Madagascar fête ses 61 ans d’indépendance ce samedi 26 juin

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Il y a 61 ans, le 26 juin 1960, Madagascar devenait une île indépendante. À la fin du XIXe siècle, Madagascar était une colonie française, puis elle est devenue un territoire d’outre-mer en 1946. Philibert Tsiranana, fondateur du Parti social-démocrate (PSD) en 1956, est un acteur majeur dans le plan de la marche vers l’indépendance de l’île rouge.

Rappel historique

Madagascar devient indépendante, le 26 juin 1960, mais elle reste liée à la France par les accords de coopération, sous la présidence de Philibert Tsiranana. De par son soutien aux intérêts français, il est très critiqué par la population.

  • 1972 : émeute réprimée

La mairie d’Antananarivo est incendiée le 13 mai 1972, par des manifestants qui réclament la démission du président Philibert Tsiranana. C’est le début d’une émeute, qui sera réprimé dans le sang, faisant alors une quarantaine de morts.

La même année, Philibert Tsiranana donne les pleins pouvoirs au chef d’état-major Gabriel Ramanantsoa, qui décide d’organiser un référendum afin d’officialiser son pouvoir pour une période transitoire. À l’issue du référendum, il crée un gouvernement d’union nationale, dont il a les règnes jusqu’en 1975, avant de relayer le pouvoir au ministre de l’Intérieur Richard Ratsimandrava. Six jours plus tard, il est assassiné.

  • 1975 : proclamation de la République malgache

En juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef du gouvernement et chef de l’Etat. Fin décembre de la même année, après l’approbation d’une charte de la révolution socialiste, la République malgache est proclamée avec à sa présidence Didier Ratsiraka.

  • De 1991 à 1996 : Albert Zafy est au pouvoir

Le 10 juin 1991, c’est le début du mécontentement populaire. Pendant plusieurs mieux, de nombreux rassemblements pacifiques regroupent des centaines de milliers de personnes. Albert Zafy lance un comité des « Forces vives ». L’opposition quant à elle, met en place un gouvernement de transition. Le 10 août 1991, la garde présidentielle tire sur la foule, faisant plus d’une centaine de morts. En octobre de la même année, une Haute autorité de l’Etat pour la transition est instituée.

Symboliquement, c’est Didier Ratsiraka qui est président de la République, mais en réalité c’est Albert Zafy qui dirigeait l’Ile Rouge. Il remporte ensuite la présidentielle de 1993, mais il ne reste pas longtemps au pouvoir. De 1997 à 2001, l’amiral Didier Ratsiraka, reprend les règnes du pays.

  • De 2001 à 2009 : Marc Ravalomanana est au pouvoir 

Le millionnaire Marc Ravalomanana, maire de la capitale, est déclaré vainqueur de la présidentielle de 2001.

  • Crise de 2009

En 2009, Marc Ravalomanana démissionne et remet le pouvoir à un conseil militaire. Il s’exile en Afrique du Sud, ce qui lui vaudra la condamnation de la communauté internationale, dénonçant un « coup d’état ». Pendant quasiment quatre ans, investissements étrangers et aides n’arrivent pas à destination du pays, ce qui renforce la pauvreté.

En septembre 2011, une « feuille de route » est signée par dix groupes politiques. Mise au point par La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le but est de créer un gouvernement d’union nationale pour les élections.

  • 2013 : Hery Rajaonarimampianina est au pouvoir

Fin 2013, dans le cadre d’un plan de sortie de crise, Hery Rajaonarimampianina est élu lors d’une présidentielle sans M. Ravalomanana ni M. Rajoelina, interdits de candidature à ce moment-là. Le mois de mai 2015 marque un tournant, car les députés votent la destitution de Hery Rajaonarimampianina, accusé d’avoir violé la Constitution et d’incompétence. Au mois de juin, la justice rejette cette demande de destitution.

Entre fin avril et début juin 2018, la principale place d’Antananarivo est occupée par des partisans de l’opposition. Ils dénoncent de nouvelles lois électorales et exigent la démission du président, accusé de dérive autoritaire. La nomination d’un gouvernement d’union nationale met fin à cette crise.

  • 2018 : Andry Rajoelina est au pouvoir

Le 8 janvier 2019, la justice valide la victoire de Andry Rajoelina à la présidentielle de décembre 2018. Les accusations de fraudes de son adversaire Marc Ravalomanana sont rejetées.

Pour la première fois de l’histoire de Madagascar, le 19 janvier 2019, l’investiture du président a eu lieu en présence de ses prédécesseurs et de ses rivaux électoraux.

Le 23 octobre de la même année, Emmanuel Macron annonce le classement en réserve naturelle de l’île rouge, une des îles Éparses dans l’Océan indien, administrées par la France et revendiquées par Madagascar.

  • Tisane « anti-covid »

En avril 2020, Andry Rajoelina lance une tisane à base de plantes locales. Il affirme qu’elle est capable de guérir et de prévenir les personnes atteintes du coronavirus.

Si vous fêtez les 61 ans d’indépendance de Madagascar, n’hésitez pas à appeler au 0262 41 51 51

6 Commentaires

  1. Certains vont faire la fête en se goinfrant pendant que d’autres meurent de faim et obligés de bouffer du cuir de zébus ! Triste !

  2. Un grand défilé est organisé pour l’occasion et on se demande quel est le coût de ce grand gigantesque défilé et combien de kéréens, pendant combien de temps on peut les faire manger.
    Mme Doressamy, si tu fais comme les autres, ils auront toujours faim, avec le réchauffement climatique, ça ira de plus en plus mal, il faudrait plutôt renverser ce gouvernement ami et mettre en place une tutelle.
    Il me semble que c’est les francés qui ont inventé le devoir d’ingérence, ce qui est valable pour les arabes non soumis à l’Occident devrait l’être aussi pour les amis soumis.

  3. hier soir feu d artifice et ce soir France inter annonce une famine incompréhensible sur la cote sud de Mada, moi si je suis président je ne vais pas faire la fête alors que mon peuple crève de faim!!! le pire c est que pour le malgache c’est normal! à croire qu il y plusieurs type de malgache celui qui doit vivre et celui qui doit crever, non c est lamentable

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