Jean Hugues Ratenon s’interroge : « Quelles solutions pour Run Market et ses salariés ? Et pour le pouvoir d’achat des Réunionnais ? »

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Dans un communiqué, Jean Hugues Ratenon a souhaité s’exprimer suite à l’assemblée plénière de l’OPMR ce lundi 17 octobre 2022 où il a été présenté le rapport définitif de l’étude relative à l’état des lieux du marché de la distribution généraliste de détail à dominante alimentaire à La Réunion, deux ans après le rachat de Vindémia par le groupe GBH.

J’ai participé cet après midi à l’assemblée plénière de l’OPMR qui avait pour ordre du jour : la présentation du rapport définitif de l’étude relative à l’état des lieux du marché de la distribution généraliste de détail à dominante alimentaire à La Réunion, deux ans après le rachat de Vindémia par le groupe GBH, autorisée par l’Autorité de la concurrence en mars 2020.
Ce rapport est à mon sens explosif au vu de l’évolution du marché. Il met clairement en évidence une situation de duopole avec une part de marché des 2/3 pour les 2 plus grandes enseignes à la Réunion ; ce qui serait un scénario catastrophe et d’une économie locale sous cloche.
La question que je me pose maintenant : est-ce que ce scénario n’était il pas écrit dès le départ lors du rachat de vindémia par le groupe Hayot ? Comme j’avais alerté à l’époque. A présent : Quelles solutions pour Run Market et ses salariés ? Quel repreneur dans ce scénario ? Quel rôle l’Etat compte t-il jouer ? D’autant que Run Market a déjà bénéficié de finances publiques. Les inquiétudes portent bien évidemment sur le pouvoir d’achat des Réunionnais puisque si la perspective se confirme, il y aura toujours et encore des augmentations de prix à prévoir. Par ailleurs, face à ce schéma de domination économique, sous quelles pressions vont être placés nos producteurs locaux ? Il y a véritablement danger. Ce sera la double peine pour la population : pas moyen de se déplacer, elle va acheter dans le commerce de proximité à des prix plus chers et devra acheter à compte goutte. Il est urgent d’agir. L’Etat, le gouvernement ne peut pas rester en dehors de l’enjeu important, comme préconisé par le rapport Girardier : appliquer des dispositifs adaptés à la Réunion pour protéger le tissu économique et le pouvoir d’achat des Réunionnais. Concernant l’approvisionnement des petits commerçants : le préfet a-t-il le pouvoir de fixer les prix des fournisseurs ? C’est ce prix des produits fixé aux fournisseurs qui va inciter la population à continuer d’acheter dans les commerces de son quartier. J’invite l’ensemble des acteurs du modèle économique réunionnais à se saisir de ce rapport afin de faire rapidement des propositions au gouvernement. Si des dispositifs législatifs ne sont pris, la situation va véritablement s’aggraver.

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