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La « grande marche » d’En Marche ce samedi à Saint-Denis

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Objectif du mouvement présidentiel à la Réunion : « apporter une contribution réunionnaise aux Assises de l’Outre-mer, en allant écouter la population dans le cadre d’une démarche citoyenne, hors période électorale », comme l’a expliqué, hier, Henri Chane Tef (notre photo de Une), le référent territorial de la République En Marche (LREM), lors d’une conférence de presse tenue à Saint-Denis en présence des quatre coordonnateurs du mouvement : Fernande Anilha (Nord), Brigitte Hoarau (Sud), Marc-André Hoarau (Ouest) et Dominique Panamballom (Est).

« Il y a les Assises qui sont pilotées directement par le préfet et, en marge de ces Assises et de ces six ateliers, notre mouvement politique va entreprendre dans chaque Dom et Tom ce que l’on appelle une grande marche afin d’aller écouter et recueillir sur le terrain les doléances de la population », souligne Henri Chane Tef. « Nous voulons inverser l’ordre des choses. Jusqu’ici, on voyait les politiques sur le terrain surtout en période électorale. Cette fois, nous avons décidé à En Marche d’effectuer la démarche inverse. Hors échéance électorale, nous prendrons notre bâton de pèlerin et nous irons à la rencontre de la base. Nous voulons que cette contribution réunionnaise qui sera présentée par notre mouvement politique à l’occasion des Assises émane de la population, qu’elle soit le condensé de leurs propositions », précise le référent territorial.

Une centaine de « marcheurs » dans la rue Maréchal Leclerc

Dès ce samedi 27 janvier, à partir de 15 heures, une centaine de marcheurs vêtus d’un tee-shirt à l’effigie du mouvement présidentiel partiront du grand marché pour arriver au petit marché de Saint-Denis, via la rue Maréchal Leclerc. Ces marcheurs seront tous munis d’un questionnaire que n’importe qui peut télécharger dès à présent sur le site internet d’En Marche. Il y aura des questions à répondre par oui ou par non, mais les citoyens interrogés pourront aussi faire part de leurs solutions innovantes, s’ils en ont, pour développer la Réunion, lutter contre le chômage, augmenter le pouvoir d’achat. « Nous nous attendons à tout, à toutes sortes de réactions, à des gens qui vont accepter de collaborer, de participer, à d’autres qui ne manqueront pas de manifester leur hostilité à la politique gouvernementale et du Président Macron en nous le disant directement et franchement. Mais nous sommes prêts à tout entendre. Le but consiste vraiment à donner la parole à la population pour qu’elle nous fasse part de leurs préoccupations quotidiennes. Cette contribution que nous souhaitons porter au national dans le cadre des Assises de l’Outre-mer doit être la voix du peuple. Et cette contribution deviendra aussi le projet politique que le mouvement En Marche de la Réunion promet de défendre à tous les niveaux », souligne Henri Chane Tef, qui invite les Réunionnaises et les Réunionnais, jeunes et moins jeunes, à participer, à donner nombreux leur avis, d’autant que cette « grande marche » qui débute ce samedi sera une « marche festive » avec des animations.

Chaque coordonnateur devra renouveler cette opération dans sa micro-région soit par le biais du porte-à-porte, des marchés forains etc… Dans un mois, c’est-à-dire d’ici au 28 février, Henri Chane Tef réunira toute son équipe pour un débriefing et demandera au « QG » national du mouvement de lui faire une restitution résumée des propositions réunionnaises. « En effet, au fur et à mesure que nous collecterons les doléances sur le terrain à partir de ce samedi, nous les enverrons quasi instantanément au national, où le bureau aura pour mission de les globaliser pour en faire une réelle contribution », annonce Henri Chane Tef, qui se dit pressé d’entamer la première grande action d’En Marche depuis sa nomination par Paris, le 31 octobre dernier, au poste de chef du mouvement à la Réunion. Un mouvement qu’il compte bien structurer sérieusement en réunissant, en rassemblant tous les courants de pensée qui peuvent actuellement « traverser » localement La République En Marche. Un mouvement qui compterait environ 1500 inscrits dans l’île mais dont la composition pose un problème de lisibilité avec des élus qui se disent « Macron-compatibles » mais qui ne sont pas pour autant encartés (ou adhérents) à En Marche. Henri Chane Tef a bien l’intention d’instaurer un peu plus de clarté dans cette « jungle » mais il sait que la tâche ne sera pas aisée. Il en veut pour preuve l’existence de deux groupes d’En Marche à la Région. Celui de « La République En Marche » de Jean-Gaël Anda, qui a déjà rejoint le « Filloniste » Didier Robert, président du conseil régional et celui de « La Réunion En Marche » de Karine Nabeneza, proche de Thierry Robert, l’ennemi de Didier Robert. Henri Chane Tef sait aussi que dans le Sud, nombreux sont les militants « marcheurs » qui refusent de « composer » avec la coordinatrice Brigitte Hoarau, même s’ils soutiennent la politique du Président Macron. Donc, pour l’instant, Henri Chane Tef, conseiller municipal du maire socialiste de Saint-Benoit et premier vice-président de la Cirest, présidé par l’UDI Jean-Paul Virapoullé, préfère se concentrer sur « la grande marche » d’En Marche et, à partir de la contribution qui en ressortira, il espère envoyer au gouvernement et à l’Elysée un « signal fort de la Réunion ». A chaque jour suffit sa peine. Le travail au sein d’En Marche se fera étape par étape en prenant soin de n’en brûler aucune tout en veillant qu’en interne certaines dents ne soient pas trop longues et trop aiguisées, prêtes à rayer le parquet !

Y.M.


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