Journée nationale de la Prévention du suicide

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Chaque année, en moyenne à La Réunion, 86 personnes mettent fin à leurs jours. Dans le contexte anxiogène et déstabilisant de crise sanitaire, la prévention du suicide et du mal-être est devenue incontournable pour les professionnels et les familles concernées et cette prévention se doit d’être partagée. A la sortie du confinement, le nombre d’appel vers le numéro d’aide a grandement augmenté, avec une part de 40% des appels venant de Métropole.

Le vendredi 19 février, journée nationale de la prévention suicide, l’Association SOS solitude organise son traditionnel colloque, pour la première fois entièrement sous format numérique. Ce colloque, ouvert au grand public, a pour thème : « Écouter, faire entendre, agir ensemble, pour une prévention du mal-être et du suicide ». La prévention partagée sera au cœur des réflexions.

En prévision de cette journée, l’association a mis en ligne, depuis le 20 janvier, des ressources vidéo, accessibles sur le site sos-sollitude.fr et sa page Youtube. On peut écouter des membres du groupe de dialogue interreligieux expliquer le « regard de représentants religieux sur l’écoute et l’aide à apporter aux personnes en souffrance. » Psychothérapeute, Élisabeth Kremer s’interroge à l’occasion d’une vidéo : « qu’est-ce que l’écoute ? ». Médecin urgentiste, le docteur Katia Kadinouche livre son regard de médecin généraliste et régulatrice au Samu sur la prévention. Docteur en psychologie, Marie-Annick Grima aborde la question de l’approche « ethnopsychiatrie ».

Dans le cadre de la Journée Nationale de Prévention Suicide, le 19 février prochain, l’association SOS Solitude organise son colloque “Ecouter, faire entendre, agir ensemble pour une prévention du mal être et du suicide” – plaidoyer pour une prévention partagée.

Comment imaginer la prévention sans l’étape incontournable qui est de se mettre à l’écoute ? À l’écoute des mots bien sûr, mais aussi des signes, des besoins.
Écouter sans projeter sur l’autre ses propres savoirs, son expérience, ses habitus, ne pas imaginer ou savoir pour l’autre …mais bien entendre et recevoir ce message de mal-être. Une fois les éléments recueillis, et l’évaluation du niveau de la crise suicidaire si nécessaire, se posera toujours la question « qu’en faire » ? Accuser réception, faire retour à la personne concernée qu’elle a bien trouvé là un premier interlocuteur est le minimum. Nous pouvons récolter les éléments de sa situation, la considérer dans sa globalité ainsi que sa souffrance, cheminer ensemble, trouver les premiers moyens de résolution, et peut être aussi l’orienter vers la structure, la ressource, le relais qui se définira au fil des entretiens comme le plus pertinent.

Mais la responsabilité de tout membre, bénévole, professionnel, association, institution, ou chercheur, engagé dans l’accompagnement du mal-être et la prévention du suicide est d’aller au-delà : Faire entendre la prévention le plus largement possible jusqu’au niveau le plus élevé de notre système social, si structuré qu’il semble parfois très difficile à mettre en mouvement. D’autre part, lorsque des orientations et des directives sont prises au niveau ministériel, leurs applications peinent à se mettre en place au niveau du terrain.

Comment faire entendre à ces partenaires la voix de celles et ceux qui ont à peine accès à l’échange ? Comment faire entendre à la société (chacun de nous), qu’elle peut améliorer l’environnement pour engendrer moins de souffrance ?
Se faire porte-parole des attentes et des propositions émanant des personnes concernées serait-il le nouveau challenge à relever ? Pour l’instant, la démarche, ressemble fort au parcours du combattant, où chacun reste dans son pré carré, isolé dans son fonctionnement. À l’heure où il est beaucoup question de gouvernance partagée que nous reste-t-il à élaborer pour y parvenir ?

Riches de compétences diverses, de points de vue différents, mais portés par un même objectif, agir ensemble, comment lever l’obstacle des routines, des cloisonnements, des querelles de chapelles, pour parvenir à une prévention partagée où chacun des acteurs agissent en concertation et en complémentarité ?

Missions de l’association

Lorsque vous faites le 0262 970 000, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, la main d’un bénévole, toujours disponible, décroche et vous répond.

Il va tendre son oreille à celui qui appelle, qui a parfois du mal à exprimer son malaise, son angoisse qui accable. Les mots et les silences disent le mal de la séparation, de la déchirure ou de la solitude, la douleur physique ou morale, ou encore le mal-être.

Le bénévole par son écoute bienveillante se rend disponible à l’autre, à son univers. Il va inviter son interlocuteur à se sentir en confiance, pour qu’il puisse échanger, réfléchir et à trouver ses propres solutions.

Pour cela il va laisser dire et concentrer toute son attention sur le discours de l’appelant.

Notre association est une organisation de prévention du suicide, comme il en existe plusieurs sur le plan national (SOS Amitiés, SOS Suicide Phénix) et une autre sur le plan local (Prévention suicide qui pratique l’accueil en face à face des appelants qui le désirent vouloir mener un travail à plus long terme).

Notre but prioritaire mais non pas exclusif est la prévention du suicide – action inscrite dans le cadre du plan régional de santé publique.

Depuis 2003 nous avons mis en place le 0262 970 000. En 2018, notre service téléphonique reçoit en période basse 980 appels/mois en moyenne et en période haute plus de 1500 appels/mois.

Notre veille téléphonique obéit aux principes suivants :

§Garantie de l’anonymat de l’appelant, comme celle de l’écoutant

  • §  Neutralité dans l’écoute
  • §  Une permanence 24 heure sur 24 toute l’année
  • §  Et propose une écoute téléphonique non directive, sans jamais intervenir, sauf en cas d’appels d’urgence. Pour cela nous devons établir un climat de confiance pour convaincre l’appelant de ne pas passer à l’acte. Nous essayons d’avoir une relation d’aide et un accompagnement par la réorientation vers les organismes compétents de toutes formes de détresse psychiques aigües

    Cet accompagnement téléphonique est assuré par les « Écoutants », tous bénévoles, qui se relaient 24/24 et 7jr/7 aux 4 coins de l’Ile pour assurer cette veille.

    L’écoute suffit souvent à libérer la parole, à lever le voile sur les attentes, angoisses, les conflits familiaux, les états de dépendance, solitudes, violences…, et permettre à des personnes en état de souffrance de reprendre confiance en elles, de retrouver leur autonomie, de reconstruire des liens sociaux…

    Tout ce qui se dit au cours de la conversation est confidentiel et n’est en aucun cas divulgué à des personnes extérieures.

    Chaque écoutant répond à l’appelant en respectant la charte et le règlement intérieur de l’association.


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Miss yeux bleu 974IciCharlotte Auteurs de commentaires récents
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Charlotte
Invité
Charlotte

Si les gens étaient moins critiquant moins aigris on en serait pas là. Vous les gens vous critiquez tous le monde ça suffit bon sang. Si vous vous moquez moins du physique des gens, si vous arrêtez de critiquer tous les gens au rsa, si vous arrêtez de critiquer les gens par leurs couleurs de peau, leurs religions, leurs mode de vie il y aurait pas de suicide. Souvent les gens se suicident à cause de la méchanceté inhumaine des autres.

Ici
Invité
Ici

Fait nous plaisir va te pendre

Miss yeux bleu 974
Invité
Miss yeux bleu 974

Charlotte c’est pas aller se pendre qu’elle va faire mais se faire prendre.

Ben
Invité
Ben

La fin du monde ce n’était pas en 2012 mais c’est mantenant qui a predit tous ça, les grands Médiums mon œil

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