Le cauchemar sans fin des Lauret : une vache retrouvée morte ce matin et une autre à l’agonie

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La série noire de la famille Lauret continue ce matin avec un nouveau rebondissement. Après la “séquestration” de trois agents de la DAAF qui avait pénétré sur leur propriété la semaine dernière, ainsi que les deux plaintes qui ont suivi cet événement, aujourd’hui la famille Lauret fait face à une nouvelle perte.

En effet, dans un communiqué parvenu ce matin, ils nous font part du décès de l’une de leurs vaches, qui allait vêler. Une autre vache est également à l’agonie, elle s’alimente, mais n’arrive plus à se lever… Pour rappel, la situation des Lauret est critique depuis plusieurs mois. Ils se battent en effet, depuis le mois de mars dernier pour comprendre la raison de la perte de leurs animaux, les uns après les autres. Ces pertes impactent notamment leur situation économique mais également la survie du reste de l’élevage.

L’ADEFAR nous a fournis les explications suivantes sur la situation du jour à la Plaine des Cafres. “Lors de l’arrivée du GDS à 12h13, Mme LAURET avait rappelé la DAAF, car il n’y avait pas eu encore de prélèvement obligatoire d’obex sur la vache n°2993. Elle a donc communiqué à Mme THIBAUDEAUD, sa volonté de faire faire l’autopsie sur cette vache et rappeler le prélèvement de l’obex obligatoire car la vache a plus de 4 ans (recherche ESB = vache folle). Celle-ci lui répond que le prélèvement d’obex se fera directement à l’équarrissage à l’Etang-Salé et qu’elle informera Mme Loïse de VALICOURT, à sa sortie de réunion, au sujet de l’autopsie demandée par Mme LAURET. Car c’est là la seule manière réglementaire et sanitaire pour connaître les maladies dans un élevage.

A 14h55, Mme THIBAUBEAUD Laetitia rappelle Mme LAURET et lui confirme que :
– c’est à elle de chercher un vétérinaire pour sa vache malade qui est par terre, et qu’elle doit trouver un vétérinaire elle-même.
– on a reçu l’ordre du préfet de ne plus intervenir chez vous.

Aucune information n’a été donnée au sujet de l’autopsie demandée, alors que le courrier du 6 juin 2019 de la DAAF, demande bien à Mme LAURET Mélusine de les avertir en cas de mortalité et que la DAAF prendra en charge les autopsies et la réalisation des prélèvements pour analyse.

 

La Préfecture se saisit du dossier et prend en charge la visite du vétérinaire

Comme suite à la découverte ce matin d’une nouvelle vache morte dans l’exploitation de Mme LAURET à la Plaine des Cafres et au signalement d’une vache souffrante, la préfecture de La Réunion souhaite apporter les précisions suivantes.

Lorsqu’un éleveur constate qu’un animal est malade, blessé ou en souffrance, il doit appeler immédiatement un vétérinaire afin que soient portés les soins nécessaires. Si un animal est décédé sur une exploitation, l’éleveur doit, conformément au code rural et de la pêche maritime, prévenir le service de collecte des cadavres animaux afin que le cadavre de l’animal soit enlevé et transporté sur le site d’équarrissage. Il n’appartient donc pas aux services de l’État (direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt), qui n’y sont d’ailleurs pas autorisés, d’apporter des soins urgents à un animal malade.

En l’espèce, c’est donc à Mme LAURET qu’il appartient d’appeler un vétérinaire afin de prodiguer à ses animaux les soins nécessaires, comme cela lui a été rappelé par la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF).

Compte tenu de la situation particulière de M. et de Mme LAURET, la préfecture de La Réunion a décidé, à titre très exceptionnel, de prendre en charge financièrement la visite d’un vétérinaire qui serait sollicité par Mme LAURET.

Mme LAURET rend la leucose responsable des décès de ses animaux, sans pour cela s’appuyer sur une expertise vétérinaire. Or ce virus ne peut être responsable ni de mortalités rapides, ni de mortalités en série. C’est pourquoi le préfet de La Réunion a, comme dans les cas précédents, demandé que la cause exacte de décès de la vache soit établie.

En conséquence, un vétérinaire mandaté par la DAAF s’est rendu sur le site d’équarrissage pour procéder à une enquête sanitaire qui permettra de faire la lumière sur la cause du décès de cet animal.

Les animaux préalablement décédés sur l’exploitation de M. et Mme LAURET, qui ont pu faire l’objet d’une autopsie de la part des services de l’État, ne sont pas morts de la leucose mais d’accidents de vêlage ou d’infections, à l’origine bénignes, devenues mortelles du fait du défaut de soins de l’éleveur. Ces faits sont réprimés par la loi et portés à la connaissance du procureur de la République.


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