Le collectif “Sauvons la philosophie à l’ile de la Réunion” interpelle le Ministre de l’Éducation Nationale

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Lettre du collectif « Sauvons la philosophie à l’île de la Réunion » au Ministre de l’Éducation Nationale

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,

Nous tenons à porter à votre connaissance des faits qui nous semblent d’une extrême gravité car ils mettent en jeu des principes fondamentaux de notre République, en danger des professeurs de la Réunion, et en péril la réussite des élèves et des étudiants réunionnais.

1) Une visite houleuse. L’Académie de la Réunion a reçu en Décembre 2017 la visite d’une Inspectrice Générale de Philosophie. Des incidents sont survenus aux Lycées Leconte de Lisle et Bellepierre. À Bellepierre, notamment, Établissement que vous aviez visité, Monsieur le ministre, le jour de la rentrée 2017, l’Inspectrice Générale « a interpellé une élève au sujet du port d’un fichu Mahorais ou kishali sur les cheveux » (Le Quotidien, 13 Février 2018). « Inspectant une classe préparatoire au lycée Bellepierre, poursuit le journaliste, cette
dernière a interpellé directement une élève pour lui demander de retirer son kishali » (idem).

Il s’agit de cette même jeune fille que vous connaissez, pour avoir été pris en photo à ses côtés lors de votre visite à cet Établissement à la rentrée 2017. La photo a longtemps figuré sur le site de l’Académie.

L’entretien avec le professeur inspecté a été consacré presque exclusivement à la question de la laïcité et au kishali de la jeune fille, au détriment du cours et de la carrière de cet enseignant, qui auraient dû en être l’objet essentiel voire exclusif. Légitimement préoccupé
par cet incident, le professeur a écrit à Monsieur le Doyen de l’Inspection Générale de philosophie.

2) Une réunion surréaliste. Lors de la réunion plénière de tous les professeurs de philosophie de l’Académie, organisée le 14 Décembre au Lycée Évariste de Parny, « l’Inspectrice a caricaturé le modèle sociétal Réunionnais », selon « un professeur présent ce jour-là » (Quotidien, 13 Février 2018).

Au cours de cette réunion, de nombreux professeurs ont été choqués par les propos de Madame l’Inspectrice Générale : Tout d’abord les réticences marquées par celle-ci à l’égard de la réforme des Lycées envisagée par Monsieur le Ministre, et des remarques exprimant son
scepticisme face à la nomination de Madame Souâd Ayada à la Direction du Conseil Supérieur des Programmes, nomination qui, selon elle, n’était « pas nécessairement une bonne nouvelle ». « Tout dépend des raisons pour lesquelles Madame Ayada a été nommée ». « Cette nomination pourrait n’être qu’une caution », disait-elle…

Les collègues présents lors de cette réunion ont été surpris, car ces propos ne leur paraissaient guère conformes au devoir de réserve des Inspecteurs Généraux, pas plus qu’ils ne leur paraissaient conformes à la Charte des Inspecteurs Généraux, que Madame l’Inspectrice générale a pourtant probablement signée comme tous ses collègues. L’essentiel du propos de Madame l’Inspectrice Générale a porté sur la question de la laïcité, et l’Académie tout entière, élèves et professeurs, pouvait se croire désignée comme fautive. Mais de quoi ? Un collègue ayant demandé, fort poliment, s’il convenait, ou non, de distinguer signes visibles et ostensibles, Madame L’Inspectrice Générale lui a demandé si ses attributs virils seraient visibles ou ostensibles s’il se rendait « à poil » en cours. Le registre de ces déclarations a paru à l’assemblée pour le moins inhabituel pour un haut fonctionnaire et il a également semblé aux professeurs qu’ils pouvaient être considérés comme offensants à l’égard du collègue concerné. À l’époque de #Metoo, faut-il encore admettre qu’une position de pouvoir donne le droit à des propos à caractère sexuel vis-à-vis d’un subordonné? Que l’Inspectrice soit une femme et le professeur un homme change-t-il quelque chose à l’incident ? Imaginerait-on un Inspecteur de sexe masculin demandant en public à une collègue si, « à poil, ses attributs féminins seraient visibles ou ostensibles » ? Est-il acceptable qu’un haut fonctionnaire apostrophe en public et devant soixante quatre personnes, un professeur agrégé de philosophie, en lui demandant des précisions concernant la taille de ses organes sexuels ? Un professeur n’a pas, en principe, à subir ce genre d’agression, probablement destinée à invalider d’avance son propos et à le ridiculiser devant ses collègues. Ensuite, plusieurs collègues, en particulier les plus attachés au principe de laïcité et à la charte de la laïcité ont éprouvé un malaise certain : il leur a semblé que sous le masque de la laïcité militante revendiquée, le principe de neutralité était bafoué. À la question d’une jeune contractuelle, qui faisait part de son expérience dans un établissement privé sous contrat de confession juive, et qui demandait si le principe de laïcité s’y appliquait, Madame L’Inspectrice Générale n’a pas proposé la réponse évidente qui s’imposait : les établissements privés confessionnels sous contrat sont des établissements privés, ils ne sont donc pas soumis à la charte de la laïcité des établissements publics et revendiquent leur caractère confessionnel. Elle a, au contraire, répondu qu’il fallait instaurer une différence, car la religion juive ne comporte aucun prosélytisme. Il ne fallait pas, disait-elle, se voiler la face, et
l’Islam était la seule religion problématique. De même, les « petites croix » remarquées par un autre professeur dans un établissement public du Sud de l’Académie n’auraient aucune importance. Elle a également déclaré qu’il convenait de « raser les barbus » et qu’elle se
retenait de le faire elle-même, tant elle en aurait envie. Le propos paraît pour le moins violent, d’une violence assumée et revendiquée. Car, paraît-il, « nous sommes en guerre ». Laïcité, vraiment ? Les professeurs ont eu, au contraire, l’impression qu’il ne s’agissait en
rien d’une neutralité envers les différents cultes.

« Mme (…)[l’Inspectrice Générale] a, par ailleurs, déclaré être favorable à la restitution de Mayotte aux Comores (« je suis pour qu’on leur rende »), et ce, à deux reprises » (Communiqué de Sud Éducation du 23 Décembre 2017). « Interrogée sur sa réaction si elle se
rendait à Mayotte (…), la réponse de (…)[l’Inspectrice Générale] laisse pantois. «Elle a indiqué que (…) si Mayotte a appartenu aux Comores jusqu’à récemment on pouvait aussi bien leur rendre » (Quotidien du 13 Février 2018). Au final, ces propositions concernant la
politique intérieure de la France ont laissé les collègues sans voix, y compris et surtout, encore une fois, les plus attachés à la charte de la laïcité, les plus décidés à lutter contre la radicalisation.

Il a semblé que les propositions de Madame l’inspectrice Générale pouvaient excéder largement le Ministère de l’Éducation Nationale, et que son expertise prétendait à l’évidence s’étendre à toutes les décisions politiques de l’État Français. Ces propos ne signifient-ils pas, au fond, le rejet ou l’exclusion de certains français, voire d’une ou deux Académies entières ?

3) Un parfum de « vendetta » ? À l’issue de cette réunion, plusieurs collègues d’Établissements différents, de syndicats différents et de positions politiques divergentes, ont écrit à l’Inspection Générale, afin de faire part de leur étonnement unanime et d’obtenir des éclaircissements. Deux syndicats, Sud Éducation (23 Décembre 2017) et F.O. (26 Janvier 2018) ont écrit à Monsieur le Recteur. L’affaire est parue dans la presse locale (Jir, Quotidien, sites web d’information) et même dans la presse nationale (La Croix).
Le professeur de CPGE de Bellepierre qui avait rédigé un courrier concernant les conditions de son inspection a vu sa candidature pour le poste HK et K B/L non retenue au mouvement spécifique CPGE. Ce collègue est pourtant normalien (ENS Saint Cloud), Docteur, a enseigné aux États-Unis, est auteur de plusieurs publications, a une expérience en CPGE d’une vingtaine d’années, et dispose de rapports d’inspection d’au moins deux Inspecteurs Généraux (Mesdames MENASSEYRE et AYADA) particulièrement élogieux. Il est aussi notoirement plébiscité par ses étudiants depuis de très nombreuses années.
Le collègue qui a obtenu ce poste, nouvel entrant dans l’Académie, est plus jeune, sans expérience notable en CPGE, n’est pas non plus ancien élève d’une ENS. Quelles que soient ses compétences, dont nous ne préjugeons pas, il reste que le choix de cette candidature pose
question. Dès lors, il paraît inévitable de s’interroger : s’agissait-il d’écarter à tout prix un collègue Réunionnais ? Aussi incongrue que puisse paraître cette question, elle s’est imposée aux esprits. « Il se dit qu’un prof actuellement en fonction en métropole aurait eu ou devrait avoir le poste « même si son niveau est inférieur à celui des candidats locaux »» (Journal de l’île le 15 Mai 2018). Le Crefom (Conseil représentatif des Français d’outre-mer) était intervenu également le 14 Mai 2018 pour rappeler son attachement aux principes d’égalité républicaine.

Au mois de Janvier 2018, deux collègues chargés de mission d’Inspection ont subi des pressions pour rédiger un compte-rendu de la réunion du 14 Janvier opposable aux collègues rédacteurs d’une lettre. Ces deux chargés de mission ont manifesté des réticences bien légitimes, puisqu’un tel compte-rendu leur paraissait fort proche d’un faux témoignage. Les propos incriminés ayant bien été prononcés, ces deux collègues ne pouvaient envisager de prétendre le contraire. Ils ont alors vécu ce qui pourrait peut-être s’apparenter à un véritable
assaut en règle, tant par le nombre des coups de téléphone (plusieurs par jour) que par la nature des conversations. La fragilité de leur mission leur a été rappelée, et des perspectives qui se voulaient alléchantes leur ont été présentées s’ils rédigeaient ce compte-rendu. À l’un des deux, on a proposé la place de sa collègue, s’il acceptait de manifester ainsi sa fidélité. La perte de sa mission, s’il refusait.
De son côté, la chargée de mission concernée refusait non seulement de rédiger un tel
compte-rendu, mais en outre de prendre les mesures qu’on lui suggérait, (destinées à
sanctionner « l’offense » faite à l’Inspectrice Générale ?) : retirer toute responsabilité académique (coordination du baccalauréat, rôle de conseiller pédagogique ou tuteur) aux professeurs rédacteurs de lettres. Ces mesures lui paraissaient, d’une part, un abus de pouvoir,
d’autre part une sanction aussi illégale qu’injuste vis-à-vis de ces collègues. En outre, elles lui semblaient contraires aux intérêts de l’Académie de la Réunion. En réponse à ce refus, elle s’est vu adresser un mail précisant que l’Inspection Générale n’hésiterait pas à mettre fin à sa mission en intervenant personnellement auprès de Monsieur Le Recteur et Monsieur l’IA IPR. Là encore, est-ce conforme aux principes de la République?

4) Le retour vers la république cocotière ? La Doyenne des Doyens de l’Inspection Générale a été avertie de ces menaces. L’Inspection Générale a modifié la répartition des Académies au mois de Février 2018, et Monsieur le Doyen de l’Inspection Générale de philosophie est devenu l’Inspecteur Général en charge de l’Académie de la Réunion. Quelles qu’en soient les raisons, cette décision a été interprétée comme un signe d’apaisement, et les professeurs de la Réunion espéraient la fin de la série de ce qui pouvait leur apparaître comme des « représailles ».

Au Mois de Mars 2018, au Lycée de Bellepierre, le professeur de CPGE qui avait signalé les conditions de son inspection est entré en congé de maladie. La décision de l’Inspection Générale a été de ne pas remplacer ce collègue, malgré la disponibilité de plusieurs professeurs agrégés qui se déclaraient volontaires pour assurer ce remplacement. Cette décision a semblé incompréhensible aux différents intéressés. S’agissait-il de refuser aux collègues volontaires ce qui aurait pu apparaître comme une marque de confiance ? Il a fallu
une pétition signée par 250 étudiants, anciens étudiants et collègues ainsi que l’intervention du Crefom pour que ce professeur soit effectivement remplacé (« la lettre de la honte » est parue dans tous les journaux (papier et web) locaux, et a été relayée par l’association des professeurs de classes préparatoires HEC).

Au mois de Septembre 2018, un collègue inspecté dans le cadre du PPCR a reçu, fort tardivement, le bilan concernant celui-ci. Il conteste actuellement chacun des items remplis par l’Inspectrice Générale, et a engagé un recours. Le bilan est exécrable, pour un professeur Réunionnais Agrégé (2ème au concours interne) à qui une CPGE avait été confiée. Cette CPGE lui a été vraisemblablement retirée, et il ne conserve à cette date, à titre tout à fait provisoire, que les heures effectuées dans le cadre du remplacement du professeur en congé
de maladie.

Toujours au mois de Septembre, et trois semaines après la rentrée, la collègue chargée de mission d’inspection dans l’Académie s’est vu signifier qu’aucune responsabilité Académique ne lui serait plus confiée désormais. Ce, sans motivation, sans respect du délai de prévenance, et sans explications. Là encore, il s’agit d’une collègue agrégée, normalienne (Ulm), Docteur, et professeur en CPGE depuis 1997. Elle remplissait cette mission d’inspection depuis Avril 2009, sous la responsabilité successive de quatre IA IPR qui se sont tous déclarés explicitement satisfaits de sa manière de servir l’Inspection et l’Académie.
La Mission d’Inspection a été confiée au nouveau collègue, malgré son ignorance complète de l’Académie et son inexpérience en matière de mission d’Inspection. La mission d’Inspection et le rôle du chargé de mission s’en trouvent nécessairement modifiés. Si la mission consistait en grande partie, jusqu’à présent, à mettre au service de l’IA IPR une bonne connaissance du terrain, des Établissements et des collègues de l’Académie, ainsi que l’historique hérité des précédents IA IPR, cette dimension est nécessairement perdue. La qualité première du collègue choisi serait-elle de n’avoir pas été présent en Décembre 2017 ?
De ne pas connaître ses collègues ? D’être, par le fait, étranger à une polémique ?

5) État de catastrophe pédagogique ? Le bilan provisoire du cyclone est donc le suivant : la confiance et le dialogue ont disparu entre l’Inspection de philosophie et l’Académie. L’ambiance de travail est exécrable. À quand la déclaration d’état de catastrophe pédagogique ? Car les questions demeurent :
Est-il juste que des collègues qui ont, en toute légalité, signalé des faits s’étant déroulés devant soixante quatre témoins soient sanctionnés ? La liberté de parole des Inspecteurs Généraux est-elle totale, et sans aucune limite de décence ni de réserve, tandis que la liberté de parole des simples enseignants serait nulle ? Les lois de la République sont-elles là pour protéger, quoi qu’il arrive, les hauts fonctionnaires qui ne respectent pas leur devoir de réserve et pour sanctionner les petits fonctionnaires qui ont l’audace et l’inconscience de signaler ces
incidents ?
Est-il juste que les professeurs les plus titrés de l’Académie soient écartés de leur fonction précédente sans avoir commis aucune faute mais par le fait du Prince ? L’usage du pouvoir ne serait-il plus soumis au respect des compétences, des CV, des états de service ? Des carrières peuvent-elles être brisées parce que des collègues ont refusé de faire allégeance ?

L’intérêt des élèves et des étudiants Réunionnais ne doit-il pas primer sur tout autre considération? Les responsabilités académiques, qu’il s’agisse de coordination du bac, du rôle de conseiller pédagogique, de mission d’inspection, les postes en CPGE, les distinctions honorifiques et les accès à la HCL ou classe exceptionnelle doivent-elles être attribuées en fonction des états de service, des CV, des titres et diplômes, ou en fonction d’une soumission ?

Enfin, les collègues de l’Académie de la Réunion sont-ils tous suspects de conspirer secrètement ou ouvertement contre la laïcité ? Ou au contraire la laïcité ne serait-elle qu’un prétexte ? S’agirait-il de faire passer les professeurs de philosophie de l’Académie de la Réunion pour des défenseurs de l’obscurantisme ? On peut ici rappeler que parmi nos collègues, certains sont très connus pour leur engagement public et militant en faveur d’une laïcité sans concession, que cet engagement ait pris la forme d’interventions dans la formation des référents laïcité, d’implication en tant que rapporteur dans le cadre des Assises de la République ou de la formation des proviseurs stagiaires. Dès lors, s’agit-il de camoufler une vendetta en défense des valeurs de la République, alors même que les victimes de ces représailles sont les plus fervents défenseurs de la laïcité ?

Les collègues de l’Académie respectent profondément la République et l’Inspection Générale. Les Inspecteurs Généraux précédemment en charge de l’Académie, ont été reçus en 2000, 2004, 2014 avec tout le respect dû à leur fonction et avec la chaleur humaine que leur
bienveillance inspirait. Chacun de ces hauts fonctionnaires a traité les collègues avec grand respect. Les décisions qui dépendaient de leur seule autorité n’avaient rien d’arbitraire, et pour être leur privilège, n’en étaient pas moins transparentes, incontestables et incontestées. Les relations étaient sereines, la hiérarchie pédagogique était une protection et non un danger pour les collègues. Cette époque paraît malheureusement révolue.

6) Que demandons-nous ? En raison de quoi, nous vous demandons, Monsieur le Ministre :
1. La suppression du recrutement des IGEN au 5è tour, ou tour extérieur. Cette pratique ne paraît plus compatible avec les exigences légitimes de respect des principes républicains.
2. Une réponse claire et officielle aux courriers adressés par plusieurs professeurs à l’Inspection Générale. Quelle est la position officielle de l’IGEN et du MEN concernant les propos tenus par Madame l’Inspectrice Générale le 14 Décembre ?
3. Des explications concernant la suspicion d’un lien de causalité possible entre la visite de Madame l’inspectrice générale et les différentes « représailles » qu’estiment subir non pas un mais plusieurs professeurs.
4. L’annulation de ces mesures, s’il apparaît qu’elles ne peuvent être reliées à aucun autre fait, et se retrouvent par là suspectées d’arbitraire.
5. La fin de l’hécatombe dans l’Académie de la Réunion et le retour à un fonctionnement serein, dans le respect des principes de la République et des personnes.
6. La restauration du dialogue entre l’Inspection et les collègues de l’Académie.

À cette fin, nous proposons que soit instaurée une médiation. Les mieux placés pour cette médiation pourraient être à notre sens les IA IPR honoraires ayant eu l’Académie de la Réunion en charge dans un passé récent, ainsi que l’un des Inspecteurs Généraux ayant eu, avant 2015, cette Académie en charge. Ce serait un immense honneur pour nous si ces hauts fonctionnaires acceptaient de jouer ce rôle de médiateurs. Ils ont notre confiance et nécessairement, celle des différentes Inspections, Pédagogique et Générale.


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