Le port de la ceinture de sécurité dans les transports scolaires à La Réunion…

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On le sait tous,  notre corps ne peut  encaisser de grosses pressions, être exposé à des températures élevées, dépasser un laps de temps sous l’eau ou recevoir des chocs violents (physique et/ou moral !), et ceci quel que soit le type d’activité. Nous avons eu encore un fait grave, qu’on banalise avec le vocable divers, un homme a perdu la vie lors d’une intervention de réparation sur un matériel de levage, à Saint-Denis, je crois. Il ne faisait que son travail, il a quitté chez lui le matin, et sans doute, et comme nous tous partant de bonne heure (un travailleur ne peut se permettre de se réveiller tard) sur les routes réunionnaises pour nous rendre dans nos entreprises et administrations locales voire dans celles déconcentrées ou décentralisées, il pensait revenir dans son foyer (chaleur de ses proches s’y trouvant) à la fin de cette journée après avoir accompli ce à quoi il était employé (occupation  bon escient de ce qu’il sait/savait faire et probablement compétent/formé (mécanicien, réparateur). Parfois, et en ce moment de l’année il faut être vigilant, en allant cueillir des fruits (letchis ou mangues, ou autres produits de la nature), on peut chuter d’un arbre et perdre subitement la vie. On peut « perdre » beaucoup de choses à l ‘échelle d’une vie, du matériel en passant par les relations humaines (rupture, divorce, être fâché avec sa famille pour une histoire d’héritage, enfant qui ne parle plus avec un des deux parents voire les deux, perdre son travail (le vrai chômage!) en raison de crise économique ou tout simplement de cessation d’activité -départ en retraite du patron, pas de repreneur etc.-, sans oublier les chasses aux sorcières avant pendant et après les échéances électorales…). L’accident survenu, à la fin du viaduc de Bernica (dite aussi « voie lente »/vitesse maxi de 60 km/h [descente, la montante est moins problématique et moins dangereuse] de la route des Tamarins, RN1 sur le territoire de la plus grande commune de l’île et de France, avec Arles et sa Camargue) le mardi 7 novembre dernier nous l’a rappelé également. Le chauffeur du poids lourd (44 tonnes/énergie cinétique emmagasinée…) est pour quelque chose, même s’il a évoqué un ennui mécanique (système de freinage, selon ses dires, n’aurait pas bien fonctionné…), chaque conducteur doit rester maître de son véhicule, c’est la règle fondamentale quand on prend un volant : à n’importe quel moment on peut se transformer « en tueur » ambulant, si on est négligent ou imprudent (usage gsm, manger ou boire en conduisant, maquillage, lecture de sms, mails (très à la mode!!), fatigue, manque de sommeil). Les résultats de l’enquête, puisqu’une personne (plus une seconde victime dans un sale état) a perdu la vie dans ce nième accident de la route ici, devraient rapidement confirmer ou infirmer ce scénario et ces déclarations. Dans le/ce milieu, on connaît des choses…
Cette portion de route fait, depuis début octobre 2017 et cela se poursuivra jusqu’au 19 décembre 2017, l’objet d’une expérimentation [sous-tendue par une grande campagne envers le public/les usagers du réseau routier] menée par la collectivité ayant hérité le 1er janvier 2008 du transfert du patrimoine du réseau routier de statut national (soit plus de 500 km ici), c’est-à-dire comme en Guadeloupe, en Hexagone ce sont les entités administratives départementales qui ont été chargé par l’État, la région gère ces axes et ces noeuds-économiques. Toutefois, le préfet (et ses services) a toujours son mot à dire, et il peut bien évidemment s’opposer à toute démarche dérogatoire voire toute action menée à titre expérimental, s’il estime que toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies ! C’est de sa responsabilité (la réserve a posteriori ne peut suffire pour l’exonérer s’il s’avère qu’un manquement manifeste aurait été commis…, se réfugier derrière ce subterfuge grotesque ne passera pas !). Il en va de même pour le premier responsable, c’est-à-dire l’exploitant/responsabilité pénale contenue (ex-DDE, aujourd’hui direction des routes à la région, avec la chaîne qui lui est assortie), donc la collectivité régionale. On n’a pas le droit de mettre en danger, ou ne serait-ce qu’exposer les administrés/usagers de la route (pareil pour le train, l’avion, le bateau, en allant au stade, à une fête foraine, etc.) à une situation dégradée en termes de sécurité. Car, la vie ne se remplace pas. Et, quand on est handicapé, à la suite d’un accident de travail ou de la circulation, c’est très compliqué pour l’individu diminué, mais aussi tous ses proches, la vie bascule irréversiblement. Sans compter le coût pour la société (dépenses de santé, et toute la chaîne mobiliser à vie pour essayer de palier à la réduction de la motricité et de la mobilité des blessés et des handicapés pour le restant de leurs jours…Je suis toujours effaré dans je croise des autocars transportant des petits de la maternelle (je les vois monter au chemin du Centre à Saint-André, par exemple/le siège et les ceintures quand ça fonctionnent, ne sont pas adaptés à leur taille), des élèves élémentaires (Salazie/RD48, Plaine des Palmistes (RN3), Sainte-Suzanne : chemin Transversal, Franche Terre, etc.), ceux du second degré (je connais fort bien les lycées et les collèges de l’île), ils ne sont pas tous et toujours assis, cela se remarque aisément, mais le plus grave ils ne sont pas toujours/tous attachés ! Certains parcours et itinéraires empruntent souvent la deux fois deux voies, vitesse allant par petits instants  au-dessus des 90 km/h (j’ai du mal à dépasser les 12 m si je roule à 95 km/h ou même à plus de 100 km/h), d’autres serpentent sur ces petites routes qu’on appelle joliment les RD/ex-CD (exemple RD41 « la Montagne 15ème/saint-Bernard ou 8ème etc, ou RD1 => Sainte-Thérèse, Dos d’Âne), d’autres sur encore de plus petites routes estampillées « statut communal » (dépourvu d’accotement, de trottoir, de couverture de caniveau (je connais plein de cas de figure sur pratiquement les 24 communes!), exemple le chemin HÔ-CHI-MINH qui mène au quartier de Pichette, et débouchant sur le chemin Maurice Thorèze (je connais très bien ce coin), il faut être un excellent conducteur quand vous voyez débouler un bus de Kar-Ouest (on veut, paraît-il, créer un TCSP dans l’avenue de la Palestine : je ne vois pas trop la place pour y parvenir…) ou de transport scolaire dans ce coin, comme dans les Hauts de la Bretagne/Bois Rouge, etc. (Commune de Saint-Denis) ou ailleurs dans un lacet (exemple encore Quartier Plateau avant le Plate/Saint-Leu, sans compter on peut avoir un bus qui monte et un tracteur chargé de cannes qui descend, et les cannes arrachent presque les fils de téléphone qui sont sur piquet-bois FT…je vous laisse imaginer le tableau). Et, les enfants ne sont pas attachés. Un simple contrôle montre (que fait Mme la Sous-préfète de Saint-Benoît, Mme Christine Geoffroy et tous ses services les matins entre 5 h 00 et 8 h 30? on aperçoit parfois des brigades motorisées vers 16 h ou 17 sur des ouvrages surplombant la 2 fois 2 voie (exemple pont de Sainte-Vivienne/QF à Sainte-Suzanne pour flasher (avec trépieds déployé et jambes écartées du flasheur!) les automobilistes revenant du boulot, avec ou sans portable…Venir sur les plateaux de télé après un drame ne compte pas !) également que ce matériel roulant « refilé » pour le transport scolaire (ils sont à 99 % plus vieux [parfois on change une clause dans un cahier des charges pour refaire « rentrer » un concurrent dans la danse…] que ceux faisant les lignes régulières de l’interurbain (on va dire CAR JAUNE), ne devrait pas rouler : sur les ceintures, c’est sûr qu’on pourrait écrire des pages de dysfonctionnements (enrouleur bloqué, l’attache-clic qui ne fonctionne plus depuis des années, système cassé et défectueux), mais en allant regarder d’autres points (comme l’état d’usure des pneus, on verrait qu’il faudrait remettre à niveau ou le plus sage et le plus économique étant de passer/jeter ? au rebut et  à la réforme (et envoi à la ferraille en Inde ou en Turquie, là où il y a des fonderies, et donc ne pas balancer dans les ravins ou cours d’eau : ceci a existé dans les années 80 ou 90 (il y a plein de reste sur les bords de mer, je sais de quoi je parle) : image de la berge de la rivière des pluies/durant Gamède ou autre météor emportant des tas de ferraille (camions & autocars) qui ne roulaient plus mais que la carte grise était dans un tiroir à l’abri, je n’en dirais pas plus aujourd’hui. Même le matériel que l’on vente par-ci par-là comme étant le summum [les fameux bus-propres!] pour la protection de l’environnement, le développement durable, etc. (moins de consommation d’énergie fossile), il faut savoir que l’on a consommé à la base pas mal d’énergie pour les fabriquer, les monter, et que de toute façon à la fin de vie dudit matériel (hybride ou 100 % électrique (gros souci d’élimination des batteries dans une île!!), sans compter qu’ici on brûle en partie du charbon pour produire de l’électricité (Le Gol & Bois Rouge!) pour alimenter tous les foyers et toutes les entreprises et administrations (y/c pour la climatisation des locaux et bureaux) il faudra évidemment recycler tout ça, et là on va de nouveau consommer de l’énergie, du temps, de l’argent public (impôts & taxes…) pour ne pas continuer soi disant de polluer. Sans compter que dans ce domaine, l’évolutivité rend assez rapidement obsolète ces produits manufacturés. Et, l’obsolescence programmée fait des ravages dans le monde entier (OMC oblige) ; La Réunion n’y échappe pas/point !En résumé, de part notre vulnérabilité d’enveloppe corporelle, il est primordial que dans notre organisation, dans notre modèle (?) de société, dans nos politiques (locales et supra) et surtout notre gouvernance factuelle, de protéger quoi qu’il advienne l’humain. Le port parcimonie de la ceinture dans le transport scolaire n’est que la partie visible de l’iceberg…Que font donc nos autorités et nos chers fonctionnaires bien traités (plan de carrière fulgurant pour certains…) pour remettre de l’ordre dans ce pan ? Sans compter que plus de la moitié des scolaires ne prennent jamais, Ô grand jamais les transports scolaires. Et, après on dit qu’il y a trop de voitures dans les heures de pointe…

Géan Phy


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