La députée Bassire réouvre le dossier des abus bancaires en Outre-mer

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Alors que les discussions sur le Projet de Loi de Finances Rectificative  pour 2022 se sont prolongées, c’est dans cette nuit de mardi à mercredi que j’ai réussi à faire adopter un dernier amendement visant à lutter contre les abus bancaires en Outre-Mer notamment à La Réunion.

Pour mémoire, en 2009 un Collectif départemental des consommateurs contre les abus bancaires publiait dans la presse réunionnaise une étude comparative constatant que les frais bancaires étaient trois fois plus  élevés à la Réunion qu’en métropole (différentiel de 290%) !

13 ans plus tard, malgré quelques timides avancées suite au combat à l’époque du COSPAR (collectif réunionnais contre la vie chère), force est de constater que les écarts restent importants malgré un contexte structurel de vie chère et de pauvreté importante – aggravé par la crise économique et la forte inflation conjoncturelle – dans nos territoires ultramarins :

frais de gestion et de tenue de compte, frais d’opposition sur chéquier ou CB, délivrance de chèque de banque, frais de prélèvements, frais de commission d’intervention, frais de dossier de crédit bancaire, …

En effet, début juin 2021, l’étude annuelle de l’association française de consommateurs et d’usagers (CLCV) sur les tarifs bancaires a confirmé de très fortes disparités de prix à La Réunion : tout d’abord entre les services à l’unité et les packages de services ; puis selon que l’on soit petit, moyen ou gros consommateur de services bancaires …

Face aux tarifs pratiqués en Outre-Mer qui sont exorbitants, le rapport du Gouvernement que j’ai convaincu d’élaborer avant le 1er octobre 2022 permettra d’actualiser précisément la situation, de produire une analyse approfondie et de donner à l’Etat les pistes nécessaires pour corriger par un plafonnement adapté, dans les meilleurs délais, l’écart des tarifs bancaires qui sont significativement plus élevés entre les territoires d’Outre-Mer et la France Hexagonale.

Cela concerne aussi bien les opérateurs économiques, notamment les TPE-PME, que l’ensemble de la population notamment les plus vulnérables et modestes, mais aussi les classes moyennes.

Il est en effet important de faire participer à l’effort collectif les banques afin de redonner du pouvoir d’achat à nos populations sur nos
territoires ultramarins sinistrés.

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