Le paiement en espèce reste majoritaire à La Réunion mais décline

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L’Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM) de La Réunion publie une étude sur l’impact de la crise Covid sur les comportements de paiement. L’utilisation des espèces reste très forte à La Réunion. Il note notamment un usage des espèces très marqué dans les habitudes des Réunionnais, mais la carte bancaire gagne du terrain

La Réunion se singularise par rapport à la métropole par un usage bien plus important des espèces comme moyen de paiement. Cette caractéristique s’illustre par les retraits de billets aux distributeurs : rapportés au nombre d’habitants, les Réunionnais retirent deux fois plus d’espèces que la moyenne française.

Toutefois, l’usage de la carte bancaire progresse d’année en année et gagne du terrain sur les espèces. Les entrées de billets à l’IEDOM de La Réunion (qui réalise le recyclage et la remise en circulation des billets) reculent légèrement depuis 2015 (-5 % sur 2015-2019). Cette baisse reste toutefois très faible au regard des évolutions observées aux guichets de la Banque de France dans l’Hexagone, où les versements d’espèces ont diminué d’un tiers entre 2012 (point haut) et 2019.
En 2020, avec la crise de la Covid-19, cette baisse des entrées de billets s’est accélérée à La Réunion comme sur l’ensemble du territoire français, traduisant à la fois des changements de comportement et une baisse de la consommation

Les changements de comportements de paiement à l’œuvre s’accélèrent avec la crise sanitaire

La pandémie de Covid-19 a contribué au développement des moyens de paiement électronique, favorisé par le relèvement à 50 euros du plafond des paiements sans contact. La transition en cours sur les habitudes de paiement a ainsi été accélérée.

En 2020, les versements de billets à l’IEDOM de La Réunion ont en effet connu une nette diminution (‑9 %), bien supérieure à la baisse de la consommation des ménages mesurée sur l’année (-1,6 %). Cette baisse est concentrée sur la période du premier confinement, mais sans rattrapage sur le reste de l’année. À
l’inverse, les paiements par carte bancaire, s’ils ont connu également une nette diminution lors du confinement, ont été plus dynamiques sur la fin de l’année.

Ces tendances se poursuivent en 2021. Sur les sept premiers mois de l’année, les transactions par carte bancaire sont plus élevées que sur la même période de 2019 (+7 %), tandis que les versements de billets au guichet de l’IEDOM restent en recul (-7,3 % par rapport à 2019).

3 Commentaires

  1. forcément les entreprises pour la plupart ne déclarent pas leur vrai chiffre d’affaire. les espèces sont planquées et sortent peu à peu. si vous voulez des noms d’entreprise et familles millionnaires qui fonctionnent ainsi, je reste à disposition de l’Etat avec preuves

  2. forcément les entreprises pour la plupart ne déclarent pas leur vrai chiffre d’affaire. les espèces sont planquées et sortent peu à peu. si vous voulez des noms d’entreprise et familles millionnaires qui fonctionnent ainsi, je reste à disposition de l’Etat avec preuves

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