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NRL, rien ne va plus : que fait la Région ?

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Pré-campagne électorale des municipales de 2020 oblige, deux mots de politique pour commencer. Mais avant tout, il y a eu le décès de Jacques Chirac. Que raconter de plus par rapport à tout ce qui a déjà été dit depuis jeudi soir ? L’ancien chef d’Etat (1995-2007) laissera au plus grand nombre le souvenir d’un grand monsieur (au sens propre comme au sens figuré), grand serviteur de la République (qui le lui a bien rendu), avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, ses bienfaits et ses maladresses. Comme tout un chacun, en tant qu’être humain, il a agi avec une part d’ombres et de lumière, avec un côté parfois ange, parfois démon, avec un côté parfois fédérateur, constructif, parfois aussi diviseur (pour mieux régner en politique). L’ancien Président de la République qui aimait tant la France et les Français, qui aimait également énormément les domiens en général et les Réunionnais en particulier, encore plus ses deux « chouchous » Margie Sudre et René-Paul Victoria, aura droit à un hommage national (et local) bien mérité. A ce titre, dans certaines communes de l’île, les maires ont déjà mis en place des manifestations dans ce cadre : messes, livre d’or, moment de recueillement. On ne pourra pas toutes les citer évidemment ; Dans le Nord, une messe se déroulera à la cathédrale de Saint-Denis ce lundi à partir de 18 heures. Auparavant, dès 13 heures, au Jardin de l’Etat qui sera décoré pour la circonstance, le conseil départemental invite toute la population a salué la mémoire de ce chef d’Etat qui se sera rendu dans le département pas moins de 9 fois entre 1979 et 2004, en tant que maire de Paris, chef d’Etat ou tout simplement en vacances privées, par trois fois avec madame, enfants et « Sumo », le bichon maltais de la famille Chirac. Au programme : messe de Paris retransmise en direct, expo photos… au Jardin de l’Etat.

Que son âme repose en paix ! Tout comme celle des citoyens lambda, jeunes et moins jeunes, qui nous quittent chaque jour, suite à une maladie, ou à un accident, ou bien alors de leur « belle mort » (de vieillesse). La mort de ces grands messieurs ou grandes dames sur lesquels (les) sont forcément braqués les projecteurs est là aussi pour nous rappeler que nous sommes toutes et tous de passage sur cette terre, que l’on soit puissant ou misérable, riche ou pauvre, bien portant ou malade, blanc ou noir, grand ou petit, valide ou porteur de handicaps. Celles et ceux assoiffés de pouvoir qui n’ont pas encore intégré cette évidence dans leur « coco » et qui continuent à « chasser des primes », à courir malhonnêtement après l’argent quitte à marcher sur la tombe de leurs parents, voire de leurs enfants pour réussir, à trahir, à diviser, à « tuer » moralement son prochain, à mettre en permanence les bâtons dans les roues des autres, à semer la haine… n’ont donc strictement rien compris au film de la vie…

Didier Robert sera présent à Paris aujourd’hui pour assister à l’hommage à Chirac. Les présidents de Région de France y ont été invités par Emmanuel Macron. André Thien-Ah-Koon, maire du Tampon, a lui aussi pris l’avion hier soir pour Paris. Il a tenu à accompagner l’ancien Président de la République, son « ami » jusqu’à sa dernière demeure. Le maire du Tampon baptisera par ailleurs une avenue au nom de Jacques Chirac. Contrairement à ce qu’a posté Paulet Payet, l’ancien maire intérimaire de la commune, sur son Facebook ce week-end, Tak ne « débaptisera » pas l’actuelle avenue du général de Gaulle pour la rebaptiser « Chirac », mais c’est la deuxième portion de l’actuelle avenue De Gaulle qui portera le nom de l’ancien maire de Paris et Président de la République. Il s’agit du prolongement de l’avenue, une portion qui est actuellement en travaux. Ce qui fait que tout le Boulevard portera le nom des deux anciens présidents français, dans sa première et deuxième partie. C’est ce qu’a décidé le conseil municipal du Tampon samedi matin. Apparemment, Paulet Payet a mal compris, d’où son « post intox » sur son compte Facebook. A moins que cela ait été fait volontairement, campagne électorale oblige ! Mais ce n’est pas vraiment le style du bonhomme qui passe quand même pour un honnête citoyen. Il a sûrement été induit en erreur.

Voilà la transition toute trouvée pour parler rapidement de la politique, des municipales plus précisément. Rapidement, car je serai amené à vous en parler tous les lundis, comme vous pouvez l’imaginer. L’échéance de mars 2020 s’approchant à grands pas. A six mois de ce scrutin, il pleut (non pas des cordes) mais des candidats. Je ne pourrai pas vous les citer toutes et tous. Mais entre les « déjà connus » et les « complètement inconnus » sur la place publique, il y en aura pour tous les goûts. En fonction des invitations que nous avons reçues la semaine dernière, citons pêle-mêle les candidatures de Philippe Robert, mercredi dernier, à la Possession, entouré d’Huguette Bello (Pour La Réunion/PLR) et d’Elie Hoarau (Parti Communiste de La Réunion/PCR). L’actuel conseiller départemental, fils de feu de Roland Robert (qui fut maire de la Possession durant près de 40 ans) croisera le fer en mars prochain avec Vanessa Miranville, celle là-même qui a « détrôné » son papa en mars 2014.

Notons par ailleurs, à Saint-Leu cette fois, la candidature de Johan Guillou (photo ci-dessus). Une présentation faite, samedi dernier, sur un espace public (arrière plage à côté du Four-à-Chaux où l’ex gendarme tamponnais et actuel président de la ligue de basket de La Réunion, dont on dit qu’il est très proche de Didier Robert, président de Région, a bien l’intention de « dégommer » politiquement l’actuel maire Bruno Domen, qui bénéficierait lui aussi d’un soutien du président d’Objectif Réunion. Allez comprendre !Dans cette commune de Saint-Leu, n’oublions pas la candidature de Gérard Indiana et celle – à venir, paraît-il – d’un certain Codarbox, proche de la Région.

Autre candidat à Saint-Leu, ou plutôt candidate : Sandrine Lambert Mareuil de “Kér Domoun” (photo ci-dessus) qui, hier matin, dimanche, dans les jardins de la mairie de Saint-Leu, a procédé au tirage au sort des colistiers qui composeront un quart de la liste qu’elle conduira en mars 2020. Un tirage au sort qui s’est déroulé en présence d’Amandine Ramaye (elle même candidate à la Plaine-des-Palmistes). Sandrine Lambert Mareuil est proche de La France Insoumise.

On reste dans l’Ouest, pour se diriger vers Saint-Paul où Giovanni Poire, conseiller départemental, proche de Didier Robert, a tenu une conférence de presse, samedi, avec à ses côtés le député européen « En Marche » Stéphane Bijoux. Giovanni Poire, candidat, comme Alain Bénard, à Saint-Paul ? Ben non ! Il ne l’a pas dit. C’est un peu flou. Une conférence de presse pour quoi faire ? Pour dire qu’il est là, qu’il existe et qu’il faudra composer avec lui parce qu’il pèse et qu’il est connu à Saint-Paul et notamment à la Saline ? La preuve, Stéphane Bijoux le fréquente !

Au Tampon, c’est Yannis Lebon, qui a présenté sa candidature, hier matin, en présence de plusieurs dizaines de partisans (photo ci-dessus). Il veut s’asseoir dans le fauteuil actuellement occupé par Tak. Ambitieux projet !

Après l’Ouest et le Sud, direction l’Est où, vendredi dernier, Jean-Luc Julie et Henri Chane-Tef ont annoncé qu’ils seront tous les deux main dans la main sur la ligne de départ en mars 2020. Pas besoin de vous faire un dessin pour comprendre que Chane-Tef, ,ex référent territorial de La République En Marche (LREM !), actuel adjoint de Fruteau à la mairie et 1er vice-président de la Cirest, a pris ses distances depuis peu avec Valérie Gangnant-Payet, sa collègue du conseil municipal de Saint-Benoit, depuis que celle-ci a moucaté les orientations financières de la Cirest. Chane-Tef n’a pas digéré et l’a plaquée ! A propos de la mairie de Saint-Benoît, « c’est comme un bato fou, sans capitaine, sans gouvernail et même sans équipage », me dit-on. Le maire qui connaît des problèmes de santé n’a plus posé les pieds depuis un bout de temps à son bureau. La DGS bosserait chez elle. Idem pour quelques DGA dont certains cherchent déjà à se caser ailleurs, du côté de la Cinor, par exemple. A part Erwine Boyer, Monique Catala, Dominique Atchicanon, Gérard Perrault… nombreux sont les élus qui ont disparu de la circulation même s’ils continuent à percevoir leurs indemnités.

Toujours dans l’Est, pour signaler la candidature de Julie Aroubani. Le nom vous parle sans doute. Son frère Aroubani Didier a été adjoint d’Eric Fruteau, maire communiste de Saint-André (2008-2014). En mars 2020, c’est la sœur, Julie, qui se présentera aux municipales de Saint-André. Avec le soutien moral de son frère qui sera, dans le même temps et physiquement, aux côtés d’Eric Fruteau.

Julie Aroubani se présentera sous les couleurs de « Croire et Oser », mouvement d’Alexandre Lai Kane Cheong (Alec pour les intimes).

“MT5/7 ou raccordement du viaduc : le marché déclaré infructueux par la Région ?”

C’est un des dirigeants du groupement NRL qui a confié tout récemment cette nouvelle à quelques transporteurs. Mais avant même d’évoquer ce dossier tout récent, revenons un instant sur cette réunion qui s’est déroulée lundi dernier, vers 16 heures, au siège du groupement NRL, au Port, entre une quinzaine de transporteurs et terrassiers de la plateforme syndicale (FNTR et autres) et les big boss du groupement, à savoir Jean-Marie Maillet, directeur général de GTOI et Bruno Nguyen-Thuyet, le directeur de projet (GTOI). Rappelons qu’il s’agit, depuis le démarrage de ce gigantesque chantier, du 4e chef de projet. Quant au DG, nous en sommes au 3e. Le « turn-over » est assez important. Ce sont des grands chefs qui évoluent le plus souvent sur les chantiers d’ici et ceux de la zone Afrique.

La réunion de lundi dernier avait été organisée suite au courrier adressé le vendredi précédent par la plateforme syndicale des transporteurs au groupement NRL, au préfet, au SGAR, aux deux présidents des deux principales collectivités ainsi qu’au directeur départemental de la sécurité publique. Une réunion considérée comme « vitale » par les transporteurs dont l’avenir de leur entreprise en dépend fortement.

Premier point abordé : l’importation des galets de Maurice, sujet qui aura fait couler beaucoup d’encre, il y a deux semaines. « Ce n’est pas d’actualité ! », a d’emblée répondu Jean-Marie Maillet qui aurait même ajouté qu’il y a des galets à La Réunion et qu’il serait insensé d’aller en chercher à Maurice. Une petite phrase que certains transporteurs lui ont fait répéter par deux fois pour être sûrs d’avoir bien entendu.

Au cours de cette réunion, les responsables du groupement ont aussi fait savoir qu’en raison de tous les problèmes administratifs rencontrés ces derniers mois (voire années), ils émettaient les plus grandes inquiétudes quant à la poursuite de ce chantier, notamment la partie digue (MT5/2), les 2,6 kilomètres restant à finir pour livrer les 12 Km de la NRL dans sa globalité, viaduc (MT5/1) y compris. Les grands patrons du groupement n’utilisent pas la langue de bois. Pour eux, il y aura encore un peu de boulot jusqu’à la fin de cette année, voire grand maximum jusqu’en mars prochain. Après, ce sera fini, faute de matériaux. Selon certains transporteurs qui nous ont contactés, le groupement NRL estime qu’il pourrait y avoir encore du travail en attendant de pouvoir exploiter des carrières (Bois-Blanc ou ailleurs), à condition de prolonger le raccordement de 220 mètres au lieu des 60 actuellement. « Les travaux se poursuivent en ce moment au ralenti pour finir les 60 mètres et permettre un raccordement entre le viaduc et l’ancienne route du littoral. Or, procéder au raccordement à cet endroit serait très risqué dans le sens où l’achèvement de ces 60 mètres se situe à un endroit où la route est surplombée de la falaise. Il faudrait pour éviter tout risque effectuer plutôt 220 mètres de travaux, qui permettraient le lissage. Nous avons déjà le million de tonnes de roches massives pour cela. Il faudrait que la Région fasse un avenant en dissociant ces 220 mètres du chantier de l’actuelle digue en cours. Cela représenterait une enveloppe supplémentaire de l’ordre de 12 millions d’euros », explique un des transporteurs qui était présent à la réunion de lundi dernier.

D’après nos informations, il y a un peu plus d’un mois, le groupement NRL a fait une offre dans ce sens. Le groupement a été seul à la faire. Le marché aurait été déclaré « infructueux » par la Région. Résultat, le groupement est bloqué. Et les transporteurs, ne sachant plus où mettre la tête face aux dettes qui s’accumulent suite aux gros investissements effectués dès le lancement de ce gigantesque chantier en 2015, commencent déjà à licencier. Plus personne ne veut mettre la main à la poche pour l’instant. « C’est la cata, un désastre économique qui va entraîner une révolution sociale si rien n’est fait », n’hésite pas à dire un transporteur. « Les dirigeants du groupement NRL sont d’accords pour dire que si la Région votent cet avenant pour les 220 mètres, nous aurons du travail encore pour un bon bout de temps, le temps de débloquer les carrières. De même que si la Région accepte de débourser encore une centaine de millions, nous pourrons terminer entièrement cette route en récupérant les andains localement, ce qui permettra par la même occasion de valoriser encore 100 à 200 hectares de terres agricoles pour préparer le département à l’après-cannes à sucre. La balle est aujourd’hui dans le camp de la Région et de l’Etat », soulignent encore les transporteurs, qui, avec les terrassiers et les agriculteurs, n’excluent pas de « bouger » lors de la prochaine visite d’Emmanuel Macron à La Réunion, d’ici fin octobre, afin de se « faire entendre ». Mais est-ce encore à l’Etat/l’Europe de débourser via la Région, maître d’ouvrage, alors que le marché de plus de 1,8 milliard d’euros a déjà été attribué pour la réalisation de la route la plus chère au monde ?

Une situation complexe qui interpelle. Dans une tribune publiée en fin de semaine dernière, Karine Nabénésa, conseillère régionale de l’opposition, ne cachait pas non plus son inquiétude : « la Région, maitre d’ouvrage qui ne doit pas s’occuper des matériaux mais qui le fait à la place du groupement ? Ou le groupement d’entreprises, qui est censé assurer l’approvisionnement en matériaux mais qui faute de galets menace d’arrêter le chantier ? Comment en est-on arrivé à une situation aussi scandaleuse que grotesque sur un projet de cette envergure? Quel mépris de la part de nos dirigeants de se permettre autant d’amateurisme dans la mise en œuvre de leurs responsabilités. Chacun se renvoie la balle pendant que les Réunionnais n’ont pas de route mais continue à voir leur agent se perdre à fond perdu.

L’enjeu politique pour la Région serait de voir ce chantier se finir au plus vite. Mais il est sûrement confronté aux enjeux économiques du groupement qui sans nul doute, préférerait avoir à s’approvisionner au sein de ses propres filiales. Pire, chacun y voit son petit intérêt (politique ou financier) et nullement l’intérêt des Réunionnais.

Que la Région assume vraiment son rôle de maître d’ouvrage et exige du groupement la tenue de ses engagements pris lors de la passation de marché. Garantir le business économique des multinationales n’est pas la priorité des Réunionnais ».

De notre côté, nous avons, comme d’habitude, sollicité la Région pour en savoir plus. Mais comme c’est souvent le cas, la collectivité nous a envoyé « bouler ». Aucun retour, aucune réponse ! Dominique Fournel, l’élu de la majorité régionale délégué aux Grands Travaux a publiquement affirmé ne pas être au courant de la réunion de lundi dernier entre les transporteurs et le groupement NRL, ni du contenu de cette rencontre.

 « Un fort soupçon de système opaque et inéquitable pèse sur l’Université de La Réunion »

Je vous le disais, impossible d’avoir la moindre information du côté de la pyramide inversée. Et pas seulement sur la NRL. C’est pareil pour n’importe quel autre sujet, sauf quand c’est la collectivité qui décide de nous inviter de temps à autres (mais pas systématiquement) à une conférence de presse. Prenons l’exemple du dernier voyage, le 8 septembre, du président de la Région à Madagascar lors duquel il était accompagné de son épouse, également directrice de la Com’, et aussi, dit-on, de deux gardes du corps et d’un photographe de la Région.

Lors de ce voyage où il avait été question d’une rencontre entre Didier Robert et un ministre malgache, on a pu voir par ailleurs les époux Robert présents à Akamasoa , puis à la carrière de Mahatazana, aux côtés du Pape François, rendant visite au Père Pedro dont l’association reçoit des financements publics de la Région ou privé des Robert ? C’est la question que s’est posée Manuel Marchal, journaliste à « Témoignages.re », selon lequel Didier et Corinne Robert avaient été présentés comme « les bienfaiteurs des actions du Père Pédro ».

Nous avons contacté la Région pour obtenir une réponse à cette question. Niet ! Silence radio. A partir de là, nous n’en déduisons rien. Nous enregistrons le silence parce qu’il y a des silences qui, parfois, en disent long…

C’est un enseignant du campus qui le dit : « à l’université de La Réunion, c’est un peu comme aux Galeries Lafayette, il s’y passe quelque chose tous les jours… ». La semaine dernière, nous vous relatons l’altercation qui avait eu lieu entre le président Frédéric Miranville et la directrice générale des services (DGS) Mme Christine Paramé. Cette dernière avait fait un malaise et a dû être évacuée par ambulance. Le président n’aurait pas apprécié que la DGS prenne fait et cause pour le personnel de l’ESIROI (école d’ingénieurs) en grève illimitée depuis jeudi dernier pour dénoncer le harcèlement moral et des agressions verbales de la part de certains enseignants « intouchables » car faisant partie des « proches » du président Miranville. Lequel, après avoir été porté à la présidence alors qu’il n’avait capitalisé que trois petites voix seulement au terme de l’élection, a du pain sur la planche sans pour autant disposer de beaucoup de marge de manœuvre.

Mais à en croire ses premières actions, il a de bonnes intentions d’autant qu’il n’a pas vraiment hérité d’un cadeau en matière de gestion de cette grande boutique qui accueille plus de 14 000 étudiants et qui se trouve avant-dernière au classement des universités de France. Le président Miranville avait commandé un audit « Ressources humaines et organisation » afin de pouvoir redresser la barre d’ici à 2020. Cette étude menée par Benoit Conan à partir de 2017 interpelle à plus d’un titre tant le management de l’université est montré du doigt. Mais il n’y a pas que le management. Il s’en passerait de bien belles dans cette maison. Voici un tout petit extrait de la longue étude : « Cinq grands chantiers symboliques sont à initier pour remettre en état de marche l’organisation : celui des frais (déplacement et achats), des concours internes, de l’exigence en termes de critères de recrutement, l’implémentation d’une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences et enfin celui de l’octroi des primes et des promotions.

Justifié ou non, pèse sur l’Université un fort soupçon de système opaque et inéquitable concernant l’octroi d’avantages tels que les frais de voyage, les attributions de véhicules ou de logements de fonction. Les procédures d’achats des véhicules et de divers marchés liés à la sécurité font aussi l’objet de présomption d’irrégularité quant aux règles inhérentes à la commande publique.

Devant ces suspicions, l’Université et son organisation même courent de nombreux risques. Ainsi ce sentiment d’injustice est, là encore, un véritable frein à la motivation car il est compliqué d’accroître le niveau d’exigence si certains se sentent lésés.

Si rien n’est fait en termes de transparence ou, le cas échéant, en terme de mise en place d’un système équitable on s’expose aussi à une érosion progressive de la crédibilité des dirigeants. Ce climat de défiance généralisée peut être, en outre, porteur de conflits larvés ou ouverts.

Un audit (interne ou externe) sur ces différents aspects permettrait de faire toute la lumière sur ces allégations. En conclusion, l’enjeu majeur de cette situation est bien la restauration de la crédibilité de l’établissement et de son management ». Or, plutôt que se mettre la tête dans le guidon pour remonter la pente, président et DGS trouvent encore le temps de se crêper le chignon. Je ne vous parle même pas de certains tracts électoraux qui circulent dans certaines communes, comme à Saint-Louis pour ne pas la nommer. Des tracts qui proviendraient de… l’université du Moufia. Cherchez l’erreur !

Y.M.

([email protected])

 


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