Génération Ecologie: “Le gouvernement doit respecter la loi biodiversité de 2016”

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La génération écologie de La Réunion, par le biais de son délégué départemental, Vincent Defaud, réagit par rapport au projet de loi permettant l’autorisation à nouveau des néonicotinoïdes, de puissants insecticides tueurs d’abeilles. Dans un communiqué, elle demande au gouvernement de “respecter la loi biodiversité de 2016”.

Communiqué

“La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été promulguée en 2016. Portée à l’époque par Barbara POMPILI, alors secrétaire d’Etat à la biodiversité, cette loi avait interdit l’usage agricole des néonicotinoïdes. Les néonicotinoïdes sont de puissants insecticides tueurs d’abeilles, véritables poisons pour la biodiversité et un danger pour notre santé. Toutes les études scientifiques confirment en effet que les néonicotinoïdes ont une toxicité neurologique, une perturbation endocrinienne, une génotoxicité et cytotoxicité. L’adoption de ce texte de loi avait alors bravé toutes les pressions des lobbies de l’agro-chimie.

Aujourd’hui ministre de la Transition écologique, Madame POMPILI défend [cruelle ironie de l’Histoire] au nom du gouvernement le projet de loi de ré-autorisation des néonicotinoïdes dans les plantations de France Hexagonale et d’Outre-mer. Ce projet de loi sera examiné en séance publique à l’Assemblée Nationale à partir de ce lundi 05 octobre.

Faisant un bilan critique de la loi biodiversité de 2016, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) pointe, dans un avis adopté le 23 septembre 2020, les “insuffisances” et le caractère “lacunaire” de la mise en œuvre de ce texte. Dans ce rapport il est écrit que “la reconquête n’est pas amorcée mais au contraire, le déclin se poursuit”.

Pour les Outre-mer, le CESE demande que les pouvoirs publics soient “à la hauteur des enjeux” en y augmentant les moyens humains et financiers pour la protection des mangroves et des récifs coralliens et qu’ils mettent en œuvre l’expérimentation d’un réseau d’aires protégées s’inspirant du réseau Natura 2000. Enfin le CESE recommande de porter auprès de la Commission européenne une réforme des instruments financiers de soutien aux projets en matière de biodiversité.

Cet avis pertinent du CESE montre que la bonne exécution de la loi biodiversité de 2016 n’est pas la priorité du gouvernement.

De la même manière, en présentant un projet de loi de ré-autorisation des néonicotinoïdes en France et dans les Outre-mer, le gouvernement affiche son mépris de la loi biodiversité de 2016. Cette ré-introduction des insecticides tueurs d’abeilles constituerait un recul juridique et sociétal majeur, en totale contradiction avec la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle, et au principe de non-régression [présent dans la loi biodiversité de 2016] selon lequel les dispositions réglementaires et législatives en matière de protection de l’environnement ne peuvent faire l’objet « que d’une amélioration constante ».

Pour Génération Ecologie, le gouvernement doit s’engager pour le respect de la loi biodiversité de 2016 en affectant tous les moyens nécessaires pour une application optimale de cette loi aussi bien en France Hexagonale qu’en Outre-mer et en retirant le projet de loi de ré-autorisation des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.”


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