Meurtre d’Alexia : Jonathann Daval condamné en appel à 160.000 euros de dommages-intérêts

2 min de lecture
1

La cour d’appel de Besançon a confirmé ce vendredi 10 juin, la condamnation de Jonathann DAVAL à verser près de 160 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime. L’homme purge une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Alexia en 2017.

La cour a en revanche jugé « irrecevables » les demandes de frais de succession formulées par les parents de la jeune femme.

La justice n’a pas retenu non plus le « préjudice médiatique » invoqué par la famille d’Alexia. Celle-ci estimait que l’ampleur médiatique de cette affaire avait rendu « plus douloureux et difficile leur travail de deuil ».

160 000 € au lieu des 350 000€ demandés par la famille

Jonathann DAVAL devra verser 130 000 euros à Jean-Pierre et Isabelle FOUILLOT, les parents d’Alexia, loin des 350 000 euros qu’ils réclamaient initialement.

La soeur de la victime, Stéphanie Gay, son époux et leur fils seront respectivement indemnisés à hauteur de 18 000 euros, 8 000 euros et 3 000 euros.

La cour d’assises de Haute-Saône avait condamné le 25 mai 2021 Jonathann Daval à verser 165 000 euros de dommages et intérêts aux proches de son épouse, une décision dont ces derniers avaient fait appel, considérant ce montant très insuffisant.

Les membres de la famille d’Alexia demandaient à l’origine environ 800 000 euros mais la justice avait débouté la dizaine d’oncles et tantes de la jeune femme qui n’avaient pas démontré de « lien d’affection » avec leur nièce.

Rappel des faits

Jonathann DAVAL a étranglé son épouse Alexia dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017 à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Le lendemain, il avait transporté son corps dans un bois avant d’y mettre le feu et de donner l’alerte, soutenant que sa femme n’était pas revenue de son jogging. Le corps d’Alexia avait été retrouvé deux jours plus tard.

Pendant trois mois, Jonathann Daval avait montré le visage d’un veuf éploré dans les médias, avant d’être confondu, en pleine vague #MeToo. Il avait finalement reconnu lui avoir volontairement donné la mort.

1 Commentaire

  1. Le plus triste dans ce drame c’est pas la jeune femme qui est morte ni son conjoint -d’une certaine manière lui aussi est mort- ce sont les vivants…

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Harcèlement moral à la mairie de la Possession : la maire écrit au Procureur de la République et « vire » son 1er adjoint

Article suivant

Marie Fock Yee Michnick, grande figure du monde associatif, est décédée

Free Dom