Le Mediator : un procès historique a commencé hier

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Hier, à Paris, a débuté l’un des procès qui sans doute permettra aux victimes d’enfin tourner la page concernant ce qu’on appelle “L’Affaire du Mediator”. Le médicament est accusé la mort d’au moins 500 personnes et des milliers d’autres sont aujourd’hui lourdement handicapées. C’est le cas de Berthe, une Réunionnaise reconnue handicapée à 79%. Elle ne peut plus rester seule, à tous moments, elle peut faire un malaise cardiaque. Écoutez son témoignage recueillie par notre journaliste Audrey Lauret :

Au total, 44 Réunionnais seront représentés devant le parquet pour la procédure pénale, qui devrait durer jusqu’à mi-2020.

MEDIATOR : plus de mal que de bien

Pendant près de 33 ans, 5 millions de personnes se sont vues prescrire un médicament au caractère anorexigène avec des risques avérés d’hypertension artérielle pulmonaire (une pathologie rare incurable) et des lésions aux valves cardiaques (valvulopathies). “Le mediator” était prescrit en tant qu’anti-diabétique, souvent détourné en tant que coupe-faim et interdit à la vente en novembre 2009, soit 5 ans après l’Espagne et l’Italie.

3600 malades ont choisi l’indemnisation

On sait que 3600 malades ont fait le choix d’être indemnisé alors que ce sont près de 3000 autres victimes qui ont décidé de se porter partie civile afin de poursuivre les laboratoires “SERVIER” dans un premier temps pour “tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires mais aussi trafic d’influence”.

Même si le président fondateur de l’époque Jacques Servier est décédé en 2014 à  l’âge de 92 ans, le tribunal correctionnel poursuivra son successeur Jean-Phillipe SETA qui devra répondre, de son côté, aux lourdes accusations “d’obtention indue d’autorisation”, “tromperie sur les qualités substantielles et sur les risques inhérents à l’utilisation du Mediator”, “mise en danger de l’homme”, “homicides involontaires”.

Procédure colossale

C’est une procédure colossale où l’on s’attend à voir défiler près de 400 Avocats et la liste pourrait s’allonger puisque d’autres victimes pourraient grossir les rangs de la partie civile.
L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament est également dans le collimateur du parquet de Paris pour “blessures et homicides involontaires”, rappelons que ce sont environ 2100 décès qui ont été causés par la prise de ce tristement célèbre médicament.

 

 

 


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