St-Benoit : un homme condamné à 30 mois de prison pour avoir sectionné le bras de sa compagne avec un sabre

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Le premier janvier, à Saint-Benoît, un homme s’en prend violemment à sa compagne avec un sabre.

Elle témoigne pour Free Dom : «  Si les voisins n’avaient pas été là, je pense que je serai morte à l’heure actuelle. J’ai essayé d’appeler les gendarmes au moment de la dispute, mais il a pris mon téléphone et l’a caché. Heureusement que les voisins sont arrivés, sinon je ne sais pas ce qu’il aurait fait. »

Elle explique qu’à peine sortie de l’hôpital, elle a dû se rendre au tribunal correctionnel. Pas le temps de prendre une douche, à peine de quoi enfiler des vêtements. Elle estime être en sécurité, maintenant que le jugement a été prononcé et qu’il a interdiction de s’approcher d’elle. « Je voulais juste être reconnue comme victime. Je suis contente qu’il ait été reconnu coupable et condamné, c’est tout ce que je voulais », se confie-t-elle.

« Mes enfants sont choqués, ma fille ne mange plus depuis l’agression. Moi, je suis passée par plusieurs étapes, j’ai beaucoup pleuré. J’ai vraiment vu la mort de près. »

Elle ajoute : « Je pense à toutes les personnes qui subissent des choses : allez porter plainte, même si vous ne vous sentez pas écouté. Demandez de l’aide, car tôt ou tard, tout peut basculer. Je ne pensais pas que ca aurait pu m’arriver un jour. »

Rappelons les faits:

Il est 21h30 lorsque la dispute est signalée à la gendarmerie par une voisine. Entendant des bruits dans l’après-midi et dans la soirée, elle lance l’alerte. Le motif de cette agression serait l’argent. Le prévenu aurait réclamé 20€, déclenchant une avalanche d’insultes et de violences, devant les enfants. Les disputes seraient régulièrement violentes au sein du couple.

Bloquée dans le canapé et victime des gifles de son compagnon, elle aurait saisi le rouleau à pâtisserie pour se défendre. C’est à ce moment qu’il décide de se saisir de son sabre et de le lui mettre sous le cou. Il lui assène ensuite un coup dans le bras. Terrifiée, elle s’enfuit pour se réfugier chez la voisine, avant d’aller à l’hôpital. Elle se verra attribuer 15 jours d’ITT.

La victime déclare aux gendarmes que « La situation va mal depuis quelque temps. Il consomme de plus en plus d’alcool, il devient alcoolique et fume du zamal. Quand il n’en a plus, il devient fou. » Elle s’est constituée partie civile et réclame 2 000€ de dommages et intérêts.

Lorsqu’elle est arrivée au tribunal, elle sortait à peine de l’hôpital. Elle a juste eu le temps de s’habiller et récupérer quelques affaires. Elle déclare « ne pas avoir eu le temps de prendre un avocat ».

Le prévenu explique avoir lui aussi subi des violences. Il déclare avoir reçu des gifles et des griffures de sa compagne cherchant à se défendre. Certains de ses amis en auraient été témoins. La victime ne conteste pas. Il explique à la barre avoir une « relation empoisonnée » avec la victime et subir des violences psychologiques : « Elle aussi me rabaisse, me traite de merde de chien.  » Il explique vouloir quitter la Réunion, afin de retrouver sa famille en métropole.

Le parquet affirme que « Ce n’est pas un coup de défense avec le sabre. C’est un coup qui est porté avec suffisamment de force et de détermination pour que le muscle soit sectionné et l’os atteint. »

Bien que déjà condamné pour usage de stupéfiants, aucune mention de violence ne figure dans son casier judiciaire. Le parquet requiert une peine de 3 ans assortie d’un mandat de dépôt, une interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile pendant trois ans.

La défense affirme qu’il ne s’agit pas d’un homme violent, juste d’une personne en détresse face à un problème d’alcool. Elle demande une partie de la peine avec sursis probatoire.

Le tribunal reconnaît le prévenu coupable. Il est condamné à 30 mois d’emprisonnement assortis d’un mandat de dépôt, l’interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime et l’interdiction de détenir une arme pendant 3 ans.

 

10 Commentaires

  1. C la faite au sabre … trop tranchant
    C ce que disent tt le temps les residents des sidr … l immeuble est sale c la faute au bailleur lol

          • Ou lé pas forcer d’aimer tout le monde mais respecte moune comme ou oui. Nena y écrit souvent à propos du « blanc » des propos raciste genre : « ver blanc » ; « envahisseurs » ; « albinos » ; « rat blanc » ; « cochon d’lait » ; « macaques à fesses rose »; « tirèr d’ki »; « na rienk son coulèr d’bon » et j’en passe et des meilleurs… non. Alors ?

      • 23h24, ta vie doit être bien triste pour comment à une heure aussi tardive,
        Dans les hlm c’est la jungle, chez toi c’est le dessert.

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