La CINOR réussit à réduire de 10% les tonnages de déchets collectés sur son territoire

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Depuis le 1er janvier 1998, La CINOR est chargée de l’ensemble des opérations d’élimination des déchets ménagers et assimilés : la collecte, le traitement et la valorisation.

Depuis mai 2015, le syndicat mixte SYDNE assume la compétence de traitement des déchets ménagers et assimilés collectés par La CINOR.

En 2018, les tonnages collectés sont en légère hausse (+ 1.56%) pour atteindre 130 818 tonnes de déchets ménagers et assimilés collectés sur la CINOR, ce qui équivaut à 637 Kg/hab, pour une population de 205 176 habitants (données INSEE).

L’objectif fixé par la Loi de transition écologique (LTE), de réduire de 10% les tonnages collectés, par habitant, ente 2010 et 2020, est atteint depuis 2017. (- 11 % en 2018).

Les chiffres :
Les tonnages, et leur évolution par rapport à 2017, des principaux types de déchets collectés en 2018 sont les suivants :

56 229.58 tonnes d’Ordures Ménagères Résiduelles(soit 274 kg/hab.) : en diminution du (- 1.78%) avec un ratio kg/habitant à la baisse également (– 3%).
6 560.05 tonnes de déchets recyclables secs (31.97 kg/hab.) issus de la collecte des bacs jaunes et des déchetteries. La progression du geste de tri continue (+ 2 %) avec une amélioration de la qualité du gisement trié (+ 1.38 %). Le tri se développe et est mieux maîtrisé.
2 501.44 tonnes de verre (12.19 kg/hab.), le gisement se stabilise (-0.69%).
31 240.27 tonnes d’encombrants (152.26 kg/hab.), en hausse (+ 8.66%), résultant des opérations de collectes supplémentaires initiées pour lutter contre les dépôts sauvages. A noter le tonnage en apport volontaire en déchetterie représente, encore cette année, plus du double de celui collecté en porte à porte.
25 581.06 tonnes de végétaux (124.68 kg/hab), en hausse (+5.42%) suite aux intempéries de début d’année (Fakir,…), à mettre en lien avec la progression régulière de la valorisation organique (+ 5.63%).
3 132.79 tonnes de déchets métalliques valorisables collectés (vrac issus des déchetteries, ferrailles lourdes et VHU), qui correspond à une hausse du volume collecté (+ 2.43 %).
1 120.68 tonnes de déchets spéciaux (piles, pneus, batteries et DEEE) qui relèvent des filières REP (responsabilité élargie au producteur), et constituées pour l’essentiel de 1 071 tonnes de D3E accueillis en déchetteries.
L’apport volontaire en déchetterie est toujours en progression régulière, à la fois en terme de fréquentation (+ 3.68 %) avec 181 362 visites, qu’en volume collecté avec un tonnage de 25 736.85 tonnes (+ 2.03 %).
90 958.67 tonnes des déchets, représentant 70% des déchets collectés, ont été enfouis (443.32 kg/hab) au centre de stockage de Sainte Suzanne, qui correspond à une baisse significative (- 2.33 %).
39 598.21 tonnes de déchets collectés ont été valorisés (+11 %), qui correspond à 30% de l’ensemble des déchets collectés.

Combien ça coûte ?
Le coût global du service public d’élimination des déchets ménagers est de 37 870 138.25 € (+ 2%). La hausse de la dépense se justifie, à la fois, par les dépenses de précollecte (+4.83%) et de la collecte (+3.45%).

Le coût direct des prestations de collecte et de traitement est de 31 046 326.65 € (hors frais de personnels et de structure), qui correspond à l’évolution des coûts du service (+ 1.86%) par rapport à l’année précédente.

Les recettes de fonctionnement 2018 ont atteint 42.5 M€, en légère augmentation par rapport à l’an dernier (+ 3.62 %).

Le produit de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est en hausse (+ 3%), malgré le maintien du taux et grâce au dynamisme des bases, ce qui représente 93.20 % des recettes en 2018.

On retiendra, pour le service public de collecte et d’élimination des déchets ménagers et assimilés, une hausse des dépenses du service public (+ 2 %), largement couverte par la croissance des recettes (+3.62%).

L’augmentation du coût du service est supérieure à l’évolution maximum des charges de fonctionnement fixé à 1.16% dans le contrat de confiance passé avec l’Etat. Néanmoins, le coût du service public de collecte et d’élimination des déchets ménagers et assimilés, en 2018, est couvert par les recettes, ce qui permet d’anticiper, à la fois, les futures dépenses liées au nouveau marché de collecte et les futurs investissements nécessaires au transit et au traitement des déchets ménagers.

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