Jean-Bernard Caroupaye voit son procès renvoyé au 26 juin : « je n’ai jamais volé Transrun »

dans Actualités/Infos Réunion

Le chef d’entreprise et transporteur Jean-Bernard Caroupaye était censé être jugé hier au tribunal correctionnel à la suite d’une plainte déposée par ses associés au sein de l’entreprise TRANSRUN. Ses derniers l’accusaient d’avoir détourné des fonds.

Le dossier n’a pas été plaidé hier, mais renvoyé au 26 juin prochain.

Le 7 juin dernier, Yves Mont-Rouge révélait cette affaire et publiait un article intitulé : « Jean-Bernard Caroupaye au centre d’un détournement d’argent ? » expliquant que le chef d’entreprise allait être convoqué le mercredi 12 juin devant le Tribunal de commerce afin de répondre à une série « d’irrégularités » dont l’accuse un des actionnaires de Transrun dont il est le gérant depuis sa création en janvier 2015. Des « irrégularités » qui toucheraient à la gestion de Transrun.

Yves Mont-Rouge est allé à sa rencontre sur le site même de Transrun, à Bois-Rouge (Saint-André). Jean-Bernard Caroupaye a sorti une grosse enveloppe ainsi que plusieurs dossiers comportant « les preuves » contestant les reproches qui lui sont faites par l’actionnaire mécontent, un chef d’entreprise domicilié à Saint-Paul.

Durant notre rencontre avec Jean-Bernard Caroupaye, plusieurs salariés des entreprises de ce dernier se sont joints d’eux-mêmes à la discussion. Les secrétaires sont unanimes : « le chef d’entreprise qui a assigné M. Caroupaye devant le Tribunal de commerce le 12 juin prochain est un homme violent, agressif. A chaque qu’il vient ici, dans les bureaux, nous, les secrétaires, nous avons peur de lui. Cet homme est complexé. Il fait à chaque fois des remarques déplacées. Il y a même deux secrétaires qui ont dû quitter leur boulot à cause de lui. Une fois, lors d’une réunion de Transrun qui avait duré jusque tard, il a même caressé la poitrine d’une de nos collègues », expliquent les secrétaires.

Une autre ajoute : « la semaine dernière, ce chef d’entreprise est venu voir Jeason Caroupaye, le commissionnaire de Transrun. Il lui a tellement crié dessus que Jeason est parti chez lui en pleurant. Ensuite, ce chef d’entreprise a continué à crier et à donner des coups de pied et coups de poings dans les portes des bureaux. Lorsque M. Caroupaye père est arrivé, il est allé se mettre devant lui en bombant le torse et en essayant de le provoquer. Monsieur Caroupaye, comme d’habitude n’a pas répondu à la provocation car ce monsieur est un malade. Il n’est pas bien de la tête ».

Jean-Bernard Caroupaye, qui a écouté, intervient à son tour sur le fond du dossier. Mais avant, il tient à souligner que ce chef d’entreprise qui l’assigne devant le Tribunal de commerce « est un gros cœur, un jaloux qui veut régler un compte » car « il n’a pas digéré le fait d’avoir été viré de la FNTR. Et s’il a été viré de la FNTR, c’est parce qu’il n’était plus à jour de ses cotisations. Lorsque la secrétaire l’avait relancé pour le paiement de ses cotisations, il a répondu : mdr, assise dessus ! ».

Sur le fond du dossier maintenant. Le chef d’entreprise de Saint-Paul voudrait avoir des explications sur les comptes de Transrun estimant qu’il n’a pas accès à ces comptes. « Faux ! », réplique Jean-Bernard Caroupaye. « Tous les comptes contrôlés par les experts comptables et commissaires aux comptes sont systématiquement transmis aux actionnaires dont fait partie la société de la concubine de celui qui m’assigne aujourd’hui au Tribunal ».

Jean-Bernard Caroupaye nous montre les PV des AG signés par tous les actionnaires y compris de l’actionnaire mécontent qui représente sa concubine, laquelle n’a jamais assisté à aucune réunion de Transrun.

“C’est un jaloux, un gros cœur qui veut régler un compte pour se venger”

Le chef d’entreprise de Saint-Paul l’accuse de plusieurs faits tels que l’achat par Transrun de matériels qui bénéficient aux entreprises individuelles de Caroupaye.

« Faux ! Tout ce que Transrun achète pour Transrun est justifié par des factures. C’est le cas pour les achats effectués chez SYGLOI, MICA et toutes les autres entreprises ».

Sur le local loué par Transrun, géré par Caroupaye à la SCI Bois-Rouge appartenant à Caroupaye ?

« La décision de louer ce local a été validée en AG par tous les actionnaires y compris par celui qui me pousse au tribunal, comme l’atteste sa signature sur cette feuille ».

Le non-versement de dividendes aux actionnaires ? « Par deux fois Transrun a versé 5 000 € à ses actionnaires. Il n’y a eu qu’un seul report ».

Le feu d’artifice payé par Transrun géré par Jean-Bernard Caroupaye lors du gala de la FNTR, présidé (à l’époque) par Jean-Bernard Caroupaye ? « Toutes les entreprises devaient apporter une contribution à cette soirée gala. Transrun a offert le feu d’artifice suite à une décision collégiale des ationnaires de la société», répond le gérant de Transrun.

Sur toutes les « irrégularités » mises en avant par le chef d’entreprise de Saint-Paul, Jean-Bernard Caroupaye apporte une réponse en montrant des documents qu’il considère comme « preuves » et que ses avocats ne manqueront pas de fournir au Tribunal de commerce mercredi prochain. De même, Jean-Bernard Caroupaye tient à préciser qu’il ne s’est jamais « servi de l’argent de Transrun » pour  payer ses impôts. « C’est du n’importe quoi ! Comme si les experts comptables et les commissaires aux comptes allaient laisser faire une telle chose ! ».

Jean-Bernard Caroupaye se dit non pas » en colère » mais « déçu, très décu » par « un homme que j’ai aidé plus d’une fois et qui, aujourd’hui, veut se venger parce que deux des actionnaires de Transrun m’ont cédé à moi, et non à lui, leurs parts sociales. Depuis cela, il s’est mis en colère et m’en veut parce qu’il voulait être majoritaire de Transrun et devenir le boss. C’est pour cela que je vous dis que c’est un jaloux et un gros ker ».

En 33 ans d’entreprise, Jean-Bernard Caroupaye estime qu’il s’est toujours battu, qu’il n’a jamais flanché. S’il est vrai qu’il est « affaibli » aujourd’hui, c’est « à cause d’un redressement judiciaire ». Mais le Saint-Andréen compte se battre jusqu’au bout « pour sauver mon gagne pain, celui de mes enfants et de mon personnel dont certains travaillent à mes côtés depuis plus de 20 ans ». Et il termine en disant : « celui qui m’assigne devant le Tribunal de commerce a voulu profiter d’un contexte, d’une situation, pour essayer de m’enfoncer encore plus. Mais je ne suis pas du genre à me laisser faire. J’apporterai aux juges toutes les preuves ».

Yves Mont-Rouge

10
Poster un Commentaire

avatar
9 Comment threads
1 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
9 Comment authors
JacobPopOuilepasbelnoealala besman Recent comment authors
plus récents plus anciens plus de votes
Titi
Invité
Titi

Malbar trois v

Gros minet
Invité
Gros minet

Créole trois S

Julobtp
Invité
Julobtp

Arrête de mentir tu es un voleur et manipulateur tu as magouiller avec les grands groupes pour avoir la majorité du travail tu as pris les gens ensuite tu les as mis dehors en remplaçant Par les camions des sous-traitants pas des camions neufs que tu as acheté

Joseph
Invité
Joseph

« je n’ai jamais pris un seul centime dans la caisse de Transrun »

Oui, parce qu’il ne se contente que des grosses coupures…

alala besman
Invité
alala besman

si ou la volé dit ou la volé pas ou premier pas ou dernier 6 mois la zol i pass vite sa caroupaye

Joseph
Invité
Joseph

Non, c’est pas moi, c’est ma femme…

noe
Invité
noe

Les jaloux sont de sortie ! Il n’a rien fait de mal …. il n’a fait que son boulot au service de sa famille , de ses employés et pour la Réunion ! C’est un homme sain d’esprit et de corps !

Ouilepasbel
Invité
Ouilepasbel

Bagarreur… Violent… Maltraite ces salaries
Payent pas Ces dettes
Un escroc de. Merde

Pop
Invité
Pop

Mi mort pour transporteur en croix à terre. Bein ça alors….c pas moi qui la dit…

Jacob
Invité
Jacob

Un voleur va jamais di que li la volé