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Liquidation du groupe Apavou : le PCR dénonce “l’acharnement”

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Suite à la liquidation du groupe immobilier réunionnais par la Cour d’appel, mercredi, le Parti communiste réunionnais se livre à une analyse politico-économique : “la liquidation des activités immobilières du Groupe Apavou suit une tendance, celle de la dépossession des Réunionnais dans ce secteur”, explique le PCR persuadé “qu’il existait pourtant une autre solution, mais elle n’a même pas été examinée”. A juste titre, le PCR constate que “d’autres sociétés dans une situation analogue ont eu droit à plus de largesse. Elles n’ont pas été la cible d’un acharnement visant à les conduire à la faillite”.

Selon le Parti communiste réunionnais, “les conséquences sont dramatiques sur plusieurs plans. Des dizaines de travailleurs sont au chômage du jour au lendemain, les fournisseurs ne seront pas payés, les commandes de travaux faites auprès des artisans ne seront pas honorées, et 2500 locataires sont dans l’incertitude. Si en France, une catastrophe de ce type était sur le point de se produire, les pouvoirs publics se seraient impliqués pour corriger le tir. Ce fut notamment le cas avec la commande de TGV qui a sauvé l’activité de plusieurs sites d’Alstom. Mais rien de tout cela à La Réunion.

La liquidation des activités immobilières du Groupe Apavou suit une tendance, celle de la dépossession des Réunionnais dans ce secteur. Ainsi, la SHLMR est passée sous le contrôle d’un groupe français, Solendi, c’est la même chose pour la SIDR qui est désormais dirigée par une filiale d’une banque française, la Caisse des dépôts et des consignations.

Placer la direction politique du logement à La Réunion dans les mains de groupes dont le centre d’intérêt n’est pas dans notre île n’est pas de bonne augure, car les actifs réunionnais deviennent alors une variable d’ajustement dans une stratégie globale parisienne. Ce ne sont donc pas des conditions favorables au règlement d’un des problèmes cruciaux dans notre île : le respect du droit au logement.

Par ailleurs, la fin des activités immobilière du Groupe Apavou illustre une nouvelle fois l’absence d’un capitalisme réunionnais de résistance. Au cours de ces dernières décennies, des pans entiers de notre économie sont passés sous le contrôle de groupes extérieurs. Cela résulte de la difficulté pour le capitalisme Réunionnais de résistance de s’organiser pour préserver les intérêts de ceux qui lui ont permis d’exister.


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