« Le peuple réunionnais face au néocolonialisme du 21e siècle »

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Difficile de commencer cet édito, ce matin, sans avoir une pensée pour nos 12 592 lycéens des classes de Terminales qui, dans quelques heures, vont passer leur Bac en commençant par l’épreuve de philosophie. En France, ce sont pas moins de 743 594 jeunes au total qui plancheront à partir de 8 heures (dans l’hexagone) et 10 heures, chez nous. « Je planche donc je suis » ! Bon courage à eux. Freedom.fr sera présent pour vous faire vivre le Bac 2019. Restez connectés à notre site.

Lui aussi est considéré à sa façon comme philosophe. Lui, c’est Kemi Seba : vous en avez sans doute déjà entendu parler. Ou peut-être pas. Il sera à La Réunion du 24 au 29 juin prochain. Les autorités françaises le connaissent bien, même très bien. Les forces de l’ordre aussi seront à n’en pas douter sur le qui-vive car le personnage ne laisse guère indifférent. Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capo Chichi, est Français. Ses parents sont d’origine béninoise, naturalisés français. Son père est médecin et sa mère, cadre infirmière. Lui a choisi le militantisme depuis son jeune âge. Kemi Seba se définit comme un avocat du terrain, « pas avec une robe à l’occidental » dans un prétoire mais en privilégiant le contact direct avec les peuples. Un avocat du Panafricanisme, ce mouvement qui cherche à unifier culturellement et politiquement les peuples africains. Il est reconnu comme étant un activiste anti-francafrique, panafricaniste redoutable et redouté pour sa lutte pour la libération de la race noire et contre toute forme de domination économique et politique intérieure et extérieure. Bien avant le Pape François, il n’a cessé de dénoncer publiquement le « pillage » de l’Afrique par les pays de l’Occident, le « pillage » des matières premières sur le territoire africain alors que dans le même temps le peuple d’Afrique meurt de faim. Alors que dans le même les dirigeants africains complices des « pilleurs » occidentaux pètent dans la graisse. Attention, son discours va détonner et il va sûrement déranger plus d’un dans notre petite île française de l’océan Indien. Kemi Seba ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il pense des « profitèrs » en Afrique, en France ou ailleurs.

Il le fera sans doute à La Réunion dès le 24 et le 29 juin prochains. Il sera là le 24, soit deux jours après la manif des Gilets Jaunes prévue au Port. Le polémiste, essayiste, anticolonialiste, représentant du radicalisme noir qui prône l’autodétermination des peuples fait des vagues un peu partout où il passe. Son message s’adresse surtout à la société civile qu’il incite à prendre des responsabilités dans la vie économique et politique. Son discours dérange forcément. Il dérange le système. Ses mots sont souvent plus violents qu’une « claque dans la guèle » ou qu’un « coup d’pied dan’ ki », comme on dit familièrement en créole. Mais c’est fait exprès, un tantinet provocateur pour secouer le cocotier, pour libérer la parole. Ses prises de position publiques lui ont valu plus d’une fois de passer par la case prison, notamment sous Sarkozy ; Il a été interdit de séjour en Suisse, à Genève ; Il a été interpellé au Bénin (le pays d’origine de ses parents), expulsé de Côte d’Ivoire au Sénégal, refoulé à Kinshasa au Congo… Mais, manifestement, il faudrait plus pour désarmer ce militant de 38 ans, appelé aussi le « Malcom X du 21e siècle », qui, après la Caraïbe, et une toute récente tournée aux Antilles françaises, s’arrêtera fin juin dans notre département. Son dernier ouvrage intitulé « l’Afrique libre ou la mort » porte sur la revalorisation, l’émancipation de l’homme noir en particulier, sur les autochtones en général.

Il va sans dire que depuis les années 60, depuis l’époque de Vergès lorsqu’il était encore dans l’opposition, les Réunionnais n’auront pas entendu le discours que tiendra prochainement Kemi Seba ; Un discours sans tabou et sans peur sur l’autodétermination des peuples, sur « le peuple réunionnais face au néocolonialisme du 21e siècle ». Tout un programme ! Discours qui risquent de casser certains codes et clichés, celui notamment classique du « vivre ensemble » trop souvent exhibé par nos élus comme symbole d’une politique réussie plus de 70 ans après la départementalisation, alors que quasiment tous les clignotants économiques, sociaux ou sociétaux, culturels… sont toujours dans le rouge (plus de 120 000 chômeurs, plus de 100 000 illettrés, la moitié de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, un nombre impressionnant de bénéficiaires d’allocations de la solidarité-assistance…). Je vous le dis, son discours risque d’éveiller les consciences. Président et leader de l’ONG Urgences PANAFRICANISTES, l’ensemble des actions menées par l’ONG sont fondées et symbolisées par l’adage devenu le slogan de toute la jeunesse africaine « Ce que les élites ne font pas pour le peuple, le peuple le fera par lui-même ». Un slogan « adaptable » à toutes les géographies.

Dans le cadre de sa tournée et après plusieurs destinations sur les territoires et départements d’Outre-Mer, c’est à l’initiative de l’association RÉVEIL CITOYEN RÉUNION et l’association FRER’2SON en partenariat avec les associations RASINE KAF, NASYON KAF, NOU LÉ KAFPAB et VILAZ ZEN STIDIO, que l’ONG URPANAF posera ses valises pour un séjour du 24 au 30 juin 2019.

« C’est dans un esprit d’unité, de rassemblement du peuple réunionnais et de partage que nous aborderons SANS TABOU ET SANS PEUR les sujets et problématiques qui touchent principalement notre île, empêchant tout développement économique, solidaire et durable», dixit le responsable de l’association « Réveil Citoyen », coordinateur de cette tournée réunionnaise.

Plusieurs rencontres avec les acteurs associatifs, économiques, culturels et politiques sont au programme, ainsi que des visites des lieux d’histoire et de mémoire de notre île. Une conférence unique sera organisée le vendredi 28 juin 2019 à Saint Denis. Ceux qui font venir Kemi Seba ont déjà leurs petites idées derrière la tête et espèrent qu’à moyen ou long terme , « les Réunionnaises et les Réunionnais se réveilleront pour prendre leur destin en main ». A suivre !

Thierry Robert va chasser des « rats dans les maisons »

Revenons à la politique politicienne. Cela ne vous aura pas échappé : nos maires et leurs adversaires sont déjà en campagne électorale dans les 24 communes de l’île. Et même ceux qui soit disant ne font plus de la politique. Je veux parler de Thierry Robert. Il avait crié sur tous les toits qu’il allait se mettre au vert, s’occuper de ses sociétés, en attendant tranquillement la fin de son inéligibilité en juillet 2021. Mais c’est plus fort que lui. Impossible de vivre sans le contact avec les citoyens. Aussi, après avoir été « bordé » par celui là même qu’il avait fait roi à la mairie de Saint-Leu, à savoir l’actuel maire Bruno Domen, Thierry Robert a repris du service associatif. En tant que président de l’association « Dobout et Solider », il a lancé, samedi dernier, l’Act 1 de ce qu’il qualifie « d’opération dignité retrouvée ». Je ne savais pas qu’il avait perdu sa dignité. Ses mandats, oui, mais sa dignité, je ne le savais pas.

Bref, par le biais de son association, Thierry Robert a surtout trouvé un moyen de lancer un message subliminal aux électrices et électeurs de Saint-Leu et aussi à Bruno Domen du genre « attention, mi bouge encore, essaye pas enterre à moin trop vite ! ». Du coup, via son association, il se propose de venir en aide aux citoyens et citoyennes de La Réunion afin de régler leurs petits soucis de la vie quotidienne, y compris les problèmes de logements insalubres et celui des « rats dans la maison » (sic !). Thierry Robert n’a pas précisé s’il va s’employer également à chasser les « rats » dans certaines mairies ! D’aucuns prétendent que pour se venger de Bruno Domen, il va présenter un candidat contre l’actuel maire de Saint-Leu aux municipales de 2020, d’où la « réactivation » de son association sur le terrain. Le hasard n’existe pas. Certains avancent même le nom de Pierrick Robert, son petit frère. Cela relève du « délire », note l’ancien député-maire. En tout cas, la situation politique à Saint-Leu relève surtout du tragi-comique. Mais faut-il pour autant jeter la pierre à Bruno Domen qui a décidé, comme je l’ai déjà écris, de voler de ses propres ailes ? Dans l’histoire politique de La Réunion, il n’aura pas été le premier à « baiser un coup d’patte » à son père spirituel. C’est même très courant dans ce milieu. Voilà qui devrait lui permettre d’avoir la conscience tranquille et de dormir sur ses deux oreilles car on me dit que le « clash » avec Thierry Robert l’a fatigué et que cette situation politique pour le moins cacophonique qui règne aujourd’hui sur la ville pourrait très bien profiter demain à un homme neuf, un certain Johan Guillou, 34 ans, président de la Ligue réunionnaise de basket, ex gendarme à Piton-Saint-Leu, aujourd’hui gérant de sociétés et grand camarade au président d’Objectif Réunion.

L’appel du 18 juin de Richard Nirlo à Sainte-Marie

A Sainte-Marie, contrairement à Saint-Leu, l’actuel maire Richard Nirlo ne jure que par celui qui lui a confié tous les pouvoirs, celui qui lui a donné les clés de la maison du peuple, et qui lui a par la même occasion refilé tous les dossiers crasseux. Vous l’aurez compris, Richard Nirlo voue toujours une grande admiration et une immense reconnaissance à l’ancien maire Jean-Louis Lagourgue. Mais là où ça ne va pas vraiment, c’est au sein de sa majorité qu’il n’arrive pas à tenir. N’est pas Lagourgue qui veut ! Raison pour laquelle, Richard Nirlo a décidé de lancer son appel du 18 juin. Une réunion est en effet prévue demain, mardi 18 juin, à Sainte-Marie, en présence de Jean-Louis Lagourgue mais aussi, paraît-il en présence de Didier Robert et peut-être même de Cyrille Melchior (c’est le bruit qui court). Une réunion pour appeler – non pas depuis la BBC comme en juin 1940, mais depuis Sainte-Marie – les élus de la majorité Sainte-Marienne à s’unir dans l’action, dans le sacrifice et l’espérance. Sauf que le sacrifice, certains élus estiment en avoir fait assez. Yves Ferrières fait partie de ceux-là. L’actuel 1er adjoint de Sainte-Marie et élu à la Cinor considère que son heure est venue et qu’il en a ras-le-bol de laisser à chaque fois passer son tour. C’était déjà le cas aux dernières départementales de 2015. Il était resté sur les quais. Idem aux législatives de 2017. Il se voyait déjà député de la 6ème circonscription. Mais la droite lui a préféré Nadia Ramassamy. Donc, pas question pour lui aujourd’hui de se ranger docilement derrière Nirlo. Il était d’accord pour respecter l’accord passé avec Jean-Louis Lagourgue et attendre la fin de mandat de ce dernier jusqu’en 2020. Mais il estime qu’en 2020, une nouvelle page va s’ouvrir. Et que ce ne sera plus à l’ancien maire de dicter les consignes. Ferrières agira en homme libre de tout engagement. Autrement dit, l’heure est venue pour lui de voler de ses propres ailes. Questions : le fera-t-il vraiment dans l’intention d’être élu si tant est qu’il aurait une chance, ou n’est-ce pas plutôt une stratégie pour prendre des voix à Nirlo au profit de Gérald Maillot son actuel, patron à la Cinor ? Yves Ferrières est également collaborateur rémunéré à la Région, proche de Didier Robert. D’aucuns prétendent que ce dernier joue sur les deux tableaux, celui de Nirlo et celui de Gérald Maillot, « Macron-compatible » comme lui. Le président de Région n’a rien à perdre. Quel que soit le gagnant final, il ne sera jamais très loin. Tout cela bien évidemment dans la perspective des régionales de 2021. C’est cette même stratégie qu’il devrait adopter dans de nombreuses autres communes de l’île (Sainte-Suzanne, Saint-Benoit, Bras-Panon, Plaine-des-Palmistes, Saint-André…). Le président de Région mettra plusieurs fers au feu. Et pour revenir à Sainte-Marie, cette réunion de demain, mardi 18 juin, devra être la réunion de vérité. Chaque candidat potentiel devra vider son sac et dire quelle sera sa position pour 2020 : avec ou contre Richard Nirlo ? Contre Richard Nirlo voudra indirectement dire avec Gérald Maillot. Jean-Louis Lagourgue mise beaucoup sur cette réunion de demain. En fonction de la décision des uns et des autres, il se positionnera sur la liste de Nirlo soit parmi les premiers pour tirer, soit parmi les derniers pour pousser, ou alors pas du tout.

A propos de Sainte-Marie, les petites mains commencent à besogner grave. J’ai trouvé dans ma boîte à lettres un drôle de courrier. Un gros dossier à vrai dire, avec nombre de pièces cadastrales laissant apparaître qu’un élu de la Cinor, et non des moindres, aurait construit trois maisons illégalement, à savoir sans permis de construire, qui plus est sur des terrains agricoles voire même en zone à risque avec, visiblement, la bénédiction de la DEAL. Sainte-Marie pleine de crasses ? Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier… Je vous en dirai plus aussitôt que j’aurais bouclé mes petites recherches !

Gilbert Annette prépare la mairie pour Ericka Bareigts

 Voilà qui m’amène directement à Saint-Denis pour vous parler, non pas de constructions illégales, mais encore de politique. Quoi que, les « on dit » vont de plus en plus bon train dans cette commune très convoitée à l’approche des municipales. Serait-ce parce que Gilbert Annette a déjà annoncé qu’il renouvellera à 80% la nouvelle liste qu’il conduira en 2020 ? Faut croire ! En tout cas, on dit pêle-mêle (et je l’écrivais déjà la semaine dernière) que la commune a financé à hauteur de 300 000 € un ring de boxe acheté directement en Thaïlande en faveur d’un des boxeurs de la ville qui, accessoirement, assure aussi un peu la sécurité dans les quartiers. On dit par ailleurs que le 1er adjoint de la mairie de Saint-Denis veille tout particulièrement à ce qu’un employé de la Sodiac dont il est le président ne soit jamais déçu. C’est ainsi que ce dernier aurait reçu une subvention de 67 000 €, un stage payé en Thaïlande et 30 000 € pour l’organisation d’un gala. Le maire aurait laissé entendre que les deux « boxeurs » doivent toujours obtenir satisfaction car ils permettent de pacifier les quartiers de ville. Entendez par là, qu’ils permettent de lutter, à leur façon, contre la délinquance. Nous avons essayé d’en savoir un peu plus. Mais motus et bouche cousue. A la mairie, c’est « rien vu, rien entendu ». D’après nos informations, la consigne vient du cabinet du maire : « on ne répond rien à la presse sur ces dossiers ». Comprenez : sur les dossiers qui fâchent et qui pourraient ternir l’image du maire qui, à l’instar des autres élus de l’île, sont en campagne.

Gilbert Annette a du boulot. Il doit préparer le Saint-Denis de 2020-2026 pour Ericka Bareigts. C’est aujourd’hui un secret de polichinelle. C’est lui qui conduira la liste aux municipales car Ericka doit d’abord postuler à la Région en 2021. SI ça marche, ce sera tant mieux. Si ça casse, elle n’aura rien perdu. Beau papa Annette passera en interne le flambeau à sa belle-fille (la fille de son ex femme). Aussi, il lui faut concocter une liste avec le plus grand nombre possible d’hommes et de femmes de confiance pour pouvoir passer la main quand le moment viendra. Raison pour laquelle, il a presque encouragé Gérald Maillot, son actuel 3ème adjoint, à aller se présenter à Sainte-Marie. Ce dernier, qui ambitionne de rester à la Cinor, doit absolument se faire élire dans une commune du Nord. Il avait le choix entre Saint-Denis et Sainte-Marie. Or, Saint-Denis est déjà « réservée » à Ericka Bareigts. Il a donc choisi Sainte-Marie où ferraille pourtant depuis des lustres Christian Annette, le frère de Gilbert. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi les deux frères Annette ne se parlent plus que pour les yeux de la famille. Dans les repas familiaux, il arrive souvent à Gilbert Annette de faire la sourde oreille lorsque son frère parle de politique. Parce que politiquement, les deux frères ne sont plus du tout sur la même longueur d’onde. Gilbert a surtout fait le choix de sa belle-fille. Laquelle, depuis quelques mois déjà, bat la campagne sur tout le territoire. Ne soyez donc pas étonné, si vous habitez le Sud, l’Est ou l’Ouest, de voir passer par chez vous la députée de la 1ère circonscription (Saint-Denis/Nord). Elle ne fait pas du tourisme. Elle se montre à l’échelle de toute l’île car elle prépare les régionales de 2021 où elle devrait bénéficier du soutien, entre autres, d’Huguette Bello (PLR). Objectif : virer Didier Robert de la pyramide. Lequel Didier Robert, pour sa part, se tâte toujours sur le chef-lieu pour 2020.

Vous avez dit « emplois familiaux » ?

A ce propos, je voudrais aborder un sujet que vient de découvrir la Chambre régionale des comptes (CRC) à Saint-Denis et qui fait les choux gras de la « presse subventionnée » depuis deux jours. Il s’agit de ce que l’on appelle, depuis que le monde (politique) est monde, les « emplois familiaux ». Aujourd’hui, c’est Gilbert Annette qui « dérouille ». Sauf que la CRC n’a pas découvert du pétrole à la Plaine-des-Sables. Elle n’a fait qu’enfoncer des portes ouvertes sur une situation qui est monnaie courante dans quasiment toutes les communes, toutes les collectivités de l’île, voire de France et de Navarre où les élus en place auront toujours à cœur d’embaucher d’abord les connaissances : militants politiques, leurs enfants, cousins, cousines, femme ou ex-femme, maîtresses, belles-filles, gendres, camarades de promo. Je ne le cautionne évidemment pas, mais que le maire ou le président d’une collectivité qui n’a jamais embauché une ou plusieurs de ses connaissances ou un ou plusieurs membres de sa famille lève le doigt ! Je connais des cabinets de collectivités ou des SPL qui « pullulent » d’emplois familiaux. Tant qu’il ne s’agit pas d’emplois fictifs ! Et pour tout vous dire, tant que ces emplois puissent profiter à des Réunionnais, ce n’est que du bénef pour notre île qui bat tous les records en matière de chômage. Je préfère encore les « emplois familiaux » car on est tous ici, en quelque sorte, cousins, cousines, neveux, nièces, filles et fils de, ex… d’un (ou d’une) élu (e) quel que soit le rang qu’il (ou elle) occupe dans une collectivité. S’il y avait à choisir entre les emplois fussent-ils « familiaux » donnés aux fils, filles de, cousins, cousines, neveux, nièces… de La Réunion et les emplois gardés au chaud, c’est-à-dire réservés par voie de cooptation par exemple aux petits (ou petites) camarades venant d’ailleurs (comme cela se fait bien plus souvent qu’on ne le pense au nez et à la barde de la CRC), mon choix est très vite fait. Et ce n’est pas Kemi Seba qui me contredirait ! Les « emplois familiaux » existent aussi dans le privé, y compris dans le privé « subventionné » avec l’argent des contribuables. Et souvent même, on vire des autochtones pour faire de la place aux « goyaves de France » !

Tournez manège dans le Sud !

Une petite dernière pour finir. C’est un des fidèles des éditos du lundi qui m’envoie une coupure de presse : une annonce dans un journal local pour un appel d’offre concernant l’installation prochaine, d’ici à la mi-juillet, d’un parc d’attraction à Sain-Pierre. « L’animation devrait être opérationnelle le 19 juillet 2019, avec une installation à partir du 16 juillet et un départ le 31 juillet. Le candidat (ndlr : qui décrochera le marché) devra proposer des animations sur une surface au moins égale à 15 000 m2». C’est écrit dans l’annonce payante. Tous les candidats doivent se faire connaître auprès de la mairie. Date limite de réception des réponses : 24 juin 2019. Ce qui lui paraît bizarre (à mon informateur), c’est que, depuis quelques jours, paraît dans la presse locale une publicité pour annoncer l’arrivée du « plus grand parc d’attraction de la Réunion, bientôt dans le Sud de l’île » avec une liste impressionnante de manèges. La billetterie sera ouverte dans très peu de temps pour l’entrée à ce parc d’attraction qui devrait s’installer prochainement dans le Sud de l’île, comme le signale la publicité.

Y’aurait-t-il un lien entre l’appel d’offres lancé par la commune de Saint-Pierre et la publicité affichée dans la presse locale depuis quelques jours pour “Festi’ World” ? Je ne le pense pas. Quand même pas !  Sinon cela voudrait dire que celui qui fait de la pub dans la presse depuis juin – et bien avant le 24, date de réception des candidatures – pour son parc d’attraction sait d’ores et déjà, avant même l’ouverture des plis par la commission d’appel d’offres, que c’est lui qui va obtenir le marché de l’animation prévue pour la mi-juillet. Allez, tournez manège ! Bonne semaine à vous !

Y.M.

([email protected])

 

 

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Misskafrinelaboue
Invité
Misskafrinelaboue

Ferrières oh, celui qui parle bcp et ne fait pas grand chose sinon que servir ses intérêts persos.

BOYER
Invité
BOYER

La region i prend à lu pour un
Clown i envoyé à lu cause ek gilet jaune- avoir des informations en misouk, i appel ça en creyole utilise à où partout comme serpillère . Et mi croi que partout i fé sa ek lu , lé gadiamb quoi

LIFE IS ART
Invité
LIFE IS ART

Parler d’emplois familiaux, revient à mettre sur la table le MOUFIA : femme- jolies « maitresses »- cousins- cousines- matantes- tontons- belle fille ha ha ha- femme 1er liit – femme 2ème liit – femme 3ème lit- ……………vous comprenez que c’est du copier coller. Life is bat karé en +, Life is money, Life is black !!!!!!! Du côté du Département c’est pire, allez jetez 1 yeux ça fait peur ……

noe
Invité
noe

Pourquoi “peuple” ????

Marie Ange
Invité
Marie Ange

Monsieur Montrouge ou néna nouvelle l’eau coco? Pourquoi lu reste sa caz? Mi comprend pu mi comprend pas pourquoi lo coco i vende bon marché

Denis
Invité
Denis

Gerald maillot vraiment pas un homme de confiance il a bien trouvé avec ferriere chacun pour soi et pour ses intérêts seuls les autres ils meurent

Ducoin
Invité
Ducoin

Il serait judicieux de publier les factures
Concernant le ring et tout le reste 15 jours avant les municipaled des preuves
Comme le fait mediapart et noon des faits sans preuves j apprecie toutefois votre demarche