Les européennes à La Réunion ? En mai, chaque élu fait ce qu’il lui plaît !

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Politique

Les européennes ? Vous y avez compris quelque chose ? Si oui, eh bien, je vous envie. Moi, j’avoue, suis un peu dépassé par les évènements sur les soutiens locaux, sur les consignes de vote, sur le joyeux bordel qui règne au sein des partis politiques. Bref, le folklore tropical.

J’ai tout simplement retenu que dimanche prochain, le 26 mai, jour de la fête des mères, nous serons appelés aux urnes pour élire nos députés européens pour 5 ans. On commencera à voter dans certains des 27 Etats membres de l’Europe à partir du 23 mai et, nous, en France et, plus particulièrement, à La Réunion, on votera le dimanche 26. Tandis que dans les Antilles et à Saint-Pierre-et-Miquelon, par exemple, compte-tenu du décalage horaire, les électeurs, du moins pour ceux qui daigneront se déplacer jusqu’aux urnes, voteront depuis la veille. En France, y compris dans les régions ultra-marines, nous serons appelés à élire 79 députés. 34 listes seront en lice. Au soir du 26 mai, dans les 27 pays européens, pas moins de 751 eurodéputés sortiront des urnes et siégeront par la suite au Parlement européen.

Il y a des Réunionnais qui figurent en position éligible. Il sont connus : le sortant Younous Omarjee, 3ème sur la liste de La France Insoumise (LFI), Stéphane Bijoux, 10ème sur la liste « La Renaissance » (En Marche). Il y en a d’autres, mais pas forcément en position éligible, sauf miracle. Je veux parler de Julie Pontalba, 3ème femme sur la liste du PCF (Parti communiste français). Je sais qu’Ary Yee Chong Tchi Kan se démène comme pas possible pour que cette candidate réunionnaise puisse représenter et défendre son île au Parlement européen, mais ce ne sera pas évident. Pas évident du tout mon cher Ary. Cela dit, faut pas désespérer. Elle est encore jeune et a encore de l’avenir. Le socialiste Philippe Naillet figure lui aussi sur la liste PS de Raphaël Glucksmann, mais de là à devenir député européen au soir de la fête des mères, faut pas pousser…

La grande question est de savoir maintenant quel sera le taux de participation ? Pas sûr que les citoyens se bousculeront au portillon le jour de la fête des mères. D’autant que le positionnement de nos politiques reste assez confus. Prenons par exemple le cas de la droite, un exemple parmi tant d’autres. En métropole, on l’a vu encore récemment dans les actus, que le ban et l’arrière ban de la droite nationale s’étaient réunis pour faire bloc en faveur du candidat « LR » François-Xavier Bellamy. On a vu assis cote-à-cote et main dans la main les Balladur, Pécresse, Wauquiez etc…

Ici, Daniel Gonthier, « petit » maire « LR » de Bras-Panon (petit par rapport à la taille de sa commune) a été parmi les premiers à oser une conférence de presse pour appeler clairement à voter Bellamy. C’était samedi dernier. Entre deux remises de médaille et de prix à la foire agricole, entre deux dégustations et deux rencontres professionnelles, il avait pris un temps pour inciter les républicains à « sanctionner Macron et En Marche ».

Courageux le bonhomme ? Il faut dire que la veille, le vendredi, au restaurant « Le Champ-Borne » à… Champ-Borne (Saint-André), ses propres « dalons » de droite lui avaient bien chauffé les oreilles. Et Daniel Gonthier leur avait dit ce qu’il avait sur le cœur.

En effet, dans le cadre d’un repas dit de « réconciliation » organisé par Jean-Paul Virapoullé, ce dernier a mis autour de la même table le maire de Bras-Panon, le président de Région Didier Robert, son fils Jean-Marie, futur candidat aux municipales de Saint-André et Stéphane Fouassin, le maire de Salazie.

Objectif : faire en sorte que ça « recolle » entre Gonthier et Robert car depuis 2015, les choses se sont un peu « frittées » entre les deux élus. Le second reprochant au premier de ne l’avoir pas soutenu comme il se doit aux régionales de 2015 et patati et patata… Raison pour laquelle, le second enverra dans les pattes du premier Jeannick Atchapa aux prochaines municipales en lui donnant, on suppose, tous les moyens qui vont avec.

Alors, le but de ce repas au restaurant « Le Champ-Borne » était de ramener Gonthier et Robert à de meilleurs sentiments. Pour résumer, ramener Gonthier à soutenir Bijoux donc En Marche aux européennes, comme Virapoullé à Saint-André. Et Fouassin ? Il cause pas beaucoup le « Monsieur tourisme » sur ce sujet !

 Repas de réconciliation à Saint-André

Donc, vous disais-je, ramener Gonthier à soutenir En Marche, alors que Didier Robert a précisé d’emblée que lui ne pourra plus faire marche arrière pour les municipales car il s’est déjà trop avancé pour Atchapa. Les convives à la table de Virapoullé ont bien mangé même si Gonthier et Robert ont failli avaler quelques grains de riz de travers.

Et le lendemain, Gonthier et quelques uns de ses élus de Bras-Panon ont tenu une conférence de presse pour appeler à voter « LR » et Bellamy. Autrement dit, il n’en a rien à cirer des consignes de Didier Robert que Jean-Paul Virapoullé, pour sa part, n’a pas d’autre choix que de suivre s’il veut la paix pour son fils Jean-Marie, en mars 2020.

C’est ce qu’il a déjà plus ou moins obtenu de la part du président d’Objectif Réunion et également président de Région, à savoir que Serge Camatchy et Sylvie Moutoucomorapoullé, pour ne citer qu’eux, ne devraient pas « parasiter » son fils pour que ce dernier puisse prendre « son relais » (pour reprendre l’expression qu’il a employée hier soir sur Antenne Réunion dont il était l’invité) aux municipales de 2020.

Après Daniel Gonthier, c’est la section « LR » de Saint-Denis de Richenel Hubert qui a tenu une conférence de presse, dimanche, pour appeler à voter Bellamy. Un réveil tardif. Avec des arguments pas toujours très convaincants. J’en veux pour preuve celui de Sylvie Latra, la déléguée « LR » de la 6ème circonscription : « je vote Bellamy parce qu’il est catholique croyant comme moi, donc, après la messe, dimanche, il faudra aller voter Bellamy !». Amen.

Heureusement que Dominique Fournel, le vice-président de Région, très proche de Didier Robert son « très bon président » était là pour relever un peu le niveau. En tout cas, les militants « LR » étaient très contents de cette initiative dominicale, tout comme ils se sont réjouis de celle de Gonthier car « LR », au niveau départemental, a été relativement timide durant cette campagne électorale.

Michel Fontaine, le patron de la fédé, nous a fait savoir qu’il préférait privilégier le porte-à-porte plutôt discret et de préférence nocturne. Il affirme arpenter régulièrement les rues et frapper aux portes des cases le soir venu. Pour Bellamy. Il affirme aussi ne pas avoir de problème avec cette élection, soutient que « LR » Réunion fera sans ambiguïté pour le candidat « LR », indique qu’il passera toute cette semaine sur le terrain, qu’il s’est réuni, hier dimanche après-midi, avec ses élus de Saint-Pierre justement pour préparer le terrain… Certains ne manqueront quand même pas de faire remarquer que Michel Fontaine s’est montré beaucoup plus actif et engagé à d’autres élections. Qu’il a été beaucoup plus visible et audible. Peut-être ménage-t-il un peu aussi la chèvre et le chou ? Car à bien y regarder, ces derniers temps, ce gouvernement ne lui pas été très hostile. Prenons tout simplement le dossier du traitement des déchets. C’est quand même à lui que le gouvernement a donné raison, en renvoyant ainsi publiquement Didier Robert à sa « gazéification ». Il serait donc maladroit de tirer à boulets rouges sur Macron et son équipe. Pas très aisée, en effet, la posture du patron local de « LR » à l’occasion de ces européennes !

Didier Robert en revanche met le paquet. Il ne jure plus que par Bijoux, La Renaissance. En Marche toute ! Et tout autour de l’île. Un vrai marathon. Comme pour des régionales. Didier Robert a pris son bâton de pèlerin. Il mène campagne dans tout le département en impliquant au passage toute sa famille comme on peut le voir sur les réseaux sociaux : son papa, sa maman, sa sœur, sa femme, ses équipes de la Région, à la Plaine-des-Cafres et dans toutes les communes. Partout, dans toute l’île. Pas un seul moment de répit ! Ce soir, lundi, il devrait être à la salle Candin à Saint-Denis où sont attendus, paraît-il, pas moins de 500 personnes dont certainement une très grande partie des agents-militants de la collectivité régionale.

Didier Robert ne compte plus ses heures pour En Marche. Il s’accroche et veut décrocher pour son pote Bijoux ce poste d’eurodéputé. Les mauvaises langues vont jusqu’à prétendre que si le président mouille à ce point sa chemise dans cette élection, ce serait en vue d’obtenir un poste de commissaire européen ou, pourquoi pas, un petit ministère à Paris ! Encore un délire de la part de ses détracteurs !

Pendant que le président de Région se démène sur le terrain en faveur d’En Marche et d’Emmanuel Macron, ces élus fidèles à l’instar de Nathalie Bassire, de Dominique Fournel appellent eux à faire élire le « LR »  François-Xavier Bellamy. Pendant que Michel Fontaine, le patron de « LR » mène, de nuit, campagne pour son parti, Cyrille Melchior le patron « LR » du Département se promène presque bras dessus-bras dessous avec Stéphane Bijoux, le candidat d’En Marche à Saint-Paul. Comme dirait le dicton, en mai, chacun fait ce qu’il lui plaît !

Des électrons libres pour une élection libre. Idem au PCR où les militants – le peu qu’il en reste – partageront leurs voix entre la communiste Julie Pontalba et l’insoumis Younous Omarjee. A noter que certains élus, et pas des moindres, ne risquent pas à se prononcer, à se mouiller sur ces élections européennes quand d’autres estiment que « de toute façon, ce sont des européennes, chacun fait comme bon lui semble, nous sommes en démocratie ».

La démocratie a bon dos. Et du coup, elle permet des soutiens à géométrie variable en fonction des scrutins. Il y en a même qui changent de chapelle en fonction des scrutins.

“Bèsement au 10e étage entre le DG et l’actionnaire principal”

Il ne serait pas étonnant de voir que ceux qui, aujourd’hui, mangent dans la main d’En Marche, crieront peut-être « à l’assassin » lorsque viendront les municipales de 2020. Tout dépendra en fait des résultats de ces européennes à La Réunion. Du score du Rassemblement National. De celui de La France Insoumise. Du taux d’abstention aussi.

Comme il m’arrive de vous le dire assez souvent, tout cela n’est que de la politique ! Et en politique, il arrive qu’on puisse faire prendre des vessies pour des lanternes et de dire une chose et son contraire avec la même intonation et surtout la même conviction.

Ça me fait penser à un communiqué de « Touch’ Pas Nout’ Roche intitulé « les paroles et les actes du gouvernement » concernant la carrière de Bois-Blanc. Je vous laisse le lire : « Le 6 mai, le Président de la République annonçait une série d’actions en faveur de la biodiversité suite au rapport alarmant de l’ONU constatant la disparition imminente d’un million d’espèces, dont 37 à La Réunion. “Ce rapport nous dit de manière claire que la biodiversité est un sujet aussi important que le changement climatique et que nous ne pouvons gagner cette bataille qu’en mettant ces deux objectifs ensemble“, a souligné d’un ton grave Emmanuel Macron. 8 jours plus tard, à La Réunion, île française à la biodiversité remarquable et sa réserve marine, le ministre de la Transition Ecologique et le ministre de l’Agriculture adoptent une position diamétralement opposée au discours de leur chef de gouvernement : ils décident de se pourvoir en cassation suite au jugement du 28 avril dernier du Tribunal Administratif suspendant l’autorisation préfectorale de défricher et d’exploiter la future carrière de roches massives de Bois Blanc. Notons que dans son jugement, le juge des référés avait souligné la présence de nombreuses espèces sur le site voué à dynamitage intensif : pétrel, vanesse de Bourbon, caméléons, puffin de Barau, chauves-souris petit molosse, bois de lait … des espèces en danger critique de disparition imminente selon le rapport de l’ONU.

Est-ce à dire que la Réunion, l’île de l’hémisphère Sud dont la richesse est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO a moins de valeur que les intérêts d’une multinationale de l’extraction massive ? Est-ce là, M. François de Rugy, la démarche du ministère de la Transition Ecologique ? »

Passons maintenant du coq à l’âne. Sans jeu de mots. Parlons de la presse. D’une presse qui va mal, très mal. Nos petits camarades du JIR sont inquiets. A leur place, je le serai aussi. Ils n’ont pas encore digéré le compte-rendu du CE de jeudi dernier, qui leur a été fait par la déléguée aux environs de 17 heures. En résumé, il leur a été annoncé que « la paie de mai et de juin sera assurée mais après, on ne sait pas ». Mais encore ? « Mon devoir de réserve m’interdit de vous en dire plus pour l’instant », leur aurait-t-il été répondu. Nombre de salariés de l’entreprise, déjà complètement démotivés depuis quelques temps, ont alors mené leur petite enquête faute d’infos de la part de leur déléguée (« très proche de la direction »). Ils ont ainsi appris qu’au CE du même jour, le jeudi 16 mai, au matin, « bèsement la pété au 10e étage (de l’immeuble Cadjee) entre le DG et l’actionnaire principal ». Ils ont ainsi appris que le DG aurait pris sa veste et ses affaires et se serait barré chez lui… en prenant soin quand même de boucler son édito en fin de semaine. « Bèsement l’a pété parce que le DG aurait trouvé un repreneur, sauf qu’il refuse de donner le nom, y compris à l’actionnaire principal », dit-on dans les couloirs de l’entreprise. Il est dit aussi que des politiques (je vous laisse deviner lesquels) seraient très intéressés par une reprise du média actuellement en perte de vitesse, mais sans payer tous les reliquats. Il est dit encore que « bèsement l’a aussi pété entre l’actionnaire principal et le DG sur la somme exacte qui a été investie dans le site internet du média, somme provenant d’une conséquente subvention », donc de l’argent des contribuables. Il est enfin dit que l’actionnaire principal ne tient pas aujourd’hui toutes les commandes de la boutique dans le sens où une série de résiliations volontaires de location de bureaux pourrait financièrement mettre à mal son groupe qui dépend beaucoup du revenu locatif mensuel émanant d’une collectivité locale… Pour l’instant, c’est silence radio du côté du 10e étage. Côté rédaction et des autres services, c’est un peu l’angoisse. Au niveau fonctionnement de la rédaction, durant deux mois, le DG et son adjoint descendaient systématiquement tous les matins du 10e étage pour « contrôler » la ligne éditoriale. Puis, le soir venu, c’était au tour des chefs de service de monter au 10e pour rendre des comptes à la direction générale. Mais depuis, l’ascenseur a pu souffler un peu. Chacun a repris sa place et, éditorialement, les journalistes s’en portent mieux. Editorialement seulement, pas financièrement. Quid du mois de juillet ?

Y.M.

([email protected])

 

 

 

 

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Koo2gleRamalagasyLa vérité si je mensPopolAline Recent comment authors
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Misskafrinelaboue
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Misskafrinelaboue

Des pointures comme Richenel Hubert, chargé
de mission aux dernières nouvelles au Conseil Départemental (ça paie bien) et Sylvie Latra qui brille par sa capacité de reflexion, bref la “Bois de Nèfles Connection” juste pour dégoûter le bon pèlerin de droite que je suis.
Michel Fontaine a fait le choix de placer ces pions mités sur l’échiquier de LR.

Mais dimanche comme leur nom ne figure pas sur la liste de Bellamy, je voterai pour celle ci.

LIFE IS LREM
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LIFE IS LREM

Gonthier Daniel quan lu la di vote ti poule la sorte ti canard….. ou compren pouqoué Ratenon la gaingnié

Son fils sa bataille
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Son fils sa bataille

Vira i koné pi koué faire pou mète son garçon dan fauteuil le maire. Na pi rien pou zot, magouille kom li vé.

Popol
Invité
Popol

Si mi comprend bien Vira i tourne sa veste comme li la toujours fait au présidentielle il a traité Mr Macron de nuggets maintenant li ravale son vomie. Daniel Gonthier est un homme de parole ! Regardez l’état de la commune de Saint André et celui de Bras Panon, faite la différence !

Johan
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Johan

Ah ah. Voir YMR parler du JIR avec autant d’ironie… Lui qui a laissé le journal dans un sale état, lui qui a complètement démoralisé les journalistes, lui qui voulait démontrer son talent… pour finalement finir à Freedom. Bref, un peu de recul ne te ferait pas de mal Yves 😉

TAL 974
Invité
TAL 974

Monsieur Montrouge qu’est ce qui se passe au JIR? DRAMATIQUE

Anti-mafieux
Invité
Anti-mafieux

Le jir coule et l’argent des contribuables qui a été donné sans avis, sans concertation, dilapidé en gonflant les poches du donneur et du receveur !!!

Aline
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Aline

Si le JIR est dans cet état c’est Bien à cause de leurs démesures dans tous les domaines : locatifs, salaires et les avantages qui vont avec. Seulement pour Tillier, il serait intéressant qu’il communique son salaire et ses avantages, lui qui veut laver plus propre. Et puis il faut reconnaître que depuis son retour le JIR est devenu une tribune politique qui sert à monter les Créoles les uns contre les autres.
C’est un 1er retour de bâton.

La vérité si je mens
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La vérité si je mens

Jacques Tillier mène au sein de ce journal un parcours de loup solitaire. Il traque les affaires, en découvre. Il les rapporte, ébranlant souvent le landerneau politique par ses révélations.
En 1991, directeur général, à la Réunion, du « Journal de l’île ». Le groupe Hersant média bat de l’aile, à lui de redresser la barre. Il rapporte les grandeurs et vicissitudes d’un patron de presse confronté à la gestion d’un titre.
En 2019 , l’histoire ne fait que se répéter
Alléluia !!!

Ramalagasy
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Ramalagasy

Pourquoi “ce QU’IL” lui plaît ?
Ne serait-ce plutôt pas “CE QUI LUI” plaît ?

Koo2gle
Invité
Koo2gle

Ne jetez pas de bulletin Macron dans l’urne svp.
Des poubelles sont à votre disposition.
Merci de votre compréhension.