/

Les petits dionysiens font le plein d’activités durant les vacances scolaires !

6 min de lecture
1

Plus de la moitié des familles mono-parentales dionysiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Partant de ce constat, Saint-Denis, Ville citoyenne, fraternelle et solidaire, a innové dès 2020 en créant le dispositif Vacances en pied d’immeubles (VEPI), afin de réduire les inégalités sociales. Plus de 500 enfants dionysien.nes âgé.es de 6 à 11 ans en profitent actuellement.

« C’est une démarche d’égalité réelle, plus de moyens là où il y en a besoin. Il y a peu d’enfants par accueil, une disponibilité, une qualité. Nous sommes allés chercher les enfants en grandes difficultés, aidé par un indicateur du CCAS mais aussi par l’Éducation nationale et les travailleurs sociaux sur le terrain. Ces 534 enfants ne sont pas là par hasard, nous voulons leur apporter le meilleur ! « , indique Éricka Bareigts, Maire de Saint-Denis.

UNE INNOVATION DE LA VILLE DE SAINT-DENIS

Les Vacances en Pied d’Immeuble (VEPI) ont été initiées par la Ville en juillet/août 2020, à l’issue du confinement.
Objectif : proposer aux enfants les plus vulnérables des vacances au plus près de chez eux. « Ce dispositif a été créé et conçu par la Ville, explique Magali Cesbron, Directrice du Développement Des Territoires et de la Politique de la Ville. Depuis, même si le confinement est loin, nous le maintenons et l’adaptons. »

UNE RÉPONSE PERTINENTE À UN BESOIN CRIANT

52 % des familles mono-parentales de Saint-Denis vivent en effet sous le seuil de pauvreté. Leurs enfants n’ont donc pas la possibilité de partir en vacances et occupent souvent leurs journées libres à regarder la télévision.

Avec les VEPI, la Ville vise plusieurs objectifs : permettre aux enfants de réviser les notions fondamentales en français, mathématiques, lecture et écriture d’une part, leur donner accès à des activités éducatives de qualité d’autre part.

Depuis le 18 juillet et jusqu’au 4 août, 534 enfants dionysien.nes du CE1 au CM2 profitent ainsi d’activités ludiques, sportives, culturelles, pédagogiques et préventives, à proximité immédiate de leur domicile (écoles, associations, gymnase, etc.). Afin de ne pas grever le budget des familles, le droit d’entrée est limité à 10 € par enfant, pour les 14 journées.

Ce service d’hyperproximité renforce l’offre proposée par ailleurs par les Accueils Collectifs pour Mineurs (ACM = centres aérés).

UN DISPOSITIF EN EXPANSION

Depuis les premières VEPI en juillet/août 2020, leur nombre a plus que doublé, passant de 10 à 24. Elles accueillent aujourd’hui plus de 3 fois plus d’enfants qu’en 2020.

« 54 intervenants travaillent avec les enfants sur les cahiers de devoirs de vacances que nous mettons à disposition. Le matin, ils travaillent les maths, le français, l’histoire/geo et l’après-midi, ils font des activités », indique Éricka Bareigts.

Près de 300 h d’interventions sont aujourd’hui proposées : vélo et vélo couché, roller, sport collectif, boxe éducative, trampoline, danse, hip hop, moringue, activités manuelles, percussions, cirque et jonglerie, escape game, bande dessinée, conte… Et pour la première fois cette année :

• Des ateliers parents – enfants et des ateliers patrimoine (découverte d’objets lontan, fonnkèr et poésie),
• Des ateliers « M’T dents » avec la CGSS et une sensibilisation aux risques de violences sexuelles, au harcèlement et au danger des réseaux sociaux avec l’association Colosse au Pied d’argiles,

• Une journée d’animation et de prévention dans le cadre des 30 ans du CAP (Club Animation Prévention).

1 Commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Chaloupe Saint-Leu : noce d’or et de diamant ce 26 juillet

Article suivant

Huguette Bello : « Les enjeux de la desserte maritime de La Réunion sont multiformes »

Free Dom