Incinérateur : le Grand enfumage continue

dans Courriers des lecteurs

INCINÉRATEUR de Saint-Pierre : Le Grand enfumage continue !

Rappel des faits sur l’incinérateur : Une décision d’un seul homme prise sans concertation

Le 28 Décembre 2018, ILEVA , Le Président du Syndicat mixte de traitement des déchets pour les territoires CASUD CIVIS et TCO a signé l’attribution d’un Marché Public Gobal de Performance (MPGP) pour la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance du Pôle Déchets – La Réunion avec la Société SA CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES DE LA MEDITERRANEE (CNIM) pour un montant global de 373 974 817 €.
En d’autre termes, les 515 000 administrés des trois intercommunalités du Sud et Ouest (CASUD, CIVIS et TCO) devront débourser 374 millions d’Euros ht (404 M€ ttc!!!) pour s’assurer qu’une grosse partie de leurs ordures ménagères soit brûlées… avec toutes les conséquences connues et inconnues sur notre santé, notre environnement, les finances locales et la société réunionnaise.
A l’heure où le CITOYEN entend peser dans les décisions de ses dirigeants par le renforcement de la démocratie participative, le passage en force d’un tel projet sans véritable diffusion de
l’information, sans organisation de véritables débats citoyens tout en nous laissant croire qu’aucune autre alternative n’existe, conduisent aujourd’hui à la mise en place, à l’organisation de la Résistance Citoyenne.
Génération Ecologie Réunion soutient le combat que mène le Kolektif « NON à l’Incinérateur de Saint-Pierre». Nous pensons qu’un tel projet de près de plus de 350 M€ (soit plus de 2 Milliards de francs !) ne peut se faire « en misouk », dans le dos des citoyens qui seront les premiers concernés. Le Syndicat de gestion des Déchets du Sud et de l’Ouest ‘ILEVA’ – en cheville avec des grands groupes financiers attirés par l’appât du gain – ne manquera pas de rappeler qu’il y a eu une enquête publique mais combien de personnes ont répondu ? Et combien de citoyens des communes concernées savent ne serait-ce que ce projet d’Incinérateur déguisé en ‘Unité de Valorisation énergétique’ [UVE] existe ?
Le temps où les décisions se prenaient sans concertation, sans débat et en faisant fi de la volonté voire de l’intérêt même de la population est révolu ; tant mieux ! Ce projet impacte plus la moitié de la population de la Réunion (14 communes de Saint- Philippe jusqu’à La Possession), sur le plan de la Santé (rejets toxiques et résidus dangereux), du pouvoir d’achat (plan de financement hasardeux voire irréaliste) et au-delà de l’avenir même de nos enfants et petits-enfants, à travers un emprunt sur plus de 30 ans. C’est pourquoi Génération Ecologie Réunion demande à ce qu’il y ait un moratoire sur l’exécution de ce marché public attribué « en misouk » le 28 Décembre 2018 pour qu’un vrai débat public puisse être organisé (par exemple par la CNDP – Commission Nationale du Débat Public) et pour que les citoyens puissent être réellement informés et enfin donner leur avis.

Dans ce cadre, nous devons maintenant, en notre qualité de CITOYENS DU SUD et notamment de Saint-Pierre, agir en véritables sentinelles.

L’incinérateur : Un projet coûteux et risqué

Le scénario d’un incinérateur à 404 millions d’euros arrêté par Ileva en matière de gestion des déchets manque de bon sens et de cohérence …. et tout cela ne fait que conforter nos inquiétudes sur le plan financier, environnemental et social alors que nous avons là une opportunité de développer un véritable modèle réunionnais de gestion durable des déchets basé sur les principes de prévention, de réutilisation et de recyclage et une démarche de responsabilisation, d’initiative et d’innovation.
Ainsi d’un point de vu financier, il est utile de rappeler dans un premier temps la stratégie de financement d’ILEVA repose sur :
– Un financement sur fond européen (FEDER) = 16 millions d’euros
– Un financement de l’Etat à travers l’Ademe = 14 millions d’euros
– Une emprunt pour un montant de 190 millions d’euros à la Caisse des Dépôts & Consignation (CDC) sur 30 ans soit une traite de 530 000 € / mois pour la Commune.

À partir de ce constat, nous pouvons nous interroger sur le coup d’exploitation et de maintenance qui représente 154 millions d’euros ht en plus des 250 millions d’investissement : qui supportera cette facture ? Entraînera-t-elle une augmentation de nos impôts?
En outre, est-il cohérent de mettre en oeuvre un modèle industriel de financement qui incite les administrés à produire des déchets au lieu de les diminuer ? Car si la revente d’électricité rapporte 14 millions d’euros / an destinés à payer l’emprunt sur 30 ans, comment peut-on sérieusement envisager la mise en place d’une politique efficace pour la diminution de déchet en amont (sensibilisation, réutilisation et le recyclage) ? Il faudra en effet “nourrir la bête” pour garantir le seuil de rentabilité initial (130 000 t) .

Enfin, il y a dans ce dossier une absence de garanties et de grandes incertitudes financières:
– À ce jour, alors que le marché a été attribué, nous n’avons pas connaissance d’une quelconque délibération de la Commission Régulation des Énergies (CRE) sur le tarif de rachat d’électricité
par EDF-SEI… Pire encore, nous apprenons dans une question écrite ministérielle en date de 23.10.2018 du Député David Lorion (également conseiller municipal) que le Président de la CRE affirme : « s’agissant d’un achat de gré à gré avec EDF- SEI, il ne lui [était] pas possible d’autoriser EDF-SEI à procéder à l’achat de l’électricité produite dès lors que le projet ne serait pas dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie » allant jusqu’à conseiller ILEVA « de ne pas signer le marché » !
Le député LR Lorion reconnaît lui même que “l’équilibre budgétaire de cet investissement reposerait sur le rachat par EDF de l’électricité produite par l’UVE à un prix fixé par la CRE” et que “Cette position de principe [ndlr de la CRE] condamne tout démarrage du projet” ! – Nous rappelons également que la Région Réunion est autorité de gestion des fonds européens FEDER – 16M€ d’euros prévus dans l’équilibre budgétaire du projet d’incinérateur – et s’oppose clairement au projet d’implantation d’incinérateur. ILEVA aurait-elle pris le risque de signer l’attribution d’un marché de plusieurs centaines de millions d’euros sans avoir préalablement garanti son financement ? En signant l’attribution du marché, ILEVA tente-t-elle un passage en force, un coup de poker avec l’argent des contribuables ?

L’incinérateur : des impacts sur notre Santé et notre Cadre de vie

En matière environnementale et dans le domaine de la santé nous souhaitons rappeler que les Unités de Valorisation Énergétique, qui sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) sous la nomenclature 2791 sont soumises aux mêmes réglementations relatives aux émissions de polluants qu’une Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères ICPE
2771. Cela signifie que dans les deux cas nous nous trouvons face aux mêmes inquiétudes et surtout aux mêmes risques !
A ce propos, le professeur Belpomme, médecin cancérologue et chercheur, dans une tribune libre adressée aux médias mauriciens en 2009 au sujet d’un projet d’incinérateur à l’île Maurice
affirme que l’incinération des déchets ” est un procédé nuisible au plan sanitaire et environnemental […] dans une île qui par définition possède des ressources limitées en terres
arables et en eau douce. […] Le procédé est de plus absurde au plan socio-économique car coûteux et destructeur d’emplois. ”
Le Pr Belpomme se disait d’avis que l’ensemble des Mauriciens devaient se mobiliser car si le projet aboutissait, ” la facture à payer pour les habitants de l’Ile Maurice risquerait d’être lourde,
au plan de leur santé et même de l’avenir de leurs enfants et petits-enfants dans l’île “. Selon lui, même si l’on respectait les normes technologiques, les incinérateurs seront toujours
des polluants. “Que la combustion des déchets soit complète ou non, il en résulte la diffusion dans l’environnement de très nombreux polluants organiques et non organiques, tels que
poussières minérales et métaux lourds, dans l’air, par le biais de panache, mais aussi dans les cendres et les mâchefers, donc dans les sols et dans l’eau, en raison des processus de lixiviation
“. De plus, la mise aux normes pour les dioxines et des autres polluants est, dit-il, ” dérisoire par rapport aux milliers de substances polluantes résultant de la combustion. L’utilisation de filtres
n’est, en aucun cas, une mesure de protection suffisante, en raison de leur efficacité insuffisante, de leur usure et des pannes techniques qui peuvent survenir à tout moment. Ce n’est pas
l’utilisation de cigarettes avec filtre qui permet de se protéger de l’apparition d’un cancer. Or, il faut se représenter l’incinérateur comme un immense brûlot correspondant à des milliards de
cigarettes ! ”
Par ailleurs, poursuit-il, « les données scientifiques actuelles démontrent clairement que le risque de leucémie aiguë et de cancer est plus élevé à proximité d’un incinérateur. Rien n’indique, sur le
plan scientifique, que la mise aux normes pour les dioxines diminuera ce risque. Étant donné la nature CMR (C : cancérigène, M : mutagène, R : reprotoxique) de très nombreuses
substances polluantes résultant de la combustion, un risque majoré de malformations congénitales chez les enfants et de stérilité, lié à l’incinération, ne peut-être écarté, en l’état actuel des connaissances scientifiques ».

L’incinérateur de Saint-Pierre : une mauvaise solution au vrai problème de l’enfouissement

Les tenants de l’incinération nous affirment que l’on ne peut plus continuer à enfouir nos déchets mais en même temps il est encore prévu dans ce même marché d’ILEVA que 50 000 tonnes de
déchets seront encore enfouies !, dont environ 10 000 tonnes issues de l’incinérateur tels les « mâchefers » et autres matières à faible pouvoir calorifique non retenues pour la préparation des
déchets en Combustible Solide de Récupération ou CSR.

Pire encore, d’autres nouveaux déchets encore plus dangereux seront créés par ce procédé d’Incinération des Déchets-CSR : les Résidus de Fumée d’Incinération des Ordures Ménagères
ou REFIOM. On parle de 5 500 tonnes par an ! Ces résidus extrêmement dangereux et nocifs pour la Santé et l’Environnement ne sont pas utilisables et doivent être ‘stockés’ dans des
installations ultra-sécurisées et imperméables. En conséquence, soit ces REFIOM devront être exportés à prix d’or vers l’un des 14 centres de stockage de déchets dangereux en métropole soit
il faudra construire un de ces centres spécifiques à La Réunion, ce qui présenterait un risque réel vu les couches géologiques de notre île volcanique.
Bien évidemment, ILEVA nous affirme : ‘Ne vous inquiétez pas : nous trouverons une solution pour ces résidus’. Mais quelle solution ? Car les exporter non seulement coûterait très cher –
plusieurs millions d’euros par an ! – et ne ferait que déplacer le problème en mettant sous cloche des déchets d’incinération dangereux et hautement toxiques dont, comme les déchets radioactifs,
on ne sait que faire à part les stocker dans des installations dédiées et bunkerisées.
Concernant l impact social, l’Incinérateur brûle non seulement des déchets mais également l’opportunité de créer de nombreux emplois durables pour les Réunionnais-es ! Alors que
l’incinération créé un emploi, le recyclage en créé 6 à 12 fois plus ! 62 emplois directs annoncés pour un coût total de 404 M€ ttc alors qu’investir ne serait-ce que le quart de cette somme pharaonique dans un tri performant associé à des ressourceries/recycleries à proximité de déchetteries pourrait créer des milliers d’emplois dans la réparation et le recyclage !
Contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, la problématique de la gestion des déchets sur notre île n’est pas une fatalité. Nous pensons que bien au contraire cela peut devenir une
opportunité si nous apportons une solution durable par une gestion en amont au travers de la prévention, réutilisation et recyclage. Avec une réelle volonté politique, la responsabilisation du
monde économique et des citoyens, le développement de l’esprit d’initiative et participatif et enfin l’innovation, nous pouvons du fait de notre insularité tendre au concept “zéro déchet” enfoui ou
incinéré ! Car les véritables solutions sont là :
• Osons réduire voir supprimer nos emballages
• Osons porter et accompagner les acteurs économiques et associatifs dans leur projets de
conversion écologique.
• Osons la valorisation de la matière par le recyclage, le compostage et la gazéification.
• Osons inscrire dans la conscience collective que le meilleur des déchets est celui qu’on ne
produit pas.

Et avec ce choix qui ne relève que du bon sens, La Réunion portera son propre un modèle durable pour la gestion de ses déchets pour un cadre de vie plus propre, plus sain pour nous-
mêmes et les générations futures!

Une alternative plus écologique à l’incinérateur est possible : chauffer au lieu de brûler pour GAZ É IFIER les déchets ultimes

D’un point de vue énergétique, nous nous interrogeons sur les raisons mêmes qui ont conduit le Président d’ILEVA à signer ce marché. En effet, la soi-disante valorisation énergétique destinée à
produire de l’électricité ne fournira qu’au mieux 3 % de la consommation réunionnaise annuelle et n’est donc qu’un prétexte à brûler, à incinérer pour se débarrasser d’une ressource précieuse. Il
existe aujourd’hui des solutions plus intéressantes d’un point de vue écologique et énergétique comme la gazéification avec moins de rejets polluants, pas de résidus dangereux et un meilleur
rendement énergétique.
La gazéification est un procédé connu et qui a longtemps été utilisé avec des matières homogènes telles le bois ; un tel gazéifieur est par exemple installé, à petite échelle, dans un
Lycée à Saint-Paul. La Gazéification des déchets ménagers se fait aujourd’hui partout dans le monde (Japon, Allemagne, Québec…) et des millions de tonnes sont ainsi chaque année
transformées soit en Hydrogène soit en un gaz épuré que l’on appelle « Syngaz » qui peut être non seulement utilisé pour la production d’électricité mais aussi le Transport [voitures, bus,
bateaux…].
Le principe est simple : c’est un peu comme si vous mettiez votre gâteau (déchets) dans le four (gazéifieur) et que vous récupériez en sortie les œufs, la farine, le lait (CO, H,…) ! De plus,
comme la réaction se fait sans apport d’oxygène et sans combustion, il n’y a pas de rejet de dioxines très toxiques pour la Santé et pas de REFIOM / résidus dangereux. Ce sont des
unités qui peuvent être modulaires et adaptables au niveau de production de déchets, appelé à baisser dans les années à venir en fonction des politiques incitatives qui auront été mises en
œuvre. Enfin, avec ce procédé innovant, il serait envisageable de traiter les 7 millions de tonnes existantes, ce qui n’est pas prévu dans le projet d’incinérateur d’ILEVA. Un pilote et des tests
sont actuellement effectués à l’Université de La Réunion et permettront de qualifier précisément la composition des CSR requise pour un process optimisé de GAZÉIFICATION de nos ordures
ménagères résiduelles (poubelle verte/grise).
C’est pourquoi nous demandons au Président d’Ileva de réexaminer son projet au vu de ces éléments et d’ouvrir enfin le dialogue, pas le dialogue compétitif qu’il a mené avec de grosses
entreprises prêtes à se faire de l’argent sur le dos des Réunionnais et Réunionnaises, mais le vrai dialogue avec les CITOYENS du Sud et de l’Ouest, avec la population qui a le droit de savoir
et de s’exprimer sur ce sujet aux conséquences sur la Santé, l’Environnement et l’Emploi/Pouvoir d’Achat extrêmement graves et préoccupantes.

UVE ou incinérateur : deux noms d’un même danger pour La Réunion

Le projet d’incinérateur de Saint-Pierre s’est changé en « outil multifilière » comportant une « Unité de Valorisation Energétique » ou UVE utilisant l’incinération. On a changé de nom – une
‘UVE’ ek in ti nom gâté (‘eva’) lé kan minm plus jolie que ‘incinérateur’ – mais le concept reste le même : brûler beaucoup de plastique entraînant le rejet de molécules toxiques dans l’atmosphère
et la production de déchets supplémentaires dangereux (enfouis ou stockés dans les sols). Le pire c’est que son Président i ve persuade anou que c’est la seule solution qui reste anou pour
traiter nos déchets. Mon sang la fé demi tour car c’est le plus gros des mensonges que mi la jamais entendu depuis l’apparition de l’homme coq à Bernica ! D’ailleurs ce mensonge lé doublé
d’une erreur condamnable par les directives européennes : l’incinération même énergétique ne doit pas être un mode de gestion des déchets ; elle doit arriver en bout de course lorsque
toutes les solutions de valorisation matière, de réduction et de réemploi ont été poussées à leur maximum. Or l’outil multifilière avec Incinérateur de déchets d’ILEVA comporte un tri mécanique 3
à 4 fois mois efficace qu’un tri optique performant. Construire cet incinérateur c’est donc mettre la charrue avant les bœufs !
Depuis 2006, le Gac dont j’étais membre et l’Accidom ont formulé des propositions alternatives à l’incinérateur pour la Civis et l’instance locale de concertation mise en place à l’époque pour
réfléchir à une gestion durable des déchets. M. le Président d’ILEVA qu’avez-vous fait de nos doléances pendant 13 ans ? Pourquoi avez-vous continué à enfouir, enfouir, enfouir jusqu’à saturation, sans lancer de réflexion ni même de concertation avec les Réunionnais-es ? Nou lé kapab ! et il y a également sur nôtre île des experts/techniciens comme Christelle Hatik, docteure
spécialisée dans la gestion et la valorisation énergétique des déchets (membre du Kolektif ‘NON à l’Incinérateur de Saint-Pierre’) qui auraient pu vous conseiller mais vous avez préféré écouter
les sirènes des industriels incinérateurs qui vous ont promis monts et merveilles. Syndrome de la ‘goyave de France’ ? Triste sort…

Comme tout citoyen, mi lé consterné de voir que ce projet est passé en bèf par ILEVA sans concertation de la population. Pourquoi n’avez vous pas consulté la population pour un tel projet
qui engage les finances communales pour 30 ans ?
Pouvez vous rassurer les citoyens de Saint-Pierre et des autres communes voisines sur le fait que cet incinérateur n’aura aucun impact sanitaire sur la population ?
Pouvez vous me certifier qu’il n’y aura pas d’augmentation de nos impôts pour financer cet incinérateur dans 10, 20 ou 30 ans ?
Pouvez vous me garantir qu’on ne traitera pas les déchets des pays de la zone Océan Indien lorsque les Réunionnais-es ont réussi à maximiser le tri et le recyclage et que l’industriel incinérateur manquera de déchets ?
Faire croire aux Réunionnais et aux Réunionnaises que i reste que sa kom solution c’est un non seulement un mensonge mais aussi un manque d’ambition écologique et économique de la part
d’ILEVA. Je suis pas ingénieur ni technocrate mais un citoyen qui souhaite garder son péi propre avec des emplois durables pour tous.
Aussi Monsieur Le Président d’ILEVA, si vous aimez les Saint-Pierrois et les Saint-Pierroises, il est encore tant de repenser ce projet insensé et laisser la place à un vrai débat sur la
problématique de traitements de nos déchets afin d’aboutir rapidement à une solution innovante, durable, propre, moins coûteuse et partagée par la population.

La Réunion a une chance énorme de devenir aux yeux du monde une île exemplaire pour montrer qu’avec des incitations, du bon sens et de la responsabilité, l’on peut éliminer nos
déchets dignement et durablement. D’autres villes dans le monde ont réussi en vingt ans à atteindre le ‘zéro déchet’ non valorisé sans pour autant construire d’incinérateur coûteux. Qui
veut peut ! Vu le chômage de masse que connaît notre territoire, il est plus judicieux de consacrer ces 404 Millions d’euros à créer des milliers d’emplois par le tri et le recyclage.
Changeons notre mode de consommation pour garder une Réunion encore plus belle avec son ban payenkés dans nout ciel bleu. Et roule pa nou zanguille sous le roche avec cet incinérateur
pour faire plaisir aux lobbies industriels : pensons à l’avenir nout zanfan qui rêve enkor joué et mange jamblons dan fond la rivière.

NON à l’Incinérateur ! Oui à l’Économie Circulaire ! Oui à un modèle vertueux de La Réunion où il fait bon vivre : une Réunion autonome en énergies renouvelables, innovante et créatrice
d’emplois durables, propre et sans pollutions de toutes sortes. Oui nou lé kapab !

Laurent BRIDIER co-délégué départemental Génération Écologie Réunion
Richard RIANI artiste recycleur, porte-parole du Collectif ‘NON à l’Incinérateur de Saint-Pierre’

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gueenecAd974BoxeurNiko Recent comment authors
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Niko
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Niko

Quand “les gens” auront déjà le réflexe de mettre systématiquement leur déchet dans une poubelle (pas par terre, dans une ravine, dans la rue, sur les plages, etc.), on pourra peut-être penser à ce moment là, à les “responsabiliser” (pour le recyclage, la valorisation, etc.). En attendant, l’incinérateur est la meilleur alternative.

Ad974
Invité
Ad974

Peut être que comme la déchèterie sur l’île, c’est l’enfouissement dans le sol, les gens qui jettent à terre se disent que c’est pareil! Je suis d’accord, l incinérateur c est déjà mieux que polluer les sols….

Boxeur
Invité
Boxeur

Zot po fé tou ça rien po attire lo peuple ver zot po municipales 2020,trop faible ,à saint pierre mr fontaine c un grand homme ,la ville et magnifique, il nou manque de rien ,il a c défaut serte, mai très grande kalité ,la ville, les hauteur comme bois d olive ,ravine des cabris, lignes des bambous, c en train de devenir des kartier en tres grande réussite ,le sports ,logements, route,ect ect ,signer pg jn

gueenec
Invité
gueenec

J aime bien EELV on n’est pas d accord avec leur doctrine STALINIENNE ao est des C–