Le candidat Perceval Gaillard soutient l’employée de la Bobine insultée sur les réseaux sociaux

3 min de lecture
13

La presse a révélé aujourd’hui le calvaire subi par Christelle, une employée d’une paillote de l’Hermitage. Celle-ci, selon le site www.zinfos974.com est cible d’insultes ouvertement racistes issues de certains « anti-paillotes ». Les attaques subies par cette jeune femme, traitée « d’esclave » sont ignobles. Rien ne saurait justifier pareil langage.

Que l’on demande l’application de la loi et le retrait des paillotes hors de la zone sensible, c’est bien normal : la loi est la loi. Elle doit être appliquée partout, tout le temps : pour les paillottes comme pour les habitations individuelles ou les établissements hôteliers. Présent lors du premier rassemblement sur la plage de Trou d’Eau je ne me suis pas rendu aux rassemblements suivants. En effet on peut s’interroger sur les véritables motivations des « riverains » des paillotes de l’Ermitage qui mettent sous pression ceux qui travaillent dans ces établissements et qui ne sont pour rien dans les choix des propriétaires. Une petite recherche montrerait vite que ces « riverains » ont eux aussi de belles maisons « pieds dans l’eau » comme on dit. Ils reprochent donc aux autres ce qu’ils font eux-mêmes, mais pourquoi ? Parce qu’ils veulent profiter tranquillement de leur privilège, sans être ennuyés par les pique-niqueurs, les joueurs de pétanque, les jeunes qui viennent prendre l’ombrage sous pied de bois ou par tous ceux qui viennent boire un verre en couple ou en famille. Le bord de mer est de plus en plus démocratisé à La Réunion : c’est cela qui gêne les possédants qui y ont longtemps vu leur chasse gardée. Ce sont eux qui veulent privatiser le bord de mer, et en chasser le peuple dont les loisirs font baisser le prix des terrains.

Chassés des plages de pleine mer par la crise requin, bientôt délogés des lagons par la fermeture des routes de la plage, les Réunionnais ne pourront sous peu plus accéder à leur propre océan. Et il leur sera de plus en plus difficile de monter dans les Hauts où le Parc national exerce une surveillance excessive qui risque, à terme, de faire péricliter le tourisme de classe moyenne en gîte.


Pour l’heure, je tiens à condamner les propos injurieux, diffamatoires et racistes et subis par le personnel des paillotes, traité d’ « esclaves » en raison de leur couleur. J’assure de mon soutien les victimes en général, et Christelle en particulier.

Perceval Gaillard, candidat de la France insoumise à l’élection législative partielle dans la 7éme circonscription


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Website Protected by Spam Master




13 Commentaires



Free Dom
WordPress Video Lightbox