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ODPE : « La solidarité familiale à La Réunion, un trésor à préserver »

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« Enfants protégés confiés à un proche dans les DOM, états des lieux et enjeux ». C’est l’intitulé d’une conférence organisée sous l’égide de l’ODPE (Observatoire départemental de la Protection de l’Enfance) le 10 décembre à l’Hémicycle du Département. Le Président Cyrille Melchior a été représenté à cette occasion par Augustine Romano, vice-présidente déléguée à la protection maternelle et infantile au Conseil départemental pour qui « Cette conférence, qui s’inscrit dans la dynamique de la Stratégie nationale de Prévention et de Protection de l’Enfance (SNPPE) est importante à plusieurs titres.
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Il s’agit aujourd’hui d’approfondir certains éléments en tenant en compte les contraintes nouvelles. L’objectif est de trouver et d’élaborer les meilleurs accompagnements possibles pour les enfants. Notre Collectivité est attachée à la sécurité et au bien-être des enfants. On va améliorer des outils comme le « tiers digne de confiance » (TDdC) qui fait ses preuves notamment à La Réunion ». 
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Face aux acteurs de la protection de l’enfance et des services des territoires, les 2 conférenciers Gilles Séraphin et Virginie Avezou-Boutry, chercheurs au Centre de recherches en éducation et formation (CREF) de l’Université Paris Nanterre ont passé en revue les modes d’accompagnement existant et ont évoqué les similitudes entre les territoires ultra-marins. « Nous nous sommes penchés sur les projets que nous avons en commun. Nous avons surtout échangé avec les acteurs locaux, pour nourrir des réflexions avec les dispositifs d’accompagnement et les innovations existant à La Réunion dont certains sont exemplaires et devront vraiment servir l’ensemble du territoire national ». Ces propos de Gilles Séraphin sont confirmés par Virginie Avezou-Boutry : « Les territoires ultra-marins sont porteurs d’un certain nombre de richesses liées à leurs spécificités géographiques, économiques, sociales, culturelles. Ils ont des dispositifs expérimentés s’appuyant sur un terreau spécifique et qui permettrait – en étant analysé et accompagné – de constituer un apport pour l’ensemble du territoire ».
 
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Claris Calteau, directrice de l’Enfance et de la Famille au Département a mis l’accent sur le dispositif TDdC  : «  C’est une offre de service à développer et à valoriser, d’autant que ça a toujours existé à La Réunion à travers la solidarité familiale. Un TDdC c’est un tonton, une grand-mère, un parrain qui va accueillir son petit-fils, l’enfant de sa sœur ou de sa nièce qui rencontre des difficultés dans la prise en charge de l’enfant… Élever un enfant dans le cercle de la famille est toujours mieux qu’en dehors. Alors, il importe de le renforcer et d’en définir les contours des accompagnements à mettre en place. Ce dispositif n’est pas nouveau, notamment à La Réunion où la solidarité familiale garde tout son sens. Dans les régions ultra-marines il est développé comme l’a montré l’étude présentée ce jour : le Secrétaire d’État Adrien Taquet s’est rendu compte que c’est un mode de confiance qui mérite aussi d’être développé en métropole ».
Il est à noter que 2500 enfants sont « sous protection » à La Réunion. 400 enfants bénéficient du dispositif de TDdC mis en place par le Département qui verse une indemnité mensuelle. Pour Augustine Romano, « Il est important que les politiques publiques viennent en complémentarité et en renfort à la solidarité familiale. Un trésor à préserver ».

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