La CCIR présente les opportunités de transition énergétique à travers le Gaz Naturel Véhicule (GNV)

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La CCI Réunion a présenté ce matin une étude sur l’opportunité du Gaz Naturel Véhicule (GNV), effectuée par le cabinet d’étude Akajoule et menée par le biais de la Commission Transports représentée par Jean-Bernard Caroupaye. “La Réunion doit se préparer à la transition énergétique car elle est trop dépendante”, explique Ibrahim Patel, le président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de la Réunion. C’est pourquoi le Gaz Naturel Véhicule, qui est constitué d’environ 97 % de méthane, s’avère être une solution pour le transport puisqu’il favorise l’économie circulaire avec une production locale d’énergie et le développement durable avec une réduction des émission de gaz à effet de serre.

D’après Ibrahim Patel, la France est très en retard en la matière puisqu’il y a seulement 19 900 véhicules GNV en circulation, contre 1 million en Italie. Le président de la CCIR nous parle des avantages de ce carburant alternatif pour La Réunion :

Avec environ 38 800 nouveaux véhicules professionnels en l’espace de 5 ans à La Réunion, le marché pourrait être porteur.

Le GNV : avantages environnementaux

Les avantages environnementaux du GNV sont multiples, comme l’explique Geoffray Buot, l’ingénieur étude en carburant alternatif :

Implantation du GNC/GNL sur l’île de La Réunion

Il existe deux formes de GNV : le Gaz Naturel Comprimé (GNC) et le Gaz Naturel Liquéfié (GNL). À noter qu’on parcourt autant de kilomètres avec 1kg de GNC qu’avec 1L de Gazole et qu’en métropole, le coût au kilomètre du GNV est inférieur de 8% à celui du gazole.

La Réunion pourrait importer le GNL ou encore faire jouer l’économie circulaire avec du BioGNC et du BioGNLC. L’étude montre d’ailleurs qu’il y a un réel intérêt d’avoir des unités de production de BioGNV sur le territoire car cela permettrait l’essor d’un carburant alternatif viable pour les transporteurs.

Comme l’explique Ibrahim Patel dans la vidéo ci-dessus, la Réunion produit déjà du méthane, utilisé notamment pour l’électricité. Ce savoir-faire pourrait donc être transposé pour une expérimentation sur les véhicules professionnels. La Chambre de Commerce travaille actuellement avec la Chambre d’Agriculture en ce sens car le biogaz naturel est produit à partir de déchets agricoles.

Pour encourager l’investissement dans des véhicules GNV, une fiscalité avantageuse a été mise en place en France métropolitaine avec un suramortissement de 120 à 160% et une exonération totale ou partielle de la carte grise. L’expérimentation porterait sur 100 véhicules. La Réunion pourrait adopter un mode de fonctionnement similaire. Pour le transporteur Joël Mongin, “s’il y a un accompagnement financier, les transporteurs sont prêts à y aller. Ils ont déjà fait l’effort avec l’AD Blue.”

Ce mardi après-midi, une réunion s’est tenue avec les transporteurs pour qu’ils soient sensibilisés aux opportunités du GNV et préparés à cette transition énergétique. À travers la publication de cette étude, la CCIR entend bien interpeller les acteurs tels que la Région et le Département et espère une modification de le la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui n’a pas intégré ce carburant alternatif.

 

 

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Imbécile! au lieu de favoriser les transports en commun il continue à favoriser le “tout voiture”! les routes sont déjà engorgées, lui il veut rajouter des véhicules qui roulent au GNV! il doit être copain-copain avec les concessionnaires automobiles!