Harcelement scolaire : Une page Facebook pour les victimes

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La page Facebook « Me too harcelement scolaire 974 » vient d’être créée. Elle est le fruit d’une réflexion et de tristes constats (3 à 4 enfants par classe) Un jeune réunionnais sur 8 est victime de harcèlement !

La page Facebook est lancée !

Sur le même modèle que la page « Me Too inceste 974 », le collectif Elianna mobilise toutes les forces afin d’en finir avec ce fléau !

La page Facebook « Metoo harcèlement scolaire 974 » a pour objectif de libérer la parole des victimes et les accompagner. Un réseau de professionnels est mobilisé : juristes, avocats, psychologues clinicien…

Maître Sandrine Antonelli, avocate du barreau de Saint-Denis et spécialiste du harcèlement scolaire, a répondu à nos questions.

« Notre mission est de mettre en place une écoute active pour les enfants et adolescents, mais aussi pour leurs parents. Dès qu’une personne nous envoie un message, nous l’écoutons, discutons avec elle pour comprendre la situation et la rediriger vers des professionnels comme des juristes ou des psychologues. »

Concernant l’efficacité, difficile donner de chiffre ou de résultat, car la page est très récente. Cependant, elle affirme « qu’il est nécessaire d’aider et de prendre en charge ces jeunes. Les enfants souffrent et les parents se sentent impuissants. Il est encore difficile d’appréhender le harcèlement scolaire, car il est difficile de savoir vers qui s’orienter. La page Facebook est là pour ça. « 

Que faire ?

« Si j’ai un conseil à donner aux enfants, c’est d’en parler aux parents pour sortir de l’isolement. Les parents auront plus de ressources et sauront mieux s’orienter vers des professionnels. C’est le seul moyen de défaire le noeud du harcèlement »

Elle déplore le manque d’action de prévention et de sensibilisation. « On a tendance à sous-estimer le problème du harcèlement scolaire, car on n’en parle pas beaucoup. De plus, il est difficile à caractériser. Il peut prendre différentes formes. Un enfant ne sait pas forcément si ce qu’il vit entre ou non dans le cadre du harcèlement scolaire. Il faut absolument informer et anticiper. En cas de harcèlement, il faut mettre en place une vraie médiation sur le long terme ».

Elle rappelle qu’une loi vient de considérer pour la première fois le harcèlement scolaire comme un délit. « Ce texte est une grande avancée. Le harcèlement ne doit pas rester dans le cadre de l’école et être géré par une simple punition. C’est grave. Les harceleurs doivent prendre conscience de leurs actes, des conséquences possibles et surtout ne pas recommencer. C’est une question de compréhension et d’éducation. »

Elle propose de suivre la stratégie mise en place il y a quelques années concernant l’éducation sexuelle. Auparavant, personne n’en parlait au sein des établissements. Depuis, que des associations interviennent, les choses bougent tout doucement. Pour Maître Sandrine Antonelli, la meilleure méthode pour lutter contre le harcèlement scolaire est qu’il soit prégnant dans les programmes scolaires.

 

5 Commentaires

  1. Déjà faudrait sensibiliser l administration scolaire en l occurrence les cpe qui font pas leur travail correctement ce sont tous des trouillards et pour éviter tous problèmes évitent l’évidence même, prônent l’empathie, la zenitude surtout dans un collège proche de la sortie de St Pierre avec ces jeunes dont certains sont des dangers, quand aux principaux tous des planqués

  2. Déjà faudrait sensibiliser l administration scolaire en l occurrence les cpe qui font pas leur travail correctement ce sont tous des trouillards et pour éviter tous problèmes évitent l’évidence même, prônent l’empathie, la zenitude surtout dans un collège proche de la sortie de St Pierre avec ces jeunes dont certains sont des dangers, quand aux principaux tous des planqués

  3. Déjà faudrait sensibiliser l administration scolaire en l occurrence les cpe qui font pas leur travail correctement ce sont tous des trouillards et pour éviter tous problèmes évitent l’évidence même, prônent l’empathie, la zenitude surtout dans un collège proche de la sortie de St Pierre avec ces jeunes dont certains sont des dangers, quand aux principaux tous des planqués

  4. Mon fils était harcelé au collège par un autre élève de sa classe. Il faisait des cauchemars et il n’avait pas d’amis. Au moment d’une journée contre le harcèlement deux filles de sa classes l’ont emmené dans le bureau du conseillé d’éducation pour dénoncer l’élève qui le harcèle. Cet élève insultait mon fils tous les jours pour rien car il était lui même harceler par d’autres élèves d’une autre classe. Il a reçu un avertissement et que si ça continu il serait renvoyé et une plainte pourrais être déposer. En tant que maman je m’en veux ne n’avoir rien vu de la souffrance de mon fils car moi-même j’ai vécu ça bien qu’à mon époque le harcelement était courant. Cette histoire aurait pu mal finir d’autant que mon fils est dyslexique. Aujourd’hui j’ai souvent peur que cela recommence.

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