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Le maloya résonne dans les quartiers de Saint-André

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Bryan au roulèr, Bienvenu au kayamb, Jordan au pikèr, Lauriana au chant et plein d’autres enfants de 4 à 14 ans qui dansent, tout en chantant avec le cœur. Ils reprennent en chœur les refrains d’un morceau de maloya qu’ils ont composé eux-mêmes. Ils, ce sont les enfants des Cités Les Capucines à Cambuston, réunis autour de Jeannick Arhimann alias Nono. En sa qualité de médiateur social et culturel, le leader du groupe Kiltir est la cheville ouvrière de ce projet original mis en œuvre par Direction du développement social urbain (DDSU) de la Commune de Saint-André. « Les Capucines figurent parmi les quartiers “prioritaires” du Contrat de Ville, que la municipalité vise à dynamiser » précise Lysbie Cologon Boyer, chef de projet du secteur de Cambuston.

Nono définit le cadre de cette action pilote : « Au lieu de passer leur temps devant la télé ou à jouer sur les toits des voitures, ils font des activités autour du maloya tous les mercredis et samedis après-midi. Il y a beaucoup à faire : se familiariser avec les instruments et les fabriquer ; parler de l’histoire de cette culture locale devenue patrimoine immatériel de l’Humanité ; faire des ateliers de création, de composition, d’écriture ; préparer des petits spectacles et des événements ».

L’animation entamée en janvier 2018 et fédérant une trentaine d’enfants des Capucines a reçu l’adhésion des parents. « Comme toute chose, il y a eu quelques réticences au départ, mais au fur et à mesure que le projet évoluait, tout le monde est venu nous soutenir ». Jean-Paul, un habitant du quartier témoigne : « Pour la première fois depuis 30 ans, nous avons organisé la fête des voisins. Les parents étaient fiers de regarder leurs enfants jouer le maloya ».

Cet événement était marqué aussi par la réouverture du local commun des résidents pour abriter les activités des enfants. Après le feu vert du bailleur social Semac, dans le cadre d’une convention avec la mairie, tout le monde a mis la main à la pâte pour réaménager la salle, à l’abandon depuis fort longtemps. Parents et enfants ont tout fait : nettoyage, réparation, peinture, avec des matériaux de récupération, toujours en musique, dans la joie et la bonne humeur.

Les habitants des Capucines ne manquent pas d’idées. On peut compter sur eux pour l’organisation des événements ponctuels : fête de Grand Mère Kal début novembre, le 20 décembre. Les rencontres intergénérationnelles et autres ateliers culinaires sont aussi au menu.


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