Entendu par les gendarmes pour avoir dit “gros blanc”, Thierry Robert persiste et signe (PODCAST)

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L’ancien député MoDem et actuel conseiller municipal de Saint-Leu et conseiller communautaire du TCO est en ce moment même entendu par les gendarmes de la caserne Vérines à Saint-Denis pour une affaire qui date de septembre de l’année dernière. Le 2 septembre dernier, dans son émission radio relayée par RSL et Kréol FM ainsi que sur sa page Facebook, Thierry Robert avait déclaré, à propos d’une subvention de 2 M€ que la Région venait d’attribuer au JIR : “on est en train de faire une politique de copains coquins, une politique, excuse à moin le terme, mais moin mi tiens un discours comme moin na l’habitude, c’est une politique de gros blanc, il faut arrêter cette politique là !”.

La semaine suivante, dans son édito du samedi, Jacques Tillier, directeur général du JIR, annonçait que lui et le président du groupe Cadjee déposaient plainte contre Thierry Robert pour “provocation à la haine raciale”. Rien que ça ! C’est donc dans le cadre de cette affaire que Thierry Robert a été convoqué chez les gendarmes de Vérines pour être entendu. Sera-t-il placé en garde à vue pour avoir prononcé ces deux mots ? Impossible de le dire pour l’instant.

A l’époque, nombreux sont ceux qui avaient fait remarquer que celui là-même qui avait déposé plainte contre l’ancien député se faisait un plaisir “d’insulter” ses “clients du samedi” en employant des expressions diffamatoires tels que “mangeurs de rats” pour désigner des Chinois, “grands blancs” pour qualifier le sénateur Jean-Louis Lagourgue et Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon, “fesses blanches” pour désigner les “fonctionnaires zoreils” installés à La Réunion, “putains malgaches” pour désigner les premières femmes qui sont venues au moment du peuplement de notre île etc… etc…

Selon l’entourage de Thierry Robert, “il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que certains réseaux très actifs cherchent par tous les moyens à faire taire définitivement l’ancien député de la 7e circonscription. Après avoir réussi à le destituer politiquement pour la députation, certains cherchent à le museler complètement à l’échelle des municipales. Ils veulent le tuer politiquement, le rayer de la carte politique locale, parce qu’il gêne, parce qu’il dit tout haut ce que de nombreux Réunionnais pensent tout bas. Il faut croire qu’on est revenu au temps béni de la colonie et que, seuls, certaines personnes venues d’ailleurs ont le droit de dire ce qu’ils pensent dans notre île, quitte à traiter les Réunionnais de tous les noms d’oiseaux. Il y a même un journaliste du JIR qui a traité dans son édito son confrère du Quotidien, de gros blanc. Que fait la justice ?. Quand un noir parle de gros blanc, on le traite de raciste et on parle de provocation à la haine raciale, mais quand c’est un blanc qui traite les Réunionnais ou les non Réunionnais de tous les noms, ça ne choque personne, tout le monde trouve ça normal.”

“Oui, la politique de gros blanc, de réseau et de lobby existe encore à La Réunion”

A sa sortie de Vérines, et avant de s’engouffrer dans sa berline BMW rouge qui l’attendait devant la caserne de gendarmerie, Thierry Robert n’a pas mâché ses mots : “oui la politique de gros blanc existe à La Réunion. J’ai été convoqué ce matin par les gendarmes pour une affaire pénale, en fait, c’est parce que j’avais dit, lors d’une émission radio, qu’il existait une politique de gros blanc à La Réunion. Je répète ce que j’ai dit, oui, il existe bel et bien une politique de gros blanc à La Réunion, une politique de réseau, de lobby. Oui, je dis à qui veut l’entendre, que la subvention de 2 millions d’euros donnée par la Région à Tillier et à Cadjee du JIR résulte de cette politique de gros blanc, de réseau et de lobby… On ne trouve pas 500-600 euros pour donner à un jeune qui va faire ses études, mais on trouve 2 millions d’euros pour donner à un journal ?”.

PODCAST : 

Thierry Robert est persuadé que le “système” cherche tous les moyens possibles et inimaginables pour lui faire taire, surtout en pleine campagne électorale dans la 7e circonscription. “Je cesserai de parler uniquement lorsque je serai mort”, dit-il. Enfin, l’ancien député tient à souligner que “ce n’est pas parce qu’on est réunionnais qu’on doit se laisser marcher sur les pieds par quiconque se croit en pays conquis, comme si La Réunion était encore une colonie. Le directeur du JIR passe tous ses éditos du samedi à m’insulter, me dénigrer, me traîner dans la boue, me jeter à la vindicte populaire en me traitant de tous les noms y compris de con, et à travers mois, il se permet aussi d’insulter mes géniteurs, en revanche, moi, si je comprends le sens de cette convocation de ce matin chez les gendarmes, je devrais me taire et ne rien dire ? Je devrais me prosterner devant le grand blanc ? Non, mais, on se croit où là ? Lui, parce qu’il est soit disant journaliste, il a le droit de tout dire, de tout faire, d’insulter les Réunionnais, à commencer par moi. Et moi, parce que je suis politique, je ne dois rien dire, je dois rentrer sous la table. Quand c’est le JIR qui, avec sa plume, insulte, salit les gens, il faut appeler ça liberté de la presse, liberté d’expression, caricature, style sarcatisque et je ne sais quoi d’autre encore, mais quand c’est moi qui réplique, verbalement, en disant politique de gros blanc, là ce serait de la haine raciale. C’est du n’importe quoi ! Et pour ça, les gendarmes me convoquent ? Désolé, mais faudra trouver autre chose !”.

Dans l’entourage de Thierry Robert, on précise que “certains, au cabinet d’une certaine collectivité du côté de Saint-Denis, avaient déjà commencé à pousser des cris orgasmiques” en apprenant la convocation de l’ancien député à Vérines. “Ils pensaient que Thierry Robert allait être placé en garde à vue, voire même foutu en prison pour avoir dit gros blanc. Raté pour eux ! ”

 


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