France, les riches, encore plus riches qu’il y a vingt ans

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Selon les calculs publiés ce mercredi par l’Observatoire des inégalités, 4,5 millions de personnes gagnent plus du double du niveau de vie médian, soit 3 673 euros pour une personne seule.

4,5 millions de ménages possèdent plus du triple du patrimoine médian, soit une fortune d’au moins 490 000 euros. Synthèse et chiffres-clés du Rapport sur les riches en France, édition 2022.

On peut aussi être riche en patrimoine : 4,5 millions de ménages possèdent plus du triple du patrimoine médian, notre seuil de richesse en termes de patrimoine, c’est-à-dire plus de 490 000 euros. 16 % des ménages français dépassent ce seuil de fortune et 4 % des ménages sont millionnaires.

Par rapport à 2010, le nombre et la part de personnes riches ont baissé en 2019 : 745 000 personnes de moins se situent au-dessus de notre seuil de richesse. Le niveau de vie des 10 % les plus riches a suivi une évolution plus mouvementée : après avoir baissé entre 2011 et 2013, il marque un nouveau pic en 2018 sous l’effet de mesures fiscales favorables aux détenteurs d’un haut patrimoine financier.
Cette décennie succède à une période faste pour les plus aisés. Entre 1999 et 2019, le niveau de vie annuel moyen des 10 % les plus riches a progressé de 9 100 euros une fois l’inflation déduite, contre 3 300 euros pour les classes moyennes.

Davantage de ménages fortunés
En l’absence d’un seuil de fortune admis par l’Insee, nous ne connaissons pas l’évolution du nombre de ménages fortunés, c’est-à-dire riches en patrimoine. Seul indice, le nombre de ménages imposés pour leur grande fortune immobilière (au moins 1,3 million d’euros de biens immobiliers après abattements) progresse à nouveau de 8 % entre 2018 et 2020, après une hausse de 23 % du nombre de ménages redevables de l’ancien impôt sur la fortune, entre 2011 et 2017.
Entre les deux dernières enquêtes de l’Insee, datées de 2010 et 2018, les patrimoines des 10 % des ménages les plus fortunés ont plus ou moins suivi le rythme de l’inflation. Mais, tout comme les revenus, la stabilité récente ne doit pas faire oublier la période antérieure. Les patrimoines des riches s’étaient envolés durant les vingt années précédentes. Entre 1998 et 2010, le patrimoine moyen des 10 % les plus fortunés était passé de 552 700 euros en 1998 à 1 243 000 euros en 2010 : il avait plus que doublé, même après déduction de l’inflation.

Pour les hyper-riches, tout va bien
Pour dégager les tendances qui se dessinent, il faut aller plus loin. En zoomant sur l’ultime sommet de l’échelle des revenus et des patrimoines. Les hyper-riches poursuivent leur enrichissement. Le 1 % des salaires les plus élevés du privé continue sa progression. Quant aux 500 plus grandes fortunes professionnelles, elles ont vu leur valeur multipliée par quatre en dix ans.

5 Commentaires

  1. On peut se poser la question: « Pourquoi sont-ils , ces riches , encore plus riches ? »
    Réponse : « Parce que les supposés « pauvres » leur donnent leur fric ! »
    Comme pour ce match à Paris … certains « pauvres » ont payé leur billet d’entrée à plus de 1500 € !

  2. On peut se poser la question: « Pourquoi sont-ils , ces riches , encore plus riches ? »
    Réponse : « Parce que les supposés « pauvres » leur donnent leur fric ! »
    Comme pour ce match à Paris … certains « pauvres » ont payé leur billet d’entrée à plus de 1500 € !

  3. s’enrichît sur le dos des plus pauvres et le résultat ils sont extra riches et très malades. profite pas le fric koi Bon Dieu i punit à zot

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