La Possession soutient les acteurs des filières de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche

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Considérant que l’agriculture, l’élevage et la pêche revêtent une importance toute particulière sur nos territoires domiens au vu de leur poids économique et du nombre d’emplois directs et indirects générés, tout cela dans un contexte sociétal particulier ;

Considérant la production agricole locale comme le pilier de la sécurité alimentaire du territoire, le garant d’un prix maitrisé des produits frais et une source alternative d’énergie renouvelable ;

Considérant le modèle d’organisation unique, en interprofessions dites « longues», qui est une adaptation locale à notre contexte spécifique de petits marchés insulaires et d’exploitations de type familiale souvent intégrées dans des filières industrielles ; ainsi que la reconnaissance de cette organisation par le Premier Ministre Edouard Philippe le 5 Février 2018 ;

Considérant les contraintes spécifiques des DOM qui sont reconnues à l’article 349 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ;

Considérant l’inquiétude des acteurs locaux face à des choix récents qui pourraient mettre à mal les équilibres obtenus par un travail de longue date, comme :
 « le budget additionnel aux fonds communautaires du POSEI, qui a été décidé en 2009 et doté à l’époque de 40 millions d’euros, qui n’a pas été revalorisé depuis 10 ans » ;
 « la probable suppression dès 2020 de l’enveloppe de 38 millions d’euros allouée à la compensation des surcoûts industriels du secteur du sucre » ;
 « le refus de la France d’ouvrir la pêcherie de Légine à un groupe de pêcheurs réunionnais, organisant encore un peu plus l’oligopole qui y existe au profit de quatre opérateurs économiques se partageant les quelques 100 millions d’euros annuels de chiffre d’affaires de cette pêche ; et contredisant par la même occasion les objectifs de développement local qui sont fixés par l’État à nos filières » ;
 « la remise en cause de l’Octroi de mer que nous commençons à percevoir, dans le cadre de la renégociation du dispositif post-2020 ; alors que la sous-consommation des crédits du Ministère des Outre-mer s’accompagne d’un reversement de 70 millions d’euros au profit du budget de l’État ;

Considérant l’alerte sur la fin de non-recevoir à laquelle les acteurs de toutes les filières agricoles sont confrontés depuis plusieurs mois, et ce malgré l’engagement positif de la Ministre des Outre-Mer ;

Enfin, considérant la demande grandissante pour des produits agricoles frais, variés, locaux, sains et respectueux de l’environnement, ainsi que la nécessaire évolution des modes de production (mécanisation, agriculture biologique, agroécologie, plan Ecophyto, et autres labellisations) qu’elle implique ;

Nous soutenons cette démarche des acteurs locaux et interpellons le gouvernement pour qu’il apporte des réponses claires et à la mesure des enjeux cités ci-dessus.


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