoland Velleyen (chemise blanche) et l’un de ses conseils juridiques.
Deux des prévenus : Yannick Gironcel (chemise bleue) et Yves Ferrières
De gauche à droite : Me Luc Brossolette, l’un des avocats de Vincent Bègue, et Me Robin Binsard, avocat de la partie civile, représentant de la Région Réunion présidée par Huguette Bello. 

« Tu sais j’ai un contrat fictif depuis décembre 2015 je m’ennuie à ne rien faire »

Alors « emplois fictifs » ou « pas fictifs ». Les trois jours de procès permettront, on l’espère, à la justice d’y voir un peu plus clair. Dans une des correspondances récupérées par les enquêteurs, Anicha Lebeau, agent de la Région écrivait par mail  au président de Région Didier Robert, le 21 juillet 2016 : « bonjour, normalement je suis affecté dans ton service donc je me dirige vers toi comme tu sais j’ai un contrat fictif depuis décembre 2015 je m’ennuie à ne rien faire du coup je voudrais mettre un terme à mon contrat région ! Je souhaiterais une rupture de contrat pour pouvoir bénéficier des assedics le temps pour moi de retrouvé du boulot ». Entendu le 15 juin 2022 par les policiers, Alain Abadie, ancien directeur de cabinet de Didier Robert, déclarait : « pour moi, les contrats de conseiller technique, chargé de mission, c’était nécessairement le service RH qui devait les établir ; Aucun autre service n’est en mesure de les établir ». Lorsque les policiers lui demandent si ces contrats étaient à caractère politique ou administratif, Alain Abadie répond : « pour moi, s’ils relevaient du secteur administratif, ils auraient dû être affectés aux services de l’administration et je pense que cela aurait dû être le cas pour beaucoup d’entre eux ». Entendu le 12 décembre 2022, le DGS Mohamed Ahmed, en poste à la Région  depuis 2011, déclare pour sa part, concernant ces contrats de conseillers techniques et de chargés de missions : «je ne peux pas vous dire le mode opératoire qui était mis en œuvre pour le recrutement de ces collaborateurs rattachés au cabinet du président. Le DGS n’a jamais été associé de près ou de loin à ces recrutements. Pas une fois, le président n’a sollicité mon avis sur les propositions de recrutement de ces personnes. Je vous rappelle l’organisation qui était actée par l’ordonnateur prévoit le rattachement des services administratifs au cabinet. Ces services ne relevaient pas de la compétence du DGS. Je conteste formellement ce qui a été dit par monsieur Didier Robert. La compétence de recrutement, de par la loi, est une compétence du président du conseil régional. S’agissant des huit personnes en cause dans le cadre de cette enquête, je tiens d’une façon solennelle à dire que je n’ai pas participé aux procédures de recrutement de ces personnes » Afzal Patel, DRH, dira qu’il n’a fait que « mettre en œuvre » les décisions de recrutement dont il a été destinataire. « Je n’ai été ni de près ni de loin complice de qui que ce soit dans le recrutement de ces personnes mises en cause. Entendu également le 12 décembre 2022, la question suivante avait été posée à Didier Robert par les enquêteurs : « qui, selon vous, devait vérifier la légalité des procédures de recrutement ». Réponse de l’ancien président de Région : « sur ce point précis, il va de soi que cette responsabilité incombait et incombe à la DRH sous l’autorité du DGS, ce dernier restant le chef de l’administration (…) Je rajoute que la mise en œuvre de ces recrutements a pour base une décision de l’assemblée plénière que nul ne peut ignorer. Le DGS, le DRH et ses collaborateurs participent aux assemblées. Indépendamment du fait qu’il y ait embauche ou pas, il y a bien une procédure de recrutement qui doit être mise en œuvre, procédure relevant de la responsabilité du DRH et du DGS. Que le DGS n’ait pas participé aux choix des personnes, je peux l’entendre, mais par contre, ils ne peuvent ignorer l’existence de ces personnes au sein de l’administration pour au moins une raison : ces agents ne peuvent exercer leur mission que si un budget a été au préalable voté et que si un suivi administratif a été mis en place (paie ou discipline par exemple). Ces procédures ne sont le fait ni la mise en œuvre du président ou du directeur de cabinet ». Et qu’en pense Vincent Bègue de ces recrutements de conseillers techniques et de chargés de mission ? Sa réponse aux enquêteurs a été la suivante : « pour moi, la légalité de tous les actes, doivent être vérifiés par l’administration ». Autrement dit et pour simplifier. Autrement dit, « c’est pas moi, c’est lui ! ». Vous l’auriez compris. Didier Robert et Vincent Bègue montrent du doigt le DGS et le DRH, lesquels déclinent toute responsabilité dans ces recrutements épinglés par la Chambre régionale des comptes et qui vont se retrouver en Correctionnelle les 15, 16 et 17 avril.

Direct radio du procès par Yves Mont-Rouge – 15/04/204 – 12H10

C’est le procès du jour ! Didier Robert a la barre ainsi que son ancien dir-cab de l’époque et des ex collaborateurs de cabinet, dont l’emploi est présumé « fictif ». Un procès qui durera trois jours. Yves Mont-Rouge , vous suivez  pour Free Dom cette 1ère journée avec une matinée très technique finalement :  il y avait 31 collaborateurs (conseillers techniques et/ou chargés de mission) dans ce cabinet pléthorique, contre 6 autorisés normalement, seuls 8 comparaissent. Comment s’est fait d’abord ce choix , ce tri entre les différents prévenus ? On ne le saura pas encore finalement car on est loin d’avoir évoqué « le fond du dossier »

 

Et Yves, ce qui est frappant, ce matin, c’est le choix de tous les avocats; Ils ont tout de suite demandé l’annulation du procès pour diverses raisons et c’est Me Creissen, l’avocat de Didier Robert qui a été finalement le premier à commencer.

 

Suivi du procès à 13H15, Yves Mont-Rouge était en direct live Facebook :

https://fb.watch/rsHMaUjKqr/

Suivi du procès à 16H30, suspension de séance, live Yves Mont-Rouge :

https://fb.watch/rsTbsVrAk7/

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

114 Commentaires

  1. Afzal Patel contre robert didier/ Vincent Begue aujourd’hui ! qui l’aurait dit? maccro un jour maccro toujours. on sera présent au tribunal tkt patel, toi qui est complice entièrement du système de robert! que dieu te punisse et te rabaisse, ingrat et pognon ne t’amèneront nulle part! Shiva i sa couniche a twoi

  2. Madame la Procureure DENIZOT on a l’œil sur ce procès, on le suivra avec beaucoup d’attention : que la sentence soit à la hauteur des sommes détournées. Il manque corine beaulieu SERY Peyron robert à l’appel, épluchez bien les dossiers, vous y trouverez encore des couleuvres. sinon on peut transmettre à la presse qui vous remettra une copie

  3. des voleurs payer à plus de 4500 euros mensuels, surtout à ne rien fouttre , le cumul des mandats devraient être interdit, et tous ces voleurs doivent rendre l’argent aux contribuables ou être en prison , pendant ce temps nous les petits nous trimons il faut toujours payer, et les impôts font-il des controles sur ces voleurs car c’est là le déficit des impôts , tous ces gens payer par nos impôts il faut que ça cesse immédiatement.Ces politiques de pacotille qui se remplissent les poches sans arrêt.

  4. Vincent ou n’a l’arzent pour paye Rapady et brossolec ! ça chiffre tout ça. effectivement vos 4 villas à Bellepierre payent cela ou c’est la protection fonctionnelle! Yves tenez nous au courant de ce spectacle Grand iode

  5. Voilà ce qu’est devenue la politique territoriale et la décentralisation. Mais que l’on se rassure, c’est partout pareil. Associations gavées d’argent public,structures externalisées pour mieux piquer le pognon, marchés publics truqués accordés aux copains avec prestations mal mal réalisées, voilà ce qu’est devenue la vie politique aujourd’hui. Honte à tous ces élus qui ne pensent qu’à une seule chose : l’argent et pour celà être élu ou réélu. Et ceux qui les élisent sont, d’une certaine façon, complices

  6. quand on voit toutes ces magouilles, ça donne envie de vomir , la politique est pourrie jusqu’au os , on ne peut plus faire confiance à personne, finalement ont est gouverné par des voleurs et l’état qui nous fait serrée la ceinture de plus en plus , tout augmente que ce soit les courses Etc , les gens cherchent des logements qui se font de plus en plus rares. et pendant ce temps ces politiques se remplissent les poches de plus en plus , les communes sont sales, les grilles sur les routes jamais nettoyées ce qui enménent des inondations vers les habitations dés qu’il pleut, vraiment nous ponctionner pour les impôts et augmenter les prix de partout c’est grave, en ce moment il y à des visites de personnalités payés bien sûr par nos impôts et qui viennent passer des vacances. il n’y à que leurs poches qui comptent pour eux . Vivement que tous cela change aux prochaines élections. nous créoles on s’exprimera c’est sûr.

    • Je ne suis ni de gauche, ni de droite et je constate simplement que, contrairement à Didier Robert,les emplois « familiaux » de Huguette Bello ne sont pas fictifs et sur-payés. Les agents techniques embauchés par Bello sont en poste dans les lycées alors que les privilégiés du cabinet de Robert avaient un autre emploi ou d’autres rémunérations, pour la plupart. Surtout, ce qui est choquant c’est qu’ils avaient très peu ou pas de diplôme correspondant à ces postes et missions. La différence est là, c’est pourquoi on ne peut pas faire de parallèle entre la pratique Bello et celle de robert. Celui-ci est à un niveau jamais égalé dans la magouille et la mafia sur le plan politique.

  7. Ce matin, nous la vu Nirlo, celui qui a été mis deux fois en examen, en garde a vue puis remis en liberté provisoire rigoler parce que casse noisettes est retourné dans sa maison palais de justice pour répondre du détournement de fonds publics. il nous a dit que partout ou passe lagourgue nan de vol d’argent. La caisse d’épargne où il a fait disparaitre 280 millions, la mairie de Sainte Marie qu’il a mis en faillite, la région avec les emplois fictifs comma à Sainte Marie et impliquer dans la mauvaise gestion de la NRL où manque 120 millions d’euros. Jean louis Lagourgue est un spécialiste dans le domaine du vol. J’ai oublié la vente fictive de 80000 euros de chaussures de sa boutique de sa femme à la femme d’un gérant de station service.
    Qui dit Mieux.

  8. Voilà ces mafieux de la politique, veulent mettre en doute la justice,les voleurs accusent les juges,il ne faut pas que la justice baisse les bras d vant ces élus délinquants qui ont abuses des finances publiques,qu ils devraient intégralement rembourser accompagné d’une forte amende et rechercher les vices présidents cquivse sont faits complices de ce paspillage d argent public les avocats essaient de noyer le poisson espérons que les juges seront a la hauteur pour réparer le préjudice des finances publiques.

  9. Pensez vous que Tatie Huguette est plus probe que Didier Robert ?
    Impossible, elle a déjà placé un bon paquet de sa famille, amis cousins partout où elle pouvait, mais peut être avec plus de discrétion que le Robert !

  10. le procès robert ler arrivé mais quand est-ce que le procès du présumé détournement de fonds publics et suspicion de vol à la direction régionale des routes sro bientôt 3 ans Mme la procureur. c le ti protéger de maman Huguette c pour sa. la justice est où. c pour qu’il occupe un poste de chef a la smpr avec voiture. donc il faut volet pour être grader. après peux être son tour viendra n’est pas Gilles

  11. La justice se montreras t’elle implacable,avec ses délinquants politique,car leurs avocats ont plus d in tour dans leurs sacs.ces avocats en toute complicités avec leurs clients demandent la nullité de ce procès,la justice ne doit pas se laisser influencer et mettre hors d état de nuire cette mafia politique initié par celui qui régnait en maître absolu a la région avec ses vices présidents qui ne sont pas inquiétés par la justice ,on devrait faire aussi leurs procès,ils tous aussi coupables d avoir laissés faire.

  12. Ce qu il faudrait c est faire l inve
    notaire de tous leurs biens mal acquis sous cette mandature et les restituer aux finances publiques qui en font les frais,un meilleur suivis de nos collectivités serait nécessaire afin d éviter a l avenir ce genre de procès ,un contrôle,une inspection du bon fonctionnement de nos collectivités.

  13. Didier Robert n’a pas l’air très inquiet pour le moment. Il sait d’avance que tout ça finira bien pour lui et qu’il pourra tranquillement siroter un cocktail bien frais dans son palace. Au fait il est franc maçon?

  14. Il manque plus que Fontaine et le tableau de famille sera complet…. Je me demande qui sont les plus mafieux à droite, les hommes gros ventre et gros doigt ou certaines femmes toujours en couple avec des millionnaires/ chirurgiens esthétique/ radiologues/ cardiologues/ dentistes/ architectes … Ça aussi c’est pas normal : les meilleurs bougs sont comme réservés / présentés aux jeunes poupettes de droite … pour faire de bons mariages entre gens friqués …? La reproduction sociale organisée…

  15. le responsable RH c’est afzal Patel. celui qui avait un rifsep supérieur a tous les cadres de la Région parce que il a magouiller avec l’ancien cabinet de la région même si aujourd’hui le directeur de cabinet n’est autre que son ami m. omarjee j’espère que m. le directeur cabinet actuel va sanctionne son comportement Ingrid
    afzal Patel dis la vérité dis pourquoi bègue Vincent avait droit a une prime de 2000€ en plus de son salaire dis. c’est parce que tu avais droit à tout pour te taire. vomi tous ceux que tu as fait en écrasant les autres. vomi ton grade directeur par qq

  16. Tout cette mascarade qu’on sait à l avance le verdict car n oublions pas que la franc maçonnerie est passée par la pour que ces procureurs juges etc donnent un verdict très léger car eux même font partie de cette secte !!!!

  17. Alors M. Bègue, il manque ton acolyte l’homme marié qui couché avec les mecs du 4eme et 5eme !!! que devient Christine que toi et ta clique a protéger avec Patel quand une plainte a été déposée pour harcèlement sexuel. qui a fait la une des journaux. le harcèlement sexuel continue sous l’ère Belloc avec des propos injurieux et homophobes a l’encontre de collègue. mais bello c pas mieux, je vais faire ceci je vais cela si je suis élue qu’à telle fait rien bien au contraire placard de chez placard. aujourd’hui le harcèlement est possible à la région. les harceleurs sont protégés sans sanction les syndicats parlent ou mis à la retraite

  18. C’est super, dans 3ans ça sera la bande de Marie Antoinette qui sera à la barre pour comparaître, il semblerait que ce procès ne lui a pas servi de leçon, à la nouvelle mandature. Comme dit ma tante : circuler, il n’y a rien à signaler…

  19. Comment on peut encore donner du crédit à de tels personnages et ils sont toujours mêlés à de drôles d’affaires à tous les niveaux politiques et ils sont tous connus pour certains depuis plus de 50 ans dans des affaires financières, surtout LAGOURGUE qui est toujours un élu de la république, et dire que ces gens là n’ont aucunement HONTE et continuent de circuler la tête haute dans toutes les rues de FRANCE et de la Réunion et pour beaucoup des noms liés à d’autres affaires dans d’autres lieus de faits.
    C’est drôle de lire ce genre de chose quand on sait que la Réunion dépend des aides de la FRANCE pour vivre et qu’on vit soi-même à l’étranger.
    Comment peut-on laisser faire un aussi jeune élu à la tête de la plus grosse institution avec autant de budget et on pense bien qu’il y aura encore d’autres affaires qui seront dévoilées bientôt avec cette NRL en remplacement du Tram-Train qui aurait été la meilleure solution pour la Réunion que ce viaduc en mer, à la place de ce viaduc en mer, cette route aurait du passer au dessus de cette falaise et jamais en dessous, cela a été un des premiers plans pour cette route par des gens hyper diplômés tel que Emile HUGO, mais tout cela a été mis à la poubelle par Pierre LAGOURGUE qui croyait tout connaître de la Réunion, c’est à cause de lui le fiasco de cette route du littoral depuis ces débuts.
    Mais les plus gros détournements viendront bientôt et cela a été fait sur cette NRL par l’ancien président de Région sur des comptes en pays étrangers et on découvrira bientôt tous ces trésors financiers de guerre.
    Je me demande bien si l’école Science Po n’est pas une école du savoir de voler et du détournement financier car il n’est pas le seul concerné par ces détournements à haut potentiel.
    Et dire que toutes ces personnes n’ont pas besoin de tout cet argent pour vivre.

  20. Patel, la roue a fini par tourner….

    Tu t’es enrichi sur le dos et le travail des autres, sans respecter quoique se soit.
    Tu aurais du ramener tes deux secrétaires Leuleu avec toi au département pour te mettre bien vis à vis du cabinet et des agents. C’était votre spécialité, faire de la lèche au sens figuré ou pas.
    L’une était une P. de « luxe » aux cheveux dressés pour les membres du cabinet et l’autre une vulgaire P. du ghetto pour amadouer les agents techniques; toutes deux recyclés, après promotion canapé par l’équipe bello et le DGA gnangnan.

    Patel, tu as manigancé pour mettre au placard Henri Nicole, aujourd’hui c’est ton incompétence qui est au grand jour. Dis merci à tonton Momo!
    Dis merci à la Michel oui oui, autant gonflé que son régime indemnitaire.
    Dis merci, à tes macrelles Suc. De la DRH qui ne savent que faire ça: dénoncer les agents pour pas grand chose !

    Aujourd’hui, tu paies pour les agents que tu as mis en CLM, ceux que t’as traité plus bas que terre, ceux que t’as rendu dépressifs et suicidaires, ceux que t’as mis au placard,….

    Je serais là pour voir ta chuuuute !
    Je serais là pour voir la chuuute de l’équipe de Didier Robert qui a bousillé des vies et des carrières !
    Je serais là pour voir la chuute de tes macrelles ! AS-TV-MD-SM-AH-MjM

  21. Cette personne en souffrance victime de de propos homophobes au sein de la collectivité régionale, je l’ai rencontré lors d’un séminaire. Apparemment cela n’a pas avancé depuis plus d’1 an. Je suis désolée pour cette bonne personne. Pourquoi ?

  22. foutez moi tout ces voleurs dans une cabane, ou mieux! faisons avec eux un KO zzz vérité. emmène le peu, pendant 3 mois loin, mais loin, pas dans l’océan indien, non, encore plus loin, genre pays y bataille la, donne à zot rien un short, un t shirt, laisse a zot brûle dans soleil, pou pas être méchant, a nous le peuple zot la volé, écrasé, bafoué, nous lé capable donne à zot un ti sac le grain pou zot planté, moi lé même pas sur zot y survive, tellement zot la vole à nous, aujourd’hui n’a 2,3, n’a restaurant, d’autres chez pas quoi, heureusement la réunion n’a point châteaux sinon nous té mort au moins 2 fois, tellement zot norez tué pour gagner. quand mi pense que dans kelke z’année, nous sava prendre les mêmes, enfin non pas vraiment!! celle là n’a chiffons, mais la finalité sera la même. bande d’ incapables, de voleurs de la réunion, bande de gros mangeurs de restaurant, bande de saloperies, pendant que le peuple réunionnais était en souffrance, vous avez jouit, maintenant aller crever, loin de chez nous, qu’on ne vous donne place dans nos prisons, vos places sont dans les guerres que le monde subit à cause de vous, la France aura besoin de vos compétences de truands, voleurs de peuple, profiteurs de belles figures. Maintenant entré dans la danse, Montrez au peuple ce que vous avez dans le ventre, pas la bouffe, mais vos tripes de soit disant, président, DGA,DGS, dirigeants, et des meilleurs. bientôt ça sera le tour de l’autre folle, j’espère être encore vivante pour voir sa descente. vous nous avez volé notre Réunion, vous nous avez volé tout simplement, maintenant n’allez pas en prison chez nous, mais surtout loin de nous. très loin, allez défendre le monde en guerre, allez au front, vous qui avez fait de nous des petits tellement vous vous sentiez grands. on ne vous remercie pas.

  23. Aboudou 4700?
    C Est quoi ses diplômes?
    Il y a un plafond avant de signer il ne regarde pas lagourgue il a du se servir aussi rappeler vous de la caisse d épargne.
    Il touche plus que son avocat voire comme les juges?
    Combien touchait le président alors?
    Ils ont vraiment faient leurs beurre et dire qu il y a encore des avocats qui vont essayes de les blanchir.

  24. Pas si sûr qu’ils vont être condamné et faire la prison déjà si là ils ont une condamnation leurs avocats va aller en cassation donc faut pas rêver. Quand je vois tout ses magouilleurs avec leurs sourires comme ci c’est rien pour eux j’ai envie vomir. Vous allez voir ils vont s’en sortir la justice française condamne les petits à la prison mais pas ses gros là. Ces gens doivent être inéligible à vie . Enfin………

  25. Une honte désolante pour notre île et deux mandatures qui n’ont rien apporté à la Réunion et qui a plongé l’île dans le recul économique et le coma circulatoire. J’attends le verdict pour savoir si la justice porte bien son nom.

  26. On dirait un procès d’enfants de coeur ! Je suis honnête Mr le procureur ! Moi élu voleur ? Non sur la tête de mon arrière grand mère je n’ai pas voler , j’ai juste pris quelques deniers pour la foi que j’ai entant qu’homme politique aimant les citoyens et la culture du vivre ensemble !

  27. Tant que la justice francaise sera clémente , ces élus vont continuer de détourner . Vous avez un exemple tout récent de la justice vietnamienne ,,peine de mort pour cette charmante patrone ! Ce n’est pas a la même échelle mais le mot VOLE est le facteur principal !

  28. Le camarade de Ferrières, Jean louis Lagourgue dit Casse noisettes est capable de mettre presque en faillite un Banque, une commune, détourner de l’argent et mis en cause pour la NRL puis ramasser 80000 euros de vente fictive de chaussures par sa femme dans sa boutique…Mis en examen et en garde à vue plusieurs fois.
    Ferrières est aussi enfant de coeur de Tec Tec sorcier du coté de Saint André chez qui il a conduit Lagourgue, tec tec a mis un drap blanc sur Lagourgue tout en dansant autour de lui en versant de l’eau safranée sur sa tète. Lagourgue lui est reconnaissant et à signer son contrat à la Région.

  29. Les sanctions prononcés a l encontre de ces élus,ne sont pas a la hauteur du préjudice subit par la région,dans cinq ans ils pourront recommencer leurs manèges ils auront toujours des partisans pour encore leurs faire confiance,cette justice est a vomir .
    p

  30. Paul Verges « paix à son âme » la embauche son fille directrice de la maison de civilisation , or le bâtiment la jamais existé , chercher l’erreur.
    Bello Séraphin tout les samedis Tillier i écris zot magouille , rien pou zot , Valérie Picard pareil i entend pu parlé , la gauche le bras lé longue.
    Bello a chaque fois mi passe la délivrance mi brille un bougie po ou , mi espère mon prière sera entendu , mi désespère pas car ou la fé mal à moin avec mon famille.

  31. Notre justice locale est aussi corrompue que ces grands voleurs à col blanc, ils ont les mains liés et ces juges, procureur etc seront obligés de donner un verdict léger ils sont eux même corrompus par le grand maître

  32. Notre justice locale est aussi corrompue que ces grands voleurs à col blanc, ils ont les mains liés et ces juges, procureur etc seront obligés de donner un verdict léger ils sont eux même corrompus par le grand maître

  33. Y en.a qui avait déjà un.passif.

    Les millions de la Caisse d’épargne pour l’un.

    Pour l’autre il a mis les comptes de la commune du tampon dans le rouge. Heureusement TAK est revenu pour redresser le budget. Et c’est le même qui a supprimé la Tram Train.

  34. Quand je vois le verdict, je suis écoeurée. La justice à 2 vitesses. Une très sévère et intransigeante pour les pauvres et l’autre plus laxisme pour les riches et corrompus. Pour des petits délits pour un pied de zamal dans sa cour, on donne une amende et un rappel à l’ordre. Depuis que ces personnes occupent ses postés à la chaise vide avec ce joli salaire, si on fait la totale des années qu’ils ont occupés ces postés fantômes, c’est bien peu pour ce qu’ils vont payer comme amende. Ils ont profité sur l’argent du contribuable et tous les avantages qu’ils ont pu en tirer. des festins de roi qu’ils ont pu s’offrir dans leur assiette pendant que le petit colon ou le petit retraité ne mangent plus à leur faim. Ils sont plutôt dodus je trouve avec ce salaire faramineux pour encore faire semblant de verser des larmes de crocodiles. De vrais Pinocchio à la barre. Mais on devrait leur mettre un bracelet électronique pour leur faire honte de ce qu’ils ont fait. Au moins tout le monde sera traité à la même enseigne On aurait dû les obliger à des travaux forcés à ramasser un par un les crottes des chiens sur le bord des places pour dissuader bien d’autres qui oséraient voler les derniers publics. Faut revoir les sanctions qu’on leurs à infligés à ces guignoles. Pas assez de sévérité et ils auraient dû purger au moins un mois de prison ferme. Juste pour montrer aux plus pauvres qu’on peut avoir encore confiance en la justice française. 5 ans avec sursis, c’est pas une vraie sanction, c’est de la prison ferme que tous ces véreux méritent.

  35. 1.5 million détourné préjudice pour la région,réponse de la justice 50.000€ de condamnation ça vaut le coût.gagant gagnant pour ces élus voilà pourquoi ils font de la politique pour se servir au lieu de servir les administrés tous les mêmes dans toutes les collectivités, pire. dans les mairies c est une mafia ,des combines sans contrôle.

  36. Imaginez-vous notre département devient indépendant, comme le voudrait un mouvement indépendantiste ou anti zoreil ou anti blanc
    On tombe sous le joug de politiciens pourris de nervi qui deviendront des tontons macoutes, des commerçants qui garderont comme pour les cyclones annoncé les bouteilles d’eau dans la réserve pour les mettres en rayon le jour du cyclon avec 15% d’augmentation.
    Juste des créoles prêts à ruiner leurs semblables. Tiens mais dans tous ces condamnable ou sont les zoreils

    • je regrette l ancien procureur de st denis mr bernard legras celui qui a fait condanner le president conseil generale eric boyer a un an prison ferme si il etait la tous ces politiciens voleurs avec leurs complices etait direct en prison
      juges procureurs sont faille de nos jours a quoi serve tous ces enquetes cinema les proces sui a la fin sa donne la montagne a accouchees une souris

  37. Y’a pas que ce Robert qui doit payer car la même huguette pas mieux avec ses emplois fictifs et ses guerres en interne dont les candidats n ont même pas le niveau, ce qui est drôle et effarant c est que dans cette pyramide y’a plusieurs clans qui veulent être à la place du calife ou on hésite pas à couper la tête des autres pour y arriver, si j’étais huguette fais gaffe à ton staff ce sont tous des traîtres

  38. Quel monde de corruptions ! De toutes les années on a affaire a des élus corrompus et passage au tribunal ! Et les gars si vous votez encore vous êtes complices ! Arrêtez de vous faire entuber par ces cousins de la buse !

  39. Mobiliser tout ces magistrats payés par les contribuables,ces magistrats qui réclament plus de moyen pour arriver à ce résultat c est minable,les playants devraient réclamer un dédommagement,une prime a la carambouille politicienne que ces magistrats soient exclus du département et remplacés par de vrais représentants de la justice ils ne méritent pas leurs salaires se sont des minables.

  40. Elle est pas belle la justice de notre pays ? C’est un encouragement pour les hommes politiques à continuer ce qu’ils ont toujours fait: utiliser l’argent public à des fins purement politiciennes, clientélistes voire personnelles.
    Bravo !

  41. j’ai honte de cette justice, j’ai honte de ce tribunal, j’ai honte de ces juges, procureurs, avocats, j’ai honte de ma soit disant patrie, justice. c’est une honte flagrante pour nous les citoyens, c’est une honte pour cette soit disant république, c’est une honte, pour tout ce qui pense que la justice française est capable de mettre des freins à des personnes qui soient disant ont un peu de pouvoir, et sui s’en servent à des fins personnels. j’ai honte pour tous ceux qui ont été relaxés, et qui vont se présenter aux prochaines élections. j’ai honte de cette justice. Allez tous crever, magistrats, avocats, procureurs, tous les protagonistes qui ont fait mobiliser des mois des années de contrôle pour en arriver à la. crever tous. la honte de la France, c’est vous. bande de criminels de lâches.

  42. Mon projet est de m’inscrire dans la suite de M.Tufféry qui est arrivé dans un parquet difficile. Il l’a mis parfaitement en ordre de marche avec une équipe qui bosse.  » dixit dénozot véronique le 11.06.2021

    La probité chez nos élus
    « Je vais surveiller tous les dossiers. C’est un vrai sujet à La Réunion. Une circulaire de mai 2021 nous la réassigne en priorité nationale et locale, dixit dénozot véronique le. 31.08.2021

    Le bal des faux-culs et des hypocrites

    Emplois présumés fictifs de la Région : quand la justice arrive après la guerre !

    « A chacun sa m… »
    Quant au traitement des affaires judiciaires, tant dans le Sud que dans le Nord, nombreux sont ceux qui ne pourront s’empêcher d’éprouver le sentiment de l’existence d’une justice pour les riches et d’une justice pour les pauvres.

  43. Dommage qu’on a pas eu un vrai juge anti corruption comme Mr Renaud Van Ruymbeke, beaucoup sont soulagé quand il a prit sa retraite, nos juges locaux doivent prendre exemple sur ce dernier, car je pense qu’ils sont tous pourris et corrompus ces juges de pacotille

  44. J’ai oublié de dire aussi que la franc maçonnerie est passée, par là pour donner ce verdict car n oublions pas que ces juges et politiciens en font partie donc comprenez bien qu’il a fallut faire un procès pour la forme et un verdict totalement à son avantage

    • Didier Robert était condamné à trois ans d’inéligibilité et à 15 mois avec sursis en mai 2021. c’était déjà beaucoup pour un élu! Hier, ils auraient aimé l’innocenter mais ça fera jusrisprudence et n’importe quelle administration pourra avoir plus de 20 collaborateurs au Cabinet de l’autorité territoriale et avoir des emplois fictifs! Faire appel puis attendre le Conseil Constitutionnel pour gagner du temps! Sans compter la lenteur de la Justice! La comparution immédiate, c’est pour nous, le peuple! Pour les autres, c’est un jugement dans 10 ans! Merci, les frères!

  45. Zarboutan ta tous compris, sa sert à rien de crier au complot, monsieur et ces protagonistes sont relaxé oup ! Affaire suivant, vous i croyez encore en la justice ? Non vraiment ?
    Lâcher l’affaire, sava juste déchirer encore plus le cœur de certain, ces monsieur savent ce qu’ils font, tout le monde ces la vérité mais voilà, certain personne sont plus fort que nous et même de la loi, ces malheureux pour le côté partie civils, courage au autres

  46. pourquoi chercher des preuves s’il n’y en a pas ?
    il y a des personnes qui veulent voir tomber ses gens .
    de nos nos jours qui ne vole pas qui? commençons pas l’Etat . senrichir au dépourvu des personnes à revenu modeste voir inexistant. Nos chères personnes âgées. qui ne les volent pas hein?
    Promesse Promesse. quand tu nous tiens. Égalité wouai c’est ça !!!

  47. C’est bizarre ce premier rendu de jugement [ au nom du peuple français souverain…]. Question : que se passe-t-il quand la justice locale rend un jugement complaisant ? C’est manifeste ici.
    Il n’y avait pas que dans le cabinet où était éprouvé les emplois bidons… Avez-vous déjà entendu parlé de la nomination pour ordre… sans création de poste ( grade A+++)?

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