Fret : les prix continuent d’exploser

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Depuis le début de la crise sanitaire, les entreprises réunionnaises subissent l’augmentation des coûts du fret maritime. Et ces derniers continuent d’exploser. Dès le 15 septembre, l’armateur MSC a annoncé qu’il va augmenter le prix de la surcharge sur les cargaisons dû à une forte activité. En hausse de 200 euros par conteneur mi-août, celle-ci va atteindre les 700 euros. Reste à savoir si la CMA-CGM et Maersk vont également s’aligner sur la décision de MSC d’augmenter le prix de la surcharge. Pour l’heure, ils ne se sont pas prononcés.

Le transport par voie maritime ou fret maritime est l’acheminement de longue distance des matières premières. Entre autres, le pétrole brut, le gaz, le charbon et les minerais. Il s’agit également d’acheminer les alimentaires tels que le soja ou le blé, ainsi que les métaux comme le cuivre ou le fer. Il concerne aussi diverses marchandises, transportées dans des conteneurs maritimes. Standardisés, les conteneurs permettent d’éviter toute manipulation des matières transportées du départ à la destination finale.

Entre avril 2020 et avril dernier, les prix des matières premières ont augmenté en moyenne de 25 %, avec des hausses pouvant atteindre + 91 % sur des produits comme les métaux ferreux. Le fret a augmenté d’environ + 30 % en provenance d’Europe. Les coûts sont multipliés par environ 2,5 pour l’Asie. Les coûts du fret par voie aérienne ont également plus que doublé.

Les facteurs expliquant la hausse du fret

A cause de la hausse du transport, les productions et les trésoreries des entreprises ont été impactées. En effet, des retards conséquents du fret à l’export et à l’import entraînent une obligation de sur-stockage afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement. Ce qui provoque des coûts logistiques supplémentaires. Cela soulève également des problématiques de capacité de stockage, notamment dans les entreprises importatrices et au Port.
Suite à des retards de livraison, les entreprises sont touchées par des pénalités financières, juridiques et commerciales.

En 2020, le bilan des douanes enregistrait 5,3 milliards d’euros, (2,3 % de moins que 2019) d’importations de marchandises pour 293 millions d’euros d’exportations de marchandises (18,8 % de moins qu’en 2019). Ainsi, la balance commerciale hors service de La Réunion est déficitaire de plus de 5 milliards d’euros.

Vers un fret maritime régional ?

La Région Réunion mène en ce moment une réflexion sur la mise en place d’un fret maritime régional dans la zone Océan Indien. D’ici quelques mois, le but serait de nouer des échanges entre les partenaires publics et privés.
L’objectif serait alors d’adapter le fret maritime aux besoins des entreprises régionales et locales. Dans quelques mois, on saura donc si cette alternative sera bien mise en place ou non.

17 Commentaires

  1. ici la vie les très cher et sa augmente et personne i bouge surtout les élus qu on a élus moi je pense qu on n est pas un département Français plus un territoire français on est français sur disant et les loi sont pas pareil y a la réunion pour augmenter toute suite mais pour donner les mêmes droits sa faire 11ans qu’on attend pour la tnt ils faut arrêter avec ça bouge un peu pour le peuple réunionnais les élus qui attendent leur sous pr empire leurs poches et i faire rien pour nous

  2. ici la vie les très cher et sa augmente et personne i bouge surtout les élus qu on a élus moi je pense qu on n est pas un département Français plus un territoire français on est français sur disant et les loi sont pas pareil y a la réunion pour augmenter toute suite mais pour donner les mêmes droits sa faire 11ans qu’on attend pour la tnt ils faut arrêter avec ça bouge un peu pour le peuple réunionnais les élus qui attendent leur sous pr empire leurs poches et i faire rien pour nous

  3. Qui c est qui qui riez des gilets jaunes et de leurs actions qui certes empêchaient certains de bosser mais ce que nous n avons pas compris on fait pas d omelette sans les casser et le fait qu il y a 2 camps ça arrange bien les affaires de ceux qui craignent une révolte comme on dit diviser pour mieux régner telle est l adage

    • Et attention, si un truc augmente, je vois mal son prix redescendre ensuite, vu que c’est passé comme une lettre à la Poste.
      A part l’essence et le gaz qui sont surveillés car risque de révolte, trouvez moi un truc qui a augmenté pour une raison diverse et qui ensuite aurait vu son prix rebaisser par humanisme de la part de ceux qui vendent…

  4. Parce que c’est facile, parce que les insulaires n’ont pas les moyens de se défendre car ils sont dépendants. Depuis le temps qu’on parle de coopération régionale, on se pose encore la question?

  5. Le monde est un conflit permanent, exemple en Afghanistan, tout est rapport de force, une lutte perpétuelle de pouvoir, de jeu de pouvoir, d’influence et d’instrumentalisation ! Stabilité, instabilité réelle ou inventée ou provoquée, toutes les options sont possibles…
    D’ailleurs, la guerre, la décision de faire la guerre, d’en d’éclencher une, est avant tout une décision politique…pas militaire ! Comment engager un combat, ça c’est de la stratégie voire de la haute stratégie militaire.
    Là, c’est un jeu simple d’offre et de la demande…c’est ce que font Uber, AIR FRANCE et toutes les grandes entreprises : augmenter les prix quand la demande croît. “La guerre”des métaux et autres minerais ne date pas du Covid_19! Regardez juste à 800 km de nos côtes ou encore (le Canada y campe…la Russie et surtout la RPC) ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie : les Kanaks vivent presque dans des réserves chez eux…comme pour les Navajos !
    En 2000, les Aborigènes d’Australie se sont manifestés contre la destruction de leur biodiversité, leur mode de vie, leur culture et identité…jusqu’au milieu des années 70, le gouvernement australien les comptabilisait dans la faune et la flore…
    Maintenant, si et seulement si nos dirigeants, nos gouvernants, nos politiques, veulent déjouer tout ça : il suffit de changer d’équation et plus exactement de modèle économique… Le gouvernement peut tout faire, si on veut réellement s’occuper de la/sa population, des catégories le plus dans le besoin. Après, il ne faut pas soigner la paresse, et continuer de nourrir les abuseurs et autres “emprofiteurs”du système actuel. Exemple on a zappé le i du revenu minimum d’insertion… Michel Rocard y était défavorable (en 1988) => de cette application en ces termes dans les insularités françaises : il fallait franchir des étapes préalables…notamment dans la préparation et surtout à la formation pour pouvoir entrer dans le monde économique marchand et concurrentiel ! Exactement comme pour adhérer à la CEE ensuite UE… (Là également il y aura eu de la triche et petits arrangements (exemple entrée de la Grèce le 1er janvier 1981…).
    Mais, en vérité c’est au peuple que revienne le vrai choix final dans le type d’organisation de la société, notamment au sein d’un petit laboratoire insulaire comme celui de la Réunion.

  6. Non ne vous inquiétez pas le grand manitou et ses collabos s ‘en occupent rien ne va augmenter et d ailleurs pour eux c est seulement là que ça commence à augmenter ça prouve que ce préfet de pacotille ne fait pas ses courses lui même !! oups c est vrai il a ses boys pour le faire avec la Carte Spe iale de l État car il faut que nous citoyens lambda soyons au courant de cette fameuse CARTE BANQUAIRE débité directement au gouvernement donc tant que ça sort pas de son compte tout va bien Mme la Marquise

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