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Le Département débloque 1,7 millions d’euros pour aider les maraîchers

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Cette mesure a été prise hier matin lors de la session plénière du Département. En marge des orientations budgétaires 2018, les élus ont examiné selon la procédure d’urgence la mise en place d’un dispositif afin de venir en aide les agriculteurs sinistrés de Berguitta. Comme l’a expliqué le vice-président Serge Hoareau (maire de la Petite-Ile), « il s’agit en particulier d’aider les exploitations maraîchères (les plus touchées avec environ la moitié des pertes de fonds) afin de réapprovisionner au plus vite les marchés en légumes frais péi, tout comme il a été décidé également de soutenir la filière bovine au travers d’un pack immunité et sanitaire ».

Afin de rendre le délai de mobilisation de ces aides le plus rapide possible, à savoir 1 à 2 mois, et simplifier au maximum les demandes d’aide pour les agriculteurs, il est préconisé de retenir une aide proportionnelle à la surface des exploitations déclarées en cultures maraîchères et au nombre d’animaux déclarés. Les agriculteurs devront justifier la réalité des productions sinistrées.

Seules les exploitations localisées en zone d’état de catastrophe naturelle seraient concernées. « Pour les autres dégâts ponctuels observés en zone d’état de catastrophe naturelle (13 500 poulets noyés à Grand Coude, champ d’ananas à Saint-Pierre et au Tampon…), une aide exceptionnelle pourrait également être mise en œuvre après expertise et prise en compte notamment de l’intervention des assurances. Ces aides seront soumises à l’appréciation de la prochaine commission permanente », a indiqué Serge Hoareau.

Cyrille Melchior rencontre des agriculteurs ce matin à Petite-Ile

Dans cette enveloppe de 1,7 million d’euros, il est compris une aide financière de l’ordre de 150 000 euros pour des « situations critiques » pouvant subsister « en dehors des zones reconnues en état de catastrophes naturelles », a souligné Serge Hoareau. « Sur expertise de la Chambre d’agriculture et du Département, cette aide permettra d’accompagner des agriculteurs ayant perdu plus de 50% de leur potentiel de production et pour lesquelles il sera démontré qu’aucun dispositif de droit privé ou public ne peut intervenir, à hauteur maximal de 3000 euros par exploitation ». Les situations seront analysées au cas par cas et sur demande, en prenant notamment en considération des critères tels que le taux de dégradation du potentiel agricole, les opportunités offertes d’accompagnement de l’agriculteur, les résultats technico-économiques passés, l’âge de l’exploitation, le niveau technique…

Le soutien apporté par la collectivité départementale et l’Europe aux agriculteurs suite la tempête Berguitta s’élèverait ainsi à plus de 3,6 millions d’euros répartis comme suit : 1,310 M€ d’aide exceptionnelle (Département), 575 000 € de contrepartie nationale et 1, 725 M€ (FEADER).

Rappelons que sur toute la zone reconnue sinistrée, la Chambre d’agriculture a évalué les dégâts à plus de 16 M€. A noter aussi que les pertes de récoltes estimées par la Chambre à plus de 11,5M€ peuvent ouvrir droit aux aides suivantes : aide de l’Union européenne et Fonds de secours de l’Etat. Le délai de mobilisation de ces aides est de 12 à 14 mois. Pour les pertes de fonds (outils ou potentiels de production des exploitations agricoles) estimées par la Chambre à plus de 5 M€ (dont 4 M€ de voiries), les aides peuvent provenir des assurances et du fonds de secours national.

Serge Hoareau et le président Cyrille Melchior ont tenu à féliciter les agents départementaux du service « Agriculture » pour leur réactivité après le passage de Berguitta. «Cela permet d’aider au plus vite les agriculteurs sinistrés ». Des agriculteurs que le président Melchior ira rendre visite ce matin dans le Sud. Le rendez-vous est fixé chez Serge Hoareau à la mairie de Petite-Ile à 9 heures.

Y.M.


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