/

Endométriose : Saint-Denis s’investit pour la sensibilisation autour de la maladie

7 min de lecture

Engagée pour la santé et le bien-être de ses citoyen.nes, la Ville de Saint-Denis s’associe à deux associations pour lutter contre l’endométriose. Deux événements dédiés à cette maladie gynécologique encore méconnue prendront place sur le territoire de la commune dès le 21 mars.

10 à 11 % des femmes en âge de procréer souffrent d’endométriose. Cette maladie peut provoquer de fortes douleurs, une infertilité et avoir un puissant retentissement sur leur vie quotidienne. Alors qu’environ 500 femmes sont dépistées chaque année à la Réunion, on estime que l’errance diagnostique dure en moyenne 8 ans. C’est pourquoi la Ville de Saint-Denis, solidaire des femmes, a choisi d’accueillir et de soutenir des temps forts pour informer et sensibiliser à cette maladie.

UNE EXPOSITION ITINÉRANTE SUR « LES COULISSES DE L’ENDOMÉTRIOSE »

L’association Mon Endométriose Ma Souffrance (MEMS), et l’association Elle’Hit, partenaires de la Ville de Saint-Denis, ont souhaité cette année mettre en place un projet artistique autour de l’endométriose. Ce lundi 21 mars se tiendra donc le vernissage de « les coulisses de l’endométriose », une exposition itinérante de photographies grand format qui s’affichera d’abord à Château Morange. Elle rejoindra ensuite les grilles de l’Ancien Hôtel de Ville à partir du 26 mars, puis à la médiathèque François Mitterrand à partir du 31 mars.

Une photographe, une cinquantaine de femmes atteintes d’endométriose et une soixantaine de clichés les mettant en situation dans différents moments difficiles de leur maladie : le projet artistique vise à sortir du stéréotype réducteur de l’endométriose, les douleurs pendant les règles. Car l’endométriose, c’est beaucoup plus que ça. C’est une vie entière qui est perturbée, sur tous les plans : physique, sexuel, sentimental, familial, social, etc. L’objectif est aussi d’aider les femmes à être mieux informées afin qu’elles puissent être diagnostiquées plus tôt, de libérer leur parole, de soutenir celles qui souffrent en silence. Il s’agit également de mobiliser le corps médical, très mal formé à l’endométriose.

QU’EST-CE QUE L’ENDOMÉTRIOSE : UNE CONFÉRENCE POUR EN PARLER

Le 26 mars, de 16 heures à 18 heures, le Dr Eggermont animera une conférence dans le grand salon de l’Ancien Hôtel de Ville. La spécialiste de l’endométriose, expliquera durant une heure ce qu’est l’endométriose. La conférence sera suivie par une prise parole positive de femmes atteintes d’endométriose, qui aborderont par exemple la résilience et apporteront leurs témoignages.

Cet événement s’adresse à tout public : les jeunes filles et les femmes atteintes ou non d’endométriose, leurs conjoint.es, parent.es, entourage, les professionnels de santé, etc., cette maladie étant encore trop méconnue et nécessitant une sensibilisation de la population entière.

Lors de cette journée, l’accent sera mis également sur la prévention. En effet, plus la maladie est détectée précocement, plus on peut tenter de la ralentir voire de l’enrayer la propagation, par des traitements médicamenteux ou chirurgicaux mais aussi via l’alimentation.

Association Mon Endométriose Ma Souffrance (MEMS)

L’association a pour but d’aider et soutenir les femmes atteintes d’endométriose, de leur donner la parole et de faire connaître la maladie. MEMS organise le 26 mars 2022 une EndoMarche, ou marche contre l’endométriose, « virtuelle » du fait de la situation sanitaire. Ce jour là, chacun.e pourra marcher vêtu.e de jaune en soutien aux femme atteintes d’endométriose. Association Elle’Hit L’association a pour vocation de réunir les femmes, créer un réseau de solidarité féminine et organiser des rencontres afin de se conseiller, s’aider et se valoriser entre femmes.

Marie-Annick Andamaye, élue déléguée à la santé : « J’ai constaté autour de moi que beaucoup de femmes souffrent d’endométriose, sans que cela ne se voit, sans qu’elles ne montrent leur souffrance. On n’en parle pas, car c’est une maladie intime. Pourtant ces femmes sont toujours dobout et font souvent preuves d’une grande résilience ! Aujourd’hui, je suis ravie qu’elles et leur maladie soient mieux reconnues. Depuis quelques années, la Ville de Saint-Denis a fait de la santé publique un axe important de son projet politique, en travaillant sur une offre de service adaptée aux besoins de la population. On accompagne notamment les associations dans leurs projets de prévention et de sensibilisation. Le fait que la Ville ait créé une Direction Santé alors que ce n’est pas une compétence des communes prouve d’ailleurs sa volonté de s’investir pleinement dans l’accompagnement santé des Dionysien.nes, aujourd’hui autour de l’endométriose. »

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Michel Dijoux est le nouveau président du CODEV du TCO

Article suivant

CMA : Saisie en ligne et télétransmission obligatoires pour vos démarches

Free Dom